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CHAPITRE nr

STRUCTURE DU BULBB ET DU NOTAU DE l'eNCÉPHàUS.

J'ai déjà dit quelques mots de la structure du noyau de Tencéphale. Ces données générales étaient nécessaires pour l'intelligence de la descriplion de ces parties; mais il est indispensable de préciser les choses et de compléter cet aperçu général.

De très-habiles anatomistes, Arnold, M. Fovilleet plusieurs autres, ont essayé de distinguer, par la dissection, les divers faisceaux longitudinaux qui composent le bulbe. Nous avons vu de fort belles préparations, de^non moins belles figures, mais, selon notre conviction la plus intime, ces figures et ces préparations n*expriment que des résultats artificiels. Le scalpel, en séparant des choses intimement unies, crée de toutes pièces ces divisions que le dessin reproduit avec une habileté décevante. Malgré notre répugnance pour la méthode des coupes, nous devons avouer que cette méthode est ici la seule qui soit réellement applicable, et nous la préférerons exclusivement. Des tranches parallèles du bulbe étudiées à l'aide de la loupe et du microscope, permettent d'arriver aux résultats suivants.

A. Les pyramides antérieures sont les seuls faisceaux du bulbe que Ton puisse naturellement isoler. Ces faisceaux ne sont point un prolongement des cordons antérieurs proprement dits , et naissent dans la profondeur de la moelle, de Tarète centrale des faisceaux moyens par des racines qui s*entrecroisent sur la ligne médiane d*un côté à l'autre, si bien

que la pyramide de droite vient du côté gauche et réciproqueu. 9

ISO STEVCTUHB DU BÛLBB BT OU NOYAU DB L^BNCtPHALB.

ment. C'est là ce qu^on a appelé V entrecroisement ou la déçussation des pyramides.

Cette décussation, autrefois entrevue, mais dont la démonstration est de date assez récente, n*est bien connue que depuis les travaux de Mistichelli et de Pourfour du Petit. A partir de ces publications, les luui l'ont êàaâm » d'antres l'ont contestée. La discussion s'est de plus en plus échauffée, et toutefois chacun est resté dans sa première opinion, comme cela a lieu d*ordinaire. A priori^ d'ailleurs , il serait difficile de rien décider. En effet, du côté des partisans de l'entrecroisement se rangent les Ouvemey , les Burdach , les Arnold, les Valentin, etc. ; mais dans l'autre camp, on compte Rolando, célèbre par tant de recherches originales, etM.Natalis Guillot(l), dont lliabileté est si bien connue.

Notre spirituel dialecticien et savant anatomiste, M. Gerdy, ètmt également peu disposé à admettre l'entrecroisement, du moins l'ai-je entendu exprimer, à cet égards des doutes sérieux. Pour ceux qui se décident dans la science en recueillant des voix pour telle ou telle opinion, il serait difficile de choisir entre deux camps défendus par de tels adversaires.

Mais nous ne nous déciderons pas à la manière de quelques savants, en comptant les suffrages. Ce parti serait, à notre sens, le pire de tous. Nous en appellerons aux faits eux-mêmes pour nous déterminer d'après eux. Or les faits sont favorables à ceux qui soutiennent la doctrine de l'entrecroisement.

On peut, à cet égard , acquérir aisément une conviction bien fondée, en étudiant au microscope des tranches minces de la moelle, pratiquées au niveau de la région qu'occupe cet entrecroisement problématique. On verra ainsi que les racines des pyramides s'entrecroisent, et cet entrecroisement, sauf

(1) Exposition anatomique de C organisation du eaUf4 n€rveux,V^i, 1844*

STBUGTUBB DU BULBB. 131

une grande exagération, rappelle assez bien celui que nous constatons entre les fibres qui composent la commissure blanche de la moelle.

Maintenant que sont ces pyramides, et pourquoi s'entrecroisentrellesf Cette question m'a longtemps préoccupé. Après y avoir longtemps réfléchi, j*ai cru pouvoir la résoudre ainsi.

