‹ Anatomie comparée du système nerveuxChapitre 15 sur 74 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

DESCRIPTION DBS GANGLlOIfS SURAJOUTÉS A l'aXB.

Le cervelet est une masse à surface grisâtre» surajoutée à Taxe aurdessus du quatrième ventricule. Ses moyens d'adhérence à Taxe sont» de chaque côté : 1* le corps restiforme» qui reçoit, en conséquence, le nom de pédoncule inférieur du cer^ velet; 2» la protubérance annulaire dont les extrémités composent le pédoncule latéral ou pédoncule moyen ; y le procès^sus cerebelli ad iesies, qui forme le pédoncule supérieur. Telle est la composition des racines du cervelet.

Vue dans son ensemble, la masse du cervelet dans Thomme a la forme d'un cœur. La face postérieure ou supérieure du cœur est convexe; l'antérieure ou Tinférieure est concave, celle-ci présente une fosse médiane aux deux côtés de laquelle on voit deux grandes ouvertures. Ces ouvertures sont des passages , par lesquels les troncs des racines du cervelet pénètrent dans sa masse.

La pointe du cœur est dirigée en avant, cette pointe est tronquée par une section courbe, et présente une échancrure qu'on nomme Véchancrure seminulaire.

Les lobes du cœur sont situés en arrière et font dans Y homme ^ dans les orangs^ les troglodytes et les éléphants ^ une grande saillie à la face inférieure du cervelet. La grande échancruredu cœur ou plutôt la vallée médiane qui sépare ses lobes se prolonge donc à la face inférieure et communique, par l'intermédiaire d'une gouttière profonde, avec la fosse médiane ; on lui a donné le nom d' échancrure marsupiale. La fosse médiane intermé*

DU CEBVELET. 89

diaire, aux deux échancrures, est ce que Reil a appelé la vallée ou la seiisure longitudinale. — Une scissure horizontale^ étendue à la face supérieure du cervelet entre les deux pédoncules moyens^ distingue deux régions dans le cœur. L'une, antérieure^ comprend la pointe di| cœur, et une partie de sa masse ; rautre, postérieure, répond aux lobes du cœur. Cette scissure, très-large à ses extrémités, a pour fond les pédoncules moyens du cerTelet.

On donne aux parties latérales du cœur le nom d'hémisphères du cervelet. Les parties médianes ont reçu des noms divers. Ainsi , la face dorsale du cervelet présente une arête médiane, plus ou moins saillante, qui est le monticule , dans lequel on distingue le culmen et le déclive ; le monticule se prolonge dans le fond de Téchancrure marsupiale et de la vallée qui lui fait suite, sous la forme d'une colline intermédiaire, qui est le vermis médian. Sur les côtés du cervelet , dans les extrémités élargies de la scissure horizontale, sont des lobules accessoires très-simples dans l'homme, très-compliqués dans les animaux, et qui, désignés, par les anthropotomistes, 80QS le nom de touffesei delobules occ^^sotre^, seront pour nous des vermis latéraux.

La surface entière du cervelet est divisée par des sillons dont le sens est en général transversal , eu égard à la direction des parties. Ces sillons, très-rapprochés, séparent des feuilles; un groape iefeuilleSy porté sur une lame commune, forme un /obulcy un groupe de lobules est un lobe, 11 y a plusieurs manières de décrire ces lobes, nous préférerons la suivante qui diffère, il est vrai^ de la plupart de celles qu'on a proposées, mais qui a un avantage évident sur toutes les autres, celui de se prêter mieux aux besoins de la comparaison en anatomie zoologique.

Nous distinguons, dans la masse générale du cervelet, trois masses secondaires, savoir ;

90 DKSGBIPTlOIff DES GAJTGLIOHS SUBUOUTBS À L^ÀXB.

lo Une masse médiane dilatée en avant, très^rétrécie en arrière et dont la figure rappelle grossièrement celle des poissons du genre des Raies. Cette niassp, en conséquence, a un corps e|; une queue. M corps ser^ pour pou^ le c(^$ d^ cerveki mé^ diatif la queue, repliée sous la face inlérieui^ du cervelet, e^^ le vermis du cervelet médian.

29 Deuip masses latérales. Ces masses , cpinprises daos lei deux angles que le corps du cervelet médian forme 4 ^hx^ie ^ à gauche avec ^ion vermis, sont les eerveleU latéra^w.

Chaque cervelet latéral a un corps et une queue. Le corpg est une ipasse pypforme, dont la basQ répond aux deux lobes du cœur* La queue est le pendis latérqf ; elle se replie sur les côtés du cervelet, et forme en c^ li^u dps lobules accessoires, pour se faire une idée juste de ces choses, î| ne faut point commencer par l'étude de rhomme, fnals r^ponter ep passant par les quadrumanes, la série des mammifères.

Les trois masses, dont nous venoqs de parler* sont subdivisées en plusieurs lobes plus ou moins compliqués. Nous conserverons à ces lobes les noms qui leur opt été imposés par Reil.

A. — Le corps du cervelet antérieur comprend & partir de sa pointe et du fond de Téchancrure seminulaîre :

lo La lingule, groupe de lamelles sesfîles, qui se prolongent en étages superposés si|r la valvule de Vieussens;

2» Le lobule central compris dans Téchancrure semilunaire ;

Z"" Le lobe antéro-supérieur 4e Reil , que composent trois groupes de lobules transverses.

Le vermis du cervelet médian présente également plusieurs divisions ou lobules, qui se succèdent de haut en bas et d'ar^ rière en avant , jusqu'au bord postérieur 4e la fosse cérébel* leusç. Ces lobules sont :

10 La lame transversale supérieure;

î« Les lames transversales inférieures ;

DU GSRYBLSX, Q|

S"" 141 pyramide ;

4^ La luette;

Sp le ^od^Ie qui temmue, i^ U ftce inC^peiire du cervele!, 1» gneue 4» yep»iaf flPi|âdi«i»

B. — Le corps de chaque cenrelel latéral oompread, à son toittv pluaiepra étages ou lobes superposés. Ces lobes, seiublablas k des disques plus ou moins épais, ue sont point disposés selon un axe recliligiie. Cet axe suit la direction d'une comité qui, daps les singes et surtout dans Thomme, se rapproche du vennis médiap pour s*en éloigner de nouveau de manière à figurer un S irrégulier. Il en résulte que ces disques, horizon* taux d'abord, changent peu à peu de direction, et devieunent presque verticaux dans le voisinage du yermis , pour revenir ensuite à la direction horizontale. Ces disques, ou pour mieux diiQ C0S étages, sont bien distincts* Us opt reçu des noms divers que nous ne changerons pas, on distingue ;

jo {^ lobes poêtéro suf^rieun ou $eminutaires. Ces l(d)es, t(«$ épais, surtout i leur extrépûté externe, sont attachés au corps du ceprele^ par une base très-mince. Cette disposition est sujrtout bien appar^to d^ps les singes de Tancien continent. }ls porraspopdept k la faiM tra^werstUe supérieure du vennis médian.

