DESCRIPTION DES NERFS ENCÉPHALIQUES
due que j'ai trouvée de huit à dix millimètres chez le congre; après ce trajet, la racine dont il s’agit se rapproche de celle du côté opposé: l’une et l’autre arrivent au niveau du sillon médiantinférieur de la moelle, et s'unissent en formant là'une sorte de « commissuré ou d’anse qui, chez le congre, n’a pas moins de trois millimètres de largeur. L’endroit où se trouve cette commissure répond précisément à celui où se fait, chez ‘les marmmifèrés, l’entrecroisement des pyramides. La cinquième: paire de nerfs encéphaliques de l’homme, a aussi deux origines; mais ces. origines y sont en partie cachées par les fibres du pont de varole.
6° Paire, nerfs abducteurs. En dedans des racines du nerf de la cinquième paire, on voit de chaque côté un petit filet nerveux qui s'implante à à- la partie inférieure de la moelle, et qui va se rendre au muscle abducteur de l'œil auquel il est destiné. Ce nerf, ainsi que les autres: nerfs: encéphaliques, a été exactement figuré par Guvier, Rolando, M. Swan, M. Martin-St-Ange, etc. M.Serres, a eu l'intention de le faire représenter aussi; mais par une inadvertance extra0rdinaire, il. l'a placé en ‘arrière du. nerf auditif, et l’a dirigé presque perpendiculairement à à ki Ace épinière, du côté de Id'qtiene: (1). # ponte ff g° Paire, nerfs faciaux. Tout: joignant 16 nerf hé la cin- ‘quième paire, et en arrière de ce nerf, on trouve deux nerfs qui, par les uns, sont regardés comme des nerfs distincts de Ja cinquième paire, et par d autres comme émanant de cette paire. Les nerfs, dont il s agit, sont de chaque côté un nerf facial, et un nerf labyrinthique. M. Carus n’admet pas : Vexistence du nef facial chez les poissons, M. Swan ne l'indique ni pou Re raie, ni pu Je morue dont il à décrit l'epéfphale,
(x) Op. cit, pl. vi, fig. ui
M. Martin-St-Ange regarde comme tel un filet qui, né en arrière de la cinquième paire, va se rendre aux premières branchies, M. Serres non-seulement affirme l'avoir vu, mais il l’a fait représenter sur un encéphale de morue, et il a donné les dimensions de ce nerf, chez vingt poissons. Si je ne savais combien M. Serres est sujet à se tromper, des assertions positives comme les siennes, entraîneraient ma conviction; mais les recherches que j'ai faites pour m’assurer si le nerf facial est un nerf indépendant de la cinquième paire, m'obligent à rester dans le doute. Je n’ai pu suivre assez distinctement l’origine du nerf facial, pour décider la question.
8° Paire, nerfs auditifs. J'hésite moins à me prononcer au sujet du nérf auditif, et en cela, je me trouve d'accord avec la plupart des anatomistes. Ce nerf a une existence isolée, une origine que lon peut apercevoir dans le court espace qui sépare à leur naissance, le nerf de la cinquième paire du nerf pneumo-gastrique. Les fibres ne viennent pas des prolongemens longitudinaux de la moelle; mais comme celles du nerf pathétique, elles appartiennent à un système de fibres trans- | verses que l’on ne trouve, chez les poissons, que dans la moelle allongée. Je reviendrai sur ce qui concerne ces fibres en parlant de la structure du système cérébro-spinal don@ici, je fais seulement la description.
9° Paire, nerfs glosso-pharyngiens. Mêmes difficultés pour ces nerfs, que pour les nerfs faciaux; ils sont, chez les poissons, assez intimement liés aux nerfs pneumo-gastriques, pour que leur existence, comme nerfs distintes, soit au moins douteuse.
10e Paire, nerfs branchiaux. is égalent presque en volume les nerfs de la cinquième paire, et ont presque toujours, à leur origine, un ganglion plus ou moins considérable. Le ganglion, situé à la partie supérieure de la moelle, en ar-
rière du cervelet, est, comme on l’a vu plus haut, tantôt simple de chaque CÔté, tantôt multiple srjamais. on ne les trouve soudés ceux du côté droit à ceux du côté gauche. La place précise qu'ils occupent est la fin du quatrième ventricule, on voitles nerfs pneumo-gastriques s’y porter presque en totalité; ‘ils appartiennent au même système de fibres que les nerfs auditifs et pathétiques. dan A AN Paire, nerfs hypoglosses. M. Weber admet leur existence et Rolando les a figurés dans’ l’encéphale ‘du squale . glauque ; beaucoup’ de {poissons n’en ‘ont que des rudimens, en sorte que l’on ne doit pas s'étonner si beaucoup d’anatomistes les ont niés. Ils sont implantés à la partie inférieure de la moelle, près du sillon médian. M. Serres assure les avoir mesurés sur vingt poissons :’je vais dire ce que je pense de la mensuration des nerfs, et.je ferai voir avec quelle réserve il faut adopter les résultats qu'elle donne.
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“ { 3. Poids et volume proportionnels de l'encéphale des poissons. +4
ra Quad il s’agit de déterminer le poidstde l'encéphale des poissons et de le comparer au poids du corps, il se présente des difficultés que lon ne peut pas entièrement surmonter,et, sur ce point, on n’est pas encore arrivé à une déterminationvrigoureuse. Nous savons que le poids comparé du cerveau et du corps des mammifères, varie suivant les âges; et les rapports que nous aurions {rouvés vrais pour l'enfant,/nous nous garderions bien de les donner comme également vrais pour l'adulte. Nous pouvons connaître l'âge de homme et celui des animaux que l’on élève sous nos yeux, celte cir- Constance nous permet de multiplier nos obsérvations efdeleur