La commissure blanche est formée par une série d*eatrecroisements continus dans toute la longueur de la moelle. lHais au-devant de la protubérance, entre le triangle interpédonculaire et le corps calleux, cette commissure est interrom* pue par Tinterposition du tuber einereum et du ehiasma entre les deux pédoncules. Cette interruption ne serait-elle pas compensée, si je puis ainsi dire, par un entrecroisement prématuré, par une commissure anticipée? en un mot ne pourrait* on pas admettre que la commissure des pyramides supplée à cette absence de commissure dans la région du tuber cine^ reum? Telle est la question que je soumets à l'esamen des Aoatomistes.

Mais, dira-t-on, votre, prétendue solution n*est que l'énoncé d'une question nouvelle; je l'avoue, mais je crois qu'une hypothèse est quelque chose au-dessous de la réalité, sans doute, mais au-dessus du néant; une chose utile quand, par une affirmation prématurée, on ne la change pas en mensonge.

B. Au-dessus de l'entrecroisement des pyramides le bulbe augmente graduellement d'épaisseur, et ses tranches offrent au premier abord un aspect très-différent de celui que présentent celles de la moelle épinière. Elles opntiennent en effet un réseau de fibres obliques presque transversales, symétriques à droite et à gauche, et disposées de manière à figurer un raphé d'entrecroisements, aux deux côtés duquel l'apparence réticulée domine. La plupart des fibres longitudinales du bulbe sont comprises dans les mailles de ce réseau.

132 sraucTURE ou bulbb et du noyau db l*bncbphalb.

Les fibres superficielles des faisceaux moteurs et la totalité des faisceaux postérieurs échappent seules à cet arrange* ment.

Cette structure parait au premier abord toute diflérente de celle de la moelle épinière, mais avec un peu d'attention on arrive à saisir des analogies évidentes entre des choses si disparates.

J'ai dit plus haut comment les fibres de la commissure de la moelle fsb comportent avec les fibres longitudinales de l'arête centrale des faisceaux antérieurs. Ces fibres de la commissure embrassent, en effet, dans leurs interstices, les petits faisceaux isolés de cette arête. Or, dans la moelle, la commissure antérieure est fort mince et ne comprend en conséquence qu'un petit nombre de ces fascicules longitudinaux. On peut donc supposer qu'elle en comprendrait un plus grand nombre, si elle avait plus d'épaisseur. Disons que cette épaisseur est rigoureusement comprise entre deux limites dont l'une est le fond du sillon antérieur, et l'autre la paroi antérieure du ventricule médian. Or, à partir de l'entrecroisement des pyramides, l'intervalfe qui sépare ces deux points de rei»ère, augmente graduellement, au point de comprendre presque toute l'épaisseur du bulbe. On peut donc affirmer que l'épaisseur de la commissure augmente. Or, une commissure aussi vaste ne comprend plus seulement quelques fascicules détachés des faisceaux antérieurs; elle embrasse dans ses interstices la presque totalité des fibres qui composent ces faisceaux. Cet épaississement de la commissure est le fait le pl«s remarquable de l'anatomie du bulbe.

C. Un autre fait est Técurtemcnt extrême des cordons postérieurs qui laissent complètement à découvert cette dilatation rhomboîdale du ventricule médian, qu'on nomme le quatrième ventricule. De ce fait et du précédent résulte

STBUCTUBE DU BULBB. 133

comme conséquence nécessaire un troisième fait, savoir une modification très- remarquable des axes gris.

