CHAPITRE Vni
DES EFFETS DE l'iMAGINATION.
S i. IBAvenee de MiagliiattoM «n* le ■Mûrement étm curpm de l'élre «vl tHMiflBe.
La tendance au mouvement qui suit une sensation véritable est une tendance aécessaire; de plus, toute réaction étant en principe proportionnelle à la stimulation, cette tendance produit des actes effectifs.
Une tendance pareille résulte de ces impressions intuitives qui sont du domaine de Timagination. Mais, parce qu'en général du moins, ces impressions sont faibles et n^atteignent à leur summum d'énergie que dans le sommeil ou dans les hallucinations, elles ne déterminent que des réactions faibles, ou pour mieux dire des indices de réaction, dont le résultai demeure incomplet. Ainsi, à la sensation correspondent des mouvements achevés, mais l'imagination n'amène, en général, que des indices d'action auxquels nous donnons le nom de Mouvement* symboliques.
IjOS mouvements symboliques ne sont point des phénomènes accidentels; ils se développent d'une manière nécessaire et dans un détail infini. La théorie de ces mouvements a dans l'histoire philosophique du langage une importance incontestable, et se rattache d'ailleurs à d'autres questions qui ont récemment occupé les esprits.
îl ne faut point les confondre avec d'autres mouvements qui se dévelop[)ent dans des circonstances très-diverses, et auxquels on peut donner le nom de Mouvements sympathiques. Ces mouvements résultent des relations qui existent entre tous les organes et les enchaînent l'un à l'autre par des
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correspondances infinies. Sons l'empire d*un sentiment qui pénètre tout Torganisme, il n*est pas une seule partie qui ne s'associe à sa manière à Faction principale; c'est la réalisation du mot fameux d*Hippocrate : Consensus unus, eonspircUio una, consentieniia omnia (1). Ces mouvements sympathiques sont de deux ordres. Les uns se développent suivant la loi d'homogénéité, comme par exemple lorsque la tète se portant en avant, tout le corps s*étend et s'allonge dans cette direction; les autres, suivant la loi d'analogie, et prennent un caractère métaphorique. Les mouvements d'attention qui se produisent automatiquement dans les oreilles des animaux à propos d'une application attentive des yeux, en sont un exemple fort habituel.
J^s mouvements symboliques sont l'expression visible des mouvements et des désirs de l'imagination. L'existence de ces mouvements a été prouvée de la manière la plus heureuse par les expériences de M. Chevreul sur le pendule oscillateur.
Un homme tient un pendule à la main; il pense à un mouvement possible, le pendule se met en mouvement; il pense que le mouvement va s'*arrèter, le pendule s'arrête. Quelques personnes s'imaginent encore que ce phénomène résulte d'une certaine influence de la volonté sur le pendule. C'est là un reste de l'opinion d'Âvicenne, qui attribuait à l'esprit le pouvoir de commander à toutes les choses matérielles. Mais ce pouvoir, hélas! n'est qu'imaginaire et illusoire. Pour détruire toute l'influence de l'esprit sur le pendule, il suffit de bander les yeux. Alors la volonté la plus énei^que est impuissante.
La cause réelle de ce phénomène est celle-ci. Imaginer un mouvement, c'est le voir en idée; or, l'imagination n'agit' point indépendamment des organes du corps, elle conduit l'œil dans le sens du mouvement qu'elle rêve, comme elle
(1) OEuvrei tCHippoerate, édition E. Littré. T. IX, De taUmeni, % 23.
5M DES BFFBT8 DX L'jMAGINATIOH.
GQHduit ie corps entier dans le somnambulisme. À ce monvemeRt eymiMilique de TcBil, s'associe bientôt un mouvement sympathique de la main qui tient le pendule, et ce mouvement lui imprime des oscillations d'autant plus étendues, que ridée est plus vive et la volonté plus énergique.
