‹ Anatomie comparéeChapitre 35 sur 61 · I . Corps de la vertèbre · texte numérisé non relu

I . Corps de la vertèbre

2. Neurapophyses. — 3 Neurépine. — i. Parapopbyses. — 5. Pleurapopbyses. — 6. Hœmapopnyses. — 7. Ilœmèpine. — 8. Diapopbyscs.

lieux et que les vertèbres crâniennes ont le moins perdu leurs caractères de vertèbres.

C’est vers le commencement de ce siècle que, presque simultanément, en Allemagne et en France, des naturalistes philosophes ont comparé le crâne à une série de vertèbres. Il a fallu une trentaine d’années pour faire accepter cette idée.

Ce crâne est toujours composé de quatre vertèbres (fig. 212):

une postérieure, formée par l’os occipital, et qu’on appelle vertèbre occipitale; une moyenne, formée en dessus par les pariétaux, en dessous par le sphénoïde postérieur, et sur les côtés par les temporaux, c’est la vertèbre pariétale; la vertèbre appelée frontale est formée en dessus par l’os de ce nom, et en dessous par le sphénoïde antérieur. Il est à remarquer que le sphénoïde chez l’homme adulte est le résultat de la réunion de plusieurs points d’ossification ou d’os dis-

Fig. 212. — Tète idéale, divisée en quatre vertèbres.

Le corps de la vertèbre antérieure représentée par le vomer (a); celui de la ver-

tèhre fron Ule, par le sphénoïde an lé- lent tous séparés, même rieur (A); le corps de la troisième vertèbre ou de la pariétale, par le sphénoïde postérieur (c) ; celui delà quatrième, par la partie basilaire de l’occipital (d).

1. Vertèbre nasale. — 2. Vertèbre frontale. — 5. Vertèbre pariétale. — 4. Vertèbre occipitale.

tincts, et qui, dans les poissons en général, resit tous séparés, mèi à l’âge adulte. Ainsi le corps du sphénoïde est divisé en deux, une moitié antérieure et une moitié postérieure; la première comprend les petites ailes et forme la partie inférieure et latérale de la vertèbre frontale; la moitié postérieure comprend les grandes ailes et les apophyses ptérygoïdes, de manière que toutes ces pièces, étant séparées, forment huit osselets distincts dans les poissons et un seul dans l’homme.

L’os temporal mérite aussi une mention spéciale. Il se coin-

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pose de quatre pièces dislinetes, la portion écailleuse avec l’apophyse zygomatique, le cercle du tympan ou le lympanal, le mastoïdien et le rocher. Le lympanal reste toujours séparé dans les ovipares et forme l’os carré; il se place entre la mâchoire inférieure et le crâne. Dans la dernière classe des vertébrés, tous ces os resten t distincts et se séparent même les uns des autres; il y en a qui restent fixés au crâne et d’autres qui s’en détachent pour se joindre aux pièces de la face. Enfin la quatrième vertèbre, ou la première en commençant la colonne vertébrale en avant, se compose d’un corps qui est connu sous le nom de vomer, d’un arc supérieur formé par les frontaux antérieurs par l’ethmoïde et par les os propres du nez, et d’un arc inférieur formé par les maxillaires supérieurs et par les intermaxillaires.

Si nous apercevons une si grande uniformité dans la composition des vertèbres, nous ne trouvons pas une uniformité moins grande lorsque nous comparons entre eux les extrémités ou les membres des animaux vertébrés. La composition est toujours la même au fond, que ce membre serve à la course, au vol ou à la nage; il n’y a que les diverses proportions qui varient. Ainsi, dans le bras ou la jambe d’un mammifère, dans i0“°P|a,e-1— l’aile ou la patte d’un oiseau, ou dans la nageoire d’un poisson, on trouve d’abord une ceinture qui unit le membre au squelette : c’est l 'épaule pour le membre thorachique, le bassin pour le membre abdominal (fig. 213). Cette ceinture se compose de deux ou de trois pièces. Le membre lui-même

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