/>« La définition générale de ces axes est celle-ci : chacun d'eux résulte d'un amas de* substance grise compris sur les côtés du ventricule médian entre la commissure et le faisceau antérieur d'une part» et le faisceau postérieur de l'autre. La commissure augmente-l-elle d'épaisseur? le ventricule se dilate-t-il? les cordons postérieurs sont-ils écartés l'un de l'autre? il en résultera nécessairement un aplatissement des axes gris entre la commissure et la paroi étalée du ventricule médian. Cet aplatissement a lieu en eflet, ce qui rend au premier abord très-difiicile la comparaison des axes de la moelle avec les parties grises du bulbe. Mais les détails dans lesquels nous sommes entrés résolvent cette difficulté. Les axes gris sont évidemment représentés par cette couche de substance grise qui touche à la paroi antérieure du quatrième ventricule, et dans laquelle on découvre, en efiet, comme élément principal, les cellules multipolaires qui composent les tranchants antérieurs des axes gris. Ces cellules forment, sur les tranches que nous examinons, deux amas principaux; l'un interne qui touche au plan médian du bulbe, répond à cet amas de cellules multipolaires qui, dans la moelle, touche au faisceau antérieur; l'autre externe représente l'amas qui correspond dans la moelle au faisceau latéral. Ces cellules du bulbe sont fort petites, eu égard à celles du renflement cervical, et celles-ci, à leur tour, sont moindres que les cellules du renflement lombaire. Cette diminution de la grandeur des cellules, à mesure qu'on se rapproche de l'encéphale, est un fait digne de fixer l'attention des physiologistes.

La réalité des analogies que nous discutons ici parait confirmée par un autre fait. C'est de cette doublure grise du

134 STEUCTUBB BU BULBB ET BU IfOTAU DB x'BRCiPHALB.

quatrième ventricule que le nerf hypoglosse, l'accessoire du nerf vague, et le nerf vague lui-même, tirent leur origine^ et de même que les racines antérieures des nerfs spinaux traversent les faisceaux antérieurs de la moelle» de même ces nerfs du bulbe traversent toute l'épaisseur des faisceaux longitudinaux compris dans les interstices d'une commissure énorme. Ainsi tous les faits concordent, et de cette accumulation de probabilités résulte une certitude.

Nous venons de parler du bulbe, en tant qu'il résulte d'une modiPication des parties intrinsèques de la moelle épinière. Or, outre ces modifications qui le caractérisent essentiellement, le bulbe est encore remarquable par Texistence de deux productions qui n'ont point dans la moelle d'analogues visibles. Je veux parler des olives et des fibres arciformea^

E, Les olives sont de petites poches logées dans une dépression du faisceau antérieur. Comme nous avons déjà parla de leur forme, de leur grandeur et de leurs relations, nous nous bornerons à parler ici de leur structure*

Cette structure est peu connue. La paroi des bourses est d'un gris jaunâtre obscur; elle est dans l'homme singulièrement plissée et chiffonnée. Leur substance a pour éléments de petites cellules à noyaux, trè&-rapprochées les unes des autres. Les unes sont unipolaires, d'autres bipolaires, d'autres enfin multipolaires, mais ces faits sont très-obscurs, et l'observation à cet égard donne beaucoup de résultats incertains*

La bourse des olives est beaucoup moins simple que ne l'avaient cru les anciens anatomistes. Son côté externe est moins plissé que le côté profond; ici les plis offrent une complication singulière dont des coupes longitudinales du bulbe peuvent donner une idée exacte. Elle est flanquée de deux noyaux accessoires,, l'un interne» Tautre externe. Çplui-ci a été figaré pv MIL StiUinç et WolU^b et décrit par

8TBUGTUBB DU BULBB* 18S

eux sous le nom à'Oliven^Nebenkem; le premier» qu'ils n*ODt point décrit, acquiert dans quelques animaux un assez grand volume. Il est situé comme une borne au milieu de la grande ouverture de la bourse qu'il divise en deux moitiés, Tune supérieure, l'autre interne. Ces ouvertures donnent passage à des fibres nombreuses qui pénètrent dans la cavité de la bourse»

Plusieurs anatomistes pensent que l'olive est un organe particulier à l'homme et aux singes. C'est là une grande erreur. L'cdive est bien 'saillante dans l'ours, dans l'éléphant et dans quelques autres animaux. Cette saillie le plus souvent n'est pas apparente, mais l'olive est alors cachée dans la profondeur du bulbe. Elle est très-manifeste dans les chiens et dans les chats, où elle diflTère toutefois de celle de Thomme et des singes, par la prédominance des noyaux accessoires sur la bourse elle-même qui n'est plus qu'un petit sac simple et sans plis. Dans les ruminants les olives sont très-rapprochées de la ligne médiane et cachées derrière les pyramides. Dans les coupes transversales du bulbe la tranche du corps de l'olive donne la figure d'un S très-irrégulier et flanqué de deux petits noyaux accessoires. Cet organe n'est donc pas particulier à l'homme et aux singes; mais nous devons dire que dans la plupart des mammifères il ne fait point saillie à l'extérieur du bulbe.

