‹ Anatomie comparée du système nerveuxChapitre 63 sur 74 · II · texte numérisé non relu

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produire powx ^U^ 1^ n^QUvoiQoul ait lieu* pour <}ue tel ou toi nombre sjgniOpaUf de çoupft soii frappé; d'autres affirmeni qu'à Taici^ de c^taioes conventions* il rewori de tfoui cela dee discours itOeUigibles, que dis-je, des prepUtiM véritables* Adroetioqa la vérilé ^t ces assertioaa, ci la msgie antique rénal t avec tQU^ ses mystères. Les sorcières ds Thessaiie pourront f)&ire descendre la lune sur la terre, des myriades de démons et de génies enyahiront de nouveau l'air et les lieux souterrains, et dans ce monde peuplé de lutins, de gnomes el de f^rf^dels, l'art suprême de l'homme sera la nécromancie! Illusions ^criléges» ou vérités maudites, pour lesquelles la vraie religion et la philosophie n'auront jamais assez de foudre^ !

Mais laissons de câté les tristes erreurs de l'esprit humain. L'influence de l'imagination sur les mouvements du corps demeure dévujwdréet Cette influence s'exerce dans un détail infini : ^e régil à la fois les appareils de la vie animale et ceux de l9t vie organique* et par dea oorrespoBdaaees iooonmies, meuA 1^ machine entière à l'inso do l'esprit.

U est ^npossiUe à l'âme d'agir iadépendammenl du corps. Quimd Tesprit est absorbé dans la contemplation d'uAe idée, les y^}pi sont symboUquament attentifs, hnagine-l-on des sons» la té^ pochée éoeute. Lea gourmands qui songtsnt à certain^ meta, môlenlè leur salive une saveur imaginaire. Un spectacle idéal occupe-Ml notre imagination f Nous intervenons. ^ jAQtre i^sipw MUS invoquons» nous poursuivons, nous tne;r^acQ(is, nous ^mmes s^tés de fureur ou de crainte. Les lèvres répètent automatiquement les discours que l'on pense vivement. Songeons-^nous à quoique chose d'élevé? Nos yeux s'élèvent vers le cieL Inyiginons-noos quoique abîme? Ils sV baissent vers la t^rre. Le corps est en tout compHee des mouvemeuts di^ Yim^n Ainsi» par tme illusion irrésistible, Fini-

tinct poursuit aif deboa*s des objeta qui n'exislent qut dans la pensée ; le désir s'y laisse attirer, la baioe Ita attaque «a les fuit. H est impossible eu ré^um^» de mr, d*é€outar, de flairer, de goûter, de toucher quelqi^e chose en imagination, aan» exécuter en iQéme temps un indice des mouTementa qui, daaa la sphère des actions extérienrei» eofrespondenl à oet ao* tiens diverses.

L'influence des mpuTeroenis de l'imaf^tion sur hê sympathies viscérales n'est pas moins évidente.

Un médecin, préoccupé de certaines sensations ressenties du côté du cœur, examinait fréquemment son pouls. An bout d'un certain temps, apparurent tous les symptômes de la cardio'pathie la plus grave. On lui prescrivit de ne plus se tftter le pouls, et cette seule précaution amena une guérison rapide.

Un autre médecin, connu par la vivacité de son imagina* tion, éprouva après le diner un léger malaise, il examina son pouls et constata une ou deux intermittences. Cette circonstance Tinquiéta. 11 devint attentif, et plus son attention fût excitée, plus il y eut d'intermittences; cela vint au point que de six pulsations, il en manquait au moins une. Tout à coup, il aperçut dans son gilet un bouquet de violettes à moitié desséchées; Tidée lui vint que l'odeur des violettes avait causé tout le mal. Il tes jeta loin de lui, et le rbythme des battements de cœur reprit çommQ par enchantement sa marche babituelle.

L*effct de l'imagipation sur les pvouvement^ iqtestinaus^ n'est ps^s moins remarquable : qu'après un repas pris avec appétit, quelque mauvais plaisant inspire l'idée de quelque aliment révoltant, tel que peuvent l'être un cbat substitué à un, lapiOj ou des crapauds servis en place de grenouifles; cette idée suffira pour jeter le trouble dans la digestiojn de9 personnes intéressées, et ce trouble pourra adler}tMqu'à ditermi**

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