HONGRE
làlS^
la
Moyennes. . . 530 419 70 31
Rapport. 537 13»46
Le poids de Tencëphale est donc
Chez let éttlons, de. 6S4 gram.
Ches let chevaux hongres, de. • . 630 Et chez les jamens, de 498
Ce qui donne pour moyenne du poids de rencéphale des chevaux pris indistioctement, 517 grammes.
Les étalons marcheni en première ligne, ensuite yiennent les cbevaux hongres, puis à la fin, sont les jumens. Les étalons et les chevaux hongres sont au-dessus de la moyenne, les jumens seules sont au-dessous.
La différence du volume de l'encéphale tient-elle à ce que la totalité de Torgane est moins développée chez les jumens que chez les chevaux hongres, et chez les chevaux hongres que chez les étalons, ou bien dépend-elle de Tinfériorité relative de quelqu'une de ses parties.
M8 jrMKNS KT BKS CHEVAUX HOWGftlS. 429
Le cerveau des éialun». . . . pèse 438 gram.
Celui des chevaux bougres 419
Celui des jumeiis seulemeot, . • . 403
La moyenne est de AÏS» par conséquent les jumeus seules sont encore an-dessous, et Tordre résultant du poids comparatif de rencépbale, n'a pas changé.
Venons au cervelet; cet organe pèse :
Chez les chevaux hongres 70 graui.
Chez les étalons 61
£t chez les jumens également ... 01
Les chevaux hongres sont cette fois les seuls au-dessus de la moyenne; les étalons et les jumens sont les uns et les autres an même degré.
La comparaison du poids relatif du cerveau et du cervelet donne ces rapports d'une manière plus exacte; or, ces rapports sont les suivans :
Chez les chevanz hongres, le cervelet est an cerveau, comme 1 est à 0,97
Chez les jumens 0,09
El chez les étalons ...«t 7,07
Ainsi, ce sont les étalons qni ont comparativement le cervelet le moins développé; les jumens* sonir mieux favorisées qu'eux, sous ce rapport; et les chevaux hongres le sont plus que les uns et les autres. Si l'une des deux parties principales de l'encéphale s'est atrophiée chez les chevaux hongres, c'est le cerveau, car il est seulement de &i9 grammes, tandis que le cerveau des étalons est de A38; et si l'une d'elles s'est développée de manière à prédominer sur les autres , c'est le cervelet des chevaux hongres qui pèse 70 grammes, tandis que celui des étalons et des jumens, n'en pèse que 61.
M'objeciera-l-on quo les faîts, sur lesquels je m'appuie, sont en trop petit nombre pour fonder une loi, et qu'avant
d*étre formulée, celte loi devrait étrç basée sur des observatioos répétées iH^ii^-seuleiiieQt iiïhez |^^ Q|ieY;iuX| mais aussi chez d'autres espèces d'auinaux que Vojà soumettrait à la castratiou ? Je me rendrais volontiers, car les vérités physi(>logiques ne sont telles qu'à la condition d^étre applicables non-seulement à une série de faits et à une espèce particulière d'animaux^ mais à tous les faits de nature identique, considérés dans toute la série animale; mais je répondrai que ni Gall ni ses partisans ne seraient autorisés ii me faire une semblable objection, car aucune de leurs assertions, touchant le siège des facultés, ne repose sur des observations aussi positives que celles dont Je viens de donner les élëmens et les résultats. Au lien d'employer le mètre et la bala&ee diii un ordre de faits qui le comporteraient si bien, Oall et Spitr* zheim ont toujours, et leurs partisans ont presque loqjMrs préféré la simple insf)ection. Les mots : « plus grand, pitia petit , énormément développé , il est fïicile de toif , % ec autrai avMJ pou précis se retrouvent à cbsuHioe d» (envs pages, mots très expressifs pour des hommes prévenus, mais qui', dans la réalité, n'ont le plus Souvent aucune valeur. Ainai, data la qnesiim dont il s'agit nataitenttit, (Sali B's^VMt diNiBé aucune peiidér^kNi que Ton puisie oppQs«r Wk mienneii il demeure établi que le oervélei ^ eb^ani^ boor ipp» n'est wimà moins qu'atrophié, malgré h croyanoe a) Iw assertîMi oottiralres généralement éublieâ dm \^ phr^ nologistee. (1)
(i) M. Parchappe, dans ses Becherches sur VencéphaU (t^ ftéÉièlN, iâ. iSSS), fait remftniiier étcc miaou ifae les {AréiolégiaM M 8'«(f«i«M gSlM que d'appréoiilions appnninatiT»! peur établir i^iel #il l# ▼pltaisf ék criof « «1^ p^trén^logistcs , dil-il, conseataoi à mesurer, mais ils préfèrent ('9U & la main; ce qu'ils rejettent surtout quand les résultats sont contraires à leurs dogmes, ce sont des mesures etactes (întrod., p. 10).
DBS Jinmit BT 9Mê CUVAI» BMABBS. 431
J'auache moioB d'importance au poids relatif de k moelle allongée qo'à celai du cervelet, j'en ai dit plus haut les rai* sons. Quoi qu'il en soit, voici quelles sont les moyennes que le calcul m'a fourni à cet égard.
La moeUe allongée est au cerveau :
ohez un Cheval, comme 1 est à 11, SO
Chied 10,S9
Ane * 0
Porc mâle adulte • . • , 7
Porc d*un jour 6
Taupe 5
Lapin de 15 jours. . • • 4»18
Lapin femelle adulte . . 3,39
Rat mâle adulte. 3
Chauve-souris 2,69
Id. MO
Rat a,6
La moyenne de ces rapports est de 1 à 6,07. Quant aux nerfs, mesurés comparativement au volume de l'encéphale, ils sont dans les rapports que voici :
Opli^e. Mot.com. Fuhélh|iM. Abdaetcor. Ttikmâ, Faii4. ân4M.