S^ Les lobes poêtéro inférieiêr$; Us sont fort épais, et répondent aux Umelks transvenales inférieures du vennis médian»

3» Les loies grêles don( la direction est oblique*

i9 Les lobes digastriques ainsi nommés, parce qu'ils sont formés de deux lobules distincts; leur direction est presque vertieale. Les lobes grêles et les Mes digastrigues sont en con* nexion avec la pyramide.

6o Les amygdales^ sorte de lobes arrondis ou plutét ellipsoïdes, dont les lamelles sont presque horizoatalement dirigées d'avant an airière» Elles répondent k la luette, ^^ ,.% i

n BSSCBIPTION DES GANGLIONS SUAAJOUTÉB A I.'a1S.

Chacun de ces groupes comprend plusieurs groupes secondaires très-variables, dans chacun desquels on distingue plusieurs feuilles diversement inclinées. On a essayé de décrire ces détails, de les compter, mais on y a perdu son temps; nous expliquerons ailleurs pourquoi.

Les wnygdqUê sont disposées de telle sorte à la face infé* rieure des cervelets latéraux, qu'elles embrassent le bulbe ra* chidien sur lequel leur surface se moule. De là le nom de lobules du bulbe rackidieiik que leur a donné M. Cruveilher.

Il est difficile de se faire une idée bien nette de ces choses d'après une description verbale. Mais cette description deviendra claire avec le secours des figures.

Du vermU do eerrelet !at6ral.

Le vermis du cervelet latéral ne peut être bien compris dans YAomtne que d'après l'étude du cervelet des singes. Dans ces animaux, il est formé de deux lobules juxtaposés et appliqués au devant du cervelet latéral sur les côtés du pédoncule cér^ belleux moyen. Ces lobules semblables aux tronçons d'un ver^ sont composés d'un certain nombre d'anneaux qui semblent laire suite à la série des lames du cervelet latéral, le compte douze anneaux dans un callitriche, seize dans un papian. Ce mvaabre est d'ailleurs trës^variable. JDans les macaques et les guenons les deux lobules sont à peu près équivalents, mais dans les papians^ le premier lobule, je veux dire celui qui touche au corps du cervelet latéraU l'emporte sur le second. Cette prédominance bien apparente dans les cynocéphales^ l'est davantage encore dans les singes américains, et en particulier dans eeux du genre Ateles.

Le premier lobule est remarquable par upe particularité singulière. De l'interstice qui sépare l'un de l'autre ses deux aniieaux supérieurs se détache une lame saillante en dehors.

BU CSBTBLXT* ' 98

qui porte à sa face supérieure un certain nombre ée feuilles et forme un petit lotrale actessoire. Ce petit lobule, qu'on retrouve dans les eanuusierêf leç rongeurs et les marsupiaux, est logé dans une fossette spéciale du rocher, qui est circonscrite par le canal demi circulaire supérieur du labyrinthe osseux de Foreille (1). Je lui donne en raison de ce rapport le nom * de lobule auriculaire.

Le lobule auriculaire, assez réduit dans les singes de Tan* cien continent, arrive dans les singes américains, et particulièrement dans les Ateles, à d'assez grandes proportions. Il est remarquable que les feuilles qui le composent soient exclusif vement distribuées sur la face supérieure de sA lame basilaire ; nous l'avons trouvé très-grand et fort saillant dans leSof, dans le Callithrix moloch , dans le Pinehe et dans les Ouistitis. Il parait donc exister dans tous les singes infâieurs, mais il manque dans quelques singes élevés tels que VOrang de Bom^ et celui de Sumatra^ le Chimpanzép et probablement aussi le Gorille^ si j*en juge par Tabsence de la fossette dont nous avoua parlé.

Si le premier lobule du vermis latéral est remarquable par ce lobule accessoire, le deuxième lobule est caractérisé par la relation qu'une lame nerveuse transversale établit entre lui «t la luette du vermis médian. Une lamelle semblable existe des deux côtés de la luette. Il en résulte un voile transversal tendu horizontalement d'un vermis latéral à l'autre et adhérent sur le milieu du vermis inférieur. Ce voile transversal, adhérent à une saillie médiane, a rappelé l'idée du voile du palais. Dès lors cette saillie médiane est devenue une luette^ et les lobules auxquels elle touche ont reçu le nom d'amygdales. Au delà de la luette, le nodule termine à la face inférieure du cervelet

(1) Cette ftNMette est bien appeiente nir le rocher dei e&ûuiti non? eao-Dét.

le Term» médian. Entre ce vermis et la Ungule est une fosse profonde divisée en trois compartiinents l'on médian, et deax latéraux. Ces compartiments sont revétns |)ar ta meiiibrane propre da tentricule qni se continue en avant avec la val^ tmle de Vieussens^ et tapisse Ifl face antérieure du voile transverse qu'on désigne aussi sous le nom de ^Ivûle dû quatrième ventricule.

Dans Vhomme le verads Ifttéral est singulièrement réduit. Son premier lobule, désigné sodd lé itont de lobule a<5ce8soire, est globuleux et n'a point &9ppeiid{ve auriàulaire. Un petit lobule ellipsoïde connu sous le nom de touffe ou de lobule du nerf pneumoga^rique représente le deuidème lobule du vermis des singes. Ses relations avec la luette, par Fintermédiaire du voile transversal, rendent cette sigtiiâcation ceftéiiie.

La toufie existe dans VOrang et dans le Chimpanzé. Mais il t£y a dans ces singes supérienrs aucune trace du premier lobule et à plus forte ralscm du Mbule auriculaire. Ces parties atteignent dans les camassierSy dans les ruminants^ dans la plupart des pachydermes, et dans les rongeurs, à une complication extraordinaire. Toutefôiâ le vermis latéral manque absolument dans les Éléphants, aussi bien celui de VIndè que èelui à' Afrique. Ainsi dftns les réalisations les plus élevées do type des mammifàres, on voit singulièrement décroître l'importance du vemris latéral.

Telles sont les divisions principales du cervelet dans TAomme et dans les singes^ el nous ajouterons encore dans tous les animaiix mammifères^ car les dispositions triques de cet appareil varient beaucoup moins qu^ celles du cerveau propre^ ment dit. Mais si les grandes divisions persistent, leurs proportions réciproques offrent beaucoup de variations. L'étude comparée de ces variations dans la série des mammifères aune grande utilité en tant qu'dle permet d'apprécier empirique-

DU CEBTSLBT. 95

ment Timportance relative des parties. Dans Tiiomme» d*une manière générale, on voit les corps des cervelets remporter sur leurs vermis qui soht réduits au minimum. D*ailleurs le corps des cervelets latéraux prédomine sur celui du cervelet médian.

