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la carotide monte et plus elle s'éloigne en arrière. Sur toute la hauteur du cou, elle croise de bas en haut et d'avant en arrière la face latérale du pharynx, presque verticale tandis que le pharynx est oblique en arrière. La carotide primitive, que prolonge directement l'interne, naît en effet sur le flanc trachéal et en haut aboutit derrière le pharynx, s’enroulant en quelque sorte autour de lui.
Quelques mots sur ce dernier point.
Ce n'est pas sans quelque hésitation qu’on se représente, à la base du crane, la carotide en arrière du pharynx. Cela est vrai cependant et même d’un pharynx dont le cavum n'est pas € bourré » pour la dissection. Il faut tenir compte des ailerons ou cornes postéro-latérales du pharynx, qui vont chercher leur attache loin, latéralement. On n’a qu’à examiner une base du crane, à tendre entre les épines sphénoïdales un plan transversal imaginaire représentant la paroi postérieure du pharynx. Dans ces conditions, on voit bien l’orifice carotidien
pétreux en arrière de cette ligne.
2° La carotide externe.
Ce vaisseau, qui fait partie évidente de la région sous-angulaire, a, comme l’interne, ses courbures d'accommodation et qui varient dans de bien plus grandes proportions. Un coup d’œil jeté sur la série des dissections, dont nous avons fixé l'image, aussi exactement que possible,suffirait à le démontrer. On peut trouver vraiment la carotide externe partout, cela dans tout son trajet, mais surtout à partir du moment où, dans la région sous-angulaire, elle a disparu sous le digastrique et le stylo-hyoïdien.
À ce niveau, elle forme vers le pharynx, vers l'amygdale,
= Dors
une courbe à convexité interne et souvent un peu antérieure. Cette courbe est inconstante ; quand elle existe elle est accentuée. Peu après, elle présente une courbe à convexité inverse, qui la rapproche de la mastoïde; cette courbe est fréquente, mais elle est rarement accentuée.
On pourrait dire, pour la carotide externe comme pour l’interne, que c’est surtout ea bas qu'elle à le plus de chances de faire un plus long parcours dans la région,et de tendre à se rapprocher de la profondeur.
C'est encore dans la région sous-angulaire, que la carotide externe commence à se mettre en rapport avec le pôle inférieur de la parotide, surtout quand cette glande est très volumineuse. Peu après, sous-parotidienne ou déjà intra-parotidienne, elle fera partie, dans la masse principale de la glande, de la région parotidienne proprement dite, de l’espace glandulaire superficiel.
De même que les rapports, déjà étudiés, de la faciale avec la sous-maxillaire, ceux de la carotide avec la parotide sont sujets à variations.
Tantôt on voit le vaisseau complètement entouré par la glande. Tantôt, mais plus rarement, l'artère se glisse dans une sorte de rigole creusée sur la face interne de la parotide. Dans ce dernier cas, la glande parotide, en venant s’étaler dans la région rétro-faciale, n'a pris qu'un développement restreint ; englobant seulement les organes superficiels, elle n’a pas pris un volume suffisant pour engainer aussi la carotide déjà profonde. Dans des cas très rares, 4 ou 5 fois sur 20 disait cependant Triquet, on peut voir une carotide externe isolée de la glande, adjacente seulement à sa face interne Le vaisseau
est alors garni d'un simple étui celluleux. Quand la carotide
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