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GLANDES SPÉCIALES

Il existe dans les mammifères, comme dans d’autres classes, un grand nombre de glandes qui s’ouvrent à l’extérieur et dont on ne connaît guère l’importance. Dans le chevrotait! porte-musc comme dans le rat et un grand nombre d’autres mammifères, il s’ouvre au prépuce une glande assez volumineuse, qui, comme la glande anale, a une odeur spécifique. Tout le monde connaît le musc fourni par celte glande du chevrotain de ce nom. Les antilopes et les cerfs ont au-dessous de l’œil une glande formée par un amas de cryptes, dont le produit coule comme des larmes, mais qui n’a cependant rien de commun avec ce liquide; c'est le larmier. L’éléphant a une glande qui s'ouvre au milieu de la jonc; le chameau en a une derrière l'oreille. Le pécari en a une énorme au milieu, et en arrière

du dos. Dans les musaraignes, on en voit plusieurs sur les flancs, qui sécrètent aussi un liquide musqué. Quelques chauvessouris et la marmotte souslik ont un sinus de la peau dans lequel s’ouvrent divers cryptes. Les desmans en ont sur le côté de la queue. Plusieurs antilopes en portent dans le pli de l’aine. Dans l’écartement des doigts des chamois et à la racine du sabot des rennes et d’autres ongulés, on trouve aussi un amas de cryptes. La prétendue glande venimeuse du mâle des ornithorynques, située sur la cuisse, appartient aussi à cette catégorie.

Les oiseaux, surtout les oiseaux aquatiques, ont à la base et

au-dessus du coccyx, une glande assez volumineuse qui porte ce nom ; elle sécrète l’huile qui doit rendre les plumes imperméables. La bourse de Fabricius n’est pas une glande, mais un organe tlélri à l’état adulte, propre seulement à la vie embryonnaire.

Dans les reptiles et batraciens, il existe encore plusieurs glandes cutanées. Les crocodiles en ont une vers le milieu et entre les deux branches de la mâchoire inférieure; les chéloniens ont quelques glandes anales comme les ophidiens; mais plusieurs sauriens ont des glandes qui s’ouvrent régulièrement

Fig. <42. — Télé de merlan.

a Cryptes cutanés.

APPAREILS GLANDULAIRES

sur les cuisses et dont le nombre est constant dans chaque espèce ; on les appelle pores fémoraux.

Cependant les glandes les plus remarquables sont celles que l’on observe sur la nuque ou au cou des crapauds et des salamandres; elles forment une légère saillie et s’ouvrent au dehors par un grand nombre d’orifices visibles à l’œil nu. On les appelle à tort parotides.

Presque tous les poissons ont des cryptes cutanés, situés avec symétrie, et variant d’une espèce à l’autre; on les découvre aisément à la téleflig. 142, p. 148). Chez plusieurs poissons, les raies par exemple, ces cryptes sont formés de tubes très-longs, que l'on peut mettre à nu sans difficulté et qui sont situés en dessous de la peau.

Comme glandes cutanées dans les animaux sans vertèbres, il faut mentionner surtout les glandes sucrées des pucerons, les filières des araignées fileuses, etc., etc.

Dans les mollusques céphalopodes, on voit une glande remplie d’une substance noire et d’une ténuité extrême; elle s’ouvre au dehors à côté de l’anus.

C’est la bourse du noir. Elle est logée en partie dans le foie chez quelques espèces, ce qui l’avait même fait regarder comme la vésicule du fiel. Chez d’autres, elle n’a aucun rapport avec a Fo.lf‘ ~ 6 linr 7" le foie, et elle s’ouvre toujours à l’ex- noir d'ouvrant A cAlé dr térieur pour répandre son produit au 1 *""*• dehors. C’est une glande spéciale qui sert à la défense de l’animal (fig. 143).

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Fig. 143. — Vésicule «lu noir •les céphalopodes.

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