Chn le Chien. 1 i 17044 1 i 1S9452 1 1 GO^S 1 k 40A678 1 i 13142 CbeTal. ft6975 151101 • 2164M • fS109-
Ane.. 15407 161076 454317 351604 CSI4 iàllMOI
Marin. 22815 35872 181071 8061S t 1 à SMStf
Cbat. . 7261 24206 321094 136890 6703
Upin. 4454 18106 143577 80618 ■ 2943
Quoique j'aie pris la mesure des nerfs ci-dessus Indiqués avec tout le soin possible, et que le calcul de leur volume ait été fait avec la plus grande attention^ cependant je n'en donne le résultat que comme approximatif^ attendu Fextrème diffienké de mesurer à quelques dixièmes de millimètre près^ le diamètre de chaque nerf. Des neris extrêmement peftits ou des fibres nerveuses peuvent se mesurer facilement à Faide
US^ POIDS DK LA 3I0SLLE ÉPINliaS
du microscope auquel on adapte une chambre daire; mais des nerfs plus gros, mesurés au compas, ne présemoit pas des conditions aussi favorables.
Quoi qu'il en soit, sur cinq nerfs mesurés, savoir : l'optique, le moteur commun des yeux, le pathétique, Fabducteur et le trifacial, le chien est trois fois placé en première ligne, c'està-dire que le volume de trois de ces nerfe, le pathétique, l'abducteur et le trifacial sont plus petits, relativement i l'encéphale, chez le chien que chez le cheval, l'âne, la martre, le chat et le lapin. Le cheval et l'àne viennent ensuite : ils sont les premiers, l'un pour le nerf moteur commun des yeux, l'autre pour le nerf optique. La martre et le chat sont placés après, c'est-à-dire que leurs nerfs sont plus gros que ceux dn chien, de l'âne et du cheval ; enfin le lapin est le dernier de tous, c'est lui qui a les plus gros nerfs comparés au volume de son encéphale.
La moelle épinîère est a l'encéphale :
PbMb
it rrnefplia|«. dei«—rfl»«y.
gr. gt.
VhfOL «n Lapîii de ^uatiie jours «... « 3,2 0,^ coum 1 à 83
Porc mlk d'un jour 30,85 S»9 7,97
Id. 29,75 4 7,6
Ijipin de quatre jours 2,6 0,4 6,25
Id. 2,35 0,4 537
Chien adulte 79 19 4^8
Lapin de quiniejows, femelle. 5,9 13 4,58
Cbatadulte , * 31,85 7,64 4,17
LapÎD de quinze jours, mâle • • 6,5 1,6 4,06
Rat 2,55 03 3,02
GhauTC-souris adulte 0,65 0,15 2,66
Lajiin femelle a Juite 103 6f7 134
Ce qui donne pour rappoit moyen, chez les animaux ci«dessus designers : i^,12.
COMPARÉ A CBLUI DE L*BNCÉPHALB. 4dS
Le poids relatif de la moelle épinière et celui de l'encéphaie, comparés au poids du corps, diminueni à mesure que l'animal grandit : ainsi, dans une famille de lapins, j'ai trouvé les rapports snivans :
Etilnr«ncèp. Entre U m.
et le corps. , ép.el le cerpf .
Lapin de quatre jours. 1 à 31 là 16S id. 36 220
Id, de quinze jours. . 63 238
id. id. «0 281
La mère des précédens. 267 403
Une chauTe-souris adulte ni*a donné 1 i 187 Un porc mâle d'un jour ••.*•• 17S Un second animal du même âge. . 226
Un rat 860
Un chien adulte . ' 641
Un cheval (i) 1634
Les frères Wenzel, MM. Tiedmann, Serres, Lélut, Jules Lafargue (2), ont cherché à déterminer le rapport qui existe chez les animauy mammifères, entre le diamètre antéro-postérieur et le diamètre transverse du cerveau. M. Lélut s'est surtout appliqué à cetti, détermination, afin déjuger la théorie phrénologiquc concernant le siège de la deêiructivite\ et il a, dans ce but, réuni un plus grand nombre de faits que
(i) Je dois la connaissance de ce fait à M. Mignon, chef des travaux anatomiques de l'école d*Alfort, qui m'a utilement secondé dans plusieurs de mes reebcrches relatives à l'encéphale des chevaux.
