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178 tnUClfmfi AfiS OAH<}LT05S fiimAIOVT^S.
de la faee profonde des coaohes eorticales, correspondant aux aailiies de leurs plis superficiels.
Ces feuilleU du corps calleux» avons-noos dit il n*y a qu'un instant, sont arrangés de telle sorte que leur disposition est rigoureusement traduite par rarrangement des plis cérébraux saillants à la superficie de rhémîspfaère. Ainsi, ces plis indiquent immédîateaient la série des points dans lesquels les flbres rayonnantes de Taxe entrent en rapport avec Técorce du cerveau. Or, la disposition de ces feuillets épattouis, llofi»- Itatîon du chou, pour parler le langage de Malpighi, n'est pas la mêaie dans tous les animanx; «laia sa disposition générale est invariable pour tous les animanx d'un même genre «atoret; donc, lors même que la quantité des eireonvokitHms aerast en raison directe du développement de la taille , aind qv^nn auteur moderne a cru pouvoir l'affirmer, il demeureratt certain que le type de leur arrangement suit nne loi «pécîale. Ce type est un pour chaque grand genre. Il est le même dans le Lion et dans le€hat, dans le Loup et dans le Fennec, dans r<tars et dans la Seletle, dans le Otiimpamsé et dans le Myopithèque. N'y a-t-il pas dans cette invariabilité du type dans tous les animaux d'un même genre, «n fait du plufi haut intérêt pour la philosophie? Ces feuillets, toujours dietinele pour Tanatomiste, ont-ils ou non, dans tous les eas, la même flignification physiologique? Contiennent-ils, dans tous les cas, les mêmes fibres nerveuses? Nous essayerons de résoudre ph» tard ces différentes questions.
4» D'ailleurs les fibres qui composent ces feuilles, ne proviennent pas toutes du corps calleux, toutes ne se sont pas entre-croisées. On peut en effet suivre, à partir de chaque couronne radiante, des faisceaux grêles qui se rendent au même côté du cerveafu. Ces faisceaux directs alternent avec ceux qu'envoie le corps calleux. La décussatlon perpétuelle des
sTmcnswÊ bss niwsPHÈBBs cinéBRÂux. 179
iStiaeêtn directe avec les faiseeaux croisés, dans un même bémispbère, ne permet nu niveau du corps calleux aucune 4iAB6etion générale. Il (9xA procéder lame par lame, fibre par fibre, pour ainsi dure ; mais 'en rassemblant les obser- Vitîoos, en las rapproehant, l'esprit coordonne tous ces éiéloeote successivei^ent fournis par Panalyse, en une synthèse gioérala» et peut ponelure dans tous les plis à l'existence de deux ordres de fibres, par lesquels chaque hémisphère tient feut-dtce sous sa dépendance les deux moitiés du corps à la ftw. Jq défit irai dans u» instant les plans les plus distincts panm ceux qme composent des fibres directes.
fi? le revient à la préparation décrite en (3). L'ensemble des ventricules y était à découvert, et l'on apercevait toute retendue du tapi$ 4e Reil ^u travers de la paroi ventrieulaire. Nott^ avons, en la rédant légèrement, enlevé cette paroi. Si miiotaïaQt, i Faide de pressions et de tractions légères, on en-» lève le tapis à «on toqr, on découvre un vaste éventail, dont les filipes rayonnent dans le bord supérieur de l'hémisphère, depuis le dmiferoe pli asceadant jusqu'à la pointe du lobe occipital. Oueiie ^ l'origine de ce nouveau plan? viendrait-il du pédoncule? On peut, à l'aide d'une préparation très-simple, féaaodre eeCte q«estion. Il suffit, en effet, de rftcler avec attention le tractus gris semieirculaire qui unit le corps strié supérieur au corps strié inférieur pour découvrir cette origine. Il eet alors vi<^e que l'éventail dont nous parlons, résulte de ^épanouissement de la racine prindpale du nerf ou plutôt de la bandelette optique dans l'hémisphère cérébral (1).
(1) J'«i fait pour la pr^mièrç foie cette aéoou?erle djpiu le Mfacocui ra* diatus. Je Tai Tériflée depuis dans le Cebtis capucinus, dans les Cynocéphales et éam U fceUis hunaia. Voir l'InsUtui, eompte renéu des séances de la •omé PMil9mUil9|ie, U mi ti^.r^C^im^ r^ifdut 4^ J^Acadime de» sâenceê, même année.— if^m« recueil, séance du 2 juillet ISSS^ e^ VfiutUui, n* du DHsreredi 4 juillet 1S55, page 225.
