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MUSCLES

L’appareil locomolcur actif esl constitué par un tissu dont l’aspect est très-variable, selon le rang que l’animal occupe dans la série, et qu’on nomme tissu musculaire.

Dans les dernières classes de l’échelle, ce tissu esl fondu avec les autres, et l’animal présente l’aspect d’une masse homogène. On ne voit que des cellules plus ou moins développées, dont plusieurs servent au mouvement et d'autres à la sensation. Les premières, en se contractant d'une manière régulière et déterminée, produisent l’effet d’une libre qui se raccourcit, tandis que les cellules de la seconde catégorie transmettent et reçoivent les impressions comme une libre nerveuse et agissent en même temps comme les cellules ganglionnaires des animaux supérieurs.

Quand l’organisme se complique, au lieu de cellules disposées en chapelet, des libres apparaissent et les contractions gagnent en force et en précision.

Ces libres, d’abord irrégulièrement réparties au milieu d'autres tissus, se groupent ensuite ensemble, constituent des faisceaux qui se réunissent en masses distinctes nommées muscles.

Dans les classes inférieures, ces libres sont toujours blanches, lisses et unies; dans les classes supérieures, ces libres lisses persistent dans les appareils de la vie végétative; mais les appareils de la vie de relation sont pourvus de libres striées, rouges, qui se durcissent à leurs extrémités, s’attachent à des leviers et produisent, par leur action combinée, la marche, le saut ou le vol, et tous ces mouvements variés qui distinguent les animaux supérieurs.

Les muscles forment ce qu’on appelle communément la chair; ils sont toujours rouges dans les animaux à sang chaud; ils sont souvent blancs dans les autres.

L'appareil actif de la locomotion ne consiste donc que dans des libres, diversement réunies en faisceaux, qui prennent leur point d'attache sur des parties solides fournies par le squelette interne ou par la peau.

Chaque groupe de faisceaux a reçu un nom particulier; on en compte plusieurs centaines dans un animal.

Le squelette avec les muscles forment le véritable appareil locomoteur.

il est inutile de faire remarquer que le cadre restreint dans lequel nous devons nous renfermer ne nous permet d’énumérer que quelques modifications du système musculaire dans les principales classes du règne animal.

Dans les classes inférieures du règne animal, y compris même les articulés, l’appareil locomoteur est fourni par la peau. Dans le premier embranchement, qui comprend les classes supérieures, on trouve un appareil de locomotion spécial qui leur est propre. En général, les muscles de la peau persistent jusque dans les rangs les plus élevés, même avec les parties solides osseuses ou cornées; mais ils ne servent plus à la locomotion proprement dite; ils servent plutôt à la protection.

VERTÉBRÉS OU HYPOCOTYLÉDONES.

Mammifères. — La disposition des muscles a lieu dans toute la classe des mammifères d’après un plan uniforme. Ils sont partout faciles à reconnaître, si on les connaît dans une espèce quelconque. Les muscles des membres sont ceux qui présentent le plus de variations.

Le peaussier, ou muscle de la peau, acquiert un grand développement chez les mammifères en général; il enveloppe souvent tout le corps, comme chez le hérisson ou le porc-épic, qui ont la faculté de se rouler en boule, ou bien il prend seulement du développement le long de la colonne vertébrale, par exemple chez le chien et le chat, pour faire le gros dos.

Les muscles de la colonne vertébrale des cétacés se prolongent en avant et en arrière sans présenter de modifications importantes, et ils se groupent à la partie inférieure de la région caudale comme à la partie supérieure.

Le diaphragme existe chez tous les mammifères; quelquesuns, comme les chameaux, ont une partie du centre aponévrolique ossifiée.

APPAREIL LOCOMOTEUR

Les muscles de l’abdomen, surtout le grand oblique et le grand droit, sont en général très-volumineux chez les mammifères, et s’étendent quelquefois sur toute la face inférieure du Ironc. Le pyramidal est surtout développé chez les marsupiaux. On ne voit pas les intersections tendineuses du grand droit abdominal chez les cétacés, et le bassin étant à l’état rudimentaire, les intersections postérieures de ces muscles offrent d'assez notables modifications.

Le muscle grand dentelé est bien développé chez les animaux de cette classe; il s’attache ordinairement à toutes les côtes et jusqu’aux apophyses transverses des dernières vertèbres cervicales.