Deux ordres de fibres pénètrent dans l'intérieur de l'olive. Les unes sont antéro-postérieures, d'autres sont transversales. Les premières viennent des petits axes gris du bulbe et pénètrent dans l'olive par son ouverture supérieure. Ces fibrea forment un plan bien distinct. Les secondes, je veux dire les transversales, entrent dans l'intérieur de l'olive par l'ouverture interne principalement; mais pour être plus exact II faudrait dire qu'elles y pénètrent par toute retendue de la ptfo) farteme de Fottve qtri en est toute trarrersée.

136 STBUCTUEE DU BULBE ET BU NOYAU DE L'ENCIÎPHàLE,

Ces fibres transversales abondent à tel point, que, vue à de forts grossissements, la paroi de la bourse et de ses noyaux accessoires parait formée de petits ganglions gris que séparent les uns des autres de petits faisceaux de fibres transverses. Chacun de ces petits ganglions est à son tour formé de petites cellules nerveuses, accumulées suivant un certain ordre autour de ces petits fascicules. Cela est surtout manifeste pour les noyaux accessoires^ au travers desquels les fibres nerveuses peuvent être plus facilement suivies. Mais la petitesse des cellules composantes, et Textrème difficulté de ces recherches ne m*ont point permis de pousser aussi loin que je Taurais voulu l'étude de ce singulier organe.

F. 11 me reste à parler des fibres qui composent l'écorce du bulbe. Ces fibres sont de deux ordres.

V Les premières résultent d*une expansion du funicule accessoire du faisceau moyen qui passe au-devant du tubercule cendré de Rolande, et se porte en arrière vers les corps restiformes qu'elle enveloppe d*une écorce dont les fibres se portent vers le cervelet. Ainsi le corps restiforme des auteurs comprend à la fois des fibres venant des faisceaux postérieurs et des fibres qui émanent du faisceau latéral. Cette expansion du funicule accessoire est peu apparente dans le bulbe de Thomme adulte. M. Foville a remarqué qu'elle était plus visible dans le fœtus au moment de la naissance. Dans les singes et dans la plupart des animaux son existence peut être constatée pendant toute la vie. Elle a été vue pour la première fois par Solly (1).

2** Le second ordre de fibres comprend les fibres arcif ormes de Rolando. Ces fibres, comme tout le monde le sait, émer-

(1) Onthe connexion of the anterior eolamns of the spinal oord, with the eerebellum [Pkilot. trans., 1826. t.GXXYl).

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gent du fond du sillon médian antérieur, enveloppent de chaque côté les pyramides, les olives, les faisceaux latéraux et remontent avec les corps restiformes vers le cervelet, où elles se terminent.

Pour découvrir l'origine de ces fibres, il faut séparer l'une de l'autre les deux moitiés du bulbe en les écartant avec adresse. On peut ainsi les suivre, sur chacune de ces moitiés, jusqu'à la paroi grise du quatrième ventricule au travers de la commissure du bulbe. Ces fibres, antéro- postérieures , occupent les deux côtés d'un raphé très-étroit. C'est là, à très-peu de chose près, ce que Ton savait de l'origine des fibres arciformes.

Je me suis eflbrcé d'aller plus loin. Pour cela, je sépare de dehors en dedans le cordon postérieur de chaque moitié du bulbe, c*est-à-dire le corps restiforme, par des pressions et des tractions légères en partant du sillon latéral postérieur. On découvre aisément ainsi la face postérieure des faisceaux latéraux.

Cette préparation donne immédiatement la clef du problème. On voit en effet alors que toutes ces fibres antéro-postérieures dont nous parlons naissent de la face postérieure des faisceaux moyens. Ainsi les fibres arciformes s'étendent des faisceaux moyens au cervelet, en passant dans le plan médian du bulbe, et de là sur sa face antérieure, pour gagner les corps restiformes. C'est ainsi que se forment ces arcs remarquables si bien décrits par Rolande, en sorte que, par eux encore, le cervelet se trouve en relation avec les faisceaux moyens.

