NOYAU DU MOTEUR OCULAIRE EXTERNE
(plancher du quatrième ventricule). Sur la figure 113, où le facial atteint son noyau, nous ne voyons déjà plus Toculo-moteur externe. Le noyau de Toculo-moteur externe se trouve donc situé, sous la forme d'une colonne relativement courte, dans le coude du facial. Le noyau renferme des cellules absolument semblables aux cellules du noyau du facial ; il est de plus en relation avec les fibres qui descendent dans le raphé ; les travaux de Stilling, de Schrœder van der Koik et de Meynert ont éclairci ce fait, mais il reste bien des incertitudes sur le trajet entier des fibres.
D'après Stilling et Schrœder van der Kolk, le noyau recevrait des fibres du raphé; ce point est assez facile à constater. Il est plus difficile de vérifier l'assertion de Meynert qui veut que les fibres se croisent dans le raphé, de la même façon que les fibres analogues de l'oculo-moteur commun et du facial.
départ de leurs études sur ce sujet, pouvaient hésiter à se rendre, tant que Ton n'aurait pas montré, dans cette alTection, ce noyau propre atteint, le noyau commun restant parfaitement sain. Ce desideratum est catégoriquement exprimé par Coyne, dans Tarticle cité, et nous tenons à reproduire ici ses propres expressions, tout en prévenant le lecteur que cet auteur désigne le noyau propre du facial sous le nom de noyau masticateur (ou noyau commun au facial et au masticateur) d'après une erreur trèsrépandue (voy. ci- dessus p. 187) : « Il s'agit de démontrer maintenant, dit Coyne, si le noyau facial inférieur est situé, comme le veut Clarke, dans le fasciculus teres, ou s'U se confond, ainsi que le soutient Meynert, avec celui du masticateur. M. Charcot constate la destruction des cellules d'origine de l'hypoglosse dans la paralysie glossolabio-laryngée, tandis que les cellules du fasciculus teres (de Clarke), ne se sont jamais montrées manifestement altérées ; elles étaient saines dans un cas qui a été étudié avec M. JoCfroy par M. Charcot. Peut-étre, dans un cas analogue, serat-il possible de reconnaître une altération des cellules du noyau masticateur; mais cette constatation, qui confirmerait l'assertion de Meynert, n'a pas été faite jusqu'ici... Il manque donc à cette théorie la démonstration anatomo-pathologique (1). »
Or, c'est cette confirmation anatomo-pathologique que nous venons annoncer aujourd'hui. Notre excellent ami le docteur Raymond nous ayant confié le bulbe et la protubérance d'un sujet qui avait succombé à une paralysie glosso-labio-laryngée de forme tout à fait classique, nous avons pu en pratiquer un examen complet, en débitant ces parties en une série non interrompue de coupes transversales. Cette observation clinique et tous ces détails d'anatomie pathologique (avec examen des muscles de la langue, du cou, etc.)» seront l'objet d'un mémoire complet que nous préparons avec le docteur Raymond. Nous nous contenterons d'indiquer ici en quelques mots les faits qui se rapportent le plus directement à l'étude du facial, tels du reste que nous les avons communiqués récemment à la Société de biologie (2) :
Sur ce sujet le noyau de l'hypoglosse présentait une atrophie telle de ses cellules, qu'à peine pouvait-on retrouver quelques rares traces de ces éléments anatomiques, réduits à une petite masse arrondie fortement pigmentée. — Le noyau commun au facial et au moteur oculaire externe était remarquablement intact. Par contre, ce que nous appelons le noyau propre du facial (facial inférieur), présentait un degré d'atrophie presque aussi considérable que celui de l'hypoglosse ; — quant aux noyaux acoustiques des barbes du calamus, ils se présentent sur ces pièces avec une netteté, et un si complet degré de conservation, que ces préparations sont pour nous les pièces les plus démonstraUves pour l'étude des origines du nerf acoustique.
(i) Op. ciL, p. 1(8.
(2) Société de biologie, séance du 1» décembre 1877.