Le trapèze s’unit souvent avec le deltoïdien et le cléido-masloïdien, pour former une large bande musculaire sur le cou et l’épaule, surtout quand la clavicule manque.

Dans la plupart des mammifères, on voit un muscle étendu depuis l’acromion jusqu’à l’apophyse transverse des première, deuxième et quelquefois quatrième et cinquième vertèbre cervicale, et quelquefois aussi jusqu’à l’apophyse basilaire; c’est l’acromio- basilaire.

Le pectoral est surtout développé chez les mammifères fouisseurs et chez les chéiroptères; le petit pectoral manque ordinairement avec la clavicule. Les chéiroptères ont un muscle particulier destiné à tendre la membrane de l'aile et qui s'insère sur l’humérus.

Les muscles qui meuvent la mâchoire inférieure, le masseler, le temporal et les deux plérygoïdiens sont généralement trèsdéveloppés chez les mammifères; le digastrique manque quelquefois, et souvent il n’a qu'un seul ventre.

La queue se meut ordinairement à l’aide de huit muscles : deux releveurs : le sacro-coccygien supérieur et Pinler-épineux supérieur ; quatre abaisseurs : l'iléo sous-caudien, le sacro-souseaudien, le sous-caudien inférieur et le pubo-sous-caudien ; et enfin deux latéraux : l’ischio-caudien et l’interlransversaire.

Oiseaux. — Les muscles des oiseaux ont en général une couleur plus foncée que ceux des mammifères, et ils se distinguent, indépendamment de leur couleur, par leurs fendons lui-

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siinls, qui sont souvent ossifiés et séparés entièrement de la portion eliarnue.

Quelques oiseaux, par exemple les coqs de bruyère (genre tétrao), ont les muscles de la poitrine pâles et foncés. Les externes sont pour ainsi dire noirs, tandis que les profonds sont tout blancs.

Le peaussier ou les muscles cutanés sont souvent très-développés dans certaines régions du corps; ce sont eux, en effet, qui relèvent les plumes de la tète pour former une huppe ou qui font dresser les pennes de la queue pour faire la roue. Dans les kakatoès, nous voyons les exemples les plus remarquables de la huppe; les paons et les dindons nous fournissent des exemples remarquables de la roue.

Les membres antérieurs des oiseaux devenant les seuls et uniques organes de la locomotion aérienne, les muscles pectoraux qui abaissent l’aile deviennent tellement volumineux qu’à eux seuls ils forment souvent une masse plus considérable que tous les autres muscles du corps réunis.

Le long antérieur du cou prend naissance sur les crêtes des corps des vertèbres dans l’intérieur de la poitrine et envoie des bandelettes à toutes les vertèbres du cou.

L’os ptérygoïdien et l’os tympanal ont un muscle particulier, formé de deux portions qui les élèvent et les tirent en avant; on reconnaît encore les temporaux, les masseters, les plérygoïdiens et le digastrique; les temporaux sont souvent formés de trois ou de quatre portions distinctes.

Les muscles abdominaux manquent souvent ou sont peu développés, à cause du sternum, qui recouvre une partie de l’abdomen.

Le diaphragme est formé de quelques chefs charnus venant des côtes et du sternum ; le centre est toujours aponévrolique.

La queue de l’oiseau, surtout de l’oiseau rapace, porte huit paires de muscles comme celle des mammifères : deux en dessus, qui sont releveurs; quatre en dessous, qui sont ahaisseurs, et deux sur les côtés.

Reptiles. — Les reptiles ont en général les muscles de lu

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peau très-peu développés, et chez plusieurs d’entre eux on n’en voit pas même de traces.

Un muscle peaussier s’étend sur tout le ventre et sur les côtes des ophidiens; il s’insère en partie sur les côtes cl en partie sur les écailles.

Ceux qui ont les mâchoires très-mobiles, ainsi que les os palatins, comme les serpents, ont de nombreux muscles, parmi lesquels on distingue encore facilement les deux plérygoïdiens, le temporal et le masseter, et qui forment deux grandes masses, dont l'externe est la plus volumineuse. A ces muscles, que l'on trouve avec les mêmes caractères dans les diverses classes, viennent s’ajouter quelques nouveaux muscles qui agissent sur les os palatins et les maxillaires.

