‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 37 sur 66 · Les tortues le sont aussi, mais à un moindre degi:é · texte numérisé non relu

Les tortues le sont aussi, mais à un moindre degi:é

k. Les lézards ne manquent pas d'une certaine intelligence; ils sont chasseurs adroits, astucieux; on dirait quHls reconnaissent la présence de Thomme.

5. Les serpens sont, pour la plupart, supérieurs à tous les autres reptiles, soit pour la multiplicité, soit pour retendue des facultés.

6. Tous les reptiles avalent leurs alimens avec gloutonnerie.

7. Relativement à l'homme, il en est de féroces et de pacifiques.

8. L'amour est la passion qu'ils ressentent avec le plus d'intensité : ils s'accouplent tous et pour un temps ordinairement très long.

9. Ils vivent ensemble, mais ils ne forment pas de société régulière et organisée.

10. Ils ont presque tous recours à la ruse, soit pour attaquer, soit pour se défendre, mais à des degrés différens.

11. Le mâle et la femelle, hors le temps de l'accouplement, n'ont pas d'attachement l'un pour l'autre.

12. Ils ne prennent aucun soin de leurs petits, et les mangent même assez souvent.

13. Quelque&-uns s'apprivoisent et sont susceptibles de quelque éducation.

MA fXQVhTis

§ IV. ABCHBACHB DD SIlCB DBS VACULTAS DÉPABTIBS ÂVX

BBPTILB8.

Le premier fait qui frappe rauenlion, quand on compare Tencéphaie des poissons à celui des reptiles, c'est la multiplicité et le balancement des parties qui composent le premier, et la tendance & Tunité du second. Dans les poissons, beaucoup de ganglions inégaux, en nombre variable, et ganglion cérébral souvent inférieur, quant à son volume, à tous les autres ganglions ; dans les reptiles, nombre de ganglions plus restreint, le même chez tous les animaux de cette classe, grande prédominance du ganglion cérébral, infériorité relative des ganglions optiques et ténuité du cervelet. Ce dernier organe est si peu développé qu'il consiste seulement en une petite bandelette placée en travers de la moelle, chez le crapaud (1), la grenonille (S) , la salamandre, le menobranchus (S), presque tous les lézards, ta couleuvre (&), la vipère, le trigonocéphale(5), Tamphisbène (6), et le plus grand nombre des serpens ; il est plus développé chez le ménopoma (7), le crocodile, le boa (8), où il forme un véritable ganglion, mais toujours d'un petit volume et constamment dépourvu de circonvolutions. J'ai sous les yeux un encéphale de crocodile vulgaire dont le cervelet est pins

(i) Desmoulins, op, cit, pi. ▼, fig. 5.

(a) V. pL II de FAtlas ; et Carus, op, cit. pi. xii, fig. 5.

(3) Blayer, op. du pU vit, fig. 6,

(4) V. rAtkfi, et Canis, pl.xfx, fig. 4.

(5) Desmoulius, pi. v, Gg. 7.

(6) Id. id. fig. 6.

(7) Bityer, pi. vii, fig. 5.

(8) Swaui op, du 3* part. pi. xvii, fig. 7.

gros, d'an lien environ, que Tim des lobes optiques. Qaant & ces derniers, chez tous les reptiles, ils sont toujours d'un vo«< lame moindre que le cerveau en arrière duquel ils se trouvent placés.

Le cerveau est de beaucoup la ps^rtie la plus considérable; de Tencéphale des reptiles $ la forme de cet organe varie, il est ovoïde chez quelques-uns ; conique chez d'antres , con* stamment moins volumineux en avant qu*en arrière , et s'arrétant au niveau des tubercules optiques ou s*étendant jusqu'aux parties latérales de ces tubercules. Les reptiles les mieux partagés, sous le rapport du volume du cerveau, sont les serpens; les plus pauvres soni les greuouilles et les crapauds. Tous les reptiles appartenant à une même famille , n'ont pas le cerveau conformé d'une manière semblable. Ainsi , dans l'ordre des serpens il est pyriforme chez les couleuvres, les vipères, etc., landis qu'il représente un cône allongé dans le serpent boa. On peut ramènera trois types principaux la configuration du cerveau des reptiles : i^ celui des grenouilles , des crapauds i 2° celui des couleuvres, des vipères, des lézards, y compris les crocodiles ; 5^ celui des tortues, auquel appartiennent le serpent boa, le python et quelques autres. (1)

