DESCRIPTION DU SYSTÈME HB&VEUX
sentent pas nne structure fibreuse , mais semblent formés par an tissu granulé très fin , qui offre quelque analogie avec celui des cordons latéraux. » A de semblables caractères on ne saurait reconnaître des nerfs, et la comparaison faite par M. Jules Qoquet qui leur trouve de Tanalogie avec les cordons latéraux, cordons bien évidemment vasculaires, explique suffisamment la nature des premiers. J^sjoute qu'ayant examiné au microscope les lignes qui parcourent le côté dorsal et le côté ventral de Tascaride lombricoïde du cheval , Je me suis assuré qu'elles ne présentent aucunement Taspect d'un nerf, et je n'y ai reconnu aucun ganglion ; cependant j'avais pris toutes les précautions possibles pour bien voir ces lignes et en apprécier la structure. Je suis très porté à croire que M. Jules Cloquet s'est trompé, et cela avec d'autant plus de raison que l'ascaride lombricoïde serait le seul animal, parmi les invertébrés, qui aurait une chaîne ganglionaire à son côté dorsal. Chez les invertébrés, tous les anatomistes en conviennent, il n'y a que le ganglion céphalique qui se trouve au-dessus de l'œsophage ; le reste du système nerveux est audessous du tube digestif.
J'ai parlé de deux cordons latéraux qui se rencontrent sur les côtés de l'ascaride lombricoïde; on convient généralement que ces cordons sont de nature vasculaire, et après l'inspection attentive que j'en ai faite, je partage cette opinion. M. Serres est d'un avis opposé , il ne met pas en doute que ces cordons ne soient des nerfs, et comme ces prétendus nerfs sont désunis dans toute la longueur de l'animal, car ils sont tout-à-fait sur les côtés, l'un à droite et l'autre h gauche « M. Serres reconnaît dans cette disposition, lapreuve que l'ascaride lombricoïde conserve, pendant toute son existence, l'état primitif et embryonnaire des larves des insectes (i). Uavis de
(i) Serres, Anat. camp, du cerveau, t. 2, p. x^.
DS8 AlflHAUX AETICUIiÊS. 57
M. Serres n'étant pas conforme à robsenration y ne doit pas nous arrêter ; il est , on le voit clairement , le résultat d'une idée préconçue.
La forme du ganglion céphalique, tel qu'il a été décrit par les auteurs qui en ont admis l'existence, varie un peu suivant les espèces d'enlhelminthes ; celle des cordons ganglionaires varie aussi y mais dans des limites assez étroites et qui ne sont nullement comparables à ce qui a lieu , sous ce rapport, chez les mollusques. Une disposition anatomique se montrerait ici, pour se répéter avec plus ou moins de fidélité chez tous les articulés, c'est l'existence d'un appareil nervçux complet pour chacun des anneaux de l'animal , c'est-à-dire un ganglion et des nerfs qui vont à toutes les parties occupant l'anneau.
2^ AnneUdeê. J'ai soigneusement étudié le système nerveux du lombric de terre et de la sangsue, j'en parlerai avec détail et j'ajouterai sur ce point quelques faits nouveaux à ceux qui sont déjà connus. J'ai attaché une grande importance à les bien constater, parce que j'y ai trouvé, à l'état rudimentaire , des faits anatomiques qui se reproduisent nonseulement chez les autres arUculés, mais aussi chez les vertébrés les plus parfaits.
Lombric de terre (i). Au-dessus de l'œsophage , tout près de la ventouse orale , se trouve de chaque côté un petit ganglion mamillaire ; une commissure réunit ces deux ganglions qui communiquent avec la moelle ventrale par deux cordons constituant l'anneau œsophagien. Du point de réunion du cordon de l'anneau avec le ganglion céphalique, naissent deux nerfs qui se portent en dedans , vers la ventouse orale. Je n'ai pas vu d'autre nerf partant de ce ganglion. L'anneau n'est pas formé par un double cordon comme chez les mollusques , mais par un cordon unique ; il offre en outre
(i) ^. pi. i'^ le*système neigeux du lombric de tçrre, un peu grossi.
