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divise en deux troncules, l’un qui va vers l’amygdale, l’autre qui monte au voile du palais et au pavillon tubaire. Dans des cas plus rares, dans lesquels l'artère de l’'amygdale vient de la carotide externe ou de toute autre artère, la palatine ascendante ne se bifurque pas à ce niveau. On peut voir, outre la tonsillaire principale, une tonsillaire accessoire. Ge vaisseau vient de la carotide externe, de la maxillaire interne, ou encore mais rarement de la pharyngienne ascendante. Quelles que soient son origine et sa disposition, la tonsillaire décrit des sinuosités nombreuses à la face externe de la capsule amygdalienne ; puis, ayant pénétré dans la cavité, elle vient se résoudre dans l’'amygdale en nombreuses branches très sinueuses.
M. Rieffel (Sur les rapports des amygdales avec les vaisseaux carotidiens, 1892) apporta une confirmation des travaux précédents. Voici une série de conclusions intéressantes, que nous tirons de son exposé.
La carotide interne est dans une situation très postérieure par rapport à l'amygdale. Elle est dans un espace postérieur, situé en arrière du bouquet de Riolan. Il y a, en avant de ce groupe musculaire, un espace préstylien, véritablement pharyngo-maxillaire, en rapport avec la paroi externe de l'amygdale. Celle-ci correspond en effet à l'angle mandibulaire. Elle en est à 16 millimètres chez l'enfant età25 millimètres chez l'adulte. Tandis que dans l'espace postérieur il y à les gros vaisseaux, on ne trouve dans l'antérieur que la portion linguale du glosso-pharyngien, le rameau lingual du facial, s'insinuant entre l’'amygdale et son pilier antérieur, et aucun vaisseau important, L'espace tonsillaire peut entrer en communication avec l'espace carotidien par trois
interstices : l'insterstice stylo-pharyngien, entre le stylo-pha-
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ryngien et le stylo-glosse : l'interstice interstylien, entre le stylo-glosse et le stylo-hyoïdien ; l'interstice stylo-ptérygoïdien, entre le stylo-hyoïdien et le ptérygoïdien interne.
Dans ces interstices, peuvent s'engager des vaisseaux importants, qui dès lors vont se mettre en rapport avec l’amygdale. Ce sont : la carotide externe, la faciale, la palatine ascendante et sa branche tonsillaire.
Chez quatre enfants et sept adultes il n’y avait aucun gros vaisseau en rapport avec l'amygdale. Dans ces cas, qui constituent la disposition habituelle, on trouvait trois petits rameaux tonsillaires émanant d'un tronc commun ; celui-ci est l'artère tonsillaire des auteurs classiques. Ce tronc tonsillaire naissait, une fois de la pharyngienne inférieure, deux fois de la faciale, trois fois de la carotide externe, dix fois de la palatine ascendante. La tonsillaire, pour gagner l’espace antérieur, passe ordinairement par l'interstice qui sépare le stylo-pharyngien du stylo-glosse.
Dans cinq préparations, un gros tronc vasculaire apparaissait entre les muscles, trois fois dans l'interstice du stylo-pharyngien et du stylo-glosse, deux fois dans l'interstice du stylaglosse et du ptérygoïdien interne. Ce gros tronc vasculaire ne faisait qu'apparaître pour disparaître aussitôt. Le tronc apparaissant entre le stylo-pharyngien et le stylo-glosse était particulièrement important dans trois cas ; c’étaient deux fois la carotide externe et une fois la faciale. Dans les deux cas dans lesquels la carotide externe apparaissait, elle faisait un coude vers l’amygdale, passant ainsi à 8 ou 10 millimètres d'elle, et l'artère tonsillaire naissait de ce coude du vaisseau carotidien. Le tronc apparaissant entre le stylo-glosse et le stylo-ptérygoï-
dien interne, était l'artère faciale, Ce vaisseau, naissant à