(a) Far une suite de recherches faites dans un excellent esprit d'investi^ilion^ M. Lafargue, après avoir comparé entre eux un grand nombre de ctftnas d'anioiâiix^ est arrivée cette conclusion, savoir: que la forme des crânes, dans le règne animal, est liée à des conditions do station et i des conditions àù nasiication, et que , contrairement i l'opinion det phrénologîsies , eUn H'ta pas en rapport avec l'iiilclligeuce. V. Applications de ta doctrine phrénologi'^ que on des localisations des facultés intellectuelles et morales , mu moyen de l'anatomie compan'cf dans les ^rcluf^es de médecine ^ annve i83â, 3* et non» vpIIp série, I. i H t. cr,
434 RAPrOAT DU OIAHiVJLB TUI.98YUL8B AtJ DIAMiT&E
ses prédécesseurs. Gall ei Sparabeîm, loia de se montrer parlisans de cette méthode d^observer qui apprécie en milU^ mitres la valeur des mots j»/ii# grmnd, phu peêU, e^oêênvt^ ment deD0lappé,ei qui place dans la science une série d'ob^ servations que l'enthousiasme ou la crédulité ne peuvent détruire, l'ont attaquée chaque fois qu'ils en ont trouvé Toccasion. Ils pressentaient sans doute, qu'avec une pareille méthode , leur système ne durerait pas long - temps , et ne pouvant donner de bonnes raisons pour la combattre, ils ont pris en pitié ceux qui la défendaient» M. Vimont les a imités et , en cela , il s'est montré plus soigneux de l'avenir de la^^phrénolo^e que bon logicien, a Quelques moyens mécaniques , dit-il , ont été employés en Ecosse et dernièrement à Paris, pour apprécier avec autant d'exactitude qu'il est possible, les variétés de développement des di- Veri^es régions du cr≠ on pressent que je veux parler du cràniomètre dont Tusage ne peut être de quelque utilité qu'attl personnes complètement étrangères aux applications crànloscoptqués, ou àêêez niai organisées pour ne pouvoir s^y Uvrer, Je plains celles qui sont obligées de recourir à de pareUe instrumens. Un simple fil que Ton applique au besoin sur un piéd-de-roi, suffira pour apprécier la hauteur, la circonférence et les diverses étendues d'un organe à l'autre, ou de jçutlecr&ne. i)(l)
Malgré cette sorte d'anathème lancé contre ceux qui por^ tiMt dms Vénide des éimensions de la tête, toute l'exactitude désirable, et sans crainte pour la qualification de malorgoc" wM Wà les phrénologistes ont l'habitude d'adresser à ceux qutii'adopteiit pas leurs opinions, j'ai mesuré le cerveau d'u aussi grand nombre de mammifères que cela m'a été possible.
(i) 6p, cit,y t. If, p. f3i.
Parmi les animaux coin|Mis daps le 4^bleaa qui ault, Tëléphant est Id «eul âomt je n'aie pu mesurer le cerveau (j'ai dit que le lobe cérébral de réléphant des Indes , dont je donne la figure, était trop déformé pour avoir conservé ses dimensions); mais j'ai mesuré les diamètres de la cavité du crâne, ce qui m'a conduit au même résultat.
Oiaiaèlrw aDi.-pott. inniT.
Ii»dliai. Irann au diam. aiii.-|KMt.
Chien
Coati brun mâle . .
FapîoD
Cailitriclie. . . .
Papion mâle . . .
Loutre femelit. . .
Jioove • • « • «
Piipion
Martre femtUe. . • Qnanderou. . . .
Pceari-tajasKm . .
i4>ute
Lapk mâle de quioie jours I*apiDe aduHt. • • Macaque ....
Aoe . • • • a « Ma mâle « . . .
Houuette • . 4 .
Mandrill femelle « .
Pore femellode huit moîa Mouton . . . « .
Oun blanc mâle . .
iHirt mâle d^uu jo v . Malbrouc * ...
ftoarî . < . « .
BftMnl femdie à$ aiz iiioi« (Irèf méchant) • .
Ckeral
Bceof
Lapin femaUe de i5 jours r*hèYre naine , . .
5o 9ft
aa
/^36 BAPPOAT 00 BIAMÈTBB TBAlfSVEBSE AU DtAlliTAB
Grand mandrill .... 84 72 1^16
Makivari 44 S8 1,16
Renard femelle de six mois
(timide) 67 49 1,10
Kanguroo femelle . ... 61 44 1,10
PanCbère m&le. .... 77 00 1,10
Loup mâle 74 04 1,16
Chèvre 74 06 1,14
Gazelle mâle . ; . . : 04 60 1,14
Cougouar 77 07 1,14
Lion du Cap 01 81 1,10
Hyène 78 09 1,13
Ocelot 68 61 1,10
Loutre 60 60 1,12
Chien 67 62 1,09
Loup; . . . . s . . 67 62 1,09
Jument 111 101 1,09
Blaireau 68 49 1,08
Ours féroce mâle . . . • 98 91 1,07
MoiifQon de Corse. ... 72 07 1,07
Chamois femelle .... 73 07 1,07
Sanglier 08 04 1,00
Chien (féroce) 06 02 1,05
Lionne 78 76 1,04
Agouti 34 33 1,03
Phoque. ...... 80 78 1,02
Kanguroo femelU (géant) . 61 60 1,02
Addax 80 78 1,01
Kanguroo géant . . • . 60 60 1
Id. .... 60 60 1
Cochon-dinde .... 21 21 1
Castor • . 41 41 1
Aï 20 27 0,97
Phascolome 40 41 0,97
Lapin de quatre jours . . 19 20 0,96
Id. . . 19 20 0,96
Castor mâle 44 47 0,93
Cam-paca 40 43 0,93
Blonuolte 28 80 0,93
Ratfemella 15 10 0,93
Uaimâle 16 10 0,98
AIlTSRO'POSTXmiKUA
Pilote
Baleine. ....
Taupe
Id,
Chauve-souris maie .
M femelle
A/. id.
Eléphant (1) . . .
Poie-épic ....
Marsouin (fœlus) . .
Id commun mâle Eléphant d'Afrique (2)
Id, id.
Marsouin femelle . .
Moyenne . . .
DU CBAVRAU.
Les cerveaux les plus allougés sont en tête du tableau, et les plus élargis à la fin. Au milieu de la confusion que présente ce tableau, ci se trouvent à côté les uns des autres des animaux très différons par leurs instincts et leui*s mœurs, on voit cependant qu'il s'y montre, pour plusieurs espèces, une tendance bien marquée. Ainsi tous les singes sont compris dans le premier tiers du tableau, et presque tous les rongeurs dans le dernier. Les rongeurs feraient donc la transition entre les oiseaux et les mammifères les plus élevés; la plupart d'entre eux sont même, sous ce rapport, moins bien partagés qu'un grand nombre d'oiseaux. Les chauve-souris sont encore an**dessous des rongeurs.