58 rascEiPTiOK BV ststAmb NE&VXUX
cette autre diffëi*eûcè, qu'il fournit plusieurs tierb destinés^ àiissi y autant que j*ai pti m'en assurer, Il la ventoUse orale. Au-dessous de Tœsopbage ces deux cordons se réunissent, et de leur àdosseihént résulte la moelle ôu ehatne gangltonalre qui règne dans toute la longueur du cdt4 ventral dii lombric. Ceite moelle présente, 4 la première vue, un aspect noileux qui lui donne une grande ressemblance avec la inôelle ràchi*. diennè de TangulUe ; mais cet aspect noueux est le résultat de la rétraction du névrilème, et il disparaît en grande partie par l'allongement de la moelle. Une ligne médiane sépare la moelle en deux parties et sur les côtés naissent les nerftl qui se portent à droite et à ^uché de l'aHlinal. Ces ilel*fs, qui sont toujours disposés par paires , sont alternativement doubles et simples. À l'endroit où natt la double paire de nerfs, la moelle éprouve un léger renflement; dans les espaces intermédiaires, c'est-à-dire là où natt seulement un nerf de chaque côté ^ on n'observe aucun renflement. Le volume de la moelle ne varie pas sensiblement de la ventouse orale à la
ventouse anale , il est par conséquent le même d'un bout du corps à l'autre. Un ganglion , situé près de l'anus , termine
la moelle en arrière. (1) Sangsue (2). Le ganglion cépbalique de la sangsue
(i) M.Carui, dans son Traité élémentaire d'Anat, comp, Paris, iS35 (F. pi. T, 6g. 13} doDDe la description do système nerveux du lombrie de terre; (m n'y voit pas le gaiiglioll eéphalique, lii l«t doublet radoet des nerfa spirabx. La figure que je publie sur le même sujet montre tontes ces parties gresaies à l'aide du microscope, parce qu'on ne les aperçoit pas bien sans recourir à cet instrument. Bl. H. Ratbke {de Bopjro et Néréide ; cofnm, anatomka-phjrthiûgiem duat, Bigtt et Ihrpûti, 1 889 , iti-4), fc doiltié Ift 6|ur« du syalèm^ nci^ ▼«n de la Néréide pub. H y a beaucoup d'analogie entre cette figure et celle ^ue j'ai lait exécuter pour le ver de terre. La moelle est formée de renfle* mens sucoessiis, de chacun desquels il sort, à droite et à gauche, trois racines nerveuses.
(a) Voy.pl. t»fig. i««.
BBS AKÎttAVX iaTlCULÎS. Sd
tesseiâble à celui du lombric terrestre , i\ se continue également en deiix cordons , Tun â droite et Vautre à gauche , pour se réunir sous Tœsopbage et former le commencement de la moelle. Cette moelle a des ganglions très distincts, bien visibles à l'œil nu et é)urnissant chacun deux paires de nerfs. Entre les ganglions, ^n ne trouve aucune racine nerveuse. Ainsi, deux différences bien tranchées existent entre le lombric de terre et la sangsue : dans le lombric , des ganglions peu distincts et des paires de nerfs qui alternent doubles et simples -, dans la sangsue , des ganglions véritables et pas de nerfs intermédiaires. Une ligne médiane règne tout le long de la moelle^ qu'elle partage en deux cordons complètement séparables Tun de l'autre dans tout l'espace compris entre les ganglions; mais, sur ces ganglions, interception complète de la séparation, et même de la ligne médiane (1). Un ganglion anal termine la moelle ; il est très rapproché des deux avantderniers et fournit des nerfs qui s'étalent en manière de patte d'oie.
La double paire de nerfs qui naît de chaque ganglion est l'une au-devant de l'autre dans la sangsue comme dans le lombric, et non pas l'une au-desnu de l'autre comme cela a lieu pour les racines des nerfs spinaux, chez les vertébrés.
La substance de ces nerfs et de ces ganglions est blanche et opaque , tandis que nous l'avons vue transparente surtout dans les nerfs, ou différenunent colorée chez les moUusgues.
(t) M. Moqtilâ-Tuidon, datis sa belle Monographie des kintdtnéei ({ii«4", Mmitt>elUer, 1897 ), a irinii de dire qoe la moalfo de lA suignie ae conpoM d'un double cordon nerreux , et M. Josepb Swan qui a publié la figure du Système nerveux du même Annelide, n'a pas même indiqué la trace de la séparation qui existe entre ces cordons. Y. l'ouvrage de ce savant anatomiste > intitulé : Illustrations of the comparative anaiomjr of Hie nervous sjfsteme Lond. i835, in-40. L*auteur a été plus exact dans la représentation du Système nerveux de la scolopendre et du homard.
