‹ Anatomie de l'espace maxillo-amygdalien: Région sous-anglo-maxillaireChapitre 20 sur 22 · FAN, À · texte numérisé non relu

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passe, comme cest le cas ordinaire, dans l'épaisseur de la parotide, la gaine de la glande, qui s'est invaginée pour l’entourer, forme une sorte de ceinture fibreuse au vaisseau. Ce véritable étui canaliculé, aux parois duquel l'artère est rattachée par des tractus minces de tissu conjonctif lâche, est riche en vaisseaux lymphatiques et en minuscules ganglions.

Cet étui celluleux existe pour tous les organes intra-parotidiens, et c'est grâce à cette gaine que ces organes, sur le sujet normal et sain,sont assez faciles à isoler. Ils ne sont pasen plein parenchyme : ils ne sont pas plus dans le parenchyme glan dulaire, que l’intestin n'est dans le péritoine, que la carotide interne n'est dans le sinus caverneux. Leur décollement serait aisé sans les coilatérales divergentes vasculo-nerveuses. On peut,en pénétrant dans les étuis canaliculés,dissocier plus facilement les organes du parenchyme glandulaire. En partant du tronc, nous disséquons tout l'éventail facial de la septième paire en quelques minutes, en enfilant directement, au bistouri où même aux ciseaux fins et pointus, ces étuis canaliculés. On peut, en bloc, couper sans crainte tous Les tissus susjacents et isoler le facial, Il est évident que ce n’est là qu'une méthode de dissection d’amphithéâtre. Nous ne la signalons

que pour montrer les rapports de la parotide avec les organes qu'elle entoure.

3 Les branches de ia carotide externe.

La linguale, née dans la région carotidienne, avant de s'engager sous l'hyo-glosse décrit souvent, dans sa région d'origine, une courbe à convexité supérieure. Cette courbe qui

monte vers la mâchoire, est quelquefois assez étendue pour DescoiMps ES

Je Gp s'insinuer dans l’espace sous-angulaire, à la face externe du musele digastrique, sous le ptérygoïdien interne.

Lorsque la linguale naît d’un tronc commun avec la faciale, disposition assez fréquente, ce tronc se détache très haut, presque au ras de la fourche musculaire où va s'engager la carotide externe. L'artère linguale peut donc faire encore dans ce cas, une incursion, toujours très courte, dans l'espace sousangulaire.

On voit enfin quelquefois, indépendamment de la linguale principale, une linguale accessoire naître de la faciale tout près de son origine, et dans les mêmes conditions que lorsque faciale et linguale font tronc commun

Sous le stylo-glosse, signalons l’arrivée dans la région, de

quelques rameaux postérieurs de la dorsale de la langue.

La faciale est, de toutes les artères collatérales de la carotide,celle qui a le plus d'intérêt pour la région sous-angulaire, soit par son tronc soit par ses branches.

Née isolément ou par un trone commun avec la linguale, elle apparait, se détachant de la carotide externe, très haut dans la région carotidienne où même derrière l'angle. Comme la lHinguale, elle décrit souvent, quand son origine est assez basse, une courbe à convexité supérieure. Les flexuosités des deux gros troncs artériels, sont des courbures! d'adaptation aux mouvements très étendus de la tête sur le cou. Elles sont particulièrement accentuées chez les vieillards seléreux. Lorsque l'artère faciale décrit une crosse à convexité supérieure,

elle fait une longue incursion dans le territoire sous-angulaire.

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Lette crosse,transversale le plus souvent, vient s'engager dans le territoire libre où passe aussi la crosse de la linguale, c’està-dire entre le digastrique et le ptérygoïdien interne. Ordinairement la crosse de la faciale s'engage d'abord dans la fourche stylienne externe, en avant de la carotide externe. Dans ce cas la carotide externe est plus postérieure et laisse au vaisseau collatéral une place juste suffisante, en avant d'elle, dans l’interstice stylien.

La palatine naït de la faciale au moment où celle-ci est tout à fait juxta-pharyngée, de son premier coude, Il suit de là que cette collatérale va être juxta-pharyngée et que, née juxtapharyngée, elle va rester tout le temps juxta-pharyngée, puisqu'elle va dans le pharynx. La palatine doit passer dans l'interstice stylien juxta-pharyngé. Mais, comme le stylo-pharyngien est accolé au pharynx, dont il fait à ce niveau partie intégrante, le premier orifice que le vaisseau trouve, c'est l’interstice de la fourche stylienne, interne,où passe le glossopharyngien ; aussitôt il s'y engage.

Quelquefois la palatine ascendante est plus postérieure. Elle monte en dedans du stylo-pharyngien, qui en haut et en arrière s'éloigne de la paroi pharyngée, près de son attache à la styloïde. L'artère profite alors de cet espace libre et se porte en avant.

Hyrtl a décrit une disposition intéressante, où [une énorme palatine ascendante remplaçait la maxillaire interne absente. Elle donnait quantité de branches, dont la faciale et la tonsillaire, puis plus loin les artères de l’arrière-face. Remarquons que cette disposition peut se schématiser, en disant que, dans

ce cas, l'artère faciale antérieure et l’artère faciale postérieure

naissaient par un trone commun, C'est l'image d'une disposition veineuse fréquente, dans laquelle on voit une faciale postérieure volumineuse, rejoindre la veine faciale antérieure pour former une faciale commune.