Le nombre, l'étendue et la nature des facultés ne sont pas en rapport avec cette division. Que les grenouilles et les crapauds soient dans la même catégorie, rien de mieux; mais les couleuvres et les crocodiles n'ont pas les mêmes inclinations i les tortues et le serpent boa diffèrent, sous ce rapport, autant qu'un animal puisse différer d'un autre animal.

Si la comparaison du cerveau des reptiles, considéré dans son ensemble, nous donne un semblable résultat, que trou- Ci) C^es trois types sont exprimés dans TAtUs. V. pi. ij.

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teronMiodi eâ churetem à loealisep diaona éê& Hsienhés^ eomtÊÊt ont prétendii le taire les phrénologisieB 7 A tous les MptHes nu emoor {^ysiqne très développé, à tons un oer** velet excessivement petit et chez la plupart vraiment mdi- ««ntaire. L'amour phyBi<}ue est poitr plusieurs reptiles^ la seule véritable passion, et cette passion aurait pour siège la partie de reneépbale qni est le moins développée 1 Cela n'est pas vrai, cela n*est pas possible.

Plasienrs autres fiicultés bien manifestes chea les reptiles et localisées par les phrénologistes , méritent de fixer notre attention : ce sont le penebant à détruire, la ruse et Tinstinct qui porte l'animal à cbercber le lieu qu'il doit habiter ou habiiaiivM. Gall admettait pour les animaul qui recherchent les hauteurs, une Aicnlté spéciale qu'il comparait à l'orgueil, à la hauteur dans l'espèce humaine, et il donnait pour siège à cette faculté , une partie du cerveau placée au-dessus de ce qu'il appelait la philogéniture (1). Spurzheim en a fait une faculté distincte et lui a donné le nom mal soo^ aant iKahUativUii il sentait tout ce qu'il y avait d'étrange dans le rapprochement fait par Gall entre la recherche d'un domicile sur les montagnes ou dans les airs, et le sentiment de l'orgueil, mais il se conformait à ropinion de son mattrCi qui donnait à la faculté dont il s'agit, un domicile dans la région postérieure du cr&ne. M. Vlmont aurait, dft-on, confirmé l'observation de Spurzheim, parla comparaison Aeêept cenU cr&nes d'oiseaux, et Broussais regardait ceCté observation comme suflisamment démontrée, ce Quelques phrénologistes, dit -il, révoquent en doute la position précise de l'organe de rhabltativité; moi, j'y crois. » (t)

(1) Gall, sur les fonctions du cerveau, t. iv, p. ^yS, (a) Leçons de phrénotûgie, p« aoi.

Gair

BÉvjuaffMB àxm, vmramk WT

Je n'ai pat la foi de BrMSsaf$| je ae cottiab paain cents obsemdons de M« Ytanont ; Je sais trop combien G et SpnnheiBi avaient négligé Tétade de ranatomi^ oompa*^ rée dn cerveau ponr adopter , sur parole ^ Passcvtkm qn'iie ont émise à cette occasion -, je dirai sealement qu'en bonne logique, cette assertion n'est pas admissible, et qu'en fait^ die n'est pas fondée. Si elle était fondée, la raine verte qui se tient souvent sur les arbres, le crapaud qui reste sur la terre ou* qui se cache sons les pierres, la grenouille commune qui vit dans Teau, auraient le cerveau différemment oonformé, et cela n'est pas« La tortue de meret la tortue qui grimpe sur les montagnes n'auraient pas non plus qn cerveau pai^ Alitement semblable, et pourtant on n'y aperçoit ni à l'un us à l'autre, rien de particulier. Le cerveau, considéré dans chacune de ces espèces, ne diffère en aucun point, il est dans lot graionille commune et dans la raine veite comme dans le crapaud; il est dans la tortoe de mer comme dans la tortm terrestre. Ge qui diffère chea ces animant, xe sont moins les appétits et les besoins, que les organes de progression. Lee nns ont les membres disposés pour nager, les autres poa9 sauter, les autres pour grimper; ils nagent, sautent eu grim^ peut, afin de se procurer les moyens de vivre. Le principe est le même pour ehacun d'uni; le mode d'exécution varin suivant la forme des isutrumens qui exécutent