180 8TBCGTCJBK DES GANGUORS SURAJOUTES.
Afin de décrire avec plus de clarté cette disposition curieuse, nous reprendrons la description de la bandelette optique à partir du chiasma ; nous la suivrons de là, soit vers les tubercules quadrijumeaux, soit vers le cerveau.
Nous verrons, en premier lieu, cette bandelette cheminer d^avant en arrière et de dedans en dehors , dans la gouttière de l'anneau pédonculaire, et se diviser presque immédiatement en deux branches.
La première, Tinteme, est aplatie en forme de ruban; elle se dirige en arrière vers le corps genouillé interne, s'ap* plique intimement, mais sans y adhérer, à son côté inférieur, et de là se prolonge jusqu'au sommet de la pointe occipitale de l'hémisphère.
La seconde, l'externe, est plus épaisse et plus arrondie ; arrivée au niveau du corps genouillé interne, elle croise la précédente, passe au-dessous d'elle, puis au dedans, s'engage sous l'écorce blanche de la couche optique et s'enroule d'arrière en avant autour de son noyau gris. €ette branche contient une assez grande proportion de matière grise dont les amas forment ce que nous avons appelé les corps genouillés externes et les corps genouillés antérieurs.
Du côté interne de cette partie enroulée, au-devant du corps genouillé interne, naît une division remarquable. C'est un petit faisceau blanc qui se porte immédiatement dans l'angle inférieur des tubercules quadrijumeaux antérieurs. Cette division, beaucoup plus grande dans les mammifères quadrupèdes que dans l'homme et dans les singes, est de toutes les racines du nerf optique, la plus apparente et la mieux connue. Les productions du côté externe sont encore plus remarquables; ce sont des fibres rayonnantes très-rapprochées les unes des autres qui se terminent dans le bord supérieur de l'hémisphère, et continuent d'arrière en avant le plan commencé, si je puis
8TE1JGTUBB DES HEMISPH^IEfl ciBSBBÀUX. 181
ainsi dire, par les expansions cérébrales de la racine interne. Ainsi, d'une manière générale, l'éventail résulte typiquement d'une expansion continue des bandelettes optiques, mais l'ensemble des faisceaux de la bandelette, avant de s'étaler, subit une torsion d'où résulte une inversion des fibres de l'éventail. C'est ainsi que les externes, qui se dirigeaient d'abord en arrière, se portent en avant, tandis que les internes, qu'un mouvement de développement direct eût conduites vers les parties antérieures de l'hémisphère, se distribuent en arrière. Ce changement de direction des fibres dans l'expansion cérébrale du nerf optique me parait un fait très-important, et digne d'être signalé d'une manière toute spécfale.
On peut suivre aisément les rayons de cette grande expansion cérébrale du nerf optique dans toutes les parties du bord supérieur de l'hémisphère qui sont en arrière du genou postérieur du corps calleux. Mais, à partir de ce point, il devient très-difficile d'en démontrer l'existence. Ils s'engagent, en effet, dans la masse du corps strié supérieur, et, pour arriver à leur destination dernière, traversent toute l'épaisseur des racines convergentes du corps calleux; dès lors on ne peut les disséquer que fibre à fibre, à force de soins et d'attention; mais ici la patience a son prix, et, en ne s'y épargnant pas, on parvient à démontrer à peu de chose près l'existence de ces fibres dans toute l'étendue du bord supérieur de l'hémisphère, de son extrémité occipitale à son extrémité frontale; ainsi les expansions radiculaires du nerf optique correspondent avec toute l'étendue de la bande de plis qui longe ce bord supérieur, plis dont le développement excessif caractérise essentiellement le cerveau humain, il y a là matière aux réflexions des philosophes. Les observations qui vont suivre n'auront pas moins de valeur à leurs yeux.
Dans les singes, dont le nerf optique est énorme, la
182 STBVGTUAB BBS eihNOUONt VOMMMOVràB.
division de la racine externe» qui se porte ain tubereoles qua^ drijumeaux antérieurs, est relativement asseï considérable^ Toutefois, Texpansion eérétokle est médiocre et proportionnée à la grandeur d'un hémisphère peu développé.
