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APPAREIL URINAIRE

L’appareil urinaire existe sans exception dans tous les vertébrés et se trouve, sous des formes différentes, dans un grand nombre d’animaux sans vertèbres.

Dans le cours du développement, on voit dans les embryons îles mammifères des organes, désignés sous le nom de corps de WolIT; ces corps se modifient etperdent leur premier aspect, sauf dans la classe des poissons, où ils deviennent les véritables reins. Dans les batraciens, une partie de ces corps semble se modifier encore, quand toutefois la masse principale conserve son caractère primitif.

Les batraciens font ainsi la transition : dans les vertébrés allanloïdiens, le corps de WolIT se transforme en épididyme ; dans les batraciens, une partie du corps de WolIT reste rein, une autre devient épididyme, et dans les poissons, le corps de WolIT reste avec tous ses caractères pour remplir les fonctions de reins.

Sous le rapport de la forme, de la situation et même de la

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couleur, les reins ne présentent guère de modifications dans toute la classe des mammifères. Ils affectent partout la forme de haricot; tantôt cet organe se compose d’un seul lobe, tantôt au contraire il est formé de plusieurs, au point que la surface présente l’aspect de dalles, comme dans les dauphins. Les divers mammifères aquatiques, les loutres, les phoques et les cétacés,

* ig. I 44. — items.

o Rein non divisé ou simple. — b Rein divisé en lobes. — e Rein très-divisé.

ont cet organe le plus divisé (fig. Lii c). Dans le cochon, il n’y a aucune trace de division à l’extérieur, tandis qu’il est bosselé dans le bœuf.

Cet organe est toujours double; il est situé dans la cavité abdominale en dessous du diaphragme et couvert par le péritoine à sa face inférieure. On distingue toujours une couche corticale, qui entoure tout l’organe comme une écorce, et une substance médullaire qui est formée par les cæcums ou les canaux sécréteurs. Les corpuscules de Malpighi 1 se retrouvent dans tous les animaux de cette classe.

Ces canaux sécréteurs se réunissent ordinairement en groupes et versent leur produit par une papille dans une première poche, le calice; de là, le produit passe dans le bassinet, qui est le réceptacle de toute l’urine sécrétée; le canal excréteur, l’uretère, n'est pour ainsi dire que la continuation du bassinet;

1 I.pn corpuscules (lt* Ma)pi<|lii soûl formas <1 mi vaisseau capillaire, pelotonné aur lui-mèmc, et loçé dans un can.il secréteur I fo).

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il descend le long de la colonne vertébrale et s’ouvre dans le col de la vessie. Celte poche de dépôt ne manque jamais et ne présente que peu de différence dans les animaux de cette classe. De la vessie, l’urine passe, chez les mâles, dans un canal commun qui reçoit en même temps le produit du testicule et que l’on désigne sous le nom d’urètre. Ce second canal répand l’urine au dehors.

Les oiseaux ont deux reins comme les mammifères, mais leur urine, au lieu d’étre liquide, est toujours solide ; cette urine est évacuée avec les fèces sous la forme d’une pâle blanche qu’on voit à la surface des excréments. Il n’existe pas de vessie.

Les reins sont situés dans la cavité abdominale, derrière les poumons, et accolés comme eux à la colonne vertébrale; ils s’enfoncent dans les excavations du sacrum. Leur couleur est toujours terreuse, ou d’un rouge-brun foncé. Leur forme a complètement changé et ils se présentent sous l’aspect d’une bande allongée, découpée en dehors en plusieurs lobes.

Les conduits excréteurs des lobules se réunissent de chaque côté en un canal commun pour former les uretères. Ceux-ci sont contractiles, passent derrière le rectum et s’ouvrent dans le cloaque en dedans des orifices des organes génitaux. On trouve aussi les corpuscules de Malpighi chez les animaux de celle classe.

Les reins des reptiles et des batraciens ne sont pas sans analogie avec ceux des oiseaux. Ils sont aussi au nombre de deux et logés dans la cavité abdominale dont ils occupent toute la partie postérieure. Ils sont très-allongés, surtout chez les ophidiens. Quelquefois ils se touchent sur la ligne médiane et se confondent même parfois en une seule masse à la partie postérieure. Souvent ils sont composés d’un grand nombre de lobes séparés les uns des autres par des échancrures. Les canaux sécréteurs sont ordinairement fiexueux et rarement droits. Les corpuscules de Malpighi sont volumineux, surtout chez les batraciens.

Le canal de l’urètre est souvent très-long et s’ouvre dans le cloaque, soit isolément, soit en se réunissant aux conduits des organes génitaux.

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