Dans les singes la prédominance passe peu à peu aii corps du cervelet médian, et la grandeur relative des vèrmis s*accrotl de |>lùs en plus. Ces propositioïis ëont justifiées par Texâmen de la plupart des animaux mammifères. Dans les earnasBiersy dans les rutniridntiy dans la phip^rl des paiihydermesy le corps du cervelet médian est fort réduit, mais celui du cervelet latéral est pour ainsi dire anéanti. En revanche, le termU médian et les vermis latéraux se développent au point de former des replis d'une complication singulière. Ainsi dans les genres Canis et FeliSy le vermis médian offre des oiidulalions marquées, mai^ les vermis Idtéramt, ne peuvent être comparés qu'à un vef replié plusieurs fois ^ùr lui-même. On observe dans les ruminants des faits analogues. L'étude des particularités que le cervelet présente dans la série des mammifères serait d'un haut intérêt pouf la zoologie.

Dans les rongeurs^ les replis des vermis disparaissent, et il en est de même dans les marsupiaux. Hais, chez ces animaiix, la réduction générale de l'encéphale c^t telle, qu'elle porte même sur les vermis. D'ailleurs , les propositions que nous a^itë énoncées demeurent les mêmes dans leur généralité.

Le corps du cervelet médian est souvent moins large et moins développé que son vermis i comme cela a lieu dam YHypsiprymnus murinus^ enfin, les parties latérales s'atrophient eh masse» ou laissent prédominer les vermis latéraux et, en particulier, leurs lobules aurieulaireê. La réduction la plus grande est, d'ailleurs, observée dans les marsupiaux comme on pouvait s'y attendre à priori.

06 DlSSCAlPTIOM DBS GAKûLIONS SUfiAJOUTBS A l'aXG*

On peut résuoier ces propositions en quelques mots* Le corps des cervelets est toujours en raison inverse de leuis vermis. Les vermis sont, en général, en raison directe les uns des

autres.

Ces propositions donnent lieu à des observations nouvelles,

savoir :

lo Que les parties médianes du cervelet antérieur et le système entier des vermis sont en raison directe du volume de la moelle et du bulbe ;

2"* Que le volume des expansions latérales du corps du cervelet antérieur est en rapport avec le volume des plans pr<h fonds de la protubérance annulaire;

3** Que le volume du corps des cervelets latéraux est en raison directe du volume des plans superficiels de la protubérance.

Nous nous bornons à énoncer ici ces propositions générales que nous expliquerons plus tard à Taide des raisons fournies par rétude de la structure (1).

Do nombre et de la dispoeltlon des feailles du cervelet dans ses

différents lobes.

On a beaucoup écrit sur les feuilles du cervelet. Malacarne a eu la prétention de les compter, il les trouvées plus nombreuses dans les hommes intelligents que dans les idiots. Il faul qu'il ait examiné des cas d* idiotie congéniale, résultat d'une atrophie originelle, car il est certain que, sans sortir de la catégorie des cas normaux, ces feuilles sont beaucoup moins nombreuses dans le fœtus que dans Tenfant nouveau-né , et dans celui-ci que dans l'adulte, elles se multiplient donc jusqu'à un certain âge, et si une cause quelconque borne le développement de l'encéphale et arrête ce mouvement ascensionnel,

(I) Cf. BuUetim de la SœUU phihmmhique, séance da 19 mai 1856, p. 36.

DU CEHVSLXT. 97

le cervelet dans ces résultats anormaux d*une germination avortée, aura une masse moindre et des divisions moins compliquées, car le cervelet est un organe de Tétat adulte; il s'accroit avec la puissance musculaire , et comme le summum de son accroissement répond à cette époque de la vie oà l'activité génitale domine, on a pu croire, avec quelque raison, qu'il était le moteur central des facultés génératrices. Mais peut-être s'agit-il d'une simple coïncidence. * Les feuilles sont très-nombreuses dans VHommey beaucoup moins dans YOrang^ dans le Chimpanzé^ dans les premiers 5apqjous^ inBntment moins dans les autres singes. Les Ouistitis^ sont, à cet égard, les derniers de tous; ce qui ne tient pas uniquement à la réduction delà taille, comme on pourrait le croire au premier abord, puisqu'il il y a plus de feuilles dans les AtèUs que dans les plus grai^ds Cynocéphales. Ces choses n'ont aucune relation réelle avec la taille, elles expriment les différences intrinsèques des harmonies organiques.

On peut parler d'une manière générale du nombre et de la complication des plis, mais c'est folie de vouloir mettre quelque précision dans de pareils calculs. J'y ai perdu beaucoup de temps, et j^aurais pu dresser des tableaux comparatifs, dont on ne se fût certes pas avisé de vérifier l'exactitude ; mais j'aime mieux avouer que la chose iti'a paru impossible, ce qu'on pourra aisément concevoir; en effet, les feuilles pouvant avoir une direction oblique, eu égard à celles des lobes, la même feuille peut passer d'an lobe sur un lobe voisin en sUnfléchissant dans le fond des vallées qui les séparent, et.dèt lors, si l'on compte les feuilles des lob^ ïiolés pour additionner ensuite ces sommes partielles, on s'expose nécessairement à faire entrer plusieurs fois en ligne de compte la même feuille, le même pli. Ce n'est pas tout, ces feuilles sont, en beaucoup de lieux,

mal dessinées , souvent deux feuilles se confondit en une

9ft DBSCECmON DBS GA1WU0II9 SiTBÂJOirds ▲ l'aXB.

seule y d'autres fois une seule en donne plusieurs, et toutes n'ont pas* dans un même lobe, la même longueur nécessaire; ainsi le nontfare des feuilles peut différer suivant les points que dans un même lobe un observateur considère ; à peine est-il permis d'essayer de pareils calculs en divisant le cervelet en plusieurs parties, et en comptant les feuilles sûr les tran-' ches. Hais des résultats ainsi obtenus n'ont iueune valeur générale.

La direction des feuilles est dans cotdns endroits parallèle aux grands sillons qui séparent les lobes. Dans lé corps du cervelet antérieur elles s'infiédilBsent au dessus de l'arête médiade en formant de pelited Imses Inténné^ diaires concaves en avant. Ell«l sont be««coup plus itré^ gulières dans le cervelet latéral et dû bord infi6rieor d*nll lobe se portent le plus souvent au cAté supérieur du lobé contigu, et même à sa face libre. Gela a lieu surtout eiitre^ le lobe semilunaire et le lobe postéro-inférlenr. Ces passages sont moins 'apparents entre les lobes postéro-inférieurs et les lobes grêles, et aont plus rares encore entre ceiix^i et les lobes digastriques, ce qui tient, sans aUcun doute, h la brièveté des feuilles dans des lobules de plus en plus réduits.

