‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 29 sur 66 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

On a moins écrit sor le système nerveax des reptiles que sur celui des poissons; ces derniers méritaient Patteûtion spéciale qu'on leur a donnée en raison des nombreuses difiërences que présente leur système^ nerveux arec celui detf autres vertébrés ^ et surtout à cause de la difiScuIté que Ton a éprouvée pour déterminer la valeur de quelques-unes des parties de ce système. Il n'en est pas ainsi des reptiles : leur encéphale a plus d'unité que celui des poissons, et Ton peut fecîlement en comparer les parties, aux parties de l'encéphale des oiseaux et des mammifères.

Haller, Guvier, MM. Serres, Desmoulins, Garu^, etc. ont parlé d*une manière générale de l'encéphale des reptiles i Bojanus (1), dans son magnifique ouvrage sur l'anatomie de la tortue d'Europe, a donné des figures très exactes du système nerveux de cet animal; l'ouvrage dëjà cité de M. Svran contient des figures représentant le système nerveux dé la tortue verte ; le savant professeur Mayer de Bonn a donné la figure du système nerveux encéphalique du meùopoma et du menobranchus , deux reptiles appartenant à la famille des batraciens de Cuvier. Fr. Funk a décrit le sys-

(i) Jnatame testudinu europea, WÛJià x8x9-x83x, ia-M. 40 1^.

dS& STSTillB IIBRTBUX CÊ&éBBO-SPUfAL

tème nfenreiix encéphalo-rachidien de la salamandre terresire. (1)

Malgré les travaux importans des auteurs que je viens de citer^ plusieurs questions nouvelles et qui ne manquent pas â*intérél| méritent de fixer ici notre attention. Si les formés du système nerveux cérébro-spioal des reptiles sont bien connue^ il n'an est pas dfi même de sa structure, et sans l'étude de la structure, l'étude de la forme est souvent stérile. C'est par rétud# de la cmnposition organique, par des recherches microscopiques que oous parviendrons à savoir d*une manière certaine, quels liens unissent entre elles les diflérentes parties dont les formes extérieures frappent nos yeux.

Les objets que nous avons déorils dans le système nerveux des poissons', sous quel]j^s apparences se représenteront-ils chez les reptiles? Le cerveau, cet oi^ane dont en définitive la connaissance importe le plus au but que je me suis proposé d*atteindre, quelles transformations aura-t-il éprouvées dans une classe d'animaux réputée supérieure à la classe qui la précède? Ici, la configuration mérite de nous occuper, et en même tepps que la configuration , le volume. Nous arrivons à une série de vertébrés dont il nous est souvent possible d'étudier le caractère et les mœurs *, ce qui nous a surtout manqué pour les poii^sons , nous commençons à le trouver ini : habitation .dans un mili^ qui est aussi le nôtre ; par conséquent, possibilité d'expérimentation physiologique et d'observation psychique. Une barrière qui a été jusqu'à présent et qui sera probablement toujours infranchissable, sépare l'homme des animaux invertébrés; entre eux et lui, pas de relation possible. Pour les mollusques, l'homme est comme s'il if existait pas ; pour la plupart des articulés également.

(i) De salamandrœ terrestris wta, epoluûone,famaiwne, tradatus, Berlin 18a7.in-f«l«3 pL

DKS REPTILES. 225

Quelques insectes le connaissent les uns comme un ennemi, les autres, comme une pâture; aucun d'eux ne voit en lui un amiy un compagnon ou un mattre. Quant aux poissons, à Fexception peut-être des murènes, c'est encore le même isolement, tandis que, pour quelques reptiles, on dirait qu'il y a déjà entre eux et Thomme quelque relation possible. Les lézards s'approchent des endroits habités par l'homme; ils le voient et paraissent se plaire à le regarder, quelquefois ils semblent lui faire des caresses ; les couleuvres et même les serpens peuvent vivre avec lui , et jusqu'à un certain point obéir à ses volontés. C'est sur la route que nous venons de suivre un phénomène nouveau, et qui donne à nos études un intérêt de plus.

§ I. DESCRIPTION DU STSTÀn NERTRUX CÉRÉBRO-SPIITAL DES

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