Dans rhomme» au eontraire, le nerf optique et la radnè qni se porte aux tub^cules nales^ sont comparativement Ass^ grêles ; mais, en revanche , l'eipansion cérébrale acquiert uit développement prodigieux* Ces observations prouvent qu'il y a un rapport direct entre la grandeur de l'eapansion cérébrale et celle de l'hémisphère, maie le volume du nerf Idi-^nème n'y a point rapport, et correspond uniquement à la grandeur des tubercules quadrijumeaux antérieurs*
L'expansion cérébrale du nerf optique est U^ès^lfflcile à découvrir dans tous les animaux mammifères monodelphee qui sont au-^dessous des singes^ et Ton peut aisément en voir la raison. Dans tous ces animaux, sauf les Phoques et les Cétacés, l'extrémité postérieure du cerveau dépasse à peine le corps calleux, et par conséquent l'expansion du nerf optique est, chez eux, réduite à cette portion antérieure quHl est si difficile de démontrer dans l'homme et dans les singes. Toutefois, où peut se convaincre encore ici de son existence » et par kê mêmes procédés. D'ailleurs, elle n'est pas ches totts également apparente. Elle m'a paru plus considérable, en général, dAns lei Carnassiers que dans les Herbivores et surtout dans lea Rdngeurs» Il est malheureux qu'on ne puisse détermine!* avee préoision ces différences; leur appréeiation fournirait dès bases utiles à la physiologie du cerveau»
Or, disais-je, puisque le corps calleux est le teul obstacle qui dissimule l'existence de ces expansions antérieures du neff optique , s'il existait des mammifères dépourvus de corps cal* leux, elles pourraient être chez eux plus facilement aperçues. Je pensai dès lors auK Marsupiaux chea lesquels le oorps eU«
feux est tà court el si réduîi; malheureuseiiient je manqaMs d'éléments. Depuis cette époque , jUâ été phn beuraet et j'ftl pu étuAîer le tenr eau die qudqae^nms des animau de ce grovpe.
i'aî disséqué le oenreitu de deux Balmaimm$ bMMii^ d'un Hf/fêifrgnmus mwrin»ê et d'uo Didetphiê virffifHaim; A bient le» tésttttaite de ces dissections ont trompé toutes mes préTi* siioiis en me révélant des faits inattendiMu Déceptk» heOf* reuse, qui a ouvert à mes pensées de nouveaux horiion».
Dans ces animaux, mais |4us particolièremenl dans YHal^ matarm bennetii que je prends pour exemi^e, le netf optique a un volume médioere* il s'enroule conuise à V^dinaire sur la partie postérieure des eoudies optiques, où il se renfle en un corps genouillé externe bien apparent* liais^ au Ueu de se prolonger en avant autour de la couche eptique comme cela a lieu dans les monodelphes (1), toutes ses fibres à la fois se portent vers les tubercules nates des lobes optiques* Ainn, cette petite racine, si grêle dans l'homme et dans les primates, devient ici l'unique racine du nerf optique*
Nous avons constaté l'existence des mêmes faits dans l'Hypsi-' prymnus murinus et dans le Didelphis virginiana. J'ai eo beau examiner, chercher, tourmenter même les faits, il m'a été impossible de découvrir aucune trace de l'expaniioa cérébrale , c'est là un fait bien remarquable* Le nerf optique des Marsupiaux n'a point, avec le cerveau, de connexion directe*
Ces animaux cependant ont des yeux ; ils voient, et se déter-' minent d'ajo^ ce qu'ils ont vu; et bien qu'on n'ait point répété sur eux les célèbres expénenees de M. Flourens, il est pitrimble que ces expériences seraient de nouveau justifiées* Ainsi ks impressions visuelles sont vratsemblablemeni tran»»
(i) Atnsld, r(a«ansttiiM*I,pLi;, %.!,«.
184 miJGTimv DM «AireuoNs suBAioorfe.
missibles au cerveau , mais par quelle voie? Gesi là ce que nous allons essayer de dire.
&> Nous avons dit plus haut, en parlant de Tlsthme, les relations des corps genouillés internes. Ces corps» dont le volume médiocre dans l'homme et dans les singes s'accrott énormément dans les carnassiers, reçoivent des faisceaux émanés des lobes optiques en générai, mais plus particulièrement des tubercules nates. Les fibres qui composent ces faisceaux se terminent-elles dans les corps genouillés internes? La question est difficile à décider; seulement, si l'on détache les bandelettes des nerfs optiques, on aperçoit au-dessous d'elles un éventail de fibres qui se porte parallèlement aux irradiations de l'éventail pédonculaire , du corps genouillé interne vers le cerveau ; sur la pièce que nous examinons plus particulièrement ici, on découvre immédiatement cet éventail dont les fibres ne peuvent d'ailleurs être suivies jusqu'à leur terminaison dans l'écorce des hémisphères, à cause de leur mélange avec les fibres des pédoncules ; mais il est probable, par suite de ce mélange même, que leur terminaison plonge dans les étages supérieurs de l'hémisphère.