60 DESCRIPTION DU STSTÈMB NX&VBUX
S^ Crustacés. On trouve chez les crustacés une assez grande variété dans la disposition du système nerveux : il en est qui ont des ganglions isolés très analogues à ceux des gastéropo-* des y d'autres qui ont une double chaîne ganglionaire ; d'autres enfin où les ganglions , placés successivement les un» après les autres , rappellent les ganglions de la sangsue et s'élèvent même jusqu'à ceux des insectes. MM. Audouin et Milne Edwards ont parfaitement décrit ces disposilions, et ils ont fait connaître les transitions successives qu'éprouve la matière nerveuse pour passer de la forme de ganglions isolés à la double chaîne ganglionaire. Je ne puis mieux faire que de rapporter ici un extrait du travail fait en commun par ces deux naturalistes, sur le système nerveux des crustacés, (i)
« Le système nerveux des crustacés se présente sous deux aspects très différens; tantôt, comme cela a lieu dans le talitre (2) , cet appareil est formé par un grand nombre de renflemens nerveux, semblables entre eux, disposés par paires et réunis par des cordons de communication, de manière à former deux cordons ou chaînes ganglionaires, distantes l'une de l'autre et occupant toute la longueur de l'animal. Tantôt^ au contraire, il se compose uniquement de deux ganglions ou renflemens noueux, dissemblables par leur forme, leur volume et leur disposition , mais toujours simples et en paires et situés l'un à la tète et l'autre au thorax. C'est ce que l'on rencontre dans le maïa.
a Des deux modes d'organisation semblent essentiellement dilTérens : cependant ils sont analogues, et pour s'en convaincre il suffit de suivre la disposition du système nerveux
(i) Recherches anat, sur le système ne/veux des crustacés , Ann, des jc. na^, ana. x8a8, l, xiv,p. 77.
(a) V, la pi. i« où se trouvent îcprodiiiles les figures publiées par MM. AudouÎD clMilne Edwards, du système nerreux du taîitre cl du roda.
DBS ANIMAUX AKf ICVLÉS. 6i
d*autres crustacés. En effet , le talitre a deux chaînes ganglionaires. Dans le phyllosome , ces deux moitiés latérales tendent à se réunir sur la ligne médiane à l'extrémité antérieure du corps ; elles sont distantes du thorax et s'accolent de nouveau dans l'abdomen. Dans le cimothoé les deux noyaux médullaires et les segmens du corps sont confondus sur la ligne médiane en une seule masse ganglionaire ; mais les deux cordons nerveux qui lient ces ganglions entre eux restent encore parfaitement distincts. Le homard nous montre un nouveau degré de cette espèce de centralisation du système nerveux^ car non-seulement les ganglions sont devenus impairs par l'union des deux noyaux latéraux, mais les cordons inier-ganglionaires eux-mêmes présentent dans l'abdomen une disposition semblable et ne constituent plus qu'un ^ul tronc placé sur la ligne médiane. Enfin dans le palémon cette réunion des deux moitiés latérales du système nerveux est portée à un plus haut degré encore , parce que les ganglions ne présentent plus de traces de division sur la ligne médiane et que les cordons de communication ne sont restés distincts que dans les points où des obstacles mécaniques se sont opposés à leur réunion , c'est-à-dire là où l'œsophage passe entre eux, et vers le milieu du thorax, là où l'artère sternale les sépare , en allant gagner la face inférieure du corps. <c Mais ce genre de centralisation n'est pas le seul qui s'observe dans les cr^sj^cés. En même temps que les parties latérales du système nerveux se rapprochent de la ligne médiane, des modifications analogues se font remarquer suivant la longueur de l'animal. D'abord les nœuds ganglionaires sont également espacés comme dans le talitre. Dans le cimothoé les cordons inter-gangKonaires de l'abdomen se raccourcissent et les ganglions se rapprochent les uns des auires.Dans le palémon, c'est au thorax que cette concentration se fait remarr
£2 BBftCEIPTIOir DU STSTàBIE KEEVEIIX
quer; les trois dernières paires de ganglions s'agglomèrent entre eUes; il en est de même des deux premières, et les cordonç qui unissent la troisième à ces deux masses médullaires sont assez courts. Pans le langouste un degré encore plus grand de centralisation , car tous les ganglions thoraciques sont, pour ainsi dire, soudés bout à bout , il n'y a qu'une niasse nerveuse allongée, percée d'un trou pour le passage de l'artère stemale ; mais dans cette masse on distingue encore les noyaux médullaires qui concourent à la former.