Chez les serpents venimeux, une partie du muscle temporal comprime la glande venimeuse au moment de la morsure et pousse le venin dans la dent.

Le muscle digastrique est encore distinct.

Comme il y a une grande différence dans la mobilité des vertèbres, selon les régions ou selon les ordres, il existe une diversité très-grande dans les muscles du dos. Chez plusieurs d’entre eux, les muscles du dos et de la queue se divisent par tranches, comme on le voit dans les poissons en général.

Les muscles inter-osseux manquent chez les chéloniens, mais acquièrent un grand développement chez les ophidiens, et embrassent souvent plusieurs côtes dans ces reptiles.

Les muscles abdominaux s’étendent jusqu'au tronc, et on voit le muscle droit se confondre avec le sterno-hyoïdien. Les intersections tendineuses que ce muscle présente correspondent au nombre de côtes.

Un diaphragme rudimentaire existe chez les reptiles et les batraciens; on le reconnaît surtout chez les chéloniens.

Les muscles perdent en général leur couleur rouge chez les reptiles comme chez les batraciens.

Poissons. — Le système musculaire se simplifie considérablement chez les poissons; il n’y a plus qu’un petit nombre de muscles à signaler, mais quelques-uns prennent un développement excessif et forment presque tout le corps du poisson.

Faisons remarquer d’abord que le poisson frappe en général l’eau par des flexions alternatives du tronc et de la queue, et que les apophyses épineuses supérieures empêchent le mouvement dans le sens vertical; c’est pour cela que nous voyons, de chaque côté du corps, depuis la tête jusqu’à la nageoire caudale, un énorme muscle qui représente les faisceaux du sacro-spinal. Ce muscle est remarquable par ses lames aponévrotiques qui le divisent en autant de couches de fibres qu’il y a de vertèbres; elles sont souvent disposées en zigzag, surtout à la partie postérieure, et elles rappellent la composition annulaire des animaux articulés. Ce sont elles aussi qui donnent souvent à la chair des poissons un aspect feuilleté, surtout quand la gélatine des lames a été dissoute par la cuisson. On l’appelle communément muscle latéral.

Ce muscleest divisé en une bande supérieure, qui représente, d’après Cuvier, l’épineux du dos; en une bande moyenne, qui représente le long dorsal avec le lombo-sous-caudien latéraldes mammifères à queue, et en une bande inférieure qui répond, dans la partie qui règne sous la queue, au lombo-sous-caudien inférieur.

Sur la ligne médiane, en dessus et en dessous, on voit un muscle longitudinal qui rappelle en dessous les muscles droits abdominaux.

Les nageoires paires et impaires ont un grand nombre de petits muscles, dont on compte trois sortes différentes dans la nageoire caudale.

Il n’existe pas de muscles cutanés proprement dits, mais les muscles adhèrent en général intimement à la peau, par exemple chez tous les poissons plagiostomes. On sait combien ces poissons sont difficiles à écorcher.

Les rayons de la tète du lophius piscatorius portent des muscles abducteurs, des fléchisseurs et des extenseurs, dont les premiers surtout sont très-développés.

L’opercule à un muscle externe qui le relève et un interne qui l’abaisse; mais les muscles les plus forts de la tète sont ceux des mâchoires. Ils constituent la masse charnue de la joue et semblent représenter à la fois le temporal et le masseter. Il n’y a ni ptérygoïdien ni digastrique chez les poissons.

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f.es tires branchiaux se meuvent par de nombreux petits muscles, dont quelques-uns s’insèrent à la base du crâne et agissent comme élévateurs, tandis qu’un muscle très-fort part de la face inférieure de la colonne vertébrale, s’étend à la partie supérieure des arcs branchiaux et lire cet appareil en arrière. Enfin un muscle s’étend de l’os hyoïde au pharyngien inférieur et agit comme antagoniste du précédent.

Les muscles des poissons sont en général blancs ou jaunâtres; quelquefois ils sont roses ou même rouges, comme dans le saumon et le thon. Certains poissons, par exemple l’esturgeon, ont quelques muscles rouges connue des muscles d’animaux à sang chaud, et la couleur parait même varier dans le même poisson, selon des circonstances que l’on n’a pu apprécier jusqu’à présent.