C'est au niveau de la région sous-angulaire, que se détache de la palatine une branche importante, le rameau tonsillaire.

Son trajet est le suivant. Le stylo-glosse et le stylo-pharyngien sont séparés par un interstice dans le sens transversal, et aussi par un interstice dans le sens antéro-postérieur puisque le stylo-glosse est, en même lempsique plus externe, plus antérieur que le stylo-pharyngien. C’est à la faveur de l'intervalle qui sépare les deux muscles, dans le sens antéro-postérieur, que le rameau tonsillaire gagne en dedans, presque transversalement, l’'amygdale.

Le rameau tonsillaire est simple, quelquelois double, même triple. Lorsqu'il est unique, il est rapidement bifurqué ou même trifurqué. Les ramuscules sinuent contre la coque fibromusculaire amygdalienne, avant de la transpercer par un panache de perforants, eux-mêmes très sinueux jusque dans le parenchyme amygdalien. Très souvent il y a des rameaux tonsillaires accessoires, venus de la palatine, ou d’une palatine accessoire, ou de la faciale, ou de la carotide externe, rarement d’une artère plus éloignée, linguale, et surtout pharyngienne inférieure.

C'est ce qu'on voit sur les diverses préparations représentées dans ce travail; les rameaux amygdaliens ont toujours été spécialement recherchés et figurés,

S 5. — Veines.

Il est peu de régions de la face et du cou, moins riches en grosses veines que la région sous angulo-maxillaire. Peut-être la disposition des'défilés musculaires, fourches contractiles de la région, n'est-elle pas étrangère à la déviation des voies de retour vers des zones plus facilement perméables, moins susceptibles de compression.

Cependant on peut dire, que chaque artère de la région est accompagnée d'au moins une veine, quelque réduite qu’elle soit. Les exceptions à cette règle nous ont paru très rares. Ce point mérite quelques explications, en ce qui concerne les veines satellites de la faciale et de la carotide externe.

Très souvent, même sans injection préalable, sur les sujets maigres dont les vaisseaux s’isolent bien, on voit une petite veine accompagner l'artère faciale derrière l'angle de la mâchoire. Cette petite veine, qui semble n'être qu'un affluent de la veine satellite de la palatine ascendante, peut recevoir une ou plusieurs veines tonsillaires, mais les plus grosses veines tonsillaires sont tributaires de la fpalatine. Plus que doublée par l'apport de la palatine grossie des tonsillaires, cette veine faciale va se jeter, soit dans les linguales profondes, soit dans des pharyngiennes basses et, de toutes façons, gagne le carrefour hyoïdien et le tronc thyro-linguo-pharyngo-facial.

La veine faciale principale, tend à faire dans le cou ce qu'elle fait déjà dans la face. Tandis que l'artère s’attarde, en sinuant dans tous les sens, la veine revient vers le carrefour hyoïdien par le plus court chemin et par les voies les plus superticielles.

Elle n'aurait pas d'intérêt pour la région sous-angulo-maxil-

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laire, si elle ne recevait une anastomoe importante du conflueat parotidien.

Or celle-ci dite veine communicante parotido-faciale,émerge de la parotide ordinairement en arrière du maxillaire, quelquefois sous l’angle maxillaire, dont elle croise alors la face profonde. Rapidement plus superficielle, elle rejoint la faciale peu avant son embouchure. Ce gros tronc est constant, il est souvent double. Dans les cas, assez fréquents, dans lesquels, dès la région parotidienne, il continue directement le tronc des veines satellites de la maxillaire interne ou faciale postérieure, il mérite le nom de veine faciale postérieure,que les Allemands lui donnent depuis Theile et Luschka et que M. Sebileau a justement rappelé. Cette faciale postérieure, unie à la faciale antérieure, forme le tronc commun des faciales ou faciale commune, Il y a donc plusieurs veines, dites faciales, entre les quelles il faut éviter toute confusion.

M. le professeur Farabeuf a décrit, depuis longtemps, la veine carotide externe satellite du tronc artériel entre le carrefour veineux parotidien et le carrefour veineux hyoïdien. Elle permet d'établir l’'homologie entre le système artériel et le système veineux. Cette veine, forme avec la communicante parotido-faciale et surtout la jugulaire superficielle externe, la triple voie par où se draine le confluent parotidien veineux. Launay a bien étudié cette veine carotide externe (Thèse Paris, 1896). La dissection vérifie l'exactitude de ces descriptions. Nous pouvons dire que lexistence d'une veine carotide externe, et habituellement de calibre notable, paraît être la règle. Il ne s’agit plus là d'une veinule de fin calibre, comme cette veine faciale profonde sous angulo-maxillaire que nous indiquions

tout à l'heure ; il s’agit d'une veine qui doit toujours compter

dans la nomenclature. C'est surtout pour elle qu'on pourrait faire intervenir, en vue d'expliquer son calibre relativement restreint par rapport au volume de son artère,le mécanisme de la compression par la fourche musculaire où passe le pédicule. En effet, le pédicule carotidien externe « enfile » son interstice musculaire assez haut, là où il est particulièrement étroit et où la compression de la veine se réalise plus efficacement, par les contractions répétées des muscles.

EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE. — LA FORMULE de DELA RÉGION: 21522594 95 910

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