ET LE PÉDONCULE
Dans cette étude, essentiellement anatomique, les faits physiologiques ne devraient, à la rigueur, p.as trouver place ; nous croyons cependant bien faire en exposant, avant d*aller plus loin, les différences physiologiqiies importantes qui existent entre la calotte et le pédoncule cérébral.
Les données physiologiques, auxquelles Meynert est arrivé par voie d'induction, trouvent aussi en pathologie leur fréquente confirmation.
La voie supérieure, la voie de la calotte (ou étage supérieur des pédoncules cértbraux) est la voie réflexe ; la voie inférieure, la voie du pédoncule proprement dit (étage inférieur) est la voie des incitations volontaires; autrement dit, les fibres delà calotte transmettent des mouvements , mais la cause de ces mouvements ne réside pas dans l'excitation de. Técorce du cerveau ; au contraire, les fibres du pédoncule qui transmettent des mouvements, conduisent les incitations qui ont leur origine centrale dans Técorce cérébrale. Cette différence est en rapport avec l'origine dans les ganglions.
Le pédoncule émane du noyau lenticulaire du corps strié. Ce ganglion ne reçoit pas de fibres des surfaces extérieures sensibles, qui puissent donner lieu à la production de phénomènes réflexes ; le noyau lenticulaire est en efl'et complètement isolé de semblables communications. Quant au noyau caudé, nous avons dit plus haut qu'il reçoit par sa partie antérieure des racines du nerf olfactif, de sorte qu'il y aurait là une région réflexe.
On a cherché à expliquer cette connexion exceptionnelle d'une façon qu'on peut qualifier pour le moins de fort ingénieuse. Nous avons cité plus haut (page 180) le faisceau décrit par Stilling,.qui quitte le pédoncule cérébral pour pénétrer dans la calotte. Meynert considère ce faisceau comme appartenant à la région réflexe située dans la tête du corps strié ; cette région diffère aussi par sa structure des autres parties de Torgane. Ces vues sont actuellement encore absolument théoriques.
Le corps strié est du reste de tous les ganglions celui dont nous connaissons le moins les fonctions. Si donc nous faisons abstraction de cette région réflexe de la tête du corps strié, il nous reste de toute façon une masse gangh'onnaire dans laquelle la production de
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réflexes venant de la périphérie est totalement impossible. Or comme ce ganglion émet, vers le bas, des fibres motrices, les excitations originelles allant à ces fibres ne peuvent provenir que de Técorce, et arriver au ganglion par la couroniie rayonnante. Des excitations provenant de points différents de Técorce pourront donner lieu à des mouvements de même nature, autrement dit, les mêmes fibres seront mises en fonctionnement, dans les ganglions, par des points très-variables de récorce. Ces faits d'expérience expliquent en partie pour-' quoi la couronne rayonnante présente une quantité de fibres beaucoup plus considérable que le système de projection du. deuxième ordre. Pour terminer, disons que le pédoncule cérébral s*entre-croise complètement dans son trajet vers le bas avec celui du côté opposé (collet du bulbe).
La voie de la calotte émane de la couche optique et des tubercules quadrijumeaux; ici nous connaissons au moins un gros nerf des sens, le nerf optique, qui pénètre dans ces ganglions. D'autres parties sensibles de la périphérie, notamment la superficie du corps, sont incontestablement aussi en connexion avec ce^ centres. Mais nous ne savons point comment se font ces connexions. Par contre, on peut affirmer, en toute certitude, qu'il n'y a pas de légion plus favorable aux réflexes que celle-ci. Toute la question est de savoir quels sont ces réflexes. Inutile de mentionner ces réflexes médullaires simples qui se produisent par milliers chaque jour dans notre corps. Il s'agit certainement de mouvements réflexes coordonnés plus complexes, qui naissent d'impressions périphériques, mais qui, par suite de l'habitude, s'accomplissent dans le meilleur ordre sans que le sensorinm ait besoin de s'en mêler. La nature de ces mouvements, et leurs rapports avec des régions spéciales et délimitées du cerveau, ne peuvent pas être précisés davantage actuellement.
Nous ne connaissons qu'un seul point où nous puissions expliquer» par l'anatomie de la région, les réflexes qui s'y passent; c'est dans le tubercule quadrijumeau antérieur, dont on connaît avec certitude les connexions avec le noyau de l'oculo-moteur et du pathétique. Nous croyons connaître aussi, quoique cela soit moins certain, une connexion avec le nerf oculo-moteur externe. Il est probable que les connexions du nerf optique avec le tubercule quadrijumeau antérieur, et celles de ce dernier avec le noyau de l'oculo-moteur et du pathétique sont encore beaucoup plus complexes qu'on ne le croirait d/wwi. Cela semble ressortir de ce fait que pour le mouvement latéral d'un œil, par exemple vers la droite, mouvement destiné à amener la ma-