Ainsi donc, et que le lecteur veuille bien examiner cet enchaînement : (a) Le nerf optique se rattache par une de ses racines aux tubercules quadrijumeaux : (b) Les tubercules quadrijumeaux sont reliés au corps genouillé interne : {e) Du corps genouillé interne part un éventail qui s'épanouit dans Thémisphère. Si l'on peut tirer des faits fournis par Tanatomie des inductions, il me semble qu*il n'y en a point de plus féconds en conséquences que ceux que je signale ici. Évidemment, dans les mammifères supérieurs, dans l'homme et dans les primates, il y a deux racines au moins, l'une directe, l'autre indirecte; la première s'épanouit immédiatement dans l'hémisphère , la seconde parait y tendre, mais n'y va pas
STKDCroiUI D]^ HâoSPHiBSS CiBSBBÀUX. 18$
en droite ligne, et semble ne devoir agir sur le cerveau que par rintermédiaire de deux masses ganglionnaires, savoir : les lobes optiques et les corps genouillés internes. Voilà ce qui parait hors de doute. Serait-il dès lors imprudent d'appuyer sur ces faits quelques inductions, quelques hypothèses?
Dans rhomme et dans les singes, la racine directe est au maximum, l'indirecte au minimum. Dans les autres animaux il y a entre ces deux racines un rapport inverse : la racine cérébrale est au minimum, elle peut être nulle; en revanche, la racine destinée aux lobes optiques s'accroît proportionnellement; ces faits paraissent hors de doute*
Pour en tirer des conclusions certaines, il serait indispensable de déterminer avec précision quelle est la nature des impressions transmises par les masses ganglionnaires. Si nous jugions cette question d'après ce que nous savons de plus eeitain sur la transmissibilité des impressions dans la sphère du sympathique,von pourrait supposer que des fibres directes, conduisant des stimulations directes, éveillent dans les centres des impressions adéquates, tandis que dans ces communications indirectes de ganglions en ganglions, ces intermédiaires peuvent substituer à la stimulation primitive un stimulus nouveau, en sorte que l'impression est transformée, si elle n'est affaiblie. Dans ce cas, sans doute, c'est moins l'impression directe qui est perçue que l'effet de cette impression sur le corps intermédiaire; tels sont les effets sensoriaux qui résultent de la présence d'un ver dans l'intestin, ou d'une affection viscérale. De ces impressions ne résultent point des notions déterminées, mais des tendances générales; il n'y a point alors idée claire et volonté intelligente; il y a sentiment et instinct. Telle est la source d'un grand nombre d'idées chez les fous ou chez les gens endormis; nous en citerons des exemples nombreux.
lae mocrna ow ommuon» auBAioifiii.
Aimif dans le caBqiiiiioii0oeciipe,e€»in|iresâottsopli^ irainmÎM» ptr itê imwri griiei intamiédîtirèiy poanraiaii biia féTflîUer des lentidiéiit» philM que Am idén firécîMi. Sif oonMoe ks cspériences âe If. Fkmrent lentbknfc te dé» montrer, le eerreM seal est organe de eaieslioa avee con* science, c'eal^-dire d*niteUigeiice« si les lebes optiques sont an contraire or^MoeÊ d'AutoBoatâsme, le cerresA est dans ce cas sobofdonné à rtutoosate; dans le oas, an contraire, oA il reçoit du monde eitérieur des stîmidations directes, il est le dominateur et le dief de rantomate. Si nons pouvions immédiâtemenl nous élever à des conclusions |Ay« siologîqaed, nous penserions qoe dans rhomme, et dans quelques animaux privilégiés, la sensation est un effet immédiat de rimpression extérieure, tandis que dans les aotree animaux elle serait oomme un écho plus on moins ailaibli dea modifications automatiques dont le corps est affecté; il suivrait de là que le cerveau de l'bomme recevrait des stimulations immédiates, tandis que l'animal n'apercevrait que son corps agissant, sorte d'état intermédiaire où la pensée, dominée par des modifications corporelles, aurait, sauf une parfaite coordination avec le système de choses extérieures, quelque chose des rftves. Pour parier avec certitude sur ces choses, il fan* drait avoir du sonmambulisme une histoire bien faite ; maist hélas! que d'incertitudes et que de rêveries I Aussi n'ai*je abordé ce sujet qu'en tremblant.
