Nerfs encephaliques
. La description de l’encéphale ne serait pas complète, si j'omettais de parler des paires de nerfs qu'il fournit; ees nerfs sont presque aussi multipliés et, proportion gardée, beaucoup plus gros qué ceux de l’encéphale de l'homme.
4e Paire; nerfs olfactifs. Plusieurs anatomistes ont confondu les nerfs olfactifs, avec les prolongemens médullaires qui établissent une communication entre les ganglions olfactifs etlesganglions cérébraux, et c’est ce qui a fait dire à quelquesuns d’entre eux, que les nerfs olfactifs sont creusés d’une ca: vité; car en effet, les prolongemens méduliaires dont ils parlent, présentent une cavité dans leur intérieur; maïs ces prolongemens ne sont pas lesnerfs olfactifs. Ceux-ci ontleur origine au-delà du ganglion dont ils portent le nom , et vont directement aux narines où ils arrivent, les uns immédiatement, lès autres après un trajet plus ou moins long. On peut voir (pl.
44) ceux du brochet, de la morue, de la baudroie, se prolonger beaucoup, tandis que ceux du squale-renard excessivement tenus et courts, mais très multipliés, pénètrent aussitôt dans la membrane à laquelle ils sont destinés.
2° Paire, nerfs optiques. ls naissent de la partie inférieure ét antérieure des ganglions optiques, par déux racines dont l’une s'étale sur la partie interne et supérieure dû ganglion correspondant, et l'autre sur la partie inférieure et externe du même ganglion. Ces nerfs sont généralement très gros;.ils à se portent obliquement en avant, celui de droite se dirigeant vers l’œil gauche, et. celui du gauche vers l'œil droit. À lendroit où ces nerfs se rencontrent, ils se croisent, en se plaçant l’un au-dessus de l’autre, chez les poissons osseux, eten s'unissant intimement ensemble, dans les poissons cartilagi-
DES POISSONS. ; | 147 neux où ils forment une commissure analogue à cenequ l'on rencontre chez les vertébrés des classes supérieures. Cette transition qui s'opère dans une même classe d'animaux, est un fait anatomique fort remarquable; j'indiquerai comment
elle S’opère en parlant de la structure des nerfs optiques des reptiles. + V4 12 FT #
3° Paire, nerfs moteurs communs des yeux. On les voit à la base de l’encéphiale, en dehors et un peu en arrière des ganglions inférieurs; ils sortent des prolongérens de Ia moelle dans lesquels on peut suivre une partie de leurs fibres; ainsi ces nerfs appartiennent directement à la moelle de laquelle ils émanent sans l'intermédiaire d'aucun ganglion.
n° Paire, nerfs pathétiques. Ces nerfs si grèles qu’on serait tenté de les dire ‘imperceptibles chez les grands animaux,
existent cependant'chez les poissons, même les plus petitsi
ils naissent dans un sillon profond qui se trouve entre Je cervelet et la portion de substance cérébrale ‘Jobulée chez les poissons osseux, non lobulée chez les poissons cartilagineux : 4 et que j'ai dit être l° équivalent des tuberéules quadrijumeaux; ainsi c'est le même point d’origine que. dans les mammifères les plus élevés. Ces nerfs partent du même endroit, leurs filets d'origine se, continuent de, J'ün à d'auue” différens én celà des nérfs de a troisième paire, qui sont la continuation des fibres longitudinales de la moelle. Les nerfs, pathétiques appartiennent done à un système de fibres, dont j je n ‘ai pas en-
core parlé, à celuides fibres transversales. ee FA “1 1
PTE
5° Paire, nerfs trijuimeduæ. Ces nerfs sont très considéra-
bles:chez tous les poissons; ils ont deux. racines distinctes,
Tune dans le g ave. qui. est situé. ‘immédiatement derrière
le cervelet, l'autre. sûr ‘la “moelle elle-même. On Suit cette
dernière racine de chaque côté de la partie inférieure de la
moelle, dans une étenque® vari able, suivantes poissons, éten- ” f - 4 nf": M : ,407