‹ Anatomie comparée du système nerveuxChapitre 23 sur 74 · I. MBRFS KOTBimS CRANIUCt · texte numérisé non relu

I. MBRFS KOTBimS CRANIUCt

a. Première paire^ paire occipitale. Elle comprend : {a) l'hypoglosse, (b) le spinal, {e) le facial, (d) le crotaphyto«buccinateur.

(a) Htpoglossb. Netwième paire de Wiîlis, de Vieussens et de Cruveilher; douzième paire de Sœmmerring*

On sait que les racines de ce nerf émergent du bulbe entre Tolive et la pyramide. Ses filets radiculaires sont au nombre de dix ou douze. Suivant Yalentin, ce nombre varie entre dix et quinze (1). Ces filets peuvent être suivis bien au delà de la surface du bulbe, dans l'épaisseur d'une cloison fibreuse qui sépare la masse des faisceaux antérieurs, de celle des faisceaux moyens, et se termine dans les noyaux gris à cel-

(1) BnqfClôpédie mmmique. Puis, 1849, U lY, Névrologie.

OaiGXRBS BXS NBBTS CRANlSIfS. 20$

Iules multipolaires, qui touchent à la paroi antérieure du quatrième ventricule. Ainsi les rapports de ce nerf avec le bulbe, sont en tous points semblables à ceux qu'ont les racines antérieures des nerfs spinaux avec la moelle épinière. Stilling et Yallach ont vu et parfaitement représenté cette origine.

(6) Spikal. Nerf aceessàire de la huitième paire de Willis, <m^ zième paire de Sœmmerring.

Ce nerf émerge des cordons moyens du bulbe, dans le voisinage du sillon latéral postérieur, par un certain nombre de filets radiculaires, dont les plus inférieurs s'implantent dans la moelle au niveau du sixième ou septième nerf cervical. Parmi ces racines, les plus élevées s'implantent sur le bulbe. Elles s'enfoncent immédiatement dans sa profondeur, où il est fort difficile de les suivre. Toutefois, dans les coupés heureuses on peut les voir se prolonger à travers la masse du faisceau moyen, jusqu'aux noyaux à cellules multipolaires qui représentent Taxe gris du bulbe, et touchent à la paroi antérieure du quatrième ventricule. La raison pour laquelle les racines du spinal, qui est bien certainement un nerf mo* teur, s'éloignent de la série des racines antérieures des nerfs spinaux et des racines de l'hypoglosse, est encore à peu près inconnue.

(c) Fàgal. Portion dure de la septième paire de WiUia et de Vieussens, septième paire de Sœmmerring*

Ce nerf, sur les racines duquel Gall, et après lui Gh. Bell ont beaucoup insisté, se rattache, à la manière du spinal, aux faisceaux moyens du bulbe sur lesquels il s'implante à l'extrémité externe des fosses olivaires, immédiatement audevant des corps resiiformes, contre le bord postérieur de la protubérance annulaire. Halacanie disait avoir poursuivi les racines de ce nerf jusqu'au plancher du quatrième ventricule;

à ce sujet M. Longet, qui a parfaitement décrit le rapport qu'oui lei insertions du nevf facial avec les prolongements des faisoean moyens dans le bulbe, ajoute : « Les anaiomistes qni, avec Malacarne, disent aToir poursuivi les insertions du nerf facial jttsqu^au plancher du quatrième ventricule, ou bien dans le corps restiforme, me paraissent avoir émis une assertion que ne sauraient légitimer lea recherches les plus minutieuses (1). » Toutefois, MM. Philippeaux et Vulpian ont dans ces derniers temps reproduit Topinion de Malacarae sur les origines du facial, et les décrivent ainsi (2) :

<( Les radicules du nerf facial plongent directement d'à- <( vaut en arrière dans le bulbe... Elles traversent toute Téf( paisseur du bulbe en suivant la même direction... Cette 'c racine atteint le plancher du quatrième ventricule au niveau «de son bord externe, elle devient alors superficielle et <c change de direction. Elle marche alors de dehors en dedans (( et un peu d'arrière en avant. A mesure qu'elle s'approche <r du sillon médian, elle devient de plus en plus superficielle ; a à ce niveau elle n'est, pour ainsi dire, recouverte que par « la membrane qui tapisse le plancher du quatrième ventri- «c cule, et elle s'élargit en éventail. »

Suivant MM. Philippeaux et Vulpian, ces racines du nerf facial d'un côté, s'entre-croisent en partie dans le plan médian du bulbe avec ceHes du cdté opposé. Ils ont pu suivre d'autres filaments radiculaires du facial jusque dans les faisceaux ascendants des pédoncules cérébraux.

En résumé, c'est dans le plancher du quatrième ventricule que plongent les racines du facial, c'est-à-dire dans cette lame grise si riche en cellules multipolaires, qui prolonge

(1) Longet, Anal, etpkys. du systhne nerveux, tom. Il, page 408.

(2) Eiêoi sur F&rigine ée fhuieurs ptrires de nerfs crâmem, Paris, 1S53,

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daas le bulbe l'axe gris de Ift moelle. I*liisiste âttr ce mode d'origine, qui a été jusqu'à présent celui de tous les nerfs moteurs; ajoutons enfin que ee nerf, inséré sur le prolongement des faisceau:! moyens, le long des corps restifermes, appartienl évidemment à la même série que les racines du spinal.