<c Dans le carcin (Cuvîer) , les noyaux nerveux se groupent autour d'un seul point. Dans le ma!a , la concentration des noyaui^ nerveux est encore portée plus loin , il^ sppt réunis en une seule masse solide. »
Après cette description générale du système nerveux des crustacés, je vais entrer dans quelques détailla sur qç qui concerne l'écrevisse et le homard.
Le ganglion céphalique de l'écrevisse a une forme qiiadrilatère , il est surmonté de deux tubercules mamelonnés semblables à ceux que l'on trouve sur les ganglions thoraciques et abdominaux du même animal. J'aurais voulu le mesurer pour en connattrç le volume et le comparer au volume d^ nerfs qui en partent , mais sa Sfirface est f rop ipégale et ^on épaisseur trop variable pour qu'il soit possible d'en avoir les dimensions avec exactitude. II fournit des nerfs ^ux orgapes de la vue, du toucher , de l'ouïe et 4e l'odorat ; il comiQunique avec la chaîne ganglionaire par iin anneau très largement ouvert, .au centre duquel passp l'gBsophage. ^a chatne gan- ^liçn^lre n'est autre ohose qun la coptifluatiof^ def deu^ cordons 4e l'apqieauiréugi^ à 1^ région thoraciqiie p^r cinq gao glionçi et k Id région ^b4()mipale j^v six. Dans l'intervalle d^ ces ganglions^ les colonnes pervevses sont séparées naturellement oi| très facilement séparablesj elles s'accQ^ent Tune à
PB8 AIVIVÀIJX 4IIT|CUUS, ^
l'autre, iDdis ne §e ponfopdent pas : .c'e§t le cp^iraire daoa Ipç gsiPgUons ^ la séparation ne peut s'y opérer sans déchin^re.
Les ganglions thoraciques. sont plus considérables que leç jpnglions ^don^inaux ; ils sont aiissi plus rapprochés le$. uns des ancres que ces derniers i ils correspondent en procédant d'avant en arrière, le premier ganglion au^ pinces, lesqua^ tre antres aux quatre paires de patte^. V^ c^pal oi^seux leii protège comme che^ les viertébrés , le canal spinal protège }$ moelle du m^^u^e i^oin- D^s l'abdomen 09 qu^ue^eVéçreyh^p^ se refM^ontrent , ^ des distances r^gul^èrcis , six ganglipp^ égaux entre eux pour Le vplume; )e dernier ganglion seul ùi\t e^cep^lon 1 il est très rapproché ^e celui qui le précède et très volumineux. Gbaçpn des ganglion^ de l'abdomen répon^ k l'un A^ s^gm^ns dont se compps^ cette p^irtiP:
Les nerfs Cpiirpis par la châtiée g;inglion»ir^ i^fit 4euK paires poi|r cbaqop ganglion Qt une p^ire pour chaque espac(; intenganglipnaire. Ces trois paire§ de juerf^, destinées à cha-^ c]me des sections du corps , naissant sur un même pl^ 1 coffir ine celles du lombric 4e terre. G'i^st uu fait k noter , que de» perfs sortent de la cl^tne ganglionaire dans les intervalleif des ganglions : on sait que Gall s'est efforcé de prouver que h| substance blsfnche natt toujours de la substance gr^se ^ et q^ les nerfs ont toiyours pour point d'origine uu ganglion. Le tiers des p^fs du ver de tprre et de l'écrevisse f^r^i^^U ^^ ceptipu à cette règle ? L^ réponse à cette question se t^o^y^r9 dans l'article suivant^ quand je parlerai 4e la structure niir croscopique d^ la chaîne ganglionaire dp» animf^ux artiouléfr
Le derpier ganglion termine , sans auçuq preh^RiPii^ médullaire, la chatne de l'écrevisse; \\$f>n ^ ee fangUoi douze nfsrfs qui s'étalent en manière de pattie d'oie et vpnt se rendre à l'extrémité postérieure de l'animal.
h% eystème B^nem éa homard ne diflfière passensiblement
6& DBSCKIPTION DU ST8TÂMB trËRTBUX
de celui de Técrevisse y seolemeDt les parties dont il se compose sont plus distinctes, en raison du volume pins considérable de ranimai.
