CRU
vertébraux, est arrêtée, en haut, par certains classiques, au bord supérieur de l'omo-hyoïdien. Plusieurs auteurs décrivent, dans les parties plus élevées du cou, des prolongements irréguliers de ce feuillet. Enfin d'autres anatomistes, en particulier Trolard (7. de l’Anat., 1899-1900), considèrent que l'aponévrose moyenne se prolonge jusqu'à la face et jusqu’au crâne.
Ce que nous avons vu, confirme d’une manière générale la description de Trolard. Ce feuillet engaine en haut les muscles sus-hyoïdiens, comme il engaine en bas les muscles sous-hyoïdiens. Entre « le digastrique sous-hyoïdien,ou omo-hyoïdien » et « le digastrique sus-hyoïdien », le feuillet est mince, « pars flaccida » pourrait-on dire ; aux deux extrémités le feuillet est épais, « pars condensa ». La dissection le montre, sans grands artifices, surtout en surface ; c'est le côté externe de cette lame. Du côté de sa face profonde, pour bien voir le feuillet de bout en bout,il faut l'isoler avec soin des fascias vasculaires,auxquels il s’adosse en certains points, mais dont il est isolable et avec lesquels il faut se garder de le confondre.
Cette facon de comprendre la disposition de l'aponévrose moyenne, lorsqu'on l’étudie'en bloc, simplifie la description de multiples feuillets aponévrotiques cervicaux profonds, qui, ainsi unifiés, ne changent pas de nom « de centimètre en centimètre ».
Inversement il ne faut pas, à cette aponévrose moyenne, décrire des dépendances que la dissection ne peut vraiment justifier. C’est ainsi que les autres feuillets, périmusculaires etintermusculaires, doivent garder leur autonomie ; par exemple l’aponévrose ptérygoïdienne et interptérygoïdienne, l'aponévrose péripharyngée, l’aponévrose prévertébrale. De même
les feuillets vasculaires profonds, avec les dépendances accom-
Le fire
pagnant les pédicules collatéraux. De mème les gaines viscérales, telles que les loges fibreuses des glandes salivaires.
Que devient cette aponévrose moyenne dans la région sousangulaire ? Elle engaine les muscles styliens et le digastrique ; sa disposition, son orientation, sont donc commandées par la disposition et l'orientation de ces muscles. En avant et en bas, lorsque les muscles se dispersent vers leurs insertions, elle se disperse avec eux vers l'os hyoïde, la base de la langue, le pharynx, se perdant en formant à chacun une gaine plus ou moins épaisse. En arrière et en haut. elle constitue au contraire, lorsque les muscles sont groupés et au-dessus d'eux jusqu’au crane, un épais rideau. L'ensemble réalise une sorte d’éventail, un diaphragme musculo-aponévrotique, dont la direction générale est intermédiaire au plan frontal et au plan sagittal, sa face externe étant aussi antérieure et sa face interne postérieure. Ce diaphragme musculo-aponévrotique présente des épaississements ; on sait en effet que viennent s’y ajouter, soit des faisceaux musculaires styliens anormaux, soit des bandelettes fibreuses, reliquats elles-mêmes de muscles dégénérés, telle la bandelette stylo-maxillaire.
Si cette bandelette appartient au plan de l'aponévrose moyenne, elle lui fait donc prendre contact avec l'angle du maxillaire ? Il en est ainsi ; l'aponévrose moyenne doit entrer, profondément, dans la constitution du plan fibreux sous-angulaire, que l’aponévrose superficielle forme en surface, et que les gaines fibreuses parotidienne et sous-maxillaire vont compléter.
La dispersion du bouquet de Riolan et la dispersion identique de l’aponévrose moyenne du cou, derrière l'angle de la mâchoire, nous conduit à une constatation. Il y a un espace cli-
RO) — vable, au-dessus et en avant de cette aponévrose, il permet la continuité celluleuse de la région parotidienne superficielle, de la région sous-parotidienne antérieure, plus bas de la région sous-angulaire, plus bas encore et plus en avant de la base de la langue. Il y a d'autre part un autre espace celluleux clivable, au-dessus et en arrière de cette aponévrose, entre elle et le pharynx, eelui de la région sous-parotidienne postérieure
(Gilis, L'espace maæillo-pharyngien, 1905).
