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commissure» au côté opposé de la moelle. Tous ces faits ont une haute importance , et peuvent être rigoureusement démontrés.
Outre ces ramifications qui se portent dans le système des cordons antérieurs, d^autres prolongements se dirigent en arrière, traversent la substance des tranchants postérieurs de Taxe gris, et se continuent avec certaines fibres des faisceaux
racines et des faisceaux postérieurs d'une part, et celles des racines et des blaoeaox antérieurs de Tantre, des relations certaines.
n est fort avantageux d'étudier ces faits sur des tranches longtlndlnales; on y TOit les cellules s'unir les unes arec les autres de la manière la plus compliquée. Elles émettent en outre des fibres, dont les unes descendent, dont les autres montent, surtout dans le Toisinage des faisceaux antérieurs ; l'existence de ces anastomotes peut aider à rexplication des qrmpathies longitudinales, et à coup sûr elles doivent être pour quelque chose dans la production des mouvements associés. Il est probable d'ailleurs que les prolongements aaastomotiqnes des cellules ne sont ni exclusivement centrifuges, ni exclusivement centripètes^ mais sont l'un et l'antre à la fois, et je serais porté à croire qu'après la section des cordons postérieurs, c'est par ces prolongements que les impressions sont transmises des membres postérieurs vers le cerveau, comme cela a lieu dans les expériences de Fodera, de Van Deen, de Brown- Séquard, et de Schiff. Suivant OwijaQnikow, chaque cellule de la moelle, dans les poissons, fournit quatre prolongements, un pour le cerveau, un seeond qui devient un nerf sensitlf, un troisième qui se change en fibre ner^ veuse motrice, un quatrième, enfin, qui unit les cellules do côté droit à celles du côté gauche. En acceptant ces propositions comme exactes, noos nions posiUvement que cesffésultats puissent être appliqués aux animaux mammifères, et nous partageons complètement sur ce point l'opinion de KOlliker. Mais en oe qui touche les anastomoses des cellules entre elles, nous certifions contrairement à son assertion, qu'elles sont faciles à observer, et nos études multipliées sur ce point ont toute la certitude désirable. Ces anastomoses sont extrêmement nombreuses ; parfois elles sont très-eourtes et fort grosses. Gela arWve plus particulièrement aux cellules qui forment les amas situés en regard des faisceaux antérieurs et des faisceaux moyens ; mais le plus souvent les petites cellules multipolaires des cornes postérieures de l'axe communiquent entre elles par des réseaux plus fins. Mes observations sont eomplétement d'accord avec celles de Schilling, quant à l'absence complète de cellules multipolaires dans la commissure grise. Le point le plus important à constater aujourd'hui serait un entrecroisement de certalDcs fibres ■ensiUves dans la commissure, mais ce sujet est d'une prodigieuse difiiculté. n. 3
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postérieurs et des racines sensitives. Ces oommunicaiions des ramiflcailons des cellules avec les cordons postérieurs m'avaient longtemps échappé malgré d'attentives recherches, mais j*ai enfin réussi à les voir et à les démontrer (1) ; cette double connexion des réseaux cellulaires, soit avec les cordons antérieurs» soit avec les cordons postérieurs, soit avec les racines sensitives , soit avec les racines motrices , est un (kit d'une signification claire qui peut donner l'explication d'un grand nombre de phénomènes; aussi ne puis-je trop engager mes Iseteurs à donner à ces choses une attention soutenue.
Les prolongements des cellules ont d'abord comme elles un contenu granukux, mais avant de se transformer en fibres nerveuses, ils perdent graduellement ces granules et se changent en filaments d'une prodigieuse ténuité ; ces filaments ont une grande ressemblance avec les fibres celluleuses, mais il est impossible de méconnaître leur nature, parce qu'on les voit en certains lieux se continuer avec l'axe des fibres nerveuses. Tood et Bowman ont déjà remarqué leur grande élasticité et leur résistance; leur tendance à se diviser n'est pas un des points les moins curieux de leur histoire.
Quoi qu'il en soit, ces plexus nerveux cellulaires de la tige médullaire rappellent assez bien l'organisation des ganglions dans les animaux inférieurs, et ressemblent encore mieux aux plexus nerveux de l'organe électrique de la torpille que MM . Wagner et Ëcker ont si bien figurés ; d'ailleurs» dçs plexus semblables peuvent se trouver en d'autres parties que la moelle, témoin ceux qui ont été découverts par M. le marquis de Ck)rti dans la rétine de l'éléphant, et depuis par M. Kôlliker dans celle de l'homme.
Outre ces tractus rayonnants des cellules, la substance des
(1) Séances de U société philuuiatliique, et journ*! CltutUui* I6&6.
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tranchants antérieurs de l'axe gris est traversée par des fibres nombreuses qui, des cordons moyens d'un côté, passent aux cordons antérieurs du côté opposé par l'intermédiaire de la commissure ; en étudiant attentivement ces fibres, on démon- . tre aisément que la lame blanche de cette commissure résulte d'un entrecroisement entre les deux moitiés de la tige médul* laire.
Cet entrecroisaient est si évident, qu'il n'y a point dans le système nerveux de disposition plus facile à démontrer ; c'est dans les intervalles de ces fibres entrecroisées que sont logés les cordons longitudinaux de la commissure (1).
La substance gélatineuse qui constitue le tranchant postérieur des axes gris, diffère beaucoup de la substance spongieuse ; elle est constituée par des granules que M. Rémak compare aux globules du sang de la grenouille ; elle forme la base des cornes postérieures qui ont d'ailleurs une organisation trèscompliquée. En effet, elles sont divisées en un grand nombre de loges distincte^ par des lames qui, de la face antérieure du cordon postérieur, s'avancent dans l'intérieur de l'axe gris; c'est dans les loges formées par ces lames qu'est comprise la substance gélatineuse. Toutes les fibres des cloisons sont longitudinales comme celles des cordons postérieurs; mais on voit dans leur intervalle certaines fibres transversales cheminer des cordons postérieurs vers le centre des axes gris. Quelques-unes de ces fibres se rattachent aux racines postérieures des nerfs
spinaux. Outre les cellules de la substance gélatineuse, outre ces
(1) On a eontesté la natara ner? euie des fibres tnmBVeriea de la eommiBfure. Ce Berafent, ont dit d'habiles aateura, des fibres celluleoses; U est vrai qu'elles eo ont à certains égards Tapparence. Mais les rayonnements des ceUales entre elles sont euxHnêmes semblables aux fibres des tissus oellnlaires, et cependant leur nature ne peut être un instant méconnue. \\ peut y avoir d'ailleurs de grandes similitudes apparentes, et de grandes différences dans les propriétés. L'histoire do système nerreux est là pour le démontrer.