‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 119 sur 186 · ENTRE-CROISEMENT DES PYRAMIDES · texte numérisé non relu

ENTRE-CROISEMENT DES PYRAMIDES

nal central et se dirigent (en b) en arrière et un peu en dehors dans le cordon postérieur^ c'est-à-dire dans le funiculus gracilis et cuneatus (130, C gracilis^ C. cuneatus). Les fibres se recourbent ensuite en bias et vont dans les cordons postérieurs de la moelle épinière. Bien qu'à cette hauteur le cordon postérieur renferme encore beaucoup de substance grise, on ne peut pas admettre que ces faisceaux sensitifs croisés entrent en connexion avec cette substance grise ; d'une part cette connexion ne peut pas être démontrée directement, et, d'autre part, il ne se trouve pas de renflement de cette substance grise au niveau de rentre-croisement, ce qui devrait certainement être s'il existait de semblables connexions. Mais on peut admettre que des fibres partent des faisceaux entre-croisés et vont rejoindre les racines postérieures de la moelle au-dessus de l'entre-croisement (1" paire).

2® — Entre-croisement moyen des fibres sensitives des pyramides

{fig. 131, a).

Cet entre-croisement se voit aussitôt que Ton arrive au niveau de l'entre-croisement des gros faisceaux moteurs. Ces derniers traversent la ligne médiane et pénètrent dans les cordons latéraux ; mais une partie des fibres pénètre daiis la corne postérieure de la substance grise et semble se terminer au bord interne de la substance gélatineuse {a). En réalité ces fibres se recourbent dans ce point comme celles qui descendent dans les cordons postérieurs et elles se dirigent en bas. Nous ne verrons ce qu'elles deviennent que lorsque nous étudierons la moelle épinière. Il suffit de mentionner ici la double fonction du cordon postérieur et de la substance grise de la moelle épinière. Le premier conduit les impressions localisées du tact ; la seconde est l'organe dès sensations difficilement localisables de la douleur. Comme les deux catégories de sensations amènent également à la perception psychique, on est en droit de s'attendre à trouver pour chacune un système de fibres spécial qui conduit jusqu'à l'organe central.

3* — Entre-croisement inférieur moteur des pyramides {fig. 13i).

De toute la pyramide émanent de gros faisceaux qui vont à travers la ligne médiane du côté opposé. Dans ce point ces faisceaux rencontrent les faisceaux descendants des cordons latéraux qui sont écartés les uns des autres par les faisceaux des pyramides. Ces faisceaux se réduisent en fibres de plus en plus fines, qui se recourbent et se dirigent

en dehors pour se confondre avec les cordons latéraux. Les fibres des pyramides, et les fibres des cordons latéraux proprement dits pénètrent ensuite successivement dans la substance grise de la moelle épiniëre, comme les libres sensibles, et de cette façon se trouve définitivement formé le système de projection du deuxième ordre qui nous a si longtemps occupé. Le cordon latéral ne subit plus d'entre-croisement dans la moelle ; mais les cordons antérieurs, qui renferment

Fig. 131. — Coupe du bulbe à la partie inférieure de Ventre-eroitanmt de» pyramida [enire-^Toisement inférieur ou moteur) {*).

des fibres cérébrales non entre-croisées, s*entre-croisent au moins partiellement en arrière de la scissure longitudinale antérieure (eommisstire blanche de la moelle.) — La moelle épinière est maintenaol définitivement constituée ; nous allons résumer encore une fois l'origine de ses différents faisceaui.

A. — Le cordon antéro-latérat de la moelle se compose : L — De tout le champ moteur de la moelle allongée ; le cordoa

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