MOELLE ÉPINIÈRE
et postérieures dans l'espèce humaine, inférieures et supérieures dans tous les‘ animaux. C'était un embarras et des longueurs sans cessesrenouyelés. J'ai choisi le nom de spinal pour tout ce qui Concerne le côté de la moelle vertébrale qui regarde les apophyses épineuses du canal rachidien, et j'ai créé celui de fuleral, pour tout ce qui est placé du côté du corps des vertèbres. Le corps des vertèbres est l'appui, le soutien de la colonne épinière, le mot fulcrum des latins exprime l’idée de soutien, c’est celui qu’il me fallait; j'en ai fait fulcral adjectif. Ainsi, je dis : côté fulcral et côté spinal dela moelle épinière; racines spinales et racines fulcrales, etc.; j'évite par là des périphrases, et je donne de la clarté à ma description.
‘* La moelle épinière varie beaucoup chez les, poissons, et dans aucune autre classe d'animaux, elle n offre de différences aussi tranchées. Je vais d’abord décrire ses dispositions générales, je parlerai ensuite des différences qu’elle présente; Elle est constituée par un long cordon médullaire qui s'étend depuis l’encéphale jusqu’à la partie extrême ‘dû rachis. Dans la plus grande partie de son étendue, elle ne diminue pas sensiblement; elle n'offre pas non plus, à très peu d’exceptions près, de renflemens marqués. Son aspect est blanc, on y découvre plusieurs sillons qui ên parcourent ES longueur, et des racines nerveuses situées parallèlement de chaque côté, les unes sur Ja face fulcrale, les autres sur la face Spinale. Elle se trouve comme divisée en deux moitiés Ptesites par un sil= Jon médian fulcral et un autre sillon médian spinal, ce der+ nier plus profond que l’autre, ets ouvrant largement, du côté de l'encéphale où, par l’écartement de ses bords, il contourt à former une cavité qui.n’est autre que le quatrième ventrie cule, Si l'on écarte les bords du sillon spinal, ôn découvre un canal qui règne dans toute l’étendue de la TEE êt qui come
DES POISSONS. 159 méncé au quatrième véntricule. Par cette préparation qui n’a déchiré aticuné partie nerveuse, Car entre les bords du sillon dont il s’agit jusqu'au canal central, il n’ÿ à aucune eh nication dirécte, ainsi que l’a démontré FH (1), on arrive directement dans lé canal de là moelle. Le sillon fulcral est bien nioins profond que le sillon spinal, ét il ne s'ouvre pas dans le canal médullaire. En écartant les bords de ce sillon pour en découvrir le fond, on voit une substance médullaire qui, par le fait “même de Pécartement, éprouve une légère traction d’un côté à l’autre. Le résultat dé éette traction est de donner, au fond du sillon, l'apparence de linéamens transverses, ce qui a"fail croire à quelques anatomistes qu'il y avait Ià une commissure. Il n” y à là ni commissure, ni linéamens transverses) ainsi que je m'en suis assuré en m’aidant du microscope. he Trois autrés sillons , moins profonds que les premiers, règnent le long de la moelle , et divisent ainsi cet organé en quatre faisceaux latéraux. Le défaut de profondeur de ces siflons ést à rémarquer, car on aurait tôrt de croire qu'ils circonscrivent des parties’ bien distinètes les unès des autres, chaque faisceau étant réuni aux faisceaux voisins dans la plus grande partié de son épaisseur, excepté ARS les faisceaux spinäux médians qui sont simplement re par un tissu filamenteux pénétrant du dehors de la moelle dans le canal central de cet | organe. Cés faisceaux spinaux. médians existent dans tous les poissons, même les plus petits: à l'extrémité en- SE de là iris au HIVEAU wi Lcalams seriptortus; mant une sorte d'éperon, pour se porter AAA des tubercules de Ia paire des nerfs branchiaux ou phéumo-gastri-
(t) Op. cit. p. 140.