Mais le marsouin et l'éléphant viennent après la chauvesouris; le phoque et la baleine sont au même rang que les rongeurs, et deux lapins sont placés entre une louve et un singe macaque. Un loup et une jument sont au même degré, ainsi qu'un cougouar et une gazelle.
a) D'après P. Camper.
(2) Celui qnî a été étudié par PeiTault et dont j'ai mesuré la ca%ilé cràiitcone.
At8 RAPPORT OU DiJLUÉtBt TftANSVBRSB AU DIAMÈTRE
Ici la longueur nelaiive du cerveau n'Indique pas, comme chez les oiseaux, que cet organe recouvre plus ou moins les tubercules quadrijumeaux et le cervelet; il y a des cerveaux très allongés qui recouvrent peu le cervelet, celai des ruminaos et des pachydermes se trouve dans ce cas; il y en a d*autres qui sont larges et courts et qui, en grande partie, reposent sur le cervelet, c'est ce qui a eu lieu cheE la loutre, le phoque, la baleine, le marsouin.
Le rapport du diamètre transverse au diamètre antéro-postérieur, a donc moins de valeur chez les mammifères que chez les oiseaux, ce qui tient sans doute à la grande variété de forme du cerveau des mammifères, qui semblerait n'être pas construit diaprés un plan unique , comme celui des oiseaux.
Le plus grand diamètre u*ansverse du cerveau corregpond toujours à la moitié postérieure de cet organe; il est généralement moins long que le diamètre antéro-postérieur. Si je n'avais eu le soin de prendre les dimensions du cerveau de l'éléphant, du marsouin, de la baleine et du phoque, j'aurais été porté à conclure que l'un des caractères propres aux mammifères dépourvus de circonvolutions, c^est d'avoir le cerveau plus développé en largeur qu'en longueur, et en cela je me serais trompé faute d'un nombre suffisant et d'unie, variété assez grande d'observations. Si je m'eu étais rapporté aux mesures que Perrault a données du cerveau de l'éléphaiit, et qui ont été reproduites par M* Garus et par d'autres anatom istes, j'aurais regardé ce cerveau comwe le plus développé en longueur de tous ceux des mammifères^ car Perrault dit que le cerveau de l'éléphant qu'il a disséqué avait huit pouces de long sur six de large, ce qui établirait un rapport de 1 à 1,35 entre 1q diamètre transverse et le diamètre antéro-postérieur de cet orgaoe» oiaî^ oe que l'on a p^s compris, c'est que
AUTÉBO-PÛlTi&lBtJft DU CBBWAU. Q9#
Perrault n'aviit metnré qu'an muI iobei et n'atult par conséquent donné que la moitié de la largeur du cenreaik. La nlem furation du crftne de Téléphant d'Afrique que Perrault a dia«- •équé, et celle d'un autre éléphant qui a?ait des dimensions analoguea n'a empêché de partager oette erreuh
La largeur de la partie antérieure 6u fk^ontale do œrvean est surjette à de plus grandes variaiions que celle de la partie postérieure de cet organe^ mince, effilée cbei le lapin, le lièvre, le loup» le chieui etc.) elle s'élargit chea lee àieutons, et devient circulaire chea le castor, le phoque, le marsouli. Chea l'éléphant, presque toute la masse cérébrale est en arrière et sur les côtési chea le pore-épic, le oaitor, cette masse est presque aussi volumineuse en avant qu'en arrière.
Faute de s'entendre sur ce que l'on doit appeler partie an"térieure du cerveau, les phrénologistes dut commis une sfan gulière méprise. Us ont vu que le front des animaux fuit en arrière au point de s'abaisser presque au niveau des os propres du net, et ils ont conclu de cet abaissement à la disparition de la partie antérieure du cerveau^ sans considérer qve^ohee les animaux, la cavité crtoienne n'est pas au^doisws, «ttis bien en arrière dea orbites* ce qui place le cerveau m arrière de la face et non au-dessus (i). Pour déterminer le vetame relatif de la partie antérieure du cerveau chez les animaux, il fout uon pas considérer la saillie du cerveau au-dessus des 08 de la face, mais comparer le$ cerveaux entre eux, les circonvolutions enure elles, et choisir dans le cerveau luirwAina, nu point fixe qui serve de départ pour diviser chaque lobe, en partie antérieure et en partie postérieure.
(i) J*ai déjà fait ccUé okjectÎAU aiit pbrf nologîsles dans un mémoire (ttiUlil en 1 8 35 (G€Mette méjieale, p» i'**), et M. Bomvier Ta reproduite Hi HDg, ^nt un Mémoire sur la forme générale du Mne dans tes rapports ttwc te di-* Hléppemeiti de fintelH^nce, imprimé dans les Mictins de l* académie tefàh de médecine^ pour raonce » 839.
AiO P4«T1B AUTÉUSDAB BT VAATIB
Si l'on compare la parité aatérieore du cerveau du chien* du loup, du renard) avec la même partie du cerveau du mouton, du daim, du bœuf, du cheval, ou voit que l'avantage est tout du côté de ces derniers. Le Cait est si évident, qu'il n'est besoin d'aucune mensuration pour s'en assurer, un simple oonp^'œil suffit. La partie antérieure du cerveau, dans la IhmiUe des moutons, a beaucoup plus de largeur que dans la bmille des renards; elle a également plus de longueur.
Ails de mesurer cette longueur avec exactitude, j'ai choisi pour point de départ une partie du cerveau qui est la même ^ez tous les mammifères et chez Thomme; ce point trouvé, j'ai mesuré également la partie postérieure, afin d'établir la dimension comparative de ces deux parties. Le point de départ dont je veux parler est le corps calleux : tout ce qui est en avant, je l'appelle partie antérieure; tout ce qui est en ar^ rière, je l'appelle partie postérieure. Or, voici quelle est, chez un certain nombre de mammifères, la longueur comparée du corps calleux et des parties antérieure et postérieure du cerveau, le diamètre antéro-postérieur de cet organe étant pris pom* unité. Les animaux portés dans le tableau suivant sont rangés d*après la longueur relative de la partie antérieure du cerveau.
