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I.es planaires ont aussi deux ganglions unis ordinairement

Fig *r>7. — S) nerveux de l'ulbiune.

f i . Collier nerveux livrant passage à l*Œ»opli.i(ye. — fi. Chaîne nerveuse, vers le milieu du corps, montrant les ganglions avec les corpuscules.

par une commissure très-courte; ces ganglions donnent naissance è divers filets nerveux, dont deux surtout sont très-développés et se rendent sur le côté du corps d’avant en arrière (fig. "288).

On a observé aussi des ganglions entre les ventouses des scolex de cestoïdes. Dans les cesloïdes à l’état de proglotlis, il n’y a pas de traces de ce système, comme il n'y a pas de traces de canaux digestifs.

Échiiwdmnes. — Le système nerveux des oursins se réduit à un simple anneau nerveux qui entoure le commencement du lulie digestif. Les filets qui le constituent se réduisent à une

ténuité extrême. A chaque rayon correspondent deux filets qui portent un renflement ganglionnaire à leur origine (fig. 289). Polypes. — On voit des ganglions isolés chez quelques-uns

Fig. 288. — Stylochus palmula.

a. Ganglions. — b. Estomac. — c. Bouche.

de ces animaux et des filets nerveux, mais point de collier œsophagien.

Dans le béroë pileus, il n’existe pas de collier nerveux, quoi qu’on en ait dit, mais bien un ganglion mullilobé, à côté de l’otolilhe et qui donne quelques filets nerveux aux côtes.

Chez les polypes proprement dits, toute trace de ganglions ou de cordon nerveux a disparu.

Ces animaux et ceux placés encore plus bas dans l’échelle manifestent évidemment l’existence de sensations, mais on ne reconnaît plus une substance nerveuse isolée.

APPAREILS DES SENS

Les organes des sens se divisent en deux catégories : la première comprend ceux qui sont impressionnés à distance, qui ne demandent pas le contact immédiat pour percevoir; ce sont l’œil et l’oreille; la seconde catégorie renferme ceux qui ont besoin du contact immédiat pour être impressionnés: ce sont les fosses nasales pour l’olfaction, la langue pour le goût et la surface de la peau ou quelquefois les soies pour le toucher.

La vue et l’ouïe ont cela de commun qu’elles s’exercent l’une et l’autre à la suite d’ondulations produites parles corps à une distance plus ou moins grande; les trois autres sens ont ceci de remarquable que celui de l'olfaction doit juger les qualités des corps gazeux; le sens du goût, les qualités des corps liquides; et le loucher, les corps solides. Il y a ainsi un organe de sens particulier correspondant à chacun des états dans lesquels peuvent se trouver les corps, et deux autres organes qui sont impressionnés par les corps en mouvement.

Tout le monde sait qu’il existe une grande différence entre l'œil et l’oreille, et cependant chez les animaux simples leur ressemblance est si grande, que nous avons cru devoir admettre la possibilité d’un seul et même organe pouvant servir à la fois d’œil et d’oreille.

ANATOMIE COMI’AIIÉK

Ces deux organes, si parfaits dans les animaux supérieurs, sont formés de parties essentielles et de parties accessoires ou de perfectionnement, et les différences qui surgissent proviennent surtout des modifications que subissent ces dernières.

Dans l’œil comme dans l’oreille complètement développée, il existe une capsule renfermant un liquide au milieu duquel nage un corps solide, et autour de ce corps solide s’épanouit un filet nerveux. Celle capsule est nommée sclérotique dans l’œil, vestibule membraneux dans l’oreille; le corps solide de l’œil est le cristallin, celui de l’oreille est l’otolilhe. Le nerf est nommé optique et forme, par son épanouissement, la rétine; il est nommé acoustique dans l’oreille. On pourrait pousser celte analogie encore beaucoup plus loin.

Dans l’œil, une sorte de couvercle transparent vient se placer sur la sclérotique pour le passage de la lumière, c’est la cornée transparente; un repli de la peau se forme au devant de l’œil et prend le nom de paupières. Une glande apparaît pour sécréter un liquide qui doit lubrifier la surface de la cornée et lui conserver toute sa transparence; c’est la glande lacrymale, et un conduit du même nom transporte dans les fosses nasales le liquide qui a servi à la lubréfaclion. Des muscles particuliers se forment pour mouvoir le globe dans tous les sens et une cavité osseuse existe pour l’abriter ; enfin dans l’intérieur, certaines parties se modifient pour produire une plus grande netteté de l’image qui vient frapper la rétine, et un diaphragme apparaît avec une ouverture mobile pour ne laisser pénétrer dans le globe de l’œil que certains rayons et une certaine quantité de lumière. Ce diaphragme, c’est l’iris avec sa pupille.