ARTICULÉS OU ÉPICOTYLÉDONES.

Tous les genres de vie se rencontrant dans l’embranchement des animaux articulés ou épicotylédones, nous observons chez eux un système musculaire très-développé; mais, comme il n’existe plus de squelette interne, les muscles doivent s’insérer sur les segments cornés ou calcaires du squelette cutané.

Les muscles sont formés de libres encore parfaitement distinctes, incolores ou légèrement jaunâtres, et montrant toutes des stries transverses, même quelquefois les fibres organiques.

Les muscles sont insérés généralement sur des prolongements du têt, qu'Audouin a désignés sous le nom d'apodème et qui s’allongent quelquefois comme des tendons. Les véritables tendons manquent.

Les muscles se rendent en général d’un segment à celui qui le suit et produisent ainsi le mouvement des pièces qui se suivent. Dans la région thorachique qui fournit insertion aux pattes et aux ailes, outre les muscles des segments, on trouve encore ceux qui meuvent ces appendices, et la masse musculaire y devient très-considérable. Le système musculaire est d’autant plus développé que les segments ou les appendices sont plus mobiles. C’est ainsi que, dans les derniers articulés, les lernéiens para-

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sites, qui ont l’abdomen atrophié et complètement immobile, toute trace de fibres musculaires a disparu.

Quand les segments du corps sont tous semblables, comme chez les larves d’insectes, les muscles sont disposés de la même manière dans toute la longueur de l’animal ; mais après les métamorphoses, les appendices étant survenus, des différences considérables se remarquent sous ce rapport entre la région ihorachique et la région abdominale.

ALLOCOTYLÉDONES.

Mollusques. — Le système musculaire est encore très-développé dans les mollusques; il est formé de fibres lisses et non striées qui se réunissent en faisceaux distincts et qui prennent ordinairement leur insertion sur la coquille. Souvent aussi les fibres s’enlre-croisent et tendent ù se fondre dans les autres tissus.

Les céphalopodes présentent les muscles les plus développés; on en voit deux paires entourer l’entonnoir et s’insérer sur la boîte crânienne et deux autres moins volumineux qui permettent à ces animaux de contracter l’entonnoir avec force pour faire jaillir le contenu de la bourse du noir. Les bras sont formés de fibres musculaires longitudinales, circulaires et rayonnantes qui en font un organe d’une flexibilité extraordinaire.

Les gastéropodes ont un pied qui est musculaire dans toute son étendue, et dont les fibres s’enlre-croisent en tout sens. Il y a dans les hélix, par exemple, un muscle rélraeleur du pied qui va s’attacher à la columelle de la coquille, et un second muscle columellaire qui s’unit antérieurement aux parois musculeuses de la cavité de la bouche. On trouve ensuite les muscles propres des tentacules et un muscle de la verge.

Plusieurs mollusques acéphales montrent encore trois muscles bien distincts, deux transverses adducteurs et un longitudinal rétracteur. Le muscle Iransverse postérieur est ce petit cordon blanc et assez dur qui reste attaché à une des valves des moules après leur cuisson.

APPAREIL LOCOMOTEUR

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Chez les tuniciers, ce système se simplifie considérablement, puisque nous ne trouvons plus que des libres musculaires isolées, les unes circulaires, les autres longitudinales, en dessous de la peau.

Nous pouvons en dire autant des bryozoaires. Des fibres musculaires isolées se groupent ensemble pour former des faisceaux, mais ces fibres ne s’unissent point les unes aux autres. Il y a des muscles rétracteurs de l’animal qui vont s’insérer d’nn coté à la base de la couronne tentaculaire et de l’autre côté a la paroi interne delà loge. Les cordons musculaires qui composent ces faisceaux sont très-longs.

Vers. — Les vers nous montrent un système musculaire beau coup plus simple que celui des mollusques. Chez les vers à sang rouge, une couche musculaire, formée de deux ou trois plans de libres, les unes circulaires, les autres longitudinales, tapisse la peau dans toute sa surface, et donne au ver la même souplesse dans toute son étendue. Quelquefois ces couches musculaires forment à l’intérieur du corps des cloisons, qui le divisent en autant de loges.

Ou trouve encore des libres musculaires tapissant la peau chez les vers les plus simples, et on voit les ventouses des ténias exclusivement formées de libres musculaires lisses.