Il y a une distinction à faire entre les lobes, quant au nombre de leurs plisi Ceux du lobe semilunaire Sont les plus compliqués et surtout les j[>lus irréguliers de tous. Leurs extrémités convergent^ à rextrémité eiteme du lobe, vers là lame mince qui sert de base commune à tous ces feuillets. Dans la plupart des singes de Tancien continent les (bUilles de ce lobe sont s^nblables à des lames de couteau, dont lé dos swait à la périphérie et les tranchants confondus sur une lame basllaire. Cette forme distingue an prenlier aspect le lobe semilunaire de toutes les autres parties du cervelet, et Ton peut 1^ considérer comme Félément foadilindfital dtt

mrpB des masses latérales. Les Âiètu échappent à cette règle ; diei ces singes, et dans les autres sapajous^ il n*est plus possible de distinguer dés autres partiSi du oervelet UMtàl^ ce lobe etceptionnel.

Reil et Malaeame ont st bien décrit leê moitidfes détaOs de la surface du cervelet, que je rôtttoie le lecteur à leurs livres, et plus encore à la nature» a&n d'aide aux études générales* J'ai plus particuli^Mient insisté dans mes planches sur le cervelet des singes el celui de reniant nouveau-^né. J'aurais désiré multiplier davantage les figure!» maia Tespacè m'a manqué.

Le cervelet» dans rhômmo adidte» est sept à huit folÈ plus petit que le cerveau» suivant Valedtink D'après le même auteur» il ssrait plus gtoê cfaes l'homme que chez la femme» eu égard au volume des hémisphères. Il est extrêmement petit dans le fœtus» et pendant la première enfknce, mais il s'aecroU peu à peu et n'atteint que Veii l'Age adulte ft ses derniers dé* veloppements. Ces progrès sont d'ailleurs, juscfu'à un certain point, indépendants de ceux du cerveau. Dans une négresse microcéphale» son volume relatif était vraiment énorme, et les loges cérébelleuses du orAne, dépassant de dlaque côté la loge cérébrale» donnaient au crftne Uâe forme bisarte. Chet les petite enfante, au contraire» le cerveau dépasse de toutes paite ie cervelet» et cet état de dioses persiste, suivant M. Retrius, jusque dans l'âge adulte, cites les faces blanSiiea dolicho-céphales, et notamment dans la race Scandinave.

Nous avons déjà décrit ces tubercules. Plusieurs auteurs les désignent sous le nom de lobes optiques* Leurs relations avec les nerfs de la vision dans tous les animaux justifient cette dénomination. '

100 DESCRIPTION DBS GÂN6L10NS SUBAJOtTrBS A l'aXS.

Ces lobes ne paraissent point avoir, dans l'ordre des organes de rintelUgence, une dignité bien haute. Leur développement, en effet, est en raison inverse de celui du cerveau. Us sont fort petits dans Y Homme, dans VOrang, dans le Chimpanzé^ dans VÉléphant(l). Dans le type des primates leur grandeur est un signe d'abaissement. ^

Ils sont très*grands dans les carnassiers» plus encore dans les ruminants et dans les pachydermes. Ils atteignent dans les rongeurs et dans les marsupiaux au summum de leur grandeur relative.

Vaqueduc de Sylvius est le ventricule des lohes optiques. Dans le fœtus, où ces lobes dominent, il offre une grande dilatation. Cette dilatation persiste pendant toute la vie, chez les marsupiaux. On sait qu'elle existe dans tous les vertébrés ovipares.

La division des lobes optiques en quatre tubercules ne se voit que dans les mammifères. Les tubercules antérieurs sont plus grands que les postérieurs. Ils sont presque en entier formés de substance ganglionnaire, et tranchent par leur couleur grise, sur les tubercules postérieurs qui sont blanchâtres. La relation des tubercules antérieurs avec les bandelettes optiqi^es d^une part, et d'autre part avec les corps genouillés interne, est un fait d'une telle importance, que je le rappelle encore ici. L'étude de la structure en fera cotH" prendre la haut^ signification.

S s. Des kémltfiplière* eéré^rmmx en général.

Le cerveau est divisé en deux moitiés latérales qu'on appelle hémisphères. Chacune de ces moitiés est une bourse plus ou moins lisse, plus ou moins plissée, dont l'ouverture, assez large ,

(1) Gomme Perrault TaTait d^à remarqué.

SES HBMIBPHiBSS ' CiBÉBlUlIX BU OÉNiAAL. 101

regarde le plan médian de Tencéphale. Ces bourses coiffent, en quelque sorte, les deux moitiés du noyau cérébral, auquel elles sont attachées par une mas^e énorme de fibres intermédiaires.

Les parois des bourses, sont grises. On les désigne sous le nom de couches corticales. Dans les animaux supérieurs, elles sont, en général, plissées et comme chiffonnées. Parmi les plis, les uns font saillie à l'extérieur des bourses , les autres dans leur intérieur. A ceux-ci répondent des vallées de la face externe, et réciproquement aux plis saillants de celle-ci répondent des vallées de la face profonde. Lies plis de la face externe s'appellent circcmvolutions , les vallées qui les séparent sont des anfractuosités.

Les plis cérébraux sont fort compliqués dans l'homme. Cette complication est telle, que les anciens anatomistes y voyaient le résultat d'un arrangement fortuit. Aussi se dispensaient-ils de les décrire et même de les regarder quand ils prétendaient les représenter.

Les beaux travaux dé Vicq-d'Azyr et de Sœmmerriug préparèrent enfin la voie que Gall, mais surtout Rolando, ont parcourue avec tant de succès. Depuis cette époque, MM. Cruveilher, Yalentin, Foville ont, à leur tour, attaqué cette question que M. Leuret (t. l", p. 359) a discutée avec un rare talent en ce qui touche les animaux. Je l'ai moi-même traitée fort au.4ong dans mon ouvrage sur les plis cérâfrwx des primates^ dont je résumerai ici les principaux résultats.

Mais avant toutes choses, il est indispensable de dire ici quelques mots de la forme générale des hémisphères. Cette forme étant bien définie , il sera plus facile d'étudier et de décrire la disposition de leurs plis.

Ce n'est point d'après un cerveau adulte qu'on peut se faire l'idée la plus claire de la constitution des hémisphères. .Nous fréïétfjp^ le cerveau du fotus, alors qu'il est encore dépourvu do

109 DB8C»iFnoir BM eiiiHnmt'.MfiAJiMfsib a l'ixx.

plit. On peut aisément oontUter alors leure rapporta véritablaa^ Chaque hémisphère eoiHb mie des moitiés du noyau eérébfil en se moulant, pour ahisi dire» autour d'elle. Le fend de to pœhe s'applique au corps strié externe qu'il recouvre trè&exaetement. Puis elle recoutre toute cette partie du noyan cérébral qui enferme le ventricule latéral et s'avance jusqu'à la vallée médiane du corps calleux. L'ouverture de Thémisphtre est fort serrée; son bord touche an corps calleux dans toute son étendue , suit jusqu'à rextrémité de la corne sphénèldale du ventricule latéral le bord libre de la grande ouverture en fer à cheval , contourne la conclue du noyau éTenrùulemênt (voir p. 57), et se porte obliquement vers la ligne médiane où il r^oint lé corps calleux. Dans tout ce trajet, ce bord ceint fort exactement les parties qu'il embrasse.