KtrpOKT
lApin adulte . .
Diau.
m%kn-
pMlCTa
dUJ.
Corps Partie Partie eaU. anlér. poalér.
dncarr. ducert niU. mill. milL
du eorps ealleus
> an dJaiHftt» i
de la çariie
antincore
miéro-poaicr.
de la parti*
tioalèrieare
du cerveau.
là 3,18
Obèm ....
Chien ....
Lootra ....
I^pîil
Kangiiroo . • .
Cavù-pacB . . •
loup
Moutofn . t • •
fi,26
fi,71
P06TéAl£UBB DU CBEVfiAV. &&1
Ont blanc .... 110 48 28 34 2,3
Chanieau 128 63 31 44 2,41
Lapin de qoiiue jours. 29 11 7 11 2,65
Mouton 73 40 17 16 1,82
dial 43 20 10 13 2,15
Heoard 48 24 11 13 2
Ouanderott .... 66 28 15 23 2,35
Âne 102 50 23 20 2,04
Eléphant 222 98 47 77 2,27
lion 76 37 16 23 2,06
Uacaque. .... 66 30 13 23 2,02
Pttpioii 82 35 16 31 2,34
Mandrill 84 36 16 82 2,88
Phoque 80 34 14 32 S, 06
Marsouin .... 92 31 16 45 2,97
Maki-vari .... 44 22 9 13 3
Moyenne des rapports 2^26
Les mammifères auxquels il est départi uiie plus plus longue masse cérébrale antérieure, sont tous ceux qui se trouvent inscrits au-dessus de la moyenne (4,35), les autres se trouvent inscrits au-dessous. Les premiers sont :
Le lapin. Le loup.
La chèvre. Le mouton.
Le chien. l/ours blanc. #
La loutre. Le chameau.
Le kanguroo. Le mouton.
Lecavia-paca. E( le chat.
Les autres sont : ^
Le renard. Le lion.
L'âne. Le phoque.
L^éléphant. Le marsouin.
Les singes. Le maki.
Le développement de la partie antérieure du cerveau et le volume des circonvolutions qui s'y rencontrent chez le mou^
MS PAH^TIE ABTÉmiXVAB MX V4BTIE
ton, le cheval, le bœuf, et tous les autres animaux placés dans le même groupe, est très considérable, si on le compare au développement de la partie correspondante chez le cbieui le renard, Téléphant, et surtout chez les singes. Voyez la coupe du cerveau des uns et des autres, et vous trouverez qu'au-dessus et en avant du corps calleux, la masse cérébrale s'arrondit et s'élève chez ,les premiers, tandis que la disposition contraire a lien chez les derniers.
Le développement de la masse cérébrale, en arrière du corps calleux, range les animaui^ portés au tableau qui pré*cède dans Tordre que voici :
Marsoiùn. loutre.
Kafiguroo. Oors blanc.
Phoque. Lion.
Leup. Chat
Mandrill. Bftaki.
Papion. Chien.
Lapiu. Renard.
Macaque. Ane^
Ooanderou. Chèvre.
Eléphant. Cavia-paoa*
Lapin. Mouton^
» Chanieett. Mouton.
Lapin^
Ainsi le mouton, la chèvre, le cavia-paca, Tàne» ont cornparat^ment le cerveau moins développé en arrière que le chien et le renard, ceux-ci moins que le chat et le lion audessus desquels se trouvent Tours et la loutre. L'éléphant et tous les singes l'emportent sous le rapport dont il est ici question sur les précédons, et en tête de tous se trouve (e marsouin. Si le lapin, le kanguroo, le chameau ne se trouvaient pas compris dans la première colonne, on aérait porté à croire que le dëTcloppement en longueur de la masse cdré^
brale^ est d'autant pins considérable que les animaux sont plus élevés dans l'ordre intellectuel : nouvelle preuve de la nécessité de multiplier les observations avant de tirer des conclusions de celles que l'on a faites.
Le développement du cerveau, en hauteur, modifie Tordre que je viens d'établir; le cerveau s'élève ea avant chez les moutons, c'est le contraire qui a lieu chez les singes; le renard, le chien, le loup, le chat, le lion, tiennent le milieu entre ces animaux* Les dimensions des os du crâne et leurs rapports avec les circonvolutions cérébrales, sont parfaitement en rapport avec cette disposition. Qket le mouton, l'os frontal est très considérable, le pariétal est petit, l'occipital ne s'avance pas jusqu'au cerveau (pi. vu, fig. A); chez le singe, le frontal est comparativement m pariétal, beaucoup moins étendu que chez le mouton, et l'occipital vient recouvrir, comme cbe:^ Thomme, l'extrémité postérieure du lobe cérébral, à laquelle la phrénologie a donné pour siège l'amour . des enfans. M. Tfedemann avait déjà signalé cette opposition ainsi que Spix et M. Neumann. Les deux derniers y ont même trouvé la base d'un système en vertu duquel l'intelligence aurait son siège à la partie postérieure du cerveau; je signalerai plus loin les causes de Terreur dans laquelle ils sont tombés ù cet égard.
J'ai déterminé, pour an certain nombre dd mammifères, la hauteur et la largUeur du cervelet; la hauteur indique surtout le développement du lobe moyen ou ver du cervelet, tandis que le degré do largeur dépend surtoul du développement du lobe latéral.
iKaméire
du cf-nelet.
baut. lêr^j
fkaque, . •
P^frion mâle .
Martouin • •
BAFtOAT KXTAIK LA HAUTBV&
Loutre, • . •
Id. . . , ,
Martre fanelie. •
Cbat . • . .