L'assertion de Gall et Spurzhelm concernant l'organe de niabitaiivfié,n'éM pas admissible. En effet, le- dévdoppe«* ment de cetefglme ne doit pas être en rapport avec le genre dliabitatintt , mais avec le degré d*amolir peur taie hidMiap* tien quelle qu'elle sait, car s^il fallait an ofgane pour les hau* te«rs, il en fÉmdrah aussi un pour les ]dafaiea, un autre peut leeeatnc, un autre pour les prsfkmdeuie de h terre, et io«| les animaux choisissant , pour l'habiter , le lieu qui leur

SCS ■leiMttU M êlÈat H8 VACDIffte

^M)nviait, il en réiiiltenU q«e toos auraient Torgane de llia- DitatiYité. n n*y aorait d'exception que poor un petit nombre d'animaux qui paraissent vivre partout ou presque partout ^ encore, pour ces derniers i Aiudrait-il trouver un organe qui les rendit cosmopolites.

La ruse et la cruauté ont été placées par Gall sur les parties latérales du cerveau : si nous comparons le cerveau da crocodile à celui de la grenouille, nous trouvons une preuve, en faveur de cette détermination ; mais si , pour élémens de comparaison , nous prenons le cerveau du serpent boa , qui est aussi féroce que le crocodile, nous trouvons une preuve toute contraire. Le cerveau dn crocodile est élargi latéralement , celui du boa est allongé d'avant en arrière : d'où il faut conclure que la ruse et la cruauté peuvent venir d'un cerveau large comme d'un cerveau étroit.

Mais la différence de forme de ces cerveaux , d'où pro* vient-elle? Est-ce, comme le pensent les phrénologistes , d'une différence dans le développement des parties latérales des lobes cérébraux, ou bien du volume variable de qudque partie intérieure? Si l'on incise la lame cérébrale , on la trouve sensiblement aussi épaisse dans les cerveaux élargia que dans les cerveaux allongés ; ce qui diffère , c'est un or* gane sous-jacent, c'est le corps strié dont le volume et la forme ne sont pas les mêmes dans tous les reptiles , et notamment dansie boa et le crocodile que j'ai pris pour exemples. Ainsi, c'est au corps strié qu'il faut attribuer Télargisscment du cerveau chez le crocodile; c'est oec organe, el non un autre, qu'il faudrait, dans le cas dmit il s'agit, considérer comme le siège de la ruse et de la cruauté, si toutefois, ce que je n'admets pas, il était convenable d'assigner pour siège à la ruae et à la cruauté, une portion détermîoée du cerv^aiif

IMiPÀRTIBS AUX llE»TILfeS. ^69

BiSUMÉ.

i. Dans les reptiles, un amour physique très ardent se manifeste, quoique le cervelet soit plus petit dans cette classe d'animaux que dans aucun autre vertébré.

2. La forme générale du cerveau est sensiblement la même chez des reptiles dont les instincts sont différens.

3. L*babitativité n'a pas un siège distinct dans le cerveau des reptiles.

/k. La ruse et la cruauté ne sont pas des facultés propres aux reptiles qui ont le cerveau développé sur les parties latérales.

5. Le développement latéral du cerveau ne tient pas à une diflërence dans Tépaisseur de la lame cérébrale , mais au volume et à la forme du corps strié sous-jacent à cette membrane.

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