ART. IV. — TRAJET CENTRAL DU NERF TRIJUMEAU
Nous allons étudier l'origine centrale du trijumeau en partant de la coupe précédemment étudiée [fig. 110) : cette coupe passe au-dessous des tubercules quadrijumeaux, en arrière de la coupe représentée dans la figure 109, laquelle montre l'émergence du nerf pathétique. Mais auparavant nous devons revenir sur quelques détails se rapportant aux parties représentées dans la figure HO.
a. Nous parlerons d'abord du champ moteur qui, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, est devenu beaucoup plus volumineux, offre des fibres transversales entre ses faisceaux et commence à avoir des dépôts de substance grise entre ses fibres. Déjà au niveau de l'entre-croisement du pédoncule cérébelleux supérieur se trouvaient de nombreux amas de cellules ganglionnaires facilement visibles, mais dont les connexions sont difficiles ou même impossibles à établir. Ces amas offrent leur plus grand développement en bas vers la protubérance annulaire.
h. Le pédoncule cérébelleux supérieur, lui aussi, n'est plus le faisceau bien défini et uniquement fibrillaire que nous avons vu jusqu'ici. Sous la couche optique [fig. 79), il forme un organe très-volumineux (noyau rouge) renfermant entre ses fibres de nombreuses cellules ganglionnaires. Plus bas vers l'entre-croisement, ces amas de cellules diminuent notablement de nombre ; cependant on en voit encore une quantité très-appréciable derrière l'entre-croisement. La signification de ces cellules n'est pas bien claire. Aucun autre système de fibres ne paraît s'anastomoser avec le pédoncule cérébelleux supérieur dans son trajet, de sorte qu'il semble que ces cellules n'aient d'autre rôle que d'entourer les fibres qu'elles accompagnent. c. Plus bas, dans son trajet ascendant vers le cervelet, le pédoncule cérébelleux supérieur contracte, avec le trijumeau, des rapports que nous allons étudier bientôt.
Sur la figure HO apparaît une nouvelle formation, le noyau moteur du trijumeau. Ce noyau est situé au bord du champmoteur, entre celui-ci et le pédoncule cérébelleux supérieur : il forme un amas volumineux de grosses cellules multipolaires, analogues à celles du noyau de l'oculo-moteur commun et du nerf pathétique. On en voit sortir^ se dirigeant en bas et en dehors, un épais faisceau qui se joint à la racine efférente du trijumeau. Mais ce faisceau est d'ordinaire coupé obliquement dans son trajet, parce que, pour atteindre les ra-