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15 millimètres au-dessus de l'angle de la mâchoire, passait d’abord entre le stylo-glosse et le stylo-hyoïdien, puis entre le stylo-hyoïdien uni au digastrique et le ptérygoïdien interne ; dans cette seconde partie descendante de son trajet, l'artère était à 12 millimètres de l’amygdale.
Les types artériels les plus variés ont été rencontrés par nous. Quelques reproductions de pièces, sont spécialement établies pour figurer les variations artérielles, et sur toutes les faces. C'est le but des figures 5, 6, 7, 8, 9 et 10. Nous ne pouvons en entreprendre la démonstration détaillée. Nous nous bornerons donc à consigner ici quelques brèves observations, complétant celles des précédents chapitres.
4° La carotide interne.
Le tronc carotidien principal passe en arrière de l'angle de la mâchoire ; il y a continuité directe entre la région carotidienne supérieure et la région sous-parotidienne postérieure. Tous les auteurs que nous venons de citer, en étudiant les rapports de cette artère avec l’amygdale, ont apporté la preuve de son éloignement de la région sous-angulaire. D'une manière générale cette preuve est faite, anatomiquement.
On peut se demander cependant,comment les classiques ont si longtemps admis des rapports plus rapprochés ? Richet plaçait la carotide interne au plus à 15 millimètres en arrière de l’'amygdale ; Tillaux déclarait qu'elle en était souvent beaucoup plus rapprochée. On peut, et c'est un correctif utile, admettre l'exactitude de leurs observations.
Il existe en effet de nombreuses variations de la carotide interne, suivant les sujets, suivant l’âge surtout. W. Krause (Man. d'Anat., Trad. Dollo, 1887), qui a donné de bons détails
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sur la direction de la carotide interne au cou, lui décrit un certain nombre:de flexures d'accommodation à convexité antéro-. interne. En particulier, il y aurait deux flexures assez constantes : l'une inférieure au ras du digastrique, l’autre à la base du crane. La flexure inférieure, rétro etsous-digastrique, en s’accentuant, pourrait rapprocher le vaisseau de l’amygdale. Plusieurs fois nous avons observé une telle disposition. On fera donc bien de ne pas trop compter, pratiquement, surtout chez les vieillards dont les artères sont très sinueuses,sur un éloignement considérable de la carotide interne en arrière.
Il y a une autre considération qu'il est bon de mettre en lumière, pour insister sur cette variabilité de position de la carotide interne par rapport à l'angle. Et cet argument garde sa valeur pour tous les autres vaisseaux.
La position de la tête par rapport au cou, du cou par rapport au tronc, varient dans de très larges limites. Pendant les interventions, pour se donner du jour vers la profondeur, on sait quelles attitudes forcées on impose parfois à l'opéré. Or, ces attitudes variées modifient, d’une manière singulière, les rapports des vaisseaux. Au point de vue spécial de la carotide interne, l’hyperextension de la tête et du cou, augmente la convexité antérieure de la colonne cervicale, qui repousse en avant le paquet carotidien principal. La rotation de la tête et du cou d’un côté rapproche et tasse les vaisseaux cervicaux. On n'est plus en somme, quand on opère, dans les conditions d'une coupe, pratiquée à un niveau déterminé, sur un sujet congelé, en position anatomique moyenne.
Que la carotide interne soit en rapports variables avec l’angle, cela nous paraît certain. Nous ajouterons que si ces rapports sont, ou se font, à un moment, plus intimes, c’est surtout
au niveau du pôle inférieur de la région. Voici pourquoi. Plus
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