II. Là ebafeè qni réunit les ganglions de Tanneaifi oésoiAa
gien se compose de deux cordons nerveux adossés mais
non eonfotidns, et U né if eu détache jamais aucun nerf. It. Le gaâglion céphaUqUé, cottiparÉCivement àui nettà
qu'il roumlt , est beaucoup ptos volumineux qae fes attires
gMgttMff.
S IL smuCTORi: ntr st^tÈioi «Birvïtx nss «otLt^qtiËs.
U est difficile de découvrir le sfystème nerveût de la pferpart des mollusques ; mais une fois qu^oii y est parvenu , on arrive facileme&t à en connaître la structure; les cfrconstances qui s'opposent à tine dissection quelque peu exacte dé ce système, favorisent singulièrement les recherches nécessaires pour en découvrir la composition organique. En eftet, la petitesse des ganglions, la ténuité, la transparence des filets nerveux permettent de placer ces organes tout entiers sous ta Fentflle du microscope, avantage que Ton n'a, chez les grands âufanaux, qtre dans des circonstances exceptionnelles. Ainsi, chez les molhrsques, on peut suivre chaque nerf jusque dans hr substance du ganglion, voir si les fllamens qui vont aux organes des sens ont une origine diflérente de ceux qui vont au& muscles au aux orgaMS milritifi». Chaque gangliM piffllt avoir des fonctions spéciales, le gangUon céphalîqût, par*
24 STRUCTUKE DU SYSTÈME KSaVBUX
exemple, donne pariîculièremeut des nerfs aux organes des sens, mais il n*est pas seulement doué de la faculté de sentir, car, de plusieurs poinls de son étendue, il fournit des nerfs destinés aux organes du mouvement. Ces nerCs du mouvement, les foumil-il de sa propre substance, ou les reçoit*il du ganglion pédieux ou moteur , avec lequel il est en communication ? On peut résoudre ces questions pour ce qui concerne les mollusques , et préparer ainsi la solution des questions analogues qui se présenteront à Foccasion des animaux vertébrés.
M. de BlainvîUe (1) dit à Toccasion des nerfs des mollusques ou , comme il les appelle , des malacozoaires : ce Quant au nerf lui-même , il est difficile de le décomposer en filamens, et il semble formé par une matière médullaire homogène qui n'est cependant pas fluide. )> Beaucoup de nerfs chez les mollusques ont , en effet, Tapparence qu'indique M. deBlainville , lorsqu'on les étudie à Tœil nu , ou même en s'aidant de la loupe ; mais il n'en est pas ainsi , comme nous le verrons tout-à-l'heure , lorsqu'on se sert du microscope. M. Ehrenberg (2) n'adopte pas la manière de voir de M. deBlainville^ pour lui, les nerfs des mollusques ont une organisation analogue à ceux des autres animaux, seulement ils sont dépourvus de ce qu'il appelle des tubes articulés. D'après les recherches encore récentes de cet habile micrographe , le système nerveux serait composé dans toute la série animale, de fibres canaliculées ou de tubes. Ces tubes se diviseraient en deux ordres , les uns rectilignes , les autres renflés de distance en distance, ou comme il les appelle, articulés. Les premiers se distribueraient aux organes du mouvement , les autres aux or-
(i) Op. cit, p. 142.
(2) Observations sur la structure mteroseopique jusqu'à présent inconnue du système nerveux, ferlin ^ i$36 (ca allenand).
DBS MOLLUSQUES. 25
ganesdea sensations; les animaux vertébrés auraient les deux ordres de tubes, et c*est en cela sartoutqae consisterait la perfection de leur organisation , les animaux articulés et les mollusques auraient seulement des tubes nerveux rectilignes, pour présider au mouvement , à la nutrition et à la sensibilité. Les tubes articulés ne contiendraient qu'un fluide transparent et homogène , tandis que les tubes reclilignes seraient remplis d'un fluide contenant des globules; c'est ce fluide que M. Ehrenberg propose d'appeler fluide nerveux , réservant le nom de matière médullaire pour la substance qui formeles parois des tubes articulés et celles des tubes rectiiignes. J'ai examiné y avec grand soin , toutes les parties du système nerveux de l'escargot, et pour ne parler ici que de ce qui concerne ce genre de mollusques , je me suis trouvé presque toujours d'accord avec M. Ehrenberg.