Il faut un pareil organe, bien conditionné quant à ses parties essentielles, pour recevoir une image, pour distinguer les objets; mais il ne faut pas nécessairement un œil pour voir. Pour distinguer le jour de la nuit, cet appareil optique n’est pas indispensable; il suffît de quelques plaques de pigment, et même quelques animaux sont sensibles à la lumière, sans pigment, par toute la surface de la peau ; c’est dans ce sens que l’on peut dire qu’il ne faut pas d’yeux pour voir.

L’animal vivant dans l’air ou dans l’eau doit nécessairement

APPAREILS DES SENS

montrer dons la composition de l’œil des modifications en rapport avec le milieu dans lequel il est appelé à vivre; si la cornée transparente devient très bombée dans les oiseaux, qui sont de tous les plus aériens, nous voyons au contraire la cornée s’affaisser dans les poissons; nous voyons de plus les chambres s’effacer, par le rapprochement du cristallin de la cornée, et par la sphéricité que ce cristallin acquiert. El ces modifications s’étendent encore aux parties accessoires, par exemple aux paupières et aux glandes lacrymales.

Si dans les animaux supérieurs il n’y a jamais plus de deux yeux, on en voit souvent par centaines ou par milliers dans les animaux articulés, et chacun de ces yeux renferme les divers éléments anatomiques de l’oeil véritable.

Ce que nous venons de dire de l’œil s’applique également à l’oreille. Dans les vertébrés supérieurs, à l’oreille interne qui comprend les organes essentiels, viennent se joindre une oreille moyenne et une oreille externe destinée à recueillir les ondes sonores. Aux parties essentielles s’ajoutent des organes de perfectionnement, mais qui sont autrement disposés que dans l’œil. Ainsi il ce vestibule viennent se joindre deux ou trois canaux, dont on ne commit pas précisément le rôle et qui ont reçu le nom de canaux semi-circulaires; puis un organe de forme conique, souvent allongé, qui s’enroule même en spirale comme une coquille, et qu’on désigne sous le nom de limaçon; on n’en connaît pas non plus l’usage. Cet organe est intérieurement divisé par une cloison incomplète, d’où résultent deux rampes: l’une communique avec le vestibule et l’autre avec la caisse du tympan. Ce vestibule a un couvercle comme la conjonctive de l’œil, cl son orifice est connu sous le nom de trou ovale, tandis que l’autre, communiquant avec le limaçon, est le trou rond. Cet ensemble est désigné sous le nom d'oreille interne.

En dehors de l’oreille interne, on voit une cavité, souvent assez spacieuse, qui communique avec la cavité de la bouche par la trompe d’Euslache, qui est limitée en dehors par la membrane du tympan et qui renferme dans son intérieur une chaîne d’osselets mobiles. Ces osselets ont reçu le nom d’étrier, d’enclume et de marteau.

L’oreille externe est formée par la conque auditive ou le pavillon de l’oreille et comprend tout ce que l’on voit de l’oreille à l’extérieur. C’est une partie de perfectionnement comme la précédente, car on peut très-bien entendre en ne possédant, comme les poissons, que l’oreille interne.

Les trois autres organes de sens ne montrent point de modifications importantes; la peau qui tapisse les fosses nasales et devient organe de l’olfaction n’a besoin, pour acquérir une grande perfection, que de très-légères modifications ; il faut seulement que cette peau s’amincisse légèrement, qu’elle se lubrifie et qu’elle offre une très-grande surface pour recevoir le contact des gaz. La délicatesse de ce sens est en raison de l’étendue que peut prendre la surface dans les cavités qui lui sont assignées.

La peau, qui est le siège du sens du goût, ne demande que l’apparition de quelques prolongements connus sous le nom de papilles, et un certain degré de mollesse.

Enfin le sens du toucher peut s’exercer par toute la surface de la peau, pourvu que celle-ci soit molle et non couverte d’appendices qui empêchent le contact immédiat.

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