Quoi qu'il en soit, nous verrons dans ces communications directes des nerfs optiques avec les bémisphtees, un signe d'élévation* L'absence de ces communications rendant les organes àa sens visuel plus Indépendants du cerveau, sera pour noQs on cafactèrs d'infériorité fondamentale*
7"" Sons l'eapanslott fibrsuse qui provient du corps genouille interne, nous découvrons immédiatement na plan
SSBCCTVBX VBM BiMIflFKÈBU GÉHÉMAVX. 197
de fihret qui, du pédoociilet se porte immédisleiiieiii dant lonle Véteniiiè dés région» j^osléminres de» btaiipbèrti*
Ce pin» provient enenlieUement du bord eiterile dn comel pédoneulaire; il s'épenotiil eo ddMtf en un vaste éveaUnl qui s'étend de l'extrémité do UdM spbéorfdal k eeile da lobe occipital le long du boid inférieur de l'héntiaphàre, et de là verg MU bord supérieur ot se» ibm peuvent Mre suivies îue* qu'en regard du genou postérieur dn corps oeUeQX. 11 est œr** tain que ce système Ta encore au delà^ el qn'oatfe les fibres qu'il donne au corps calleux» chaque pédouealeea envoie dans tons les plis antérieurs externes de rbémisphère qui lui eorres« pond; mais ces fibres sont grêles et tellenieiit endievètrées ftteo les fibres des feuillets rayonnants dn corps calleux que leur ensemble est plutôt conçu, que vu d'une mani^ directe. Quoi qu'il en soit, de mèine que par le corps calleux chaque hémisphère recevait des fibres du côté opposé de l'axe^ de même par le système fibreux que nous venotis de décrire» il en reçoit du pédoncule qui lui correspond ; par là un seul bémi* sphère correspond directement avec leadeux pédoncules à la fois«
8» L*ablation de ce plan de fibres propres met immédiate** ment à découvert un autre plan fort remarquable ; ce nouveau plan résulte des expansious cérébrales de la commissure antérieure.
On peut distinguer dans la cimmlfsure antérieure deux choses : le faisceau transversal, et ses expansions terminales dans les deux hémisphères.
(a) Le faisceau transversal {msse au tntters de l'étage iitfé» rieur des deux corps striés, dans l'épaisseur d*une couche grise toute pénétrée de fibres qui» de Tannean pédonculaire» se portent dans les plis de la région 0ri>itair6 du lobe frontal.
Il forme une tige arrondie ; cette tige n'est point absolument droite, mais légèrement courbée à la manièie d*ttn nr c déiMmdé;
188 8TBCCTDBB DBS GANGLIOIfS SUaAJOOTBS.
elle est logée dans un canal parfaitement défini au-dessous duquel les^bres du corps strié inférieur s'infléchissent; nous donnerons à ce canal le nom suivant : canal de la commissure antérieure. Les deux extrémités de la tige correspondent aux sommets des deux lobes sphénoîdaux.
Les fibres qui la composent ne sont point exactement parai* lèles; elle subit en effet vers ses extrémités un mouvement de torsion qui ramène en avant les fibres de son bord postérieur; celles-ci se terminent immédiatement dans les plis inférieurs du lobe sphénoïdal, vers son extrémité. Quant à ses fibres antérieures, elles se portent en arrière dans l'intérieur du cornet pédonculaire, s'appliquent à sa paroi postérieure, et, se prolongeant jusqu'à l'extrémité du lobe occipital, doublent dans les singes tous les plis cérébraux qui occupent la face externe de l'hémisphère au-dessous de la scissure de Sylvius. Leur véritable terminaison est dans le bord supérieur du lobe occipital; je ne les ai pas vues remonter plus haut chez les singes, le long du bord supérieur de l'hémisphère. Il n'en est pas ainsi dans l'homme, du moins d'après M« Foville qui les fait rayonner dans toute l'étendue de ce bord ; ce serait là une diflerence remarquable (1).
Une différence plus remarquable encore est observée dans les animaux. Dans l'homme et dans les singes, il est fort douteux que la commissure envoie des fibres aux lobes olfactifs, du moins les fibres qui ont été décrites comme s'y distribuant, n'appartiennent point à la commissure, mais au système des fibres du corps strié inférieur; mais dans les animaux qui ont un grand lobe olfactif il n'en est point ainsi. La majeure partie de la commissure se porte dans ces lobes, et n'envoie aux hémisphères qu'un pinceau rudimentaire.