SiDglier ; • ;
Loap (. . . •
Coati ....
Porc-épic . . .
Ocelot ....
Lion do Cap . .
Castor ... ;
Blaireau . . .
Oon féroce . .
Porc ....
Lionne. . '. ,
Marmotte • . .
Porc-épic • • .
Panthère . . ,
Cavia-paca. . .
Lapin ....
Oars btanc. . .
Cheval. . . .
Renne* . . •
Chamois . . .
Lapin • • . •
CougooanL . .
H^ène. • . .
Pécari ....
MottSIoii . . .
Kanguroo. . .
Maki ....
Taupe . . • •
Kaogaroo . . .
Agouti ....
Ane
Juanent. . . ,
lUnguroo . . .
Chien ....
Rat
ET LA LAIGBVB fitf ^ERVELBI^. ft45
Pécan • •
Lapin . • •
Gazelle. . .
Chèfte. • •
Addax . . .
Cochoii«d*Inde.
Ghauve-MMiris»
D'où il résulte qae la largeur moyenne du cervelet est à la hauteur de cet organe, comme 1 est à 0,5A.
Certains cervelets sont très aplatis , tandis que d'autres sont très élevés. L'élargissement de la partie moyenne est ordinairement en raison inverse de celui du lobe latéral. Ce dernier lobe est en eifet très large chez le phoque, chez les singes, le marsouin, la loutre et la martre, tandis qu'il est presque nul chez le cochon-d'Inde et la chauve-souris qui, sous ce rapport comme sous plusieurs autres, se rapprochent beaucoup des oiseaux.
Le lobe extérieur (les flocons) presque toujours très mince et allongé, surtout dans les rongeurs, donne au diamètre transverse du cervelet une étendue qui n'est pas en rapport avec la masse de cet organe, comparée à celle des autres mammifères. J'aurais voulu déterminer exactement le volume de chacun des lobes du cervelet, en mesurant ou en pesant chacun d'eux; mais cela n'est pas possible parce que les limites qui séparent ces lobes n'ont rien de régulier ni de tranché. C'est un fait bien positif que les lobes du cervelet diffèrent beaucoup, quant à leur volume, chez les diffërens mammifères, mais je ne saurais indiquer les limites de leurs variations.
La plupart des groupes ou familles, dont se compose la classe des mammifères, se distinguent encore par d'autres caractères tirés de la configuration et du volume des parties secondaires de l'encéphale. M» Tiedemann a établi que le
M6 C0KPAA4ISQK 9^8 GK&VRAVX
cerveau comparé à la moelU épiaièrei à U m^lle allongée, aux pyramides antérieures, au pont de varolç, aux tubercules quadrijumeaux, aux tubercules pisiformes, est plus volumineux chez les singes que chez. le phoque, le lion, le chat, le maki, le coati, le ratoui Tunau, FagouU, le porc-épic, le castor, etc.; le même anatomiste a également démontré que plus on descend dans la classe des mammifères, en prenant le singe pour le type de la perfection de cette classe, et plus la moelle allongée est volumineuse comparativement aux couches optiques et aux corps striés» organes qui appartiennent en propre au cerveau.
L'encéphale du singe est surtout remarquable par le développement relativement très grand de la partie postérieure du cerveau, Tabsence presque complète de dépressions sur le lobe postérieur de cet organe, et le défaut de sinuosités, d'ondulations de ces circonvolutions, par Tabsence des éminences mamillaires ou lobes ethmoîdaux, le développement d'une troisième cavité ou cavité ancyroïde dans les ventricules latéraux, le petit volume des tubercules quadrijumeaux, la saillie des éminences olivaires, et la largeur du pont de varole correspondant à l'étendue très considérable des lobes latéraux du cervelet.
Le cerveau des makis est formé d'après le même plan que celui des singes, mais il lui ressemble seulement comme une simple ébauche ressemble à un ouvrage achevé.
Je ne connais bien de l'encéphale de l'éléphant, qu'un lobe cérébral, et je n'ai vu de la moelle allongée de cet animal, et du cervelet , que des portions détachées. Plusieurs auteurs ont parlé de l'encéphale de l'éléphant; ce sont Blair (1), Stukeley, Perrault (2), Duvernoy (3) et Camper.
, (t) Méat, ojthe royal socwty^ etc., Toi. 5. p. 3o5. (a) Mémoires, etc., p. 5 a a.
(I) Mém,fl^VAh4id,«k6mnt'fétêNhmftt*lVymÈ!^ 17^9*
OSS «JJIKIFiaBt. 147
Blair n'en si dit que peu de chose, il a remarqué poori^int que les circouYolutioBS cérébrales avaient dans leur aspect géné^ rai de l'analogie avec celles de l'homme. Stukeley Ta vu également; les ventriculest le corps calleux, les corps cannelés, lui ont paru d'une grande perfection, et c'est à leur conformation délicate, dit P. Camper, que Stukeley attribue la supériorité d'intelligence qui élève si avantageusement |les éléphans au-dessus des autres quadrupèdes. D'après Pei^ rault, les couches optiques et les corps striés sont très gros, tandis que les tubercules quadry umeaux sont très petitst ces faits ont été vérifiés paf Camper quf s'est assuré de leur esuiotitude^ mais ce que dit Perrault de la position relative du cerveau et du cervelet, n'est pas exact. « Le cerveau, d'après Perrault, est couché sur le cervelet, p S'il en était ainsi^ le cerveau de l'éléphant serait supérieur à celui du singe, et même à celui de l'homme, car ce qui met le cerveau de l'homme au-dessus de celui de l'éléphant, ce n'est ni le nombre, ni l'étendue, ni la profondeur des circonvolutions, mais bien le prolongement de cet organe au-dessus et même audelà du cervelet.