La région de la poche qui recouvre la corne antérieure du ventricule ktéral est la région fronto-pariéiale que nous distinguerons en deux lobes , le frontal et le pariétal. Celle qui répond à la corné inférieure est le lobe sphinofdal; enfin, à la corne postérieure du ventricule correspond le lobe oeeipîial. Ces quatre lobes boursouflés autour de l'ensemble du ventricule latéral entourent une région centrale qui recouvre le noyau d'enroulement. Cette r^on porte le nom de lobe eeniral ùu WIntula, L'ensemble de ces lobes a la forme d'un cratère dont le fond est légèrement soulevé.

Dans le fœtus , les quatre lobes qui forment la ceinture du cratère sont d'abord peu saillants, et leur ensemble décrit une courbe assez régulière autour du lobe central. Mats à mesure qu'ils se développent , cette courbe se déforme et se brise en quelque sorte. Alors le cratère', dont le fond est elliptique , prend h forme d'une fosse triangulaire. Cette fosse , d'abord béante, est la vallée de SylviuSy à laquelle on distingue un bord antérieur qui répond uu I(rf)e frontal, un bord supérieur

PBS BlUIflFWUafCiBBBAAUX BN GBlfiBAL. 103

qoi hm^Q le lobe pariélal, et enfin un bord inférieur qui limite" ep V9m% et en bant le labe spbénoidal.

Vors la fin du dnquiàme mois , la yallAe de Sylvius est bien déflnîd fit encore l<urgement béante; mais bientét les soulèTemeals qui la limitent, s'épaississent et se compliquent. Les sommets de lenrs chaînes, d'abonl écartés, s'inclinent les uns vers les antres, et à cet orifice largement béant du cratère suceèdo «ma fsnte dont les bords rapprochés ont reçu le nom de ièvres.

La vallée deSyMuê devient alors la idêêure de SyMus.

Cette scissure divise obliquement la face externe de Thémisphère* Son eKlyéraité supérieure regarde en arrière ; Pinfé^ rieurs se dirige en a? ant, et s'ouvre & la base du cerveau entre le lobe frontal et le lobe sphénddal. Ainsi le fond de la vallée répond aux parties inférieures du noyau cik^nd et touche an ehemp olfadif.

La face interne de l'hémisphère est plus simple; elle est plane à sa purtie supérieure qui touche à l'hémisphère opposé. Dans sa partie inférieure , elle s'oigne du plan médian de l'enc^ale et se moule sur la face oonveie du cervelet qu'elle recouvre. Cette relation est d'ailleurs propre & liiomme et aux singes ; dans tous les autres animaux l'hémisphère laisse à découvert le cervelet en font ou en partie.

Nous avons décarit les rapports qu'ont les bords de l'ouvertufie interne. Ces bords, après avoir enveloppé le corps calleux et suivi le bord libre de la fente en fer i dieval, s'appliquent sur la Qimie sphénoidale, et passant de là sur le champ oUadif et l'insida formant un crochet autour de l'extrémité de cette fsttte* Cetia dispesitioB a été fort remarquée, et U n'est pas un seul animal mammifère qui ne la présente. Nous la décrirons pins aw long en traitant des plis cérébraux.

Telle est, d'une manière générale, la configuration des hé*

104 DESCAIPTION DBS GANÛLIOlIfll^UHAJÔmiBS A l'AXE.

misphères. Vus d*en haut, ils composent, par leur rapprochement, une masse ovoïde dont la grosse extrémité est en arrière. La face inférieure de cet ensemble est fort irrégulière ; elle est concave en arrière dans les points qui répondent au cervelet. Au niveau des lobes frontaux, elle est dans l'homme à peu près plane, ce qui n'a point lieu dans les singes où elle présente sur le milieu une arête fort saillante. La région intermédiaire est remarquable par la grande saillie que forment à droite et à gauche les lobes sphénoîdaux. Entre ces deux saillies, on aperçoit les parties du noyau cérébral que ne recouvrent point les poches des hémisphères, savoir : les pédoncules cérébraux, le tuber cinereuniy le chiasma des bandelettes optiques, et les couches inférieures des corps striés extraventriculaires, c'estrà-dire dans la nomenclature des auteurs, les champs olfactifs.

Dans le fœtus humain, à partir du cinquième mois, la partie frontale des hémisphères est énorme et prédomine sur les lobes sphénoïdaux qui sont fort écartés l'un de l'autre. Ces lobes s'accroissent beaucoup jusqu'à la naissance ; à cette époque, le cerveau a à peu près acquis sa forme définitive ; toutefois, l'ovale des hémisphères est alors beaucoup plus atténué en avant qu^il ne l'est dans l'adulte. A cet égard, la femme garde pendant toute sa vie quelque chose de l'enfance.

Il est fort difficile d'assigner aux dimensions et au poids des hémisphères, dans les différents individus de Tespèce humaine, des limites précises. Les moyennes elles-mêmes sont très-difficiles à établir, parce qu'il a paru plus commode d'apprécier la totalité du poids ou du volume de l'encéphale tout entier, que de rechercher pour quelle part est, dans cette somme, chacune des divisions de l'encéphale. On a raisonné, on a conclu, comme s'il y avait toujours un même rapport entre toutes cçs parties, quel que soit d'ailleurs le volume de l'encé-

BBS HânSPHÈBBS «BRiBRAUX EN Ol&NBBÂL. 105

phale. On a été si loin, à cet égard , qu'on a cru pouvoir négliger Tencéphale, en se bornant à mesurer la capacité du crflne. Il n'y a pas, à coup sûr, de plus pauvre méthode. Certains encéphales ont un grand bulbe, un grand cervelet, avec des hémisphères cérébraux très-réduits. Dans une idiote^ âgée de vingt et un ans , idiote microcéphale au dernier degré, le cervelet était assez grande et beaucoup plus développé, à coup sûr, que celui d'un enfant naissant, bien que le cerveau eût à peine les dimensions de celui d'un Chimpanzé. J'ai pu m'en convaincre en prenant l'empreinte intérieure du crâne de cette fille ; ce crâne, qui est parfaitement ossifié , est fort remarquable. La dentition est aussi] complète qu'elle pouvait l'être à son âge. Il faisait autrefois partie de la collection de Gall, qui l'a signalé dans son grand ouvrage.

A la naissance, le cervelet est relativement beaucoup moins développé que le cerveau, et n'acquiert ses derniers développements que dans l'âge adulte. Or, il peut arriver qu'une cause quelconque arrête le développement du cerveau, sans porter sur le cervelet qui arrive alors à ses dimensions normales. On a fait grand bruit, depuis quelques années, de certaines idées d'après lesquelles l'infériorité de Certaines races humaines dépendrait d'un arrêt de développement. Dans cette hypothèse, les adultes de ces races sont comparés à des enfants de la race blanche. On n'eût pas émis, à coup sûr, une pareille proposition, si au lieu de ne tenir compte dans ces recherches que de l'évolution d'un seul organe on avait eu égard au développement des organes qui caractérisent plus particulièrement l'âge adulte. Alors même que le cerveau est fort réduit, il s'en faut de beaucoup que le cervelet éprouve une réduction pareille. On peut à cet égard examiner l'encéphale de VOrang^ du Chimpanzé^ du Gorille adultes, et des microcéphales à mouvement» coordonnés.