Chez plusieurs vers toutefois, le mouvement du corps ou des appendices qui le couronnent a lieu par la contraction des cellules qui le composent. Cela se voit distinctement chez plusieurs trématodes et quelques ccstoïdes.

Ecliiiioilermes. — Les échinodermes ont encore des muscles distincts. Les holothuries ont une couche de libres circulaires et de libres longitudinales tapissant la peau, et dans les étoiles de mer comme dans les oursins, on voit des muscles qui donnent, chez ces derniers, le mouvement aux piquants.

Polypes. —Enfin, chez les polypes, on voit encore des mouvements très-réguliers et distincts, qui sont dus à In contraction de cellules et qui se distinguent à peine des autres cellules du corps. Les divers éléments du corps, en se réunissant, forment une masse homogène qui fait à peine supposer qu'il entre des éléments différents dans sa composition.

APPAREIL NERVEUX

Cet appareil, désigné plus communément sous le nom de système nerveux, se composesurtout de trois parties distinctes : 1° de nerfs qui transmettent les impressions ou les ordres; 2° de ganglions qui les reçoivent, et 5° de commissures qui établissent des communications entre les ganglions et qui produisent l’harmonie dans l’économie animale.

Les impressions reçues du dehors par les organes des sens sont communiquées au cerveau, soit directement, soit indirectement, parles nerfs;lesordresqui émanent du cerveau sont transmis par des nerfs semblables qui marchent parallèlement à ceux-ci : les premiers nerfs sont nommés nerfs de sentiment; les seconds, nerfs de mouvement, et l’ensemble de ces organes, qui établissent ainsi le rapport avec le monde extérieur, constitue le système nerveux de la vie animale.

Mais il existe en outre des ganglions et des nerfs qui président au mouvement de divers organes qui sont soustraits à l’empire de la volonté, comme le cœur, les intestins, etc., et dont l’animal ne peut ni activer l’action, ni ralentir la marche. Le cœur bat sans notre intervention; ce sont les nerfs et les

APPAREIL NERVEUX

ganglions qui forment le système du grand sympathique ou de la vie végétative.

Il y a très-peu d’animaux chez lesquels on n’ait pas trouve un système nerveux plus ou moins développé.

Gel appareil n’est point conformé sur le même plan dans les divers embranchements du règne animal; il est dillicile de re connaître dans les animaux sans vertèbres les parties analogues des vertébrés. On dit : « le cerveau d’un insecte, le cerveau d'un mollusque; » mais il n’est pas démontré que ce cerveau corresponde à celui des animaux supérieurs.

Le système nerveux se manifeste dans les animaux inférieurs sous une forme très- simple : on voit des ganglions, réunis entre eux par des commissures, entourer l'œsophage sous forme de collier, et de ces ganglions on voit naître tous les nerfs. Ce collier se trouve dans la plupart des animaux sans ver tèbres.

Dans l’embranchement des articulés, les ganglions inférieurs du collier se répètent autant de fois qu’il y a d’anneaux dans le corps, et de là résulte une chaîne ganglionnaire qui s’étend dans toute la longueur de l’animal.

Quand ces anneaux sont semblables entre eux, les ganglions le sont aussi, mais comme les anneaux thoraehiques sont généralement plus développés que les autres, à cause de l’insertion des pattes et des ailes, les trois paires de ganglions correspondantes sont modifiées aussi. Dans quelques-uns de ces animaux, les anneaux sont serrés les uns contre les autres, comme dans les crabes, et la chaîne ganglionnaire prend l’aspect d'une étoile. Ce n’est au fond cependant que la même disposition.

Ces nerfs appartiennent à la vie de conservation; ils établis sent les rapports entre l’animal et le monde extérieur.

Mais déjà dans ces classes peu élevées, le long du canal in testinal, on voit quelques ganglions qui distribuent leurs filets nerveux exclusivement aux organes digestifs et qui, par conséquent, président à la vie de conservation ; ces ganglions, avec les nerfs qui en naissent, représentent le grand sympathique des animaux supérieurs. Ils sont en relation avec les ganglions du

collier par une double commissure, et se trouvent déjà dans des mollusques qui n’ont qu’un simple collier œsophagien. On les désigne sous le nom de stomalo-gastriques ou de nerfs splanchniques.

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