DE GRATIOLET
Nous avons déjà parlé de ces faisceaux lors de la description de la racine inférieure de la couche optique. Nous avons décrit le trajet de la troisième et de la quatrième couche de l'anse pédonculaire (les deux couches les plus superficielles). Meynerl: a distingué deux autres couches sous celles-ci. La première et plus profonde de ces couches est nommée par lui Vanse du pédoncule ou anse du noyau ienticulaire [Linsenkemschlinge) ; la seconde est désignée sous le nom de faisceau longitudinal postérieur de la calotte^ anciennement faisceau acoustique [HintreS'Langsbûndel der Haube). La substance innominée se compose par conséquent, en commençant par en haut, des couches suivantes:
1). Vanse du noyau lenticulaire;
2). he faisceau longitudinal postérieur de la calotte;
3). La racine inférieure de la couche optique^ comprenant ellemême les deux couches signalées plus haut (p. 112).
1). Lorsqu'on enlève complètement la bandelette optique à la base du cerveau, on rencontre dans le point où le pédoncule cérébral commence à pénétrer dans la profondeur [fig. 77, 0), un système de fibres passant transversalement sur le pédoncule et se dirigeant vers la ligne médiane. La division de ce faisceau en couches distinctes est difficile. Cette couche, la troisième et à la fois la plus superficielle des trois couches de Meynert, est la racine inférieure de la couche optique [fig. 77, 0) que nous avons déjà décrite. Elle provient de la substance médullaire du lobe temporal, contourne le pédoncule ce-
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rébral, arrive à la face interne du cerveau dans la substance grise du canal encéphalo-médullaire, et se recourbe vers le haut pour se répandre dans la couche optique, de la façon que nous avons établie précédemment (p. 112). C'est le faisceau le plus facile à préparer, il a été divisé par Meynert, à cause de ses deux points de terminaison différents, en deux couches.
2). La deuxième couche de l'anse, couche moyenne, sera décrite plus loin sous le nom de faisceau longitudinal postérieur de la calotte (Meynert). Cette couche, en opposition avec la racine inférieure de la couche optique qui provient de la substance médullaire du lobe temporal, naît sur place, entre la troisième et la première couche de l'anse, d'un amas de cellules {fig. 76, r) qui forme précisément rétage moyen de la substance innominée. Comme la racine inférieure de la couche optique, elle se dirige vers la ligne médiane, contourne le bord interne du pédoncule cérébral, et se place dans l'épaisseur de la substance grise du canal encéphalo-médullaire à la face interne de la couche optique (voy. en c, fig. 79). Mais tandis que la racine inférieure de la couche optique se recourbe vers le haut, le faisceau qui nous occupe se dirige directement en arrière, et s'engage dans la calotte^ au-dessous des tubercules quadrijumeaux. On peut le suivre ensuite à travers toute la tige de l'encéphale dans le voisinage de l'aqueduc de Sylvius, jusqu'au niveau de l'origine du nerf acoustique. Là le faisceau disparaît ou du moins n'ofifre plus de contours bien défmis.
Meynert admettait autrefois que le faisceau longitudinal postérieur de la calotte était en rapport intime avec le nerf acoustique. Il le décrivait comme une racine centrale de ce nerf, conduisant vers le haut à un centre cortical {Acusticusstrang). Mais depuis, Meynert lui-même a modifié son opinion ; il considère le faisceau comme un faisceau moteur qui va rejoindre les cordpns antéro-latéraux de la moelle. De cette façon nous ne connaissons encore aucun système de fibres qui mette le nerf acoustique en relation avec l'écorce du cerveau. Nous avons toutes les raisons d'admettre de pareilles fibres pour les autres nerfs encéphaliques. Mais il ne semble pas y avoir dans la moelle allongée de fibres qui unissent le nerf acoustique à des centres situés plus haut ; il est probable que ces fibres font un détour et vont passer par le cervelet.
Les origines supérieures du faisceau en question ne sont pas non plus encore connues d'une façon très-précise. D'après Meynert, de l'amas de cellules qui forme la deuxième couche de la substance innominée,