‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 20 sur 66 · DESCRIPTION DU SYSTÂMB NERVEUX · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU SYSTÂMB NERVEUX

qui diffère beaucoup l'un de Tanire (1). La nèpe cendrée a trois ganglions réunis par deux cordons nerveux distincts et séparés; le peniatome gris, au contraire, a ses deux cordons réunis et comme soudés Tun à l'autre , dans toute leur longueur. Plusieurs circonstances méritent ici de fixer notre attention : le petit nombre et le volume considérable des ganglions y la multiplicité des nerfs destinés à la vision , chez le pentatome; la naissance d'un grand nombre de nerfs , chez le pentatome et la nèpe cendrée, qui a lieu loin des ganglions. Ce dernier fait , si l'on s'en rapporte à une simple vue, servirait de réfutation à l'opinion de ceux qui font toujours venir les ner& des ganglions. Je me contente de signaler ici celte observation que j'ai déjà faite à l'occasion du lombric de terre, pour Téclaircir tout-à-l'heure à l'aide d'expériences microscopiques.

Le bourdon et l'abeille (2) ont entre eux une très grande analogie en ce qui concerne la disposition de leur système nerveux ; chez tous deux c'est une chaîne ganglionaire dont la partie postérieure noueuse rappelle la chaîne gangiio- Hoaire de la chenille et même de la sangsue ; mais une disposition importante et qui place ces deux insectes bien au-dessus de tous les autres , c'est la prépondérance de leurs gan- -giions céphaliques. Ces ganglions sont tellement volumineux qu'ils constituent véritablement une tête, surtout si Ton y joint le ganglion optique.

On voit, d'après ce qui précède , qu'il y a une très grande différence dans la disposition du système. nerveux des animaux articulés ; cette différence peut-elle être soumise ^ des

(i) r.pi.i'».

(i) F. pi. l'^yh figure du bourdon reproduite d'a|ii^Treviranus, Btolo^ gie, t. T, pi. i'*; et pour Tabeille, Katzeburg, Dastelhmg und Beschrrîbung ^ elc^t. if , pK xx\*.

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lois? Rien dans la nature ne se fait au hasard, partout 11 y a une règle et là où nous croyons voir de rextraordinaîre, du bizarre, par une étude plus attentive on finit par découvrir des principes arrêtés , une règle constante. Ce qui est arrivé pour les monstres en est un exemple bien remarquable ; toutes ces formes singulières et en apparence capricieuses que présentent les vices de conformation, ont été ramenées à des causes simples et constantes par les savantes recherches de MM . Geot flroy-Saint-Hilaire (1). S'il en est ainsi pour les monstres , à plus forte raison cela doit-il être pour Forganisation normale. Plusieurs entomologistes se sont occupés de la recherche de ces lois : M. Latreille (2) a appliqué aux insectes , en général y la description du système nerveux des chenilles décrites par Lyonet et par Hérold ; mais sont venus ensuite^les travaux de Léon Dufour et de Strauss; les recherches faites en Allemagne par Treviranus et Ratzeburg ont éié connues en France, et il a été évident, pour nous, que le système nerveux des insectes est construit d'après un plan bien différent de celui qu'avait supposé M. Lau^eilie. M. Su*auss (o) a entrepris d'indiquer les lois auxquelles est soumis le système nerveux des animaux articulés et il %i a posé huit qui sont applicables aux articulés dont le système nerveux est connu , mais qui probablement ne le seront pas à tous ceux qui n'ont pas encore été examinés , et ces derniers sont encore en grand

nombre. Attendons , pour poser des lois , que tous les faits sur lesquels elles doivent s'appuyer soient découverts.

(i) E. G.-St-Hilatre , PhiiosophU anatomqu»\ et I. G.-St-Hiiaire, Nistotn générale et particuRire des anomaliei de V organisme chez l'homme et Ut ani* maux, Paris, i839-t836, 3 vol. îa-8* iTee atla«.

(9) Itègoe animal de Oanm, ^stimê nerweus des mtechs^ !• ki^SH- '9'«

70 BBftCRimON nV SYSTfin idSRTEVX

1. Le système nerveux des animaux articulés est presque toujours compose d'une chaîne ganglionaire.

5. L^extréraité antérieure de cette chaîne est placée sur Tœsophage et renflée en un double ganglion, quelquefois même en un plus grand nombre ; le reste de la chatnè est situé au-dessous du tube digestif.

8. Il est douteux que les enthelminthes aient un système nerveux.

h. Les annelides sont pourvus d^une chaîne ganglionaire; leur ganglion céphalique donne des nerfs qui partent de Tendroit où il s'unit à l'anneau ; quelques nerfs sortent de l'anneau, coBtrairement à ce qui a lieu chez la plupart des mollusques j les nerfs de la chaîne ganglionaire viennent nonseulement des ganglions, chez les sangsues , mais aussi des cordons inter-ganglionaires, chez le lombric terrestre.

(. Les crustacés présentent une grande variété dans la forme de leur système nerveux ; on y retrouve l'analogue du Système nerveux des gastéropodes et de celui des insectes. Des transitions qui se trouvent flans la classe des crustacés servent à expliquer comment ce changement s'opère.

6. Le ganglion céphalique des crustacés donne des nerfs qui vont ^ux organes des sens, c'est-à-dire aux organes de la vue , de l'ouïe , du toucher et de Todorat dans les genres qui sont pourvus de ces sens.

7. Chez les crustacés comme chez quelques annelides, les nerfs ne sortent pas seulement des ganglions , mais aussi des cordons inter-ganglionaires.

8. Chez les arachnides le nombre des ganglions est très borné ^ là matière nerveuse montre de la tendance à se réunir versUa tête.

»rf Le noiBbiildesgiuigUoiisqiii emréot 4M^ 1« cMitK^ftifMË du tystàme nerteom dés inseotes est trè» variable; il est dif^ iëreal ehe< le mette insecte, stiiyaiit q«e cet iasecte efti'ft l'état de clwDiUe , de ehryiftlMe ou de papilton.

iO. Le gMfflioii le plus ooBsidértbie^ chee les insecteft} en loiQOlm le gasglioii oëpbaliqee.

11^ Le ganglkm cépbalique des crustacé» est eoaipâMdvê^ ment plus considérable que celui des atitielidee, eeltti dès arflcbttidee et des insectes plus consldéiiible (pie eehd fies cnistacé6«

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