Les ganglions nerveux des crustacés sont blanchâtres ou transparens ; les cordons de communication sont transparens ainsi que la plupart des nerfs. Pour bien voir ces derniers , il faut les plonger pendant quelque temps dans l'alcool ou dans une dissolution saline. Il est des crustacés qui ont tout le système nerveux et même toutes les parties de leur corps, à l'exception des yeux , d'une transparence parfaite : tels sont les pbyllosomes qui sont transparens comme du cristal, à à l'exception des yeux dont la couleur est bleu de ciel ; tels sont aussi les alimes et quelques autres. (1)
U^ Jlrachnides. La forme d'un animal indique assez bien la disposition de son système nerveux : les crustacés , dont le corps est allongé, ainsi que les annelides comme la sangsue et le ver déterre, ontunelonguechatneganglionaire; le maia, animal large et court, a seulement deux ganglions qui donnent leurs filets tout autour d'eux et en rayonnant^ les céphalopodes ont presque. tout leur système nerveux dans la tête et ainsi des autres mollusques, suivant que telle ou telle partie est chez eux plus ou moins développée. Il n'en est pas autrement chez les arachnides (2). La tête de ces animaux n'est pas distinctement séparée de la poitrine, les pattes sont, à leur insertion au thorax, très rapprochées les unes des autres, le corps est court et l'abdomen arrondi se termine sans aucun renflement caudiforme. Les ganglions thoraciques sont réunis en une seule masse qui elle-même est soudée au ganglion céphaiique; un double cordon part de la masse nerveuse thoraci-
(i) r. Quoy et Gtimard; Obsenr. sur quelques crusUoés, Jm, des «?, isof., iS«S, Lut.
• (s) F, Treviranus, Fam Btm der oracAmi^, Nuremberg, iSis, iii*4% r, aussi Léon Dufour, Strauss^ etc.
BtS AMlHAtX AKTIGVLÉd. 65
qae et va se terminer dans le ganglion abdominal. Le ganglion cëphalique donne des nerfs pour les organes manducafoires et les organes des sens y la masse thoracique, de forme rayonnée, enToie, par chacun de ses rayotis, des nerfs aux pattes ;leganglion abdominal fournit aux intestins, aux branchies 9 aux organes génitaux , etc. (1)
On voit dans Tensemble du système nerveux des arachni^' des un type diflérent de celui des annelides et des crustacés ; la masse nerveuse tend à s'agglomérer vers les parties antérieures. Ne donnons pas cependant à cette tendance plus d'importance qu'elle n'en a réellement ^ car nous allons voir dans les insectes les plus parfisdts, le bourdon et rabeîlle, par exemple , nue chaîne ganglionaire très analogue à celle des annelides et qui en diffère seulement par le volume com*parativ^nent plus considérable de quelques-uns de ses ganglions. D'ailleurs^ même parmi les arachnides pulmonaires, on rencontre un système nerveux formé de deux cordons parallèlesy réunis de distance en distance , par des ganglions ; c'est le cas des scorpions. (2)
5"* Insectes. Tous les insectes ont cela de commun que leur système nerveux consiste en une chaîne ganglionaire , mais le nombre et surtout le volume des ganglions varie beaucoup suivant le genre d'insecte et suivant la période de sa vie. Hérold (S) a suivi les changemens qui s'opèrent dans le papillon du chou 9 depuis son état de chenille jusqu'à celui de papillon. Dans la chenille y douze ganglions sont séparés, à Tex* eeg^tidB des deux derniers , par de longs cordons nerveux;
(i) r. PI. i"*.
(a) F, envier^ Bègne animal^ 4» p. a«8, par Latreille.
(3) Entwuklungsêiehiehu ^ SehmetUrUngt y etc. ,Gas8el i8o5, in-40. r« wm , Mir iet ■tHiwinihnini du phéicma pimaria , Snocow , Jnat, phys, Vmunuehungtm éêr insêeUn^ etc., Heidelbcrs, ia-4'*» <8ia.