11 8*eii faut de bftauçQup fiu«n, quo dans les eas de mieroe^pba}ie, la fbnne des bémîsphôres atrophiés se rapprocha de la forme fotale. La iqarcbo au développendeat a été vi<;iée. Le inoijvemept aacenûpimel p'a pas eeulament été affaibli; il a produit d'autr^a fonnea, lea tomea d'une entra eepèee qui lueurt parcif que, de peur que TcBuvre divipe ae soit déshon^ ré^, la dégradatioa poussée au ddà de eertaiiies linûtes est la mort. Aussi ces atrophies origioellea u'9iit»eUea jamais produit rien d'banoonique, ailes n*ont point fiiit des animaux; car les animauE sont des aecords dans rharmenie de la ^péatîon, ils ont nne perfoction qui est propre à leur espèce; elles ont créé des monstres impuissants. C'est un principe de mert qui jles a {produite, 9i ils sont atérilas comme la mort.

On n'a pcnnt assez réfléchi & eescbosef. De là, eeamétbodeB incomplètes, qui ont la prétenlîon d'arriver 4 la vérité en confondant tout, qui peursuiveiH des synthèses à pri^i , et n'ont jamais cherché dans un accord la yaleor de ehaeun des éléments qui le composent. Ainsi les uasi pour apprécier le développa ment de reneépbale» mesurent i'anglefiscial (1), D'autares croient tout &ire en le pesant en bloc. D'autres enfin emplissent des crânes de millet desséché qu'ils pèsent ensuite, et comparant les poids obtenus, ils s'imaginent avofar découyert la mesure de la capacité des difiérentes races eu égard aux choses de l'intelUgoiee. Pauvres gens, qui s'ils le pouvaient pèseraieiit dans leiff balance Paris et Londres, Vienne et Cnnstantinople, Pétersbouiig et Berlin, et d'une égalité 4e poids, si eUe eilstait, con-

(1) La mesure de Tangle facial est une question d'esthéstique, mais elle ne saurait donner les éléments d'an diagnosUe certain. Il est éfident qu'on grand front dominani la feMs ait be^; m^ e¥M»n â'idicto pal l'angle facial presque droit, tapdis que 1q front fiiit cl»ei des hommes d'un esprit prodigieux? Y a-t-il eu un crâne d'un caractère plus médiocre que celui de Descartes? et cependant quelle grandeur et- quelle iatoiMgfm— i

DBS HÈiKnmnàaM oékémabil u oémiiAL. lOT

dunîftnt à la 8imUitad6 àm tangnet, dei earactèrM, des ia» diMlriesi

Un homme dâiM eei deroierB temps (1} «'est préeecupé de ees aepbiimes qui font «ouve&i da» selaaeaa une tour da BaM. U adéOnllasenspréaûidumot/aîf. Paitmi de ealte vérité que laa dioseg ne noua mal eoonuaa que par Lmit» propriétés» at que l'idée qui nous les représente est un composé des idées simples qn*éveillaBt au nous ces propriétés élémeotssras, il a démootoé que noua ne pouvons avoir d'un objet quiconque naa comiaissanee vraiment complète et sciontiflque» que lors^ que ridée générale qui le représente oompnmd autant d'idées dairemont définies qu'il y a en cet objet da pnopriéiés distinotea et d'élémenta primitib, li'aaalysa le oondoit ainsi à iéeamfomr les faits et les idées» at il cherdae le simple pour mteu oonnattre la composé; eu les faîta composés comprenant des faits simples, l'idée des ftita composés pour tee adéquate doit oomprendm i son tour l'idée da ces faits aimples* Ne seraitrca pss la lieu d'appliquer aut choses qui nous occupent ici une méthode si aaturaUa, et ne doit»on pas déplorer la promptitude avec laquelle on eonolut avapi toute analyse d'apiàs de simples apparences IF

Ces réflexions sont une critiqua de toutes les mesuras p^ hliées jusqu'ici sur la poids at les dimensions de l'encéphale. J'ai le regret de dire que Cuvier» qui a l'un des premiers pesé comparativeoaent l'Miçépbale des animaux, a donné un numvais exemple à cet égard. Cet exemple a été malfaeurettsement suivi par liBuret luÎHBème. Tout ce travail qui n'est point aisé serait à reoommencer* Il faodrait» aprèa avoir pris la asesuve de la quantité totale de l'caeéphale, détenniner pomr qodle part la oervalat, ka tuberoulas quadrijumean, les hémisphè-

(1) E. CaMVTMl, LêUrti à M. YUlmaîn. Parti, 1SM.

108 DESGBIFtION DBS OAHOUOHS SDlAJOiriBB ▲ L'AXB.

res» les lobes olfactifs, seraient dans cette somme. Il faudrait s'enquérir aussi de la proportion du noyau encéphalique. Mais quoi! tous les cervelets, tous les hémisphères ne sont point semblables; il faudrait encore tenir compte dans chaque organe dés proportions de ses parties composantes. Je ne connais point de sujet plus compliqué, et partant de question plus difficile.

11 semble qu'on pourrait simplifier ce problème en le limitant pour ainsi dire, et s'en tenir à l'étude des groupes naturels considérés conmie types d'organisation distincts, sans essayer, entre des êtres dissemblables, des comparaisons stériles à force d'incertitude. On arriverait pettt*>ètre ainsi à des résultats plus précis. Mais, hélas ! les mêmes difficultés nous attendent ici. Elles seront même d'autant plus grandes,, que des différences moins marquées seront plus difficilement appréciables. Voilà pourquoi, sans doute, les recherches qu'on a jusqu'à présent publiées sur l'étude ccnnparée de Tencéphale dans les différentes races humaines, ont si peu satisfait aux besoins de V anthropologie. Quand on pèse un cerveau A'Amé^ ricaiHy de Chinots^de nègres d'homme blanc^ on peut trouver des poids pareils ; mais estril certain que ces poids soient l'expression d'une similitude absolue? La forme, les proportions des parties seront-elles les mêmes? L'énergie intrinsèque, qu'on pourrait considérer comme V esprit recteur^ Yarchée des matières vivantes, sera-4-^lle la même, en chacun de ces cerveaux semblables par le poids? La balance, en un mot, nous dira-t-elle toutes ces choses ? Ëh quoi ! dans ces moments où la pensée esclave, obscurcie, peut à peine déployer ses ailes, le cerveau pèsera-t-il plus ou moins? Les analomistes qui concluent ainsi seraient-ils moins avancés que les bouchers, qui assignent des prix différents, sous un même poids, aux diffé* rentes qualités de viande?