(1) FoTUie, pi. XX, flg. S.
STfiUCTUBB DBS HillISÏHiÏBBS cAufeaAlIX. 189
Ainsi, dans l'homme, le système dont nous parlons est une commissure entre les deux hémisphères tout entiers; dans les singes, c'est une commissure entre leurs extrémités occipitales seulement; dans les autres animaux c'est surtout une eommissure entre les deux lobes olfactifs. Y a-t-il une meilleure preuve que le plan de l'organisation cérébrale est réalisé d'une manière très-différente dans les groupes divers dont la série des mammifères se compose? Ne semble-t-il pas que cette commissure antérieure est dans chacun d'eux destinée à unir les régions prédominantes de leurs hémisphères, et s'il y a de telles différences dans les cerveaux, n'est-il pas infmiment ^probable qu'il y en a de semblables entre les intelligences Y Je dis intelligences , car en dépit des cartésiens les animaux ont la leur; mais elle n'est pas semblable à celle de H'homme.
9^ En dehors de l'expansion de la commissure est une lame très-mince du corps calleux qui revêt le corps strié extraventriculafre, et descend dans les plis du lobe occipito-sphémoîdal. i^nOn, en dehors de celle-ci se trouve :
10° Le système des commissures propres à la face externe cle l'hémisphère. Parmi ces commissures la plus considérable passe de la marge supérieure de la scissure de Sylvius à sa marge infî^rieure, et s'applique à la lame qui, du corps calleux, desccLXd au lobe temporo-sphénoîdal. Les autres commissures von t d'un pli à un pli voisin. Ce système, très-compliqué, n'est n uUe part interrompu. 11 double immédiatement les couches cor licales.
Ces choses soi it si compliquées, qu'il faut les résumer en priant le lecteur de lire ce résumé en ayant toujours les figures sous les yeu ^* Encore éprouvera-t-il, je le crains, des difficultés réelles, k ^ais peut-être ces difflcultés ne peuventelles céder qu'aux ex lorts des études immédiates, quand les
m9wmmÈU ie te ««hi cpi 4icsèqu6 feumifisent ^aiti Miéefl qa'éPâiHe Porgmied^ it vw « eomplémenl néoeisMre.
tUms dMagiims dans chaque hémisphère, à partir de «a (bceinienie:
1^ Les couches corCiedee de la faee hiterne;
^ Le eyeième des «ommwires propres à la faee httenMi, eommisswes q«i se raifachent toutes au robaM ihreus: de Pourlet ;
^ Les expansioiis éfi «orpe Mlieu qui «ont alis plis de fat f aoe inteme ;
4* La para hitenie de la eome <K)cl!pitd6 da ^^entrioide latéral;
fi» La paroi externe de oette caTité^
G» fin dehors de oette paroi, rexpamto» d« e^rps<2fllleiK que Reil a désigné sous le nom de tapis ;
V En ddiors du tapiSy le plan des «spaasioBs eérébrales dn nerf optique;
f • Après celles-ci, le fAaa des «xpan^ons du faisceau qui natt du corps genouiHé interne;
^ Puis le plan des fibres directes de rëvenftaîfl pédoncukire;
10** Le plan des expansions de la counnissure aatérieure;
11^ La lame qui, du corps caHeux, descend dans les plis inférieurs à la scissure de Sylvius ;
1^ Le système des commissures propres à la face externe deThémisphère;
130 Les couches corticales de la face extemr j.
Ces divers plans ne peuvent être distinguâmes avec évidence qu'en arrière du genou postérieur du corp^i calleux, ou audessous de la scissure de Sylvius. Dans Iri région fronto-pariétaîleles entre-croisements sont si fréqu .ents entre les divers plans, que leur succession ne peut ètr e démontrée que par des dissections d'une excessive difficul'té»
L» réemoé afial^q«^ q» ■•ui vemm» de domer pe«t 4tre mément tmisCoraié en «n Démmé gfiithiéti4[ue. U y a éiDs le i^enRMp :
l^" Des fibres jpropws servaal de eoiMnissiives aÉfe toos les plis d'uB même bénis^iôre;
9* des fihnes scrvauC de ^eenuniMgMS «■!» Isi 4spz li&- «Éqphires;
«^ A8S fibms éâmi^fféÊS mâxm mm héflMspbtre «érOral «t le pédoDeirie faî Im «orrssimid;
4» D-miIros ibres ^te&diMS ante l'iiteisptiève d^M^Mé «t le pédenoiie 4ki «été efpoeé M pessanifMtr le «erps «alletis;
fip fies ât»es direetos «a indioeetes, émmmmti 4m «ipeasf oos cadkuUânp des aorfii ^eftii^es.