96 DBSC^imOll W 0TffÉVI BVftVBUX
daoa la chrysalide , uq même nombre de ganf^Uioiifty maia pliia rafiprocbes #t plusieurs leodaoi à s'unir ;datti le iiapiUoD^ seat^ffi^ut sept sdPgticHiSi niais l'un d'eux^ plus gros q«e tous tes autrest formé par la wooeatMion eu iiq« seule DUiMe da plusteu» des gaugUous isolés de la dutniHe (i). ûesfoiis, qn'^ publiés Hérold dès l'année IMi, M. Serres les a reproduits avec une grapde fidélité dans «on 4naUnni^ 4fompwé^ du eêrpâou (2) ; mais , sans dom^ par i9adv9rtaiic(9 > M. i^nm a oublié d>n mUquer l'auMir. G'^h m otMi 4"^ je réi pare »par^ qu'il fwt rendre à ^cun la jusi^bce 4iue i^érir li^nt ses oeuvres»
jLe sysièsaie uerveui^ da la cbmUle ^ bois do sai4e est for^ méf d'après l^yonot (3), de trei^ gaugli<>Q$ 4ont }a c^ba^ ligue est le plus cousjdérable et donne uai$sauc0 i w craud sombre xle nerfr. Deux «topdous nerr^w lougitudiMnx , r«q à droite et l'autre à gauobo, uf^issept iq^« eu^^ ces g^ngttofli^ ils sQjcit tout-à'-fiiit séparés daus les quatre premiers espa<V9S inter-ga^gUonaînes, et séparés seulomeut. ea partie dafis ts reste de leur étendue. Les gangUoms SWJL bUobiîSf #Uf 9^h res de nerfs naissent de cbaqu^e gauc^io^ At s^ por^ut en dehors, l^ deui^ièopu^£t lo troisièmp ga^g^ows soiU.fi^9iM4^ Tihi ît l'autrot le dop^i^iws et Le tr^imm^ le ^qu^ égak^omifi. :I^9( net a compté cb^ la chenille dont jl s'ag^y quarant^jiHi paires de nerfr, c'est-à-dire douze <>u quiator^f «^(s de pln« qu'il n'y en a cb^ l'bomnMer Dw&la cbenjjlç dfi bois de wuU^i dans le griUon domestiquât ocMnme dans, plnsi^urs ^utf^ insectes ^ il y a 4es nerfe iqteimédiair#s .aux g^«gli<^$ e( (^\ paraissent tirer leur origine des cordons inter-ganglionaires.
(0 '^.pi.x". ..
(3; Tnké anat. de la ch§mUe, ia^4%.i7'^>;'^K»^0««al(i Outimet t^cmp, anat.y p. 194. . . 1
DSS ^NIVAUX 4RTICUL68. 07
Lé carabe doré étudié par M. Léoo Dufour (1) a upe double colonne nerveuse réunie de distance en distance par neuf ganglions $ le ganglion supérieur ou céphalique donne des nerfe optique» qui sont très gros i le second est tboracique, le U'oir sième pectoral, et les autres appartiennent à l'abdomen. Les filets nerveux qui en émanent sortent tous des ganglions, il n^ ^'en détpcbe aucun des colonnes médullaires.
Le banneton (2) a six ganglions qui se réunissent en deo^ groupei» principaux $ au pretiaier groupe appartiennmt Ir ganglion eépbalique et le ganglion sousrcesopbagien, auxquels il faut jouter les ganglions optiques ; au second groupe , les ganglions du corselet et de Tabdomen. Le ganglion oépbaliipi^ donne cinq paires de nerfe^ savoir : les nerfs antemmux, les nerfs optiques , et trois autres nerfs destinés avx mâchoires et aux lèvres. Ces trois derniers sont regardés par M* Sjtrause-Durkeim , auquel j'emprunte cette description y oomme étant les analogiguBS de la cinquième paire. Le gaaglion optique, très considérable comme chez tous les inseotefiy dopne uniquement ^nx yeux. Le ganglion sous-oosophâgien » regardé par M. Straass comme faisant réellement pan^ lie du eerveau, fournit des nerfe à la bouche et à plusiems organes des sens. Quant aux ganglions du eorselet, dn tho- I9IX et de Tabdomen , ils dûment des nerfs en très grand non^ br^ qui v<mt à toutes les parties da corps. M. Strauss a vu deux ganglions impairs placés sur l'œsophage, qui distrifbuaient des oerfe nnx prganes de 1^ vie de putrition. Cest le premier radiment du nerf grand sympathique.
Deux iaseetes hémiplÀres étudiés par M. Léon Dufour (S>, la nèpe cendrée et le pentatome gris, ont un système nerveux
(x) Reefierches anat, sur Uf earabiques^ etc., i8i4-a5 0C «6.
(a) V, PU i'*, le sygtèmo.nerveux du haïuieUm, p«r M. Stniuifr-DuTktûi»
(3) Rêêhêrehês anai. et phys, sur Us hémipièrts, Paris, iS33, ill-4\ 6g.