La partie centrale de chaque ganglion de l'escargot, est for^ mée d'une matière ponctuée , globuleuse , sans arrangement appréciable. En dehors de cette partie, se trouvent des lignes d'abord éloignées les unes des autres , et convergeant vers les ner& dont ils constituent l'origine. Chaque nerf a une sorte d'épanouissement rayonné dans leganglion,etcet épanouissement est la racine du nerf. Entre lesracines des diflKrens nerfe, Il n'existe dans l'intérieur du ganglion, aucune communication directe, pas plus qu'avec les cordons du collier. Ainsi, pour ce qui concerne le ganglion céphalique, les nerfs qu'il fournit aux organes du mouvement naissent dans sa propre substance, et ne viennent pas ^ comme on aurait pu le supposer, du ganglion pédieux ou moteur; le double cordon formant de chaque côté le collier œsophagien , va se rendre directement dans la substance du ganglion , et c'est de cette même substance que partent, chacun en son lieu, les nerfs moteurs et les nerfs sensiiifs. Une commissure réunit le ganglion cépba-*
M STHUCTURB DU ST8T*lfB HBRVEUX
Uqu« du o6cë droit à celai do cAcé gaoehe ; c^tte commissure est large, fermée de fibres purallèlesy analogues à celles qui vont former les nerft , et naissast j comme elles ^ de la portion globuleuse du gangUi». Le ganglion TîicénHpédieux a une straeture analogue k celle do ganglion céphalique.
Lee nerib et les cordons de eonasuntcatîon sont tous for« mes de fibres reetilignes } il n'y a , sous ce rapport , aucune différence entre les nerih de la sensation et ceux du monv^ ment} entre les nerfe qui naissent du ganglion céphallque et ceux qui naissent du ganglIoA Tiseéral ou du ganglion pé» dieuit. Cliaeun de oes nerfe a, quant à sa sfructnre intime , la plus grande conformité avec tous les autres. La seule dif- Mrence qui existe eatre en vient de la manière dent ils sont enveloppés : les me ont unemembraM Caisse quldonble le diamètre du nerf ^ les autres ont «ne simple cuTeloppe tellement ténue qu'il feut^ pour rapercenrolr, un très fort grossissement. Cesenvdoppea, épaisses ou ténues, sont parsemées de petites uches noirâtres, irréguBèremeal dissdmi* nées sur dilMrens point» de leur étendue. Dèa la naissane« du nerf, on voit quelquefois une ligne qui en pareourt la Imgueur et la divise en deux parties égales : c'est la traee d'une Avlsion qui se oou^lélera un pe« plus loin ^ car la di* visiOB des nerfs ne se ftiît pas eomne celle des vaisseaux , ce^ n'est jamais un tronc qui se ramifie, mais un feiseeau commun qui se divise en fascicules. Les fibres canalicitlées , dSin dlamèlre égal dans toufe leur longueur, s^étendcmi, sans division, depuis rorigine commune à eftacune d'elle, c*est-à-dlre depuis le ganglion, jusque la partie à laqoette elfe est deslinée.
Les nerfe de Teseargot sont formés de fibres eanallculées, reetilignes, remplies d'un fluide contenant des globules. Si Ton place un des nerfs de researgot sous la lentille du micrescope, on y découvre des lignes paraKNes, et entre ces Rgnee, une
aotettiice podKlaée , gk^utouse. £a eomprimaiit le nerf ainsi plaoéy entre deux lames de yerre(l), en même tevp» q»e l'oa coiiUime à l'observer^ on voii de» molécules sortir en abon** daaœ de ehaeune de& secUoos du nerf » ei former comme im asagma à Tendrott d'où elles 8<ml sorties^ Que la section du aerf soit eckSqridte , oa quHl y ait seulement une incision par^ ikUe y le même effet se produit y aveo cette différence cependant que, dans le premier cas» toutes les fibres canalicoléea du nerf Iburtissent des glcdmles, et que dans le secmid) m sottt seulement les fibres incisées. A l'aide de la pressîmi, on peut vider complètement un nerf de tous ses globules net^ veux, et le réduire en une simple enveloppe dans laqudle les tuyaux eux-mêmes, privés des globules qu*ils contenaient» finissent par disparaître comme disparaissent les vaisseaux capillaires sanguins vides de leurs globules* £n comprimant avec une force graduellement ordasante f le nerf optique do Fescaigot , j'ai vu des séries de globules nerveux se diriger parallèlement les unes aux autres vers la section pratiquée à ce nerf 9 en sortir et se répandre au dehors. Ces gaules, hors de leurs canaux , ont une certaine tendance à s'unir; ils sont d'abord comme agglutinés, mais ils finissent par se séparer sinon tous, au moins la plupart^ et Ton peut alors mesurer leur diamètre et apprécier leur forme. Ds ne sont pas aplatis comme les molécules sanguines , mais globuleux^ etils Di'ontparu homogènes. Leur diamètreestdeO,00â5mllL^ tandis que obes ranimai dont il s'agit, chez l'escargot, le diamètre des moélcules sanguines est de 0,0066 milL, ce qui établit leur rapport dans la proportion de i à s,66.
(i) G« Pracksika (de structura nerporum , trac. aaat. sect. ii,cap, ix, p. 3^9, Yiennae 1800), et M. Ehreoberg (op. cit.), ont vu les globules nerveux sortir de leurs cauaux : M. Ehreuberg surtout a donué ^ sur cette expérleoRH}, les Mails les plu» satisfiiisaiii.