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CHAPITRE II

Les animaux articulés, bien inférieurs aux mollusques sous le rapport des organes de la circulation et de la nutrition , l'emportent de beaucoup sur ces derniers quant au développement de leur système nerveux. On ne rencontre que très rarement, chez les animaux articulés , des ganglions épai^^^ subordonnés en quelque sorte à Texistence des oignes qu'ils animent ; la matière nerveuse se rapproche , se réunit pour former une longue chaîne renflée de distance en distance par des ganglions. A la simple vue , on reconnaît que le cordon médidlaire de ces animaux se rapproche de la moelle spinale des vertébrés. Le ganglion céphalique y et surtout les organes des sens acquièrent, dans les premiers ordres de cette classe, une admirable perfection. Le développement des facultés correspond à celui des centres nerveux ; on voit chez les insectes 9 par exemple, sui*gir des instincts dont les mollusques sont dépourvus , et s'opérer des actes qui dénotent ime industrie supérieure à celle de la plupart des autres animaux ; parfois même, je ne crains pas de le dire, il se mftiileste des phénomènes qui appartiennent à Tintelligence.

Une opinion généralement reçue fait descendre les animaux invertébrés au-dessous des vertébrés : cette opinion n'est pas fondée, car les insectes l'emportent sur les poissons, et parmi les insectes, la fourmi, l'abeille non-seulement sur-

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passent les poissons et les reptiles , mais elles ont au moins autant de valeur que les oiseaux et les mammifères. Les naturalistes qui ont coordonné les animaux dans une seule série, ont trouvé des embarras qu'ils n'ont pu surmonter : Usontéloigné les unesdes autres des espèces très rapprochées mas beaucoup de rapports. Pour éviter ces embarras on a imaginé des séries parallèles, et Ampère, Tun des auteurs qui ont réalisé cette idée avec le plus de succès, a comparé et classé les animaux de la manière suivante (1) :

Vertébrés.

I™ série.

Mammifères Oisfaaiix. Reptiles.

Poissons

a* série.

Araclmides.

Myrîapod* Gnistaeés.

Animaux articulés à seies sé-

à tête dis- | Pteropodes . . .

tincte. (Gastéropodes . .

f Adphalei . . .

Mollusques J Brachiopodes . .

acéphales. | Asddiens simples .

l Ascidimis compoaés

BfliiinoJenne^

Acalèphes.

Polypes simples.

Polypes composés.

Rayonnes.

Le rang élevé qu'occupent, dans la seconde série, les arachnides et les insectes , rendra moins étonnantes pour flous leur industrie et leurs habitudes ; placés par leur organisation en regard des mammifères et des oiseaux , nous entrevoyons déjà l'importance et la cau&e des facultés dont ils sont doués.

Quoique construit sur un plan uniforme , le système ner^ \eu%, des articulés offre cependant de notables différences suivant ceux de ces animaux thez lesquels on Tobserve.Très

simple et en quelque sorte élémentaire chez les uns , il est plus compliqué chez d'autres ; il présente des ganglions qui ne varient pas moins par leur nombre que par leur volume.

(s) y. Umtàn St^Ange, Jfé». siâr V^rgwUûHpn du eirrkfèJeteimr Iwn rapporu naturels avec Us animaux articulés^ Paris, i835, in-i", fig. p. 34.

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ABTIGULÉ8.

1^ ÉnihétfntfUheé, Les enthelinlnthes ont-Us tous iln ^ysiëtne nerteiix? On le dit> mais je ne regarde pas ce fait comme bien démontré. Bojanus (1) Saurait Vacliez ta douve du foie, jll. Jules Cloquet (3) dans rdscaride lômbricoide, et Otto dans le strongle géant.Cuvier reste dans le doute; Laennec (S), Lamarck , M. Serres admètteilt son existence che2 tes animaux dont il s^agit; Rudolphi (&), au contraire, là nie formellement. M. Jules Cloquet, qui, lé premier, eh à donné une description détaillée, s^exprime ainsi : « J'ai examina le cordon dorsal et le corddn abdominal dé Tascàride lombricoiile sur plus de deux cents individus : vus soùs le microscope , ces cordons ne présentent pas une structure àbreuse, mais semblent formas par un tissu granule très fin , comme ihédullaire, qui offre quelque analogie avec celui des cordons latérauiXà disposition des cordons dorsal et abdominal , les renfleméns successifs qu^ils éprouvent, les filamens déliés qulls donnent de part et d'auire , leur réunion autour de la bouche, ieiir couleur constamment blanche et leur texture intime peuvent ieâ faire considérer comme des nerfs munis de renflemenset de ganglions, d Malgré Tautorité de M. i. Cloquet, je n^admets pas que les cordons supérieur et inférieur de Tascaride îonibricoïde soient des cordons nerveux. « Tus sous lé microscope, ils ne pré-

(t) Um^ iSdi. t. f«pi x6#.

(t) AtiMt4 tUè P€n mteêtmmtm^ Pitiff i8i4i itt'i'*^

(3) Diet. des se, méd., ttii^p. 349,

(4) ^. pouf l anat. des vers intesUoaux , les travaux de Bojanus , Ëreiiis#^ Ettdolpbi, Watrumb, Homet MW^Oiitie, M^fitmf m*

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