BBS HEilTspq^RBS obiBBÀinc m oifdkkt. 109

tl y a d'ailleurs à faire intervéhir dans oe» calculs un élément qu'on néglige toujours , savoir : les aptitudes de la race; on fait sonner bien haut les qualités déflnies, actuelles, d'un individu, mais Ton néglige les qualités vtrtuelles du type. On considère tel nair^ on le compare à tel blane^ et Ton ne voit pas qu'ici des fait» isolés ne sauraient avoir aucune valeur, et que la vérité n'est pas dans les exceptions 9 mais dans les moyennes. D'ailleurs n^est-il pas évident que les races tendent à la beauté extérieure par des voies différentes , et que la {^rféction dans les dioses complexes étant une question d'harmonie, des équivalences dans le degré de perfection n'impliquent aucune similitude? J'ai longtemps médité sur ces choses, et plus l'horizon de mes méditations s'est étendu, plus j'ai admiré la grandeur du mystère.

Il y a de grandes cervéUes qui furent celles d'hommes de génie; il y en a d'autres qui ont été possédées par des idiots; de petites turent faibles, d'autres furent puissantes. J'en pourrais citer quelques-unes et, parmi elles , ceUe du grand Descartes. Ce n'est pas une question de masse qui domine dans un édifice d'un ordre aussi relevé» c'est une question d'architecture. Je ne nie cependant point l'influence de la quantité, mais ce n'est là qu'un des éléments d'un problème qui en comprend un si grand nombre.

En général, toutefois, et quoi qu'en ait dit Tiedemann, la moyenne des mesures de capacité du crâne est plus grande dans l'homme de race blanche et de race mongolique, que dans tous les autres. Cette grandeur est surtout appréciable quand on la comparé à celle de la face. Napoléon, Talleyrand, Schiller, Cuvier ont eu de très-grandes tètes. On peut supposer, en conséquence, que l'encéphale de ces tètes avait un très-grand poids ; il est vrai qu'ils brillèrent par des qualités éminentes.

mais M n'a fûini tenu oomple da oaa groasas tètaa aanaaaprii qui abMidaal dani le monde (1)«

Uoi plia 4il

La 8urfa<iè du- defveati asi lisse et iM>lie danii le prinôipêi comme elle Test dans un grand nombre d'animani. Plus tard« elle est chargée de plis nombreux et compliqués aukqoela on a donné le nom de cire^ivoluiièiu^ de fro9èê ent$raidè$^

Tous ces plis se continuent lei uns dans lesaulrâi» et forment un même systèmb dé oolliaeë et de Tallées* Aussi » toute dia^ tfaictîoil absolue de régicms est^Ue artifldelle* L'hémisphère est unj il n'y a qta'utoe oonohe corticale» mais certains grouped de plis se dessinent. Les uns occupent la faôe eit^ne de Thé* misphère, les autres sa face interne. Nous comprenons, sous ce nom/w0 extenle^ tout ce que Tœil^ regardant le cerveau de profil» peut à la fois embrasser. Ge que Tmii^ Axé sur lé centre de TouTerture de lliémisphMe, peut Toir d^Em seul coup d*œiU sera^ pour nous» ïkfnoe Mêrm éê Pkimitfhirê.

[i] StilTftttt Tléàetttanik, lu twldi au eenreàù <l*tui fetiropéeii ïtikh idtilté nurie entra a Utth 1 oaeet (livra dt aoan «aoSi)el4 livras 6 wtmt, Toalt^ foiB le ceryean de Guvier pesait 5 livres 3 onces 3 sros 29 sraios. Le poids de celai de Dapuytren fat de 5 livres 4 onces 13 grains. Il n^est pas nécessalra de dire que le cerveau a été trouvé en général très-petU Sans Ms èM d'WKotlé eoqgéBlale* Le eerveatt des feoimes est» ea fénénd» plvs petit <|ae èelol «es hommes ; son poids varie entre 2 livres 8 onces et 3 livres 1 1 onces. Tiedemann h*a jamais trouvé de cerveau de femme qui pes&l 4 livres. Ces mesures paar ètra «eneiasates, eevraleat Sire prises Ml* utiè plas grande kheUe» Encora seraient-elles, en général, peu slgaiScaUvas, slooa dans les cas d'excessive réduction. Je dois faire, d'ailleurs, sur elles une remarque nécessaire; oé n*est pas à proprement parhif U poids dU «ervèau qu'à donné tiedematiii, mais celol de renoéphale tout eatier» U atadrait 4olie Méalre de eetls aoainn le poids du noyau de rencépbale et celai da cervelet ; er Je ne oonnais ancqa moyen d'opérar la séparation de ces parties avec asses d'exàciitnde pour sr* Hfw à des eanséyieaBès M|mireaeis ei t€Hl«MèiMil lUéatMqaei.

tfËM BilItSrateU CtÈÉÈtMX fit! OlSltÉBAt* lli

1* Plu de ia faee exumi»

Ces plis, les plus importaiits de touë, peUVètiiètre aititd distingués : (a) Les uns occupent leè i^ioné Mtuèes àu<-desl^us de la scissure de ByMûs ; (b) les autres, les régions située* Âtl^dessous ; (e) d'auttes^ èa&ni oôôupent les tégions postérietires de rhémisphère*

a. La région, ftituée aii^essuii de là inns^i^ de SylvitiS, comprend deux groupes de plis ou deiijt lobèi. Ces deux groupes sont séparés pa» tine anfratftUbliité Vénicàlè, 4tii est le iiUon de Rolando. L'antérieur est le kbe frontal , le postérieuf , à cause de ses rapports, est nommé lobe pariétAl.

bé La région, située au^leteoils dé la seisâûi^ de SyliriUs, te comprend qu'utt seul lobe, le lobe temporo^sphénoidàl.

c. Dans les singes i que la nAi^ïté du âujei nous oblige â prendre ici pour type, un sillon ou plutôt une scissure tfertiéàle profonde sépare , derrière la scissure dé Syl¥ius , le lobe pariétal d'avec la région qui oocupe l'extrémité postérieure dô l'hémisphère. Cette scissure est la seiUùi^e perpendiculaire eseienîe. La région qu'elle limite, en avant, est le lobe postérieur ou àeeipitâl.

8i, maintenant, nôtià étaiWtis les lèvres de la scis^re de S^U vins, nous apercevrons, au fond de dette scissure, uti lobe lisse dans les singes mais qui porte plusieurs plis rayonnante danë l'homme. Ce lobé, qui recouwe là saillie du côtps strié externe, est Vinsula. Rous lui donnôtis eiièoré le notn de lobé centrai.

Ainsi, nous distinguerbhs, sur là face externe de l'hémisphère , cinq groupes de plis ou èinq lobes, savoir : le lobé central, et autour de oëlui-ci quatre lobes : le fh>ntal, le pârié^ tal, le temporo-sphëtloîdal et rôccipÛai.

