DE L'ENCÉPHALE DES POISSONS
Pour les raisons que j'ai déduites précédemment, je ne voudrais pas, je le répète, que l’on considérât ces chiffres comme exprimant des rapports vrais; ces rapports sont seulement approximatifs et rien de plus. La différence générale qui résulte de ces deux séries de faits, c’est que, chez le brochet, la moelle épinière et les nerfs encéphaliques, comparées à l’encéphale, l’emportent du double et même plus, sur la moelle épinière et les nerfs du squale-renard qui a par conséquent une masse relative de substance encéphalique plus que double de celle du brochet. Je n’ai pas tenté de peser séparément chacun des ganglions encéphaliques, parce que la démarcation entre ces ganglions n’est pas assez nette, pour que l’on puisse les enlever en entier, et n’enlever qu'eux : quand il s’agit d'objets qui ont un volume considérable, comme l’encéphale de l'homme ou des grands mammifères, une erreur de quelques décigrammes, ne tire pas à conséquence, cette erreur fausserait tous les résultats quand il s’agit des poissons.
k. Moelle épinière des poissons.
Je dois dire, én commençant la description de la moelle épinière des poissons, qu'ayant à comparer cet organe chez l’homme et chez les animaux, j'ai créé un mot qui m'a paru nécessaire pour rendre cette comparaison exacte et facile. En parlant de la face antérieure de la moelle de l’homme, il m’aurait fallu ajouter, si j’ayais voulu la comparer à celle des animaux, que c’estchez ceux-ci, la face inférieure et pour la face postériéure de celle de l'homme, qu’elle devient chez eux, la face Supérieure. La même répétition eût été nécessaire en parlant des racines nerveuses de la moelle, qui sont antérieures