Camper a rectifié cette erreur de Perrault, en disant que « le cervelet de l'éléphant n'est pas couché au-dessous du cerveau, comme dans l'homme, ces deux organes étant séparés l'un de l'autre par une cloison verticale qui divise la cavité du crâne en deux chambres, l'une antérieure et l'autre postérieure, de sorte que le poids du cerveau ne peut comprimer le cervelet. » Le même auteur dit qu^il y a une grande ressemblance entre les cavités du cerveau, du plexus choroïde, des piliers de la voûte, des troisième et quatrième ventricules, de la glande pinéale, des tubercules«quadryumeaux de l'éléphant, avec les parties correspondantes du cerveau de l'homme, et il signale l'ample cavité qui se trouve dans les
khi coMPAhAison i>si ciatiaux
corps mamiUaires ou lobes oiractift. Mais ces faits, exprimés d*une maDière générale, laissent beaucoup à désirer; par exemple nous restons dans Tincertitude sur l'existence de la cavité ancyroide ou cavité postérieure des ventricules latéraux, dont la présence coïncide chez Hiomoie et chez le singe avec le prolongement en arrière du lobe cérébral.
En somme, Tencéphaie de Féléphant, par les circonvoln* tions du lobe cérébral est an-dessus de celui du singe, par les tubercules quadrijumeaux, il lui est égal, mais par la forme générale du cerveau, la longueur de son diamètre transverse, la présence des éminences olfactives, la position du cervelet, il descend au niveau de celui des mammifères inférieurs.
L'encéphale du marsouin, du dauphin et celui de la baleine, sont remarquables par leur grande largeur; au premier aspect, celui de la baleine paratt aussi riche en circonvolutions que celui de Téléphant et celui de Thomme; mais, ainsi que je Tai fait remarquer, il manque des circonvolutions supérieures; les tubercules quadrijumeaux en sont, toute proportion gardée, plus considérables que ceux de Vhommej du singe et de Féléphant; le ver ou lobe moyen du cervelet en est très rétréci, tandis que les lobes latéraux ont un grand développement. Le pont de varole, dont retendue est toujours en rapport avec celle des lobes moyens du cervelet, est aussi complet que chez Thomme. La plus grande largeur du cerveau de la baleine que j'ai étudié est de 200 millimètres;.celle du cervelet est de 162; c'est, absolument parlant, beaucoup plus que Thomme dont le cervelet n'a guère plus de 100 millimètres de diamètre. Le pont de yarole de la baleine est de 39 millimètres, et sa largeur prise entre la racine de la cinquième paire d'un côté et celle du môme nerf du côté opposé, est do 56 millimètres. Les dîmonsions correspondant
tes chez l'homme, sont pour la première d'environ 25 millimètres, et pour la seconde, de 26 à 80; c'est donc et absolument et comparativement, une largeur beaucoup plus grande que chez Thomme.
Le pont de varole de la baleine m'a offert des fibres transvei'sales ayant trois différens degrés de courbure, en conformité parfaite avec celles que Rolande a décrites dans Fespèce humaine : contrairement à ce qui a eu lieu chez l'éléphant et la plupart des mammifères, on ne trouve pas de lobe olfactif chez le marsouin, te dauphin et la baleine.
Le développement en hauteur du cerveau du marsouin et du dauphin est extrêmement remarquable; comparativement au diamètre antéro-postérieur, il est plus considérable que le développement correspondant du singe, de l'éléphant, et de tous les autres mammifères.
L'encéphale du phoque est large, aplati; le pourtour en est presque circulaire. Comme il est le seul de sa famille, je n'ai pu le comparer qu'à ceux des familles voisines ; mais à voir le défaut de sinuosités de ses circonvolutions cérébrales , on serait tenté de le prendre pour un rudiment d'un encéphale plus considérable dont le perfectionnement consisterait k avoir un plus grand nombre de dépressions et d'ondulations; si cet encéphale ayant le type de celui du phoque existait, le phoque serait pour l'animal auquel il appartiendrait , ce que le renard est pour le chien , le cochon-tonquin pour le sanglier, le chevreuil pour le bœnf, le singe pour l'homme.
Les nerfs olfactifs du phoque sont très petits , moins rodimental res cependant que ceux des cétacés. Lever moyeu du cervelet a de très nombreuses sous-divisions ainsi que le troi* sième lobe; quant an lobe latéral, il est plus élargi que chez la plupart des mammifères, cependant sous ce rapport il est au-dessous de ceini du marsouin. Le pont de varole est large I. 29
UBê COMPAEAISOII VU CBIYBAUX
et ausai complet que celui des animaux précédens. Le volume des tubercules quadr^umeaux du phoque est moins considérable que celui des singes , ainsi que M. Tiedemann en a fait Tobservation.