(d) Nerf caoTAPHTrico-BucciirATSUR (Paletta). Racine motrice du trijumeau de$ moderneSé

MM. PhiKppeaux etVulpian ont suivi les racines de ce nerf au travers de la protubérance, et sous les pédoncules cérébelleux supérieurs jusqu'à la parqi grise du quatrième ventricule, où quelques-unes de leurs fibres s'entrecroisent sur la ligne médiane avec celles du côté opposé. Ces fibres paraissent être en série avec celles du facial.

é. Deuxième paire^ paire sphénoidale. Elle comprend : (a) le moteur oculaire externe, (6) le nerf pathétique, (c) le moteur oculaire commun.

(a) Moteur ogulâibs RXiraini. Sixième paitê d$ WilUs et de Scemmerring.

Si le nerf facial est en série avec les racines du spinal, le moteur oculaire externe appartient au contraire à la série normale des racines de l'hypoglosse. Il s'implante, comme celui-ci, dans la face antérieure du bulbe, ^u côté externe de la pyramide contre le bord postérieur de la protubérance. On peut suivre ses racines entre la masse des faisceaux antérieurs et celle des faisceaux moyens, jusqu'au plancher du quatrième ventricule, c'est-à-dire jusqu'aux axes gris à cellules multipolaires de la région du bulbe.

(6) NsEf pjLTHÉTiQini. Quatrième paire de WiUis et de Som^ merring.

L'origine réelle de œ nerf est mal connue, si bien que

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jusqu'ici il semble constituer une véritable anomalie parmi les nerfs crâniens. On sait en effet que ses racines semblent naître, derrière les tubercules quadrijumeauz postérieurs, de la valvule de Yieussens. Mais ce n*est là qu'une apparence; ces petits nerfs en effet sont disposés de telle sorte que celui de droite passe à gauche, et celui de gauche à droite, d*où résulte un entre-croisement qui figure, au-dessus de la valvule, une commissure transverse. Un petit pinceau gris tombe de l'intervalle des tubercules quadrijumeaux postérieurs sur cette commissure. Ce pinceau est le frein de la valvule de Yieussens. Quant aux nerfs eux-mêmes, suivant M. Longet, d'accord en ceci avec les meilleurs anatomistes, ils naissent des rubans de Reil. Mais MM. Philippeaux et Vulpian combattent cette opinion, et les font naître des pédoncules cérébelleux supérieurs, des faisceaux intermédiaires, des tubercules quadrijumeaux, de la valvule de Yieussens et du frein de cette valvule.

Tout ceci est assez obscur, malgré les peines que se sont données ces habiles anatomistes. Je soupçonne que la plupart des racines du pathétique s'enfoncent entre les pédoncules cérébelleux supérieurs et les rubans de Reil, et se terminent dans le plancher du quatrième ventricule. Leur implantation sur les limites du faisceau latéral, oblige d'ailleurs de les rattacher à la série du spinal et du facial, et dans ce cas l'anomalie apparente de leur trajet dépendrait uniquement des modifications que subit la forme des parties environnantes.

(c) Nerf moteur oculàirs comnjN. Troisième paire de Willis et de Scemmerring.

Ce nerf se détache du pédoncule au niveau de i espace in-

terpédonculaire. Ses radicules traversent obliquement toute

l'épaisseur de la partie commissurale du pédoncule entre les

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faisceaux antérieurs, proprement dits, et les faisceaux moyens, et se terminent, en partie, dans la substance grise qui forme le plancher de Faqueduc de Sylvius. Un ou deux faisceaux bien distincts de ces fibres se portent dans la substance grise des couches optiques et des corps genouillés externes, immédiatement au-devant des tubercules quadrijumeaux antérieurs, auxquels ils donnent peut-être quelques filets, mais je ne les ai pas vus, et MM. Philippeaux et Vulpian n'ont pas été plus heureux que moi. Ces habiles anatomistes décrivent en outre un plan de fibres radiculaires superficielles qui s*entre-croisent d'un côté à l'autre sur la ligne médiane. Mais j'avoue ne les avoir pas aperçues d'une manière bien distincte.

Il n'en est pas de même des fibres que le nerf moteur oculaire commun envoie à l'endroit noir des pédoncules. Ces fibres sont bien apparentes^ mais jusqu'ici je n'ai pu saisir aucune des connexions qui les unissent probablement aux cellules multipolaires si apparentes de cette masse grise. Quoi qu'il en soit, ce nerf appartient évidemment, par ses origines, à la môme série que l'hypoglosse et le moteur oculaire externe.

Dans ce résumé rapide j'ai eu pour objet de démontrer : 1* que l'hypoglosse, le moteur oculaire externe et le moteur oculaire commun forment, avec les racines antérieures des nerfs rachidiens, une série normale intermédiaire aux faisceaux antérieurs et aux faisceaux moyens; 2"^ que le spinal, le facial, le pathétique et le crotaphytico-buccinateur de Paletta, composent une seconde série qu'on pourrait dire exceptionnelle. Cette série est intermédiaire aux faisceaux moyens proprement dits, et à leurs funicules accessoires. Elle est par conséquent INresque limitrophe des cordons postérieurs.

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