A. Du lobe central.

Ce lobe est complètement liste datis la plupart des siiîgési^ peut-être offre-t-il quelques plis dans l'otang et dans les trô-»

lis DESCRtPTTON DBS OAHOLlOlfS SUBAlOGlis ▲ L'AXS.

glodytes, mais il ne m'a point été donné de m*en assurer. Dans rhommc, il offre cinq ou six plis rayonnants.

Ces plis forment une sorte d'éventail dont l'angle répond à l'angle inférieur de la fosse de Sylvius, et le sommet à sa paroi supérieure. Ils ont été parfaitement représentés par Rolando, par M. Arnold et par H. Foville.

Le lobe central parait particulier à l'homme et aux singes, peut-être voit-on quelque chose d'analogue dans les Makis, mais on ne voit rien de semblable chez les autres mammifères.

B. Du lobe frontal.

Le sillon de Rolando sépare ce lobe d'avec le lobe pariétal. Ce sillon est compris entre deux circonvolutions ascendantes. L'une de ces circonvolutions appartient au lobe frontal, l'autre au lobe pariétal.

Le lobe frontal présente deux faces, comprenant chacune un lobule; rune,laface inférieure, à peu près plane dans l'homme, est très-excavée dans les singes, elle touche à la voûte orbitaire; l'autre, la face supérieure, est convexe, ^lle est contenue dans les loges supérieures du frontal. Nous donnons au lobule, compris par la face inférieure, le nom de lobule orbitaire ; celui qui occupe la face supérieure est le lobule frontal. — Le lobule orbitaire est fort simple , ses plis se bornent à des incisures super&ciellas si irréguli^es, si variables, qu'on doit renoncer à les décrire; une seule est constante dans l'homme, elle s'étend dans un sens longitudinal le long du bord inférieur de l'hémisphère, au-devant du champ olfactif; cette scissure, scissure des lobes olfactifs^ loge l'arête supérieure de ces lobes, très-grêles, comme chacun sait, dans l'espèce humaine. EIIb manque dans tous les singes, sans en excepter les plus élevés. Le lobule orbitaire se continue en avant avec un pli qui suit le bord supérieur de l'hémisphère.

DES HililSPHiRSS CiaiBBACX BN ùivitiAU 113

Le lobule frontal comprend , dans les singes, trois étages superposés.

V étage inférieur touche au lobule orbitaire, il comprend un gros pli peu flexueux qui se continue avec la lèvre supérieure de la scissure de Sylvius dont il circonscrit Tangle antérieur. Nous donnons à ce pli le nom de pli frontal injérieur.

Vétage moyen comprend un seul pli, \epli frontal moyen. Ce pli se recourbe au-dessus du précédent, et s*étend de Textrémité antérieure de Thémisphère au pli ascendant qui borde, en arrière, le lobe frontal. Ce pli, très-flexueux dans Thomme, y présente de nombreuses variétés ; il est simple, et en conséquence, sa disposition est constante dans la pli\part des singes.

Vétage supérieur comprend le groupe frontal supérieur. Ce groupe, né du prolongement antérieur du lobule orbitaire, suit le bord supérieur de l'hémisphère, et se jette dans l'extrémité supérieure du pli frontal ascendant.

Le groupe frontal supérieur ne comprend qu'un seul pli dans les singes inférieurs de l'ancien continent; dans l'orang et le chimpanzé, il a deux plis irréguliers et flexueux. 11 y a aussi constamment deux plis dans Tespèce humaine. Le pli supérieur suit le bord supérieur de Thémisphère ; nous l'avons trouvé simple et peu flexueux dans le cerveau d'une femme de la race byesmanCf qui fat célèbre sous le nom de Vénus hottentote, et dans celui d'iine blanche idiote, que nous avons eu occasion d'examiner chez H. Baillarger. EnBn, un homme blanc, dont l'on des hémisphères était atrophié dans ses parties frontales» nous a présenté, de ce côté, une disposition analogue.

Dans l'état normal de la race blanche , ce pli est tantôt chargé d'incisures multiples très-profondes; tantôt il est divisé par une scissure longitudinale en deux plis secondaires.

Le pli inférieur est séparé du précédent par une scissure

profonde qui se bifurque en arrière en forme d'Y; une flexuon. a

114 DESCRIPTION DE9 GANGLIONS StUlODiniS A l'aXS.

site du pli frontal ascendant comble rifft^pralle des deur branches de l'Y, dont Tinférieure est circonscrite par leç flexuosités du pli inférieur du grovfe frontal supérieur*

Eq général, dans Tordre des faits que nous exaipinoos ici, simplicité et régularité sont deux expre3$ipnssynoqymes. Complication, en revanche^ ^st synonyme d* irrégularité. Pans \aL Vénus kottentote^ dans Yidiote c^ue nous avons examinée, les étages supérieurs des deux lobes frontaux étaient à peu de choses près symétriques; mais dans Tétat normal, le développement excessif auquel le cerveau atteint, dans Thomme blanc, dissimule cette régularité primitive, et entre les deu^ iobe^ frontaux il n*y a plus aucune symétne; ^ouyefit le pli supérieur de rétage frout^} supérieur, double d*uQ pôté, est si(pple de Tautrp. Daus aucun c^s, les flexuosités ne sont les mêmes. Ce défaut de $y|[i)étrie prouve qu'entre les deux hémisphères d*ua même cerveau il y a moins uu rapport de symétrie qu*uu rapport d'équivalence. A cet égard, Bichat avait été beaucoup trop loin quand il avai^ supposé que ie l'inégalité des deu^ hémisphères devaient résulter des aberrations fonctionnelles, mais il peut y avoir à la fois asymétrie et défaut d^équiva^knce. JjdL plupart des idiots sont daps ce cas.

Il faut remarquer d'ailleurs qu'une asymétrie moquée siguifiera d'autant plu§ un défaut d*équivalence que)e cerveau seri^ moins développé dans toutes ses parties. La Vénus botteutote n'était point idiotd , sou cerveau très-simple felatiygment, avait des circonvolutions à peu près symétriques. Je ne doute point que, dans ce degré de développement, un défaut tràs- ^ppareqt de symétrie n'eut constitué une auoinalie véritable.

D'une manièrisgépér^lp, Ips trois otages du lobe frontal sont horizontaux et parallèles. Leur extrémité postérieure se ter* fuine dans le pli frontal ascendant. Ce pli qui limite en avant le sillon de Rolando, est extrêmement remarquable par la

DBS R^MTSPHÈBSS C^B^BBAtX EN GEN^At. 115

rapport, à peu près constant, qu*il a avec la suture frontopariétale du crâne. Lès singes américains font seuls exceptioDi à celte règle. Ainsi dans Thomme et dans l^s singes de Tan** cien continent, les limites du lobe frontal sont celles de l'os frontal. Ce rapport est d'autant pUis remarquable qu'il n'y a aucun rapport semblable entre les autres parties du i^rveau et les parties postérieures du crâne.

Page 1