On peut démontrer aisément ces mouvements de la main. {1 suffit, pour cela, de Tobserver dans ses rapports avec quelque objet immobile, comme peut l'être, par exemple, le bord d'un meuble ou la corniche d'un appartement. Les oscillations de cette main deviendront ainsi sensibles pour les plus incrédules, et arriveront au maximum, au moment même où le sujet de l'observation pensera garder l'immobilité la plus grande.
Si au lieu d'imaginer le pendule en mouvement, on l'imagine en repos, le résultat sera également obtenu; mais l'immobilité résultera d'une contradiction automatique opposée par certains mouvements de la main à toutes les oscillations que pourrait éprouver le pendule. Le rôle de la vue est également évident dans ce cas; si les yeux sont bandés, il ne se produit plus rien d'analogue.
On pourrait croire que si, dans ce cas, l'expérience demeure sans résultat^ c'est que l'imagination, livrée à elle-même, n'a pas le même degré de puissance que lorsqu'elle est aidée et dirigée par les sens extérieurs. Eh bien, cette supposition serait absolument fausse. On peut, en effet, considérer avec la plus grande attention un pendule en mouvement, sans que la vue de celui-ci ait la moindre influence sur les oscillations de celui que l'on tient à la main. Que dis-je? si l'on tient un pendule k chaque main, avec une égale volonté de les mouvoir tous les deux, celui que l'on regardera obéira seul à l'imagination; mais l'autre, que Ton suppose tenu hors de la portée des yeux, oscillera au hasard, et la volonlé la plus énergique ne pourra rien sur lui.
INPLUBNGB BB L'IHÂGINATION, FIC. 5S7
Cas expériiNieds flémpatroat, oentre l'opinion d*Àvicenne, lo que la volonté seule, la volonté idéale, qui n'agit point en* pore sur les organes vivants» n'a auoiine inflnenoe sur tes mouvements d'un eorps ioerte étranger à Tétre qui imagine; 2* que la vue d'un corps en monvament et le désir de voir ces mouvements s'aoséléFer, n'ont aueune influence sur les mouvements d'un autre corps tenu suspênsd manu , hors de la portée des yeux ; ^"^ que Taetion de la volonté sur un pendule tenu d'une main et dont les yeux suivent les mouvements, n'a aucune influence sur les mouvements d'un pendule tenu de rauU*e main, mais que les yeux n'aperçoivent pas; 4o que la volonté idéale n'a aucune influence sur le pendule si les yeux eont bandés, quelle que soii d^ailleurs la durée de l'expérience ; ôo que FaMion de ta volonté idéale n'a un éKei sensible sur un pendule tenu à la main que lorsque les yeiuc sont actuel-* lement dirigés sur ee pendule.
Ainsi, i'att«ition i une impression prés^te est ici nécessaire. La pensée seule M suffit pas. Mais si i l'attention de l'esprit s'mnit Tattention des yeux , le regard s'associent au désir chasse symboliquement Fobjct mobile, et la main, s'asaociant à son tour au regard, le pousse effectivement. Or, il s^agit ici d'un mouviement sympathique, d'un mouvement purement automatique en conséquence, ot dont Fesprit n'a point conscience. Ces âdts sont assez clairs. Le pendule est mé, parce que le regarder attentivonent en pensant à un mouvement possible, c'est vouloir à certains égards ce mouvement, et Faction àe celte volonté sur le mouvement des yeux se change syaipathiquement en une action réelle de la main. 11 y a donc, dans ce cas, un commencement de volonté incomplëte qui n'agit pas immédiatement, mais de seconde main, si je puis «inst dire, mt les muscles du bras. Cest ee que M. Chevreul a parfaitement exprimé par ces mots c iendance au m&uvement.
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H y a, en effet, dans ce phénomène» quelque chose de TautoiTiatisme de Tinstinct.
Ces faits ont dans le système nerveux une cause naturelle; ils se produisent» il est vrai» à notre insu» à peu près comme les mouvements de nos viscères » mais les expériences de M. Ghevreul en ont dévoilé la véritable nature; la question semblait donc jugée, lorsque des esprits enthousiastes entreprirent de remettre en honneur d'anciennes illusions , et de baser sur elles les fondements d'une pneumatologie nouvelle.
On sait de quel étonnemènt le monde entier fut saisi, lorsque, du fond de l'Amérique, on apprit que plusieurs personnes faisant autour d'une table ou d'un chapeau une chaîne vivante, un mouvement rotatoire emportait bientôt la table ou le chapeau, et se précipitait en un tourbillon d'une inconce-
vable énergie.
Au premier abord, on crut i l'existence d'un fluide , et Ton raillait volontiers sur ce point le scepticisme des naturalistes. Mais l'événement leur donna bientôt raison. Les tables ne tournèrent plus seulement, elles parlèrent ; que dis-je ? elles écrivirent. Un fluide, un agent physique, quel qu'il fût, ne pouvait seul produire ces merveilles. Aussi ces mouvements furent-ils bientôt attribués à certains esprits séparés de leurs corps et errants dans l'espace. Ces esprits racontaient leurs pérégrinations dans les astres, leurs voyages dans le monde sublunaire. Ils parlaient du passé et de l'avenir. D'ailleurs, assez impolis parfois, ils nai^aient leurs interrogateurs, et qualifiaient sans trop de façons de belles curieuses. Serait-ce que la galanterie n'est pas naturelle à certains esprits séparés de leurs corps, et, par conséquent, de leurs passions?
Voilà donc où avait conduit une curiosité irréfléchie. Les tables n'inspiraient plus la Pythie. Cette fois, le trépied pariait seul. Les portes du monde invisible s'ouvraient à deux bal-
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tdnts. Des guéridons, des tambours, des chapeaux furent transformés en oracles, et devinrent les fondements sacrés d'une théurgie nouvelle.
Cette grande aberration est aujourd'hui jugée; ceux qui cherchaient la vérité par des voies insensées ne sont arrivés qu*à la folie* Mais comment Tillusion a-t-elle été possible? C'est là une question qu'une philosophie éclairée ne pouvait dédaigner. Parmi les adeptes, en effet, la plupart se trompaient de bonne foi ; or, montrer par quelles voies secrètes Terreur s'introduit dans l'âme, n'est-ce point la rendre à elle-même en assurant sa liberté?
Voilà ce que M. Chevreul, rappelant à la fois des erreurs anciennes et des expériences positives, a fait avec un rare bonheur. L'explication d'anciennes erreurs a détruit le prestige des nouvelles. MM. Faraday et Babinet ont de leur côté opposé à ces prétendus miracles des objections victorieuses. Il n'était pas difficile, à des hommes si habiles, d'instituer il os expériences et de les multiplier.
On sait comment est obtenu le mouvement des tables : phisieurs personnes entourent une table libre sur le sol, et posent simultanément sur ses bords leurs doigts étendus ; une certaine disposition des mains unies en une chaîne continue, était d'abord nécessaire, mais plus tard cette précaution a été jugée inutile. La table demeure pendant quelques instants immobile; au bout d'un certain temps, de légers frémissements se font entendre et se changent bientôt après en de véritables convulsions accompagnées de craquements. Enfin, la lourde masse se meut, et son mouvement, d'abord Irès-lent, devient bientôt assez rapide pour entraîner, dans une ronde tourbillonnante, les expérimentateurs dont les mains sont imposées sur elle.
Ce mouvement est-il l'effet d'nn courant d'électricité émané
S90 DBS BmXB BB L'iMACIllATiaif.
d*une souraa atiimale? Rien ne le fût sapposer à priori^ et toutes le» cspériences iafirment ceile hypoihèie qui ne saii* rait avoir désormais quelque poids qu'auprès de gens ndn prétenus.
S'agit-il de quelque fluide nouteau qu'on appellera si l'on teut Odique ou Odylique 7 Mais un fluide capable de remuer une table pesante devrait^ à bien plus fcvte raison^ agir sur ces instruments délicats dont la physique actuelle dispoee^ Cette nouTelle hypothèse n'est pas plus admissible que la première.
Quelle est donc la cause de ces effets singuliers et incontestables? dépendraiënV-ils par hasard de la tolonté et des tnou- Toments des expérimentateurs euB-mèmesf Mais comment des pressions légères pourraleni-elles produii'e des résultats qui semblent eiiger des efforts beaucoup plus énergiques ? Cette question est embarrassante au premier abord, mais il ne faut point désespérer de la résoudre.
On peut considérer en premier lieu qu'il ne s'agit point ici d'un mouvement immédiat, mais d'uh effet assez lent 6 se produire, et qui suppose quelques modifications préliminaires. L*une de ces modifications, et la première eh date, est un frémissement, c'est-ànlire une vibration moléeuhiire. Quelle est la cause de ce frémissemeiit?
Elle est facile à découyrir. Toutes ces mains tendues et bientôt fatiguées , tremblent et frémissent intolontairement, ces frémissements se communiquent lentement h la masse qu'elles touchent; De là, des vibrations qui, obscures d'abord, deviennent au bout d'un certain temps très-sensibles. Or, examines ce qui se passe lorsque le bord d'un disque de verre ou de bois, porté sur trois ou quatre pieds, est mis en vibration à l'aide d'un archet. Le voyez-vous frémir, s'agiter, sautiller et se mouvohr en divers sens ? ces mouvements sont semblables à
INFLUfiUGS PB I^'lJiÀQINÀIIOIf, EIC. £91
ceuxd*uD diapason. Cette expérience 8i siaipledéinontre qu'une vibration, même très-faible, tire Ua corpade leur repoa^ et dî* mioue» si je puis ainsi dire^ leur adhérence au sol qui les silpporte«
Faites maintenant rexpérienœ stiivinte i qu'un honniM auquel on aura au préalable bandé les yeux, sautille yertîcale-< ment devant vous. Pendant ce temps» iiefuteea4.)e continaelle^' mrat à l'aide d'une tige de ptome^ et vous le dîrigei^ aiiéi< ment dans le sens que totui^ sures détentiiÉié par avaneoi Aînsî^ cette masse auparavant presqu'inébraftlable^ sera dépladée et dirigée par les preesiofls les plus légères^
Cet homine qui sautille, c'est la table qui vibre sut le sol» La moindre impulsion la déplacera. Or, il est démontré que la vibration existe^ tous les expérimentateurs disent unanime-' ment qu'un frémissement^ souvent accompagné de craque^ ments, précède la rotation des tables^ Mais l'impulsion peut-*' elle être admise ? Voici ce qu^l s'agit maintenant d'examiner.
Observons attentivement une table entourée d'expérimentateurs au moment où elle commence à vibrer. Il sera facile de constater deux faits importants, savoir : en premier lieu, une attention soutenue du regard chez toutes les personnes qui forment la chaîne; et efl second lieu, une sorte d'angoisse légère ot l'attente d'un mouvement possible jette tcKis ces esprits en suspens; ainsi nous retrouvons ici tous les éléments du mouvement du pendule : Tatlention de l'œil et l'Idée d'un mouvement possible. Or, on ne peut avoir évidemment aucune idée actuelle de mouvement sans avoir en même tetnpi^ l'idée corrélative d'une certaine direction; aussi, quand notre esprit rêve à un mouvement quelconque, II imagine en même temfjs un but ou un point de départ, sans quoi l'idée du mouvèmëîlt serait nulle. Admettons que l'Incertitude tassre parfois tarief cette direction, il n'y en aura pas moins, en vertu de l'asso-
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dation de nos mouvements à nos idées, une tendance vague, mais irrésistible au mouvement*
Maintenant, considérez que plusieurs personnes sont réunies autour de la table et ne s'entendent point. Chacune, en vertu du principe formulé par M. Ghevreul» donnera son impulsion particulière, et toutes ces impulsions mal coordonnées pourront se neutraliser ; mais il arrivera nécessairement un moment où certaines impulsions prédomineront, soit parce qu'un des expérimentateurs, plus enfant ou plus féminin, aura eu plus de vivacité automatique, sôit parce qu'en on certain moment un plus grand nombre de volontés instinctives auront coïncidé. Alors le mouvement devient effectif, il devient sensible, et par conséquent, Tincertitude cessant, tous ayant à la fois l'idée d'un môme mouvement, concourront également a le produire. Cependant la table tourne sous ces impulsions multipliées, grandissant avec la conviction des adaptes. Les mains la suivent, les corps suivent les mains, enfin tous à la foistournentavecla table pour ne point interrompre la chaîne. Ainsi, les impulsions s'accumulant, la rotation se précipite; on marchait d'abord , on court, puis on crie aumiracle ! Pauvres enfants quis'épuisentà poursuivre le cerceau qu'ils ont poussé !
11 suffit de réfléchir un mstant pour voir que les doigts demeurant adhérents à la table, ce n'est point du mouvement qu'il faudrait s'étonner, mais du repos. Prenez un disque horizontal porté sur un axe mobile; si les mains sont posées sur ce disque au hasard et sans la pensée de l'arrêter, il tournera aussitôt pour ne s'arrêter qu'avec le mouvement d'extension des bras ; mais si Ton imagine de suivre le mouvement, on tournera incessamment avec le disque. Ici Terreur n est point possible, et cependant le fait dont nous parlons a, avec le mouvement des tables, la plus évidente analogie.
Au surplus, des expériences très-précises de M. Faraday,
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démontrent que les mains se déplacent et exercent une pression que oet illustre physicien met parfaitement en évidence en disposant sous les mains des lames de carton poli, qu'une cire visqueuse et ductile unit à la surface de la table. Cette cire subit, sous les tractions involontaires des mains, des élongations qui rendent l'existence de ces tractions sensible à tous les yeux. On peut démontrer la même chose à Taide d*une lame de carton, d'un index et d'une aiguille directrice.
D'ailleurs, ces expériences n'ont pas toujours un résultat égal. Il faut, pour qu'elles réussissent, un certain état de l'esprit. Lorsque M. Chevreul interposait entre le pendule et le mercure, au-dessus duquel il oscillait, un gâteau de résine, avec la pensée que le mouvement s'arrêterait, le mouvement s'arrêtQtt en effet. Ainsi, ajoute ce subtil expérimentateur, ppur que le phénomène se produise il faut avoir implicitement foi au mouvement. J'ai bien souvent vérifié la justesse de cette observation; le pendule ne se meut point dans les mains des incrédules; j'entends de ceux qui ont un parti" pris d'incrédulité. Comme ils ne croient point au mouvement, ils ne peuvent ni le vouloir ni l'imaginer; ils le nient, c'est donc une idée d'immobilité qui domine dans leur esprit; or cette idée agit à leur insu et détruit par une opposition dont ils n'ont point conscience, jusqu'aux mouvements fortuits qui pourraient agiter le pendule.
On pourrait faire servir à l'explication du phénomène des tables parlantes des ex|}ériences analogues. Lorsque le mouvement est le pins actif, la pensée qu'on peut le produire l'arrête aussitdt. Faisons d'ailleurs la part des plaisants et des mystificateurs qui sont partout plus nombreux qu'on ne pense. Mais on ya plus loin. Il suffit, dit-on, qu'une personne étrangère veuille mentalement qu'un certain mouvement se