3 Loges aponévrotiques et gaines glandulaires.
Dans chacune des deux régions glandulaires, parotidienne et sous-maxillaire, il faut distinguer deux choses. D'une part les feuillets aponévrotiques; très divers, revêtements des parois de la loge, et d'autre part la lame celluleuse périglandulaire, capsulaire, où mieux péricapsulaire, gaine de la glande.
Prenons, comme exemple, la parotide.
La loge aponévrotique de la région parotidienne est formée en surface par l’aponévrose superficielle, en profondeur par l'aponévrose moyenne, en avant par le fascia des ptérygoïdiens, en arrière par plusieurs fascias musculaires.
Dans cette région, la glande s’est peu à peu frayé son chemin, après avoir traversé la région massétérine. Elle à comblé tous les espaces vides, engainant même certains organes.Tassant autour d’elle le tissu conjonctif, elle s’est encapsulée dans une sorte de manchon fibro-conjonctif, formant un sac continu, depuis lorifice même d'embouchure du canal de Sténon jusqu à l'extrème-fond glandulaire. C'est la gaine glandulaire. À cette gaine, d'épaisseur variable suivant les points, la glande adhère plus ou moins ; elle lui est adhérente surtout, aux
points où l’on voit émerger des pédicules.
Même disposition pour la sous-maxillaire. Remarquons que la loge aponévrotique de la région sous-maxillaire,a pour feuillet profond la terminaison antérieure très amincie de l’aponévrose moyenne. Il en est de mème pour la partie antéro-interne de la paroi profonde de la loge de la région parotidienne et pour la même raison.
Le sac glandulaire parotidien etle sac glandulaire sousmaxillaire se creusent, autour de chaque glande, dans l'espace celluleux clivable situé en dehors et en avant de la partie élevée, stylienne, de l'aponévrose moyenne.
Derrière l'angle, les deux pôles extrèmes, arrondis, des deux glandes, arrivent au contact, sous le ptérygoïdien interze, en avant et en arrière de lui. Leurs deux gaines fibreuses arrivent donc à s'accoler. Cette cloison mitoyenne constitue le plan moyen de la formation aponévrotique angulaire, dont les parties superticielles sont constituées par l'aponévrose superficielle, et les parties profondes par l'aponévrose
moyenne.
$ 4. — Artères.
Leur importance, dans la région sous-angulaire, n’est pas seulement d'ordre anatomique. Depuis longtemps elles ont été étudiées au point de vue médico-chirurgical, en raison surtout des interventions sur l’amygdale. En particulier, un certain nombre de recherches ont été faites à propos des grosses hémorragies, observées au cours des amygdalotomies. Les opérations qui peuvent intéresser l'espace maxillo-amygdalien, trouvent des indications de plus en plus nombreuses. Peutêtre n'est-il pas mutile de grouper, les faits les plus saillants de l'anatomie topographique artérielle de cette région,
11 *1JSU09
5 a CHE “IUT ‘Ja80
‘onsue'] . ù TU HT = qur Vote
HO] O01E0 = = 2PIOAU SO
*J0409 “9en8uI, °C
-2se ouuoigu{ivd 098 ‘[[ISUO]
NE — == dus 9Su{arl = JUL ‘XEUU *9UI00; PE ‘9187141990 ‘6
‘anbuseSowumoud
: Sos à à , AL LITTEURS À =, qui o1ræen$8nf Hem En TE 2) our “asso[sod{4. ;
“prop AS ‘dvi =" four ‘13Su09 …. dns ‘1,Su09 que *SAu9d
“onbasesiq #5 - 7: : AE AE = É === *oss0[S0d{q
‘uarsu{ieyd-07Â1S.
*uaploÂy-01À1S.-
'Jeuyd-0ss015 h."oplo|{s ‘de
} : peurds