Dans les dix premiers groupes ou familles de mammifères les nerfs olfactifs naissent comme celui de l'éléphant, par Tintei-médiaire du lobe olfactif; le pont de varole est plus étroit que chez le phoque, le marsouin et le singe; le cerveau se prolonge d'autant moins sur les tubercules quadrgu*meaux et sur le cervelet , que Ton descend davantage. Aion, chez le cochon, le mouton, le chat. Tours, la mangouste, le kanguroo, le phascolome , etc. les tubercules quadrijn* meaux sont entièrement recouverts; le cervelet Test lui-^mémei au moins en partie ; tandis que , dans les rongeurs , Tomilhorinque et la chauve-souris, le cervelet est à découvert, et que Ton aperçoit même chez quelques-uns de ces derniers animaux , la saillie des tubercules quadrijnmeaux au fond d*uji sillon qui sépare le cerveau du cervelet. L'unau et Taï ont le lobe moyen du cervelet un peu déprimé , tous les autres Tonc au contraire saillant, surtout les rongeurs, le kanguroo et les moutons. Ce lobe est moins en saillie chez le chat, le renard, le coati^ la loutre , que chez les moutons et les rongeurs*
On s'est moqué avec raison de la désignation d*éminenctft nmtes et lates^ donnée aux tubercules quadr^umeaux; si ToB pouvait donner une raison, non pour justifier, mais pour ex^ pliquer comment on a été conduit à faire usage de pareilles expressions, il faudrait ainsi quej'en ai déjà fait la remarque, ne pas s'en tenir à Taspect qu'ofiûrent les éminence$ dont j^ parlC) dans Tencéf^ale de Thomme. Il faudrait voir ce qu'elles sont chez les animaux et notamment dans la nombreuse famille des moutons. Là, les éminences anté^ rieiires, 7mteê^ sont larges, hémisphériques et réunies par
SI9 «AmufteBi. tu
une sorte de raphé, dont respect rappelle, en effeli k» nafes dans Tespèce hiunaine. Qiiani aux te$f0$f c*m trè9 gratuitement qu'on leur a donné ce nom.
Les nateê sont plus considérables dans les herbivores que dans les carnivores , leur aspect est grisâtre , tandis que celui
des iesies est constamment blanc.
A. Moelle Minière de$ nutmmi/erei.
La grande analogie qui existe entre la moelle épinière des mammifères et celle deThomme m'obligea remettre au second ^ volume de cet ouvrage , tout ce qui la concerne. C'est alors que J'examinerai en détail, la conformation de la moelle épinière, son volume relatif, l'origine des nerfs qu'elle fournity sa structure anatomique et sa structure microscopique.
RÉSUltÉ.
1. Dans l'encéphale des mammifères, le volume du cerveaa l'emporte de beaucoup sur celui du cervelet, et les tubercules quadri jumeaux ne sont plus que des parties acees^ soires de l'encéphale.
s. Le cerveau de la plupart des mammifères esc pourvu de cîreonvohicioiis.
S. Les mammifères qui manquent de circonvolutions cérébrales appartiennent tous aux ordres dont rorganisaiioii est le moins parfaite.
ft. Les circonvolutions cëlëbrales des mammifères sout tau^ joivs les mènes ehez le même animal.
0. On peut classer les mammifères d'après la similitude du leurs circonvolutions cérébrales.
9. Le classement établi d'après les circonvolutions difflbre en plusieurs points essentiels de celui qui a pour baie la
ftdâ COSPAmAItOM BU ciaYVAini
contbrmalion des organes de la préhensioa des alimens ; il rapproche des animaux semblables par leurs facultés, tandis qu'il éloigne les uns des autres des animaux à fiicultés diflerentes.
7. Les circonvolutions cérébrales ont plusieurs types bien tranchés, cependant on peut suivre les transitions d'un type i l'autre par des degrés intermédiaires.
8. Trois animaux, l'âéphant, le maki et le singe ont des circonvolutions dont les analogues ne se retrouvent que chex l'homme.
9. La présence et le développement des circonvolutions cérébrales ne sont pas en rapport direct avec le volume du cerveau; cependant il est généralement vrai de dire que les plus gros cerveaux ont les circonvolutions les plus nombreuses et surtout les plus ondulées.
10. Le renard, le loup, le chien , le chacal sont les animaux dont les circonvolutions cérébrales ont une grande simplicité.
11. Chez les chats, les circonvolutions sont en même nom^ bre que chez les précédens, mais elles se réunissent le unes aux autres en plusieurs points.
12. Chez l'ours, le coati, etc., elles se réunissent davantage et présentent de nombreuses différences dans les détaib*
13. Les herbivores mmUians solipèdes, ont des clrconpointions cérébrales moins simples et plus ondulées que les carnivores, et ressemblant assez pour l'aspect général , aux circonvolutions cérébrales de rhomme.
1/i. Les cochons et les ours , chacun dans un mode différent, ont un cerveau qui caractérise un état transitoire entre les carnivores et les herbivores.
15. Le cerveau du phoque se rapproche de celui des co« chons.
DES MAllMiriEKS. &5d
16. Gelai du dauphin, du marsouin et de la baleine, de celui des herbivores.
17. De tous les mammifères, Téléphant et la baleine ont les circonvolutions les plus volumineuse^ et les plus ondulées, mais r éléphant est au-dessus de la baleine par les circonvo^ lutions qui lui sont communes avec le singe et même avec
rhomme.
18. Les parties intérieures du cerveau et celles qui se trouvent à la base de cet organe , ont une grande ressemblance chez tous les mammifères quant à leur nombre et quant à leur forme ; les différences les plus notables qui s'y trouvent portent principalement sur le volume.
19. Le cerveau recouvre les tubercules quadrijumeaux chez tous les mammifères; il recouvre au moins en partie le cervelet chez la plupart d*entre eux; et il le recouvre en totalité chez quelque9*uns.
20. Le cervelet des mammifères a un lobe latéral qui n^existe pas chez les oiseaux et qui est très considérable chez le marsouin, le phoque et le singe.
21. Le plus petit nombre des lamelles du ver moyen que j'aie pu compter est de 9 , et le plus considérable, de 178.
22. La moyenne du poids de l'encéphale comparé au poids du corps, chez les mammifères est comme 1 est à 186 ; les deux extrêmes, comme 1 à 22 et comme 1 à 860.
23. Les singes, les rongeurs et' les Jeunes animaux appartenant à d'autres familles de mammifères sont ceux qui ont l'encéphale le plus considérable, relativement au poids du corps.
2&. Le cervelet est au cerveau dans le rapport moyen de la 5, 91.
25. Il n'est pas vrai de dire que la castration diminue le volume du cervelet.
Uk FACULTÉS