Il résulte de ces observations que les corps restiformes ne comprennent pas seulement des fibres émanées des faisceaux postérieurs, mais contiennent en outre une assez grande quantité de fibres venues des faisceaux moyens. Nous verrons un peu plus loin, que par les Gbres arciformes les faisceaux moyens sont surtout en relation avec les parties latérales du

138 8TBUCTUBB DU B17LBB BT DU NOYAU DB l'BNCOBPHALB.

cervelet, tandis que par les fibres émanées du funicule ao« cessoire ils sont ptus particulièrement en relation avec sei| parties médianes.

Les fibres arciformes sont frès-rapprochées les unes des autres et forment» au bulbe» une enveloppe trës-dense dont les coupes transversales permettent de bien apprécier Tépaisseur^ Cette enveloppe a été parfaitement représentée par HH. Stilling et Walfach » par H. KôHiker et par d^autres anatomistes d*nn grand mérite.

0. En résumé, le bulbe comprend quatre ordres de fibres, savoir : 1* des fibres longitudinales; ^ des fibres antéropostérieures; 3o des fibres transversales; i* des fibres enveloppantes.

1* Flbret loogftadlnalea.

Elles sont subdivisées en plusieurs groupes, savoir :

(a). Le groupe delà pyramide antérieure que composent de gros faisceaux longitudinaux enfermés dans une gaine celluleuse commune que divisent, à son intérieur^ des cloisons irréguïïères.

(6). I^ groupe du cordon antérieur que composent des fasci^ cules très- petits, séparés les uns des autres par de petits, intervalles où s'engagent les fibres transversales du bulbe; ua raphé médian parcouru par les fibres antéro^postérieures sépare le cordon de droite d'avec celui de gauche. La tranche de ces cordons est un triangle dont la base touche à la pyramide et le sommet à la paroi antérieure du ventricule médian.

Ce groupe représente, par sa structure» l'arête centrale des cordons antérieurs tels qu'ils sont constitués dans la moelle épinière.

{c). Le groupe du faisceau latéral que composent des fasci** cules plus petits encore, et disséminés entre les interstices dea 0bres transversales. Il est comme le précédent «triaii|ulaire; sur

STHUGTIIBB DU BUiaB. 139

sa tranche dont Tarête regarde Taxe du ventricale, il est divisé en plusieurs bandes par des cloisons dirigées d'arrière en avant. L'olive est encadrée pour ainsi dire entre les Ûhres de ce faisceau.

(d). Le groupe du funicule accessoire du faisceau ou cordon latéral, qui forme, à la surface du groupe précédent, une région distincte par l'épaisseur de ses fascicules.

(é). Le groupe du cordon postérieur situé en dehors du système des fibres transversales.

(/). Celui des cordons mamelonnés.

(g). Et enfin de petits cordons gris qui cheminent au-dessous du quatrième] ventricule , et que Stilling et Wallach croient en rapport avec les origines du nerf vague.

Celles-ci représentent la commissure blanche de la moelle. Elles sont étendues d*un côté à l'autre du bulbe au travers de l'olive ; bien qu'à peu près transversales, elles ont une indi* naison légère d'arrière en avant, ce qui permet de distinguer deux ordres de fibres transversales , les unes droites» les autres gauches, qui s'entrecroisent sur le plan médian, mais ni leur origine ni leurs terminaisoiia ne sont bien connues.

Quoi qu'il en soit, ces fibres forment, dans toute l'épaisseur du bulbe, des réseaux dans les mailles desquels cheminent les fibres longitudinales. MM. Stilling et Wallach ont parfaitement rendu cette disposition ; mais ils me semblent ne point avoir aperçu l'entrecroisement de ces fibres dans le raphé.

a* Fn^ret sntéro-postérfeam .

Ces fibres traversent toute l'épaisseur de la comnûssuve» et vont des noyaux gris <{ui touchent au Yfintncale & la (ace inÇét rieure dn )>ulbe,

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