Développement des éminences ganglionnaires
[Corps strié, Globus pallidus, Noyau amygdalien, Avant-Mur.) de la Capsule interne et du Pied du Pédoncule.
Éminence ganglionnaire. — La face ventriculaire de la portion axiale du cerveau antérieur, s'épaissit de bonne heure en avant de l'embouchure du pédicule oculaire, et donne naissance de chaque côté, à une éminence ganglionnaire, irrégulièrement triangulaire, qui fait saillie dans la cavité ventriculaire, commune encore à cette époque au cerveau antérieur et au cerveau intermédiaire. Cette éminence ganglionnaire, qui n'est, par le fait, qu'une partie modifiée de l'écorce de la base du cerveau anté- Déveioppement rieur, représente le premier rudiment du [corps strié; celui-ci s'élève dans du corps : l'intérieur de la cavité ventriculaire, à mesure que les vésicules des hémis-
phères proprement dits se développent, et rétrécit en bas le grand trou de Monro primitif (fig. 41).
Base du corps strie Sa large base d'implantation (fig. 50) s'étend de l'embouchure du pédicule oculaire à l'extrémité antérieure du lobe olfactif; on peut lui considérer avec His, trois segments qui sont : postérieur, moyen et antérieur. Le segment postérieur, correspond au sillon qui prolonge la fosse sylvicnne en bas; il est compris entre la lame terminale embryonnaire et l'embouchure du pédicule oculaire, qu'il limite en avant, et atteint en bas la limite supérieure de la région infundibulaire. Le segment moyen, le plus large, correspond au lobe olfactif postérieur dont il rétrécit la cavité; le segment antérieur enfin, le plus petit, se porte directement en avant, limite en haut la cavité du lobe olfactif antérieur, et correspond au sillon qui prolonge la fosse sylvienne en avant.
sou i>ord supé- Le bord supérieur du corps strié est en rapport avec le manteau céré-
s'ôn bord posté- hral, et correspond à la limite supérieure de la fosse sylvienne; le bord postérieur, libre dans sa partie inférieure où il limite en avant le pédicule oculaire, est séparé dans sa partie supérieure de la couche optique au
sod sommet. niveau du trou de Monro, par le sillon opto-strié. Le sommet du corps strié
regarde en haut ot en arrière, et atteint la surface suturale opto-striée au
et ses trois serments.
rieur.
voisinage du lobe temporal (fig. 50). Très petit au début, le sommet suit bientôt le développement du lobe temporal qui l'entraînera en arrière, puis en bas, au-dessous du niveau de la fosse sylvienne.
Vers la fin du deuxième mois de la vie intra-utérine, le corps strié affecte la forme si caractéristique d'un anneau ouvert en avant et en bas, forme qui est propre pour ainsi dire aux organes développés au dépens du cerveau antérieur. Cet anneau du corps strié entoure en dehors la fosse sylvienne, c'est-à-dire la région du futur insula et le lobe olfactif postérieur (fig. 48); il entoure en dedans la surface suturale opto-striée, et s'unit intimement par la suite, à la paroi interne du cerveau antérieur qui donne
Sa formo générale!
en anneau ouvert.
Sou union à la paroi interne du corveau antérieur.
Fig. 50. — Paroi interne de l'hémisphère cérébral de l'embryon de la fig. 49, âgé de 4 semaines
et demie. (D'après W. His.)
Cst, corps strié. — Lola, lobe olfactif antérieur. — Lolp, lobe olfactif postérieur. — It, lame terminale embryonnaire. — Po. pédoncule optique. — rif, recessus de l'infundibulum. — sM, sillon de Monro. — sost, sillon opto-strié. — STh, région scuis-thalamique. — Ï7i, thalamus. — VH, vésicule des hémisphères.
naissance au globus pallidus, à la lame cornée et au noyau amygdalien : il en résulte que la corne frontale du ventricule latéral ne communique avec la corne sphénoïdale, que par l'intermédiaire de l'étage supérieur du ventricule latéral (fig. 52 à 63).
Le corps strié rudimentaire donnera naissance au noyau caudé, au putamen, au globus pallidus, à la lame cornée et au noyau amygdalien. Sa face libre fait une forte saillie dans le ventricule latéral; convexe dans le sens antéro-postérieur, elle est également convexe dans le sens transversal, et ses extrémités antérieure et postérieure atteignent la base du cerveau antérieur (fig. 48 et 31).
L'extrémité postérieure ou tltalamique est aplatie latéralement; un sillon profond la limite en dedans et en dehors. Le sillon externe corres-
La face libre du corps strié et ses différentes parties.
pond au futur bord externe du ventricule latéral; le sillon interne devient le profond sillon opto-slrié.
L'extrémité antérieure au préthalamique est plus volumineuse que la précédente ; elle se bifurque en deux segments inégaux, dont l'un est interne et l'autre externe. Le segment externe, le plus petit, correspond au segment antérieur de la base primitive du corps strié; il suit les changements de direction du lobe olfactif antérieur, se recourbe avec celui-ci en arrière et en rétrécit la cavité ; il s'unit intimement au repli falciforme de His, en particulier au futur septum lucidum, et cesse alors d'être libre dans la cavité ventriculaire. Le sec/ment interne est plus volumineux et
plus recourbé en arrière que le segment externe, il atteint la base du cerveau et comble en partie soit le recessus optique, soit la cavité du lobe olfactif postérieur, et répond aux segments moyen et postérieur de la base primitive du corps strié. Une petite partie du segment interne apparaît libre à la face inférieure du cerveau, en arrière de l'incisura prima; elle sépare le lobe olfactif antérieur du lobe olfactif postérieur, et ce rapport persiste chez l'adulte, où cette partie libre du corps strié forme le colliculm du noyau caudé. (Voy. noyau caudé.) La plus grande partie
Fig. 51. — Ventricule latéral d'un fœtus humain, au commencement rtu troisième mois. (D'après W. His.)
Bol, bulbe olfactif. — Cst, corps strié. — LF, lobe frontal.
— LO, lobe occipital. — LP, lobe pariétal. — Lola, lobe olfactif antérieur. — Lolp, lobe olfactif postérieur. — NI, nerf olfactif.
— PO. pédicule optique. — rif, recessus de l'iafuudibulum. — .Sex, segment externe du corps strié. — Stn, segment interne du corps strié. — S, surface suturale opto-striée primitive. — Vff, vésicule des hémisphères. — VI, ventricule latéral,
timement au lobe olfactif postérieur, dont il est séparé toutefois chez l'adulte, par une petite lamelle irrégulière de substance blanche.
du segment interne s'unit in-
Jusqu'au deuxième mois de la vie intra-utérine, la paroi interne de la L'union du cerveau vésicule des hémisphères, n'est intimement unie au cerveau intermédiaire vetT^ntTrmédTa'irc qu'au niveau de la surface suturale opto-striée (fig. 49, S). Mais dès la fin devient plus étroite, fa deuxieme mois, et surtout pendant le troisième mois, la paroi interne de la vésicule hémisphérique s'accole au cerveau intermédiaire dans l'espace compris entre le sillon choroldien et le sillon opto-strié. Elle se soude avec la partie externe de l'arc thalamique et avec la surface extérieure de la région sous-optique, au voisinage de la bandelette optique. On pourrait appeler cette nouvelle suture, suture opto-striée secondaire (fig. §4, -jo, Sss), lorsqu'on la compare à la suture primaire qui s'effectue dès la lin du
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX
premier mois de la vie intra-utérine Entre la suture opto-striée secondaire et la suture primaire, il existe un espace faisant primitivