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Langue >le toucan

Les fosses nasales s’ouvrent dans la cavité de la bouche par une fente longitudinale, couverte de papilles cornées qui font l’office de voile du palais. Des papilles semblables remplacent l’épiglotte.

Chez le pélican , le cormoran et quelques autres oiseaux, la peau qui s’étend entre les deux branches de la mâchoire inférieure se dilate fortement et forme une sorte de poche semblable à une abajoue. Chez l’otis tarda mâle, un sac membraneux s’étend le long du cou. entre la peau et la trachée-artère, et s’ouvre en dessous de la langue (fig. 55).

L’œsophage des oiseaux est fort long et trèslarge; sa capacité augmente généralement par les plis longitudinaux qui s’effacent et s’étendent sur toute sa longueur. Les oiseaux, surtout ceux qui se nourrissent de poissons, avalent souvent une proie d’un très-grand volume et sans la diviser.

A sa partie inférieure, avant de pénétrer dans la poitrine, l’œsophage se dilate et forme une poche connue sous le nom de jabot (fig. 55). Celle poche est double chez les pigeons et excessivement développée dans la variété de pigeon appelée grosse (/orge. Après la période de l’incubation, il se forme dans les glandes du jabot un liquide blanchâtre qui sert à imprégner la nourriture que le pigeon donne à ses petits. C’est une sorte de lactation.

Un peu en dessous du jabot, on observe une seconde poche; elle n’est pas très-grande; elle est surtout caractérisée par les cryptes qui produisent un liquide nécessaire à la digestion. Cette seconde poche est appelée le ventricule succenturié. Les glandules de l’estomac sont réunies ici au devant du gésier, à cause du rôle nouveau que les parois du gésier jouent dans Pacte de la digestion.

APPAREIL DIGESTIF

Celte seconde poche s’ouvre immédiatement dans une troisième, qui représente l’estomac proprement dit. On la nomme

Fig 35. — Outarde mâle.

Fig. 56. — Estomac de héron.

gésier. Cet organe est surtout très -développé dans les oiseaux granivores ainsi que dans le canard et les oies. Le gésier est de tous les organes qui apparaissent sur le trajet du canal intestinal celui dont la couche musculaire est la plus développée, ainsi que la couche d’épiderme. C'est dans son intérieur que les aliments doivent être broyés. Cet organe est conformé de manière à ce que le fer et l'acier s'usent et s'arrondissent dans son intérieur, et les petits cailloux que les oiseaux avalent font l'office de dents dans l’interieur de cette poche.

Chez quelques oiseaux rapaces, échassiers et palmipèdes, il existe un appendice stomacal ou un estomac accessoire (fig. ôfi).

Tout l’estomac ne consiste que dans un petit appendice sous forme de cæcum dans Veuphone.

L'intestin forme chez tous les oiseaux, presque immédiate-

ment après la naissance, une anse qui loge la glande pancréatique ou la glande salivaire abdominale. On ne trouve plus une grande différence entre l’intestin grêle et le gros intestin; ce dernier est souvent très-court. La valvule qui sert de ligne de démarcation dans les mammifères manque dans lesoiseaux, etau lieu d’un cæcum unique on en voit deux, souvent non loin de l’anus. Ces deux cæcums acquièrent un très-grand développement chez les oiseaux omnivores et herbivores. Chez l’autruche, il y a une valvule spirale dans l’intérieur. Certains oiseaux ont en outre un cæcum impair.

L’anus, au lieu de s’ouvrir directement au dehors, s’ouvre dans une poche commune avec le canal excréteur de l’urine et de l’appareil sexuel. Cette poche est désignée sous le nom de cloaque (fig. 57).

Au devant du rectum on voit souvent, surtout dans le jeune âge, une bourse que l’on désigne sous le nom de bourse de Fabricius. C’est un organe qui se développe pendant l’époque fœtale pour disparaitre ou diminuer après la naissance.

Dans le coq, quatre ou six glandes de Peyer sont répandues sur le trajet de l’intestin grêle. Elles se distinguent autant par

Fig. 57 — Cluuqur du condor.

APPAREIL DIGESTIF

leur élévation que par leur couleur blanche. La disposition des plaques es! remarquable sous le rapport des villosités.

Dans l’oie, il y en a de huit à dix, de la grandeur d’un ongle. On les trouve de même dans les canards.

Les intestins sont maintenus en place par un mésentère; l’air peut passer des poumons entre les feuillets qui maintiennent ces viscères, et il se forme de cette manière des cavités remplies d’air ou des poches aériennes. Elles contribuent à diminuer le poids spécifique des oiseaux et servent en même temps de soufflet pour activer la respiration pulmonaire.

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