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SV

Fig 215. — Mfmbre thormhique idéal.

montre ensuite une seule pièce, un os long,

b. Clavicule.

— r. Coracoï- (tien. — (/.Humérus. — t.

Radius el cubitus.-/". Procarpe. — g.

Mésocarpe. — h. Métacarpe.

— t. Plialann gcs. — k Phalangines. — /. Phalangettes.

qui est V humérus ou le fémur ; ensuite deirx pièces, le radius et le cubitus en avant, le tibia et I e péroné en arrière; vient après le carpe ou le tarse, qui est formé de deux rangées d’osselets que l’on peut considérer comme formées, la supérieure ou procarpe de trois os, et l’inférieure ou mésocarpe de quatre; le métacarpe ou

ANATOMIE COMPAHÉE.

le métatarse, qui se compose, dans un membre complet, de cinq pièces, et qui est suivi enfin de cinq doigts, dont quatre se composent de trois phalanges placées à la lile les unes des autres, et dont le cinquième, l’interne ou le pouce, n’en a que deux.

Les trois rangées d’os, situées entre Pavanl-bras ou la jambe et les phalanges des doigts, ont été désignées dans ces derniers temps sous le nom de procarpe ou prolarse, mésocarpe ou mésotarse et métacarpe ou métatarse, dénominations qui doivent être acceptées.

Comme le corps des animaux articulés est formé de plusieurs segments semblables que l’on a appelés zoonites, de même le squelette des animaux supérieurs est composé de vertèbres, qui se ressemblent toutes quant à leurs éléments, et que l’on appelle par lies homologues.

Delà même manière, chez les animaux vertébrés, les membres antérieurs se composent des mêmes éléments que les membres postérieurs, et tous les os se répètent exactement dans chacun des appendices.

Dans ces derniers temps, M. Gervais a émis une opinion d’après laquelle les membres sont envisagés sous un point de vue nouveau : au lieu d’un appendice simple, chaque membre est composé, d’après le savant professeur de Montpellier, de cinq appendices soudés complètement à leur base et séparés seulement au bout; ces cinq appendices appartiendraient, quant aux membres antérieurs, aux quatre dernières vertèbres cervicales et à la première dorsale, parce que ce sont ces cinq vertèbres qui fournissent les cinq paires de nerfs pour constituer le plexus brachial. En d’autres termes, le membre antérieur d’un animal vertébré différerait des cinq pattes des écrevisses, par exemple, en ce que dans ces dernières, ces appendices sont séparés dans toute leur longueur, tandis qu’ils ne sont séparés, dans les vertébrés, que jusqu’à la région métacarpienne, ou même ne sont pas séparés du tout, comme dans les cétacés.

L’omoplate et l’iléon correspondraient à des portions de côtes soudées entre elles, tandis que la clavicule et le coracoïde en avant, l’ischion et le pubis en arrière, ainsi que l’os marsupial, ne seraient que des côtes sternales.

A I* PAREIL LOCOMOTEUR

Ces vues théoriques, quand même elles ne satisfont pas complètement l’esprit, ne laissent pas que de rendre des services en servant de liens entre les divers faits.

Tous les os du squelette n’appartiennent pas au squelette interne; il y en a qui dépendent de la peau ou du squelette cutané, et d’autres qui font partie du squelette viscéral. Il entre donc trois sortes d’os dans la composition du squelette.

Tous les os q u i constituent la boite crânienne appartiennentils au squelette proprement dit ou au squelette interne?

L’attention de quelques anatomistes a été attirée sur ce point dans ces derniers temps. Les os du squelette interne sont d’abord cartilagineux; avant le crâne osseux, il y a un crâne cartilagineux; c’est le crâne primitif; puis des pièces du squelette cutané, qui ne passent pas par l’étal de cartilage, viennent s’y joindre. Quels sont-ils? C’est un point sur lequel on est loin de s’entendre et, si l’on s’en rapportait à quelques anatomistes, toute la nomenclature des os du crâne de quelques classes devrait être modifiée.

Tous les animaux vertébrés n’ont pas un squelette osseux ; les os, avant d’être solides, ont passé pour la plupart par l'étal de cartilage, et, avant l’étal de cartilage, ils ont été à l’état fibreux; c’est ainsi que l’on trouve d’abord chez l’embryon une cordc fibreuse qui représente le premier rudiment de la cojonne vertébrale; à celte corde fibreuse succède une colonne cartilagineuse, et enfin celte colonne cartilagineuse devient solide et se divise en un grand nombre de pièces connues sous le nom de vertèbres. Depuis les derniers des poissons jusqu’aux primates, nous voyons la même marche.