Ptoas tiremas driuis «a •aalM jefaifitee jqacAqaes Mosé^ faoBCSM fhysiotogifaes de iees iistJOBiiieni fénéiilao,
fl finit à pea près renoneer è «e lam «ae idée œipiftici 4e la fiUnuAure 4es lebes ^elfMtilB deas moanae, dans les oiB^eSy eiaas les nœaaesy ^n^ w jOfxtSfTf ^tsBs les oc^ooes* ues pruioipMHi I8M6 ecnwBpefH cNHfis ift jHHSocS'iea d ^^^ttiies aassi 4«6d«iîl6. On «e peut ^en feife «une idée pesilSve -que d'après ^es aQDttftuXi ^Hez lesiiacis ^es «oDes eoiK asvD* œ^PCioppeS) Têts CRseies TiSfRiass&erSy les niiaiiiiaiiiSy les iUMXiy€MnHeSy les k^ei*' '^eaK ^t les MamipiftcHL» Obes toas "œs tumufliiKy ^eo efieCy les lobes olfactifs présenlenlt les mêmes «ondilicms 4e «traehif e.
lis sont évidemment un diverticuîmm des hémisphères. Ce ûw6Tfio9ttwn lo^e, dans le ftetas ntmani fft "dans ^e^^tti des *tge8, un cana! iermîné -par tme ampoule pins on moins ditelée; quant à leur éoorce eHe^st évidemment un prolongement de celle du cerveau.
Ils se détachent de rfatmisptière hnméffiatement tta-«d0>vant
19d STEUGTUBB DBS GAfIGUONS SUHAiOUTBS.
des couches du corps strié externe, je veux dire des champs olfactifs. Une multitude de fibres, émanées de l'anneau pédonculaire, pénètrent dans leur intérieur. La partie grise des couches corticales du cerveau se prolonge assez loin sur leur face supérieure et sur leur bord interne, où elles présentent, chez quelques animaux, de véritables plis. Mais partout ailleurs ces couches sont dans le lobe olfactif très-minces et transparentes, et cette transparence laisse entrevoir presque partout les tractus fibreux qui les doublent. Parmi ces tractus^ nous distinguons au premier abord une bande blanche qui, de la face inférieure du lobe olfactif, se porte au sommet du lobe sphénoîdal, en suivant la partie adhérente du bord de la grande ouverture cérébrale. C'est à cette bande qu'on a donné le npm de racine externe du lobe olfactif; cette prétendue racine est une commissure entre le lobe olfactif et le cerveau. Elle appartient à cette catégorie de fibres propres dont fait partie le système du ruban fibreux de l'ourlet. Un grand nombre de faisceaux semblables occupent le bord externe et la face supérieure du lobe olfactif. Dans mon mémoire sur l'organe de Jacobson (1), je me suis trompé sur la nature de ces faisceaux que je croyais en connexion avec les prolongements des cordons postérieurs de l'axe dans le cerveau. Mieux préparé depuis cette époque, je puis affirmer que ces fibres appartiennent, en grande partie, au système des commissures propres. De même qu'au cerveau, elles doublent l'écorce grise presque partout très-amincie autour d'elles.*
Quant au ventricule du lobe olfactif, il communique librement dans le fœtus avec le ventricule latéral ; cette corn- .munication est constamment interrompue dans l'Homme et dans les Singes adultes. Mais dans un grand nombre d'a-
(I ) B€ck€rchê$ tut V organe de iaeobeon. Puis, 1 S45.
8TAUCTUBB DBS LOBBS OLFACTIFS. 198
nimauxy et en particulier dans T Éléphant, elle subsiste pendant toute la vie.
Les fibres qui pénètrent dans la masse des lobes olfactifs sont, outre les fibres commissurales Connues sous le nom déracines:
lo Des pinceaux émanés de Tanneau pédonculaire ; ces pinceaux contiennent outre certaines fibres des pédoncules» d'autres fibres qui proviennent du prolongement du faisceau postérieur et d'une des racines de la cinquième paire;
2^ Des fibres provenant de la commissure antérieure.
Si sur ce second point l'incertitude est possible dans rhomme et dans les singes, elle ne Test pas dans les animaux chez lesquels, à un petit cerveau laissant le cervelet à découvert, correspond un grand lobe olfaclif. Ici la commissure presque entière pénètre dans ce lobe, glisse sous le ventricule central jusqu'à son extrémité, et s'y termine. Quant au reste de ses fibres, elles forment un petit cordon très-grèle, qui s'engage sous le corps strié interne dans un petit canal enroulé parallèlement au taenia semicircularis, et bientôt échappe aux yeux par sa petitesse excessive. Mais quelle que soit sa terminaison, il est certain que son trajet et ses relations ne permettent d'établir entre cette portion de la commissure chez ces animaux, et celle de l'homme et des singes, aucune similitude. Il y a là un problème délicat que l'étude approfondie du cerveau des marsupiaux, où la commissure antérieure est énorme, permettra peut-être un jour de résoudre.
30 Des fibres émanées de la couronne de Reil. Les lobes olfactifs reçoivent en effet, des rayons inférieurs de la couronne de Reil, un certain nombre de faisceaux blancs dont la distribution est fort simple. Toutes ces fibres se dirigent vers la partie antérieure du lobe, c'est-à-dire vers le cul de sac ou
l'ampoule qui le termine. Cette ampoule est enveloppée dans II. 19
194 STBtJGTtflft 1»1S ÛJM&LlOfn flUBAJOUris.
lUM eoiflé gnsê gélatineuse, qui est te véritable bulbe olfactif, en tant qu'elle reçoit immédiatement toute» les fibres ner- Yemeg dfactiTes, qui pénètrenl dans te tiinà, par les perforatloflë de k kune criblée.
Dans les singes, et surtout dans l'homme, il est impossible de démMelr atec pMcision cette stmcture ; les lobes sont trop grêles, trop nidlmefilaires. Le Tcntricale Itthmême, outert dans le lœlas, est oblitéré chez Fadulte dans toute sa lon«gueur. On reconnaît toutefois à sa base ces petites commissures propres connues sous le nom de racines du nerf oMaelif. On distingue en outre la coiffe grise, et les libres qili, de l'anneau pédonculaire, se portent vers l'extrémité dtt lobe. Hais il n'y a aucune trace de ce rameau de ht comnllssufe antérieure si grand dans la plupart des animaux (1). J'ai longtemps cherché ce rameau dans l'homme et dans les singes, et en effet, sur la foi des auteurs, je croyais à son existence. J'ai dû y renoncer, non sans douleur, car on lient à Ses préjugés et phis encore à ses hypothèses. Hais les faits sont au-dessus des hypothèses et de la parole des maîtres. Jl faudrait peut-^tre se borner à les exposer et à les traduire.
Un grand développement du lobe oHactif est le caractère d'un type inférieur. L'Ëléphant hii-méme, malgré le grand déveldppeifteat de âoti cervelet, et même de son cerveau, n'est pdint, avec ses grands lobes olfactifs, la réalisation d'un
(I) Je |>artage complètement, à cet égard, l'opinion de M. Longet. Ce célèbre ob»er?ateur dit, en effet, dans un ouvrage devenu classique, en parlant de ce rameau :
« Si. eomme M. de Blataiville, J'ai pu observer celte communication cbes le chat, le rhien, etc , j'a\oue ne ra\oir jamais vue chez Tbomme d'une manière satisfaittante Jt* ne me crois donc pas fondé à dire, avec quelques anato» mistes, que lit nerfs olfacltlii offrent aussi une commissure médiane à la ma« Dière des nerfs optiques. Awa. el Phyt. du iysttme nerveux. Paris, 1842, t. Il, page 21.
STfiUCTUAS BSt LOBBS OLFACTIFS. 196
type élevé. Ce cerveau, si remarquable par sa grandeur et la richesse de ses plis* ii*a point de prolongements postérieurs, et laisse le cervelet à découvert* C'est, à cet égard, un cerveau de brute ou de rongeur, qui n*a d'ailleurs aucune res» semblance avec le cerveau du Rhinocéros, comme on l'a récemment écrit, mais qui toutefois ne s'élève pas au-dessus des formes inférieures. C'est là, si je puis m'exprimer ainsi, un type enrichi. Ce n'est point un type noble.
le n'insisterai pas davantage sur ces faits. L'homme est, dans le ciel des intelligences terricoles, le soleil de ces intelligences. Si donc les lobes olfactifs étaient des organes de raison, Phomme aurait de grands lobes olfactifs; il n'en a que de fort petits. Ces lobes sont essentiellement l'apanage des brutes. Dès lors, sMIs sont organes d'intelligence, ils la manifestent, à coup sûr, soos une forme essentiellement Inférieure.
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