PÉDONCULES ET PROTUBÉRANCE
Chez rhomme le passage du pédoncule cérébral sous le pont de Varole se fait à peu près de la façon suivante : aussitôt que le pédoncule est dans le pont de Yarole, il se divise en un grand nombre de faisceaux disséminés, qui conservent leur direction première dans toute la longueur du pont, sans s'entre-croiser et sans beaucoup changer de situation.
Vers le bord inférieur de la protubérance les fibres se rassemblent de nouveau {fig. 113, 115 et 116) en un faisceau ovale et compact, les pyramides, dont le volume est beaucoup plus faible que celui représenté par le pédoncule. Il résulte de cette disposition qu'un certain nombre de fibres restent bien certainement en arrière, dans la protubérance.
Les amas de substance grise, grands et petits, que Ton rencontre dans la protubérance, ont une très-grande importance au point de vue des phénomènes qui se passent dans cette région. Ces amas se trouvent disséminés aussi bien dans le voisinage du pédoncule, autour des différents faisceaux secondaires, qu'entre les fibres transversales de la protubérance ; ils sont peu nombreux dans les couches superficielles où ils sont visibles de rexlérieur, mais bien plus développés dans les parties situées derrière le pédoncule, entre ce dernier et la calotte. Là se trouve une région dont la signification est encore totalement inconnue ; nous n'avons aucune donnée non plus sur les connexions de cette région.
Meynert a divisé depuis longtemps déjà les fibres transversales delà protubérance en fibres superficielles, en fibres profondes et en fibres dites entrelacées ; les fibres profondes sont placées derrière les faisceaux du pédoncule, entre eux et la calotte ; les fibres entrelacées courent entre les faisceaux épars du pédoncule. On peut par suite supposer à juste raison que les fibres superficielles et les profondes n'ont que peu ou point de rapport avec les fibres qui, du pédoncule, vont au cervelet, et l'on est obligé de considérer ces fibres en partie comme des fibres commissurales du cervelet, dont les amas gris échappent complètement à l'interprétation. Ce seraient alors les fibres entrelacées qui serviraient à ce passage du pédoncule cérébral dans le cervelet, passage qui, du reste, ne paraît pas être aussi simple qu'on l'a cru autrefois. On pensait en effet tout d'abord que des fibres du pédoncule cérébral allaient se terminer simplement dans des
par la partie de Tolive humaine désignée sous le nom de noyau juxta-olivaire interne, la lame olivaire proprement dite et la lame juxta-olivaire externe s'atrophiant déjà chez les singes pour disparaître complètement chez les carnassiers, les rongeurs, etc.