DU SANGLIER, DU BABIROUSSA, ETC
d'une action de ce genre dont Fr. Guvier ait été témoin, chez les animaux. (1)
Le même auteur, parlant du pécari et du cochon en général 3 leur attribue une intelligence supérieure à celle des rongeurs et des ruminans et d’un gränd nombre de carnassiers. Il va même jusqu’à les comparer à l’éléphant ; mais, en cela, malgré toute la déférence due à l'autorité de son nom, je ne crains pas de dire qu’il s’est trompé. L’éléphant est remarquable par une aptitude d'observation et de jugement supérieure à celles des autres pacbydermes. |
On a élevé un pécari à la ménagerie du Musée , et on l'a apprivoisé aussi facilement qu'un chiey. Il suivait partout son maître, montrait de la joie en le revoyant , se montrait avide de caresses. Docile à la voix de l’homme , il savait se faire obéir de ceux dont il se reconnaissait le maître.
On a fait vivre un pécari en société avec plusieurs chiens: ils avaient tous le même gîte et mangeaient à la même gamelle ; cependant, excepté un seul chien, que le pécari affectionnait, ces animaux ne prenaient part au repas que quand le pécari le permettait. Au moment du coucher, le pécari prenait place auprès de son chien favori , dans l'endroit le plus chaud , et les autres se groupaient autour d'eux. (2)
A l’état de liberté, les pécaris vivent en troupes nombreuses et se nourrissent de végétaux et de-reptiles. |
Le tapir est aussi doux , mais moins éducable que lepécari : il est presque exclusivement herbivore et n’affronte aucun danger, bien différent en cela du sanglier, qui se défend quelquefois avec une sorte de rage. Sa trompe lui donne une ressemblance éloignée avec l'éléphant ; mais l’état de son intelligence le place fort au-dessous. |
(1) Hist. nat, des mammifères, art, Bamiroussa, (2) d , art. PEcani.