FACULTÉS DU PHOQUE
L'hippopotame et le rhjgocéros, malgré leur force musculaire , qui est prodigieuse , n’ont pas la cruauté des animaux carnassiers : ils sont même généralement assez doux et ne font la guerre qu’à ceux qui les attaquent. Un voyageur, cité par Buffon , raconte qu'il a vu un hippopotame , dont le plaisir était d’enfoncer toutes.les petites chaloupes et Les canots qu'il rencontrait : il mettait tout lé monde à la nage; mais il s’en allait sans faire de mal à personne. La ménagerie du Musée a possédé un rhinocéros. Cet animal était d’une extrême douceur : il obéissait à son maître, et recevait ses caresses avec une véritable affection. De temps à autre , cependänt, il entrait dans une fureur aveugle , dont la cause était péutêtre lé besoin de liberté ; car il était enfermé dans une loge étroite, qui génait beaucoup ses mouvemens. Quand il était furieux, onle calmait sans beaucoup de peine avec des alimens et surtout avec des friandises dont il était très avide.
Les alimens dont se nourrissent l hippopotame el le rhinocéros sont tous tirés du règne végétal.
9° GROUPE. — Phoque, morse.
Les cochons recherchent l’eau ; mais ils se tiennent Le plus ordinairement Sur la terre. Ils se nourrissent de végétaux; cependant la nourriture animale n’est pas du tout incompatible avec leur goût, et il En est qui recherchentle poisson. L'intelligence du cochon domestique est presque nulle; celle du Sanglier, du babiroussa , du lapir, dé l’hippopotame , du rhinocéros , est plus développée ; celle du pécari, qui est le plus éducable des cochons , peut $’élendre au point dé donner à cet animal quelque ressemblance avec lé chien. (1)
(x) Fr. Cuvier, op. cit, art, PÉGARI,