Mais ce qui n’est que temporaire dans la plupart de ces animaux devient permanent chez quelques-uns, et la colonne vertébrale, comme tout le squelette, est représentée chez certains poissons par une simple corde fibreuse, sans os et sans cartilage; chez d’autres, le squelette est plus avancé, les cartilages se sont formés, mais ils ne vont pas jusqu’à l'état d’os; il y a déjà un certain nombre de poissons à squelette cartilagineux, il n’y en a que bien peu sans cartilage. Enfin, les cartilages se transforment en tout ou en partie en ns, et dans quelques ré-

gions du corps, des os d’une origine différente viennent se joindre à ceux-ci pour compléter le squelette.

Mammifères. — La colonne vertébrale est divisée en six régions, savoir : la crânienne, la cervicale, la dorsale, la lombaire, la sacrée et la caudale ou coccygienne (fîg. 211).

La région crânienne est formée par le crâne. C’est une boîte osseuse qui loge le cerveau et dont les quatre vertèbres qui la composent sont soudées entre elles. La vertèbre occipitale (fig. 215) se distingue toujours par la U présence de ses deux condyles articulaires. Dans le jeune mammifère, on trouve un occipital inférieur a, ou le corps de la vertèbre, deux occipitaux latéraux b, ou l’arc supérieur, et l’occipital supérieur c, ou l’analogue de l’apophyse épineuse. La vertèbre pariétale est formée en dessous par le sphénoïde postérieur, par une partie du temporal et par les pariétaux, entre lesquels on trouve quelquefois un pariétal impair ou un interpa- „ , , , riétal. Le cercle du tympan

à est généralement soudé avec

les autres parties du temporal, la portion écailleuse y comprise. La vertèbre frontale comprend supérieurement l’os de ce nom

APPAREIL LOCOMOTEUR

el en dessous le sphénoïde antérieur. Comme l’os frontal forme toujours la voûte de l’o'i'’1** i’iu*<*iniini

pièces sont toujours faci autres par conséquent aussi, |hiim|uc ics ru |»— ports restent toujours les mêmes. VprUbpf oecipila-

Enfln la vertèbre nasale comprend le vomer et ,e Vïïdt les maxillaires supérieurs, qui sont très-déve- a Cor(s bas| loppés chez tous les animaux de celle classe. taire nu occipi On trouve dans les mammifères les mêmes os J/' 1 ** *î , ié~ de la face que chez l’homme : Velhmoïde est rau*. — ' r. Octoujours situé en avant entre les frontaux; le vo- ciP>1.- Sl,l,émer forme la cloison de la cavité des fosses nasales; le maxillaire supérieur, étant l’os le plus volumineux de la face, donne insertion aux dents canines el molaires; l’intermaxillaire ou l’os incisif, est placé en avant entre les précédents pour former le bout de la face; les os propres du nez, forment la voûte des fosses nasales et sont refoulés loin en arrière dans les cétacés véritables, à cause du déplacement des narines; les lacrymaux, situés en dedans de la cavité orbitaire, livrent passage au conduit excréteur de la glande de ce nom; l’os malaire, ou l’os de la pommette, forme la partie antérieure de l’arcade zygomatique'; en tin les palatins continuent en arrière la voûte du palais, formée en grande partie par les maxillaires. La mâchoire inférieure ou le maxillaire inférieur ne forme, û l’état adulte, qu’une seule pièce, parce que les deux branches se soudent de bonne heure en avant. Dans les didelphes, cet os porte en arrière une apophyse assez forte qu’on ne trouve que dans ces mammifères australiens.

La région cervicale eompte sept vertèbres, quelle que soit la longueur du cou; les seules exceptions sont : le lamantin, qui n’en a que six quelquefois, el les bradypes, qui en ont huit ou neuf. Dans les cétacés véritables, elles sont minces et aplaties souvent comme une feuille de carton ; dans le chameau ou la girafe, elles sont très-longues. Les deux premières vertèbres, Vatlas el l 'axis, sont toujours distinctes des autres el elles sont plus volumineuses. Il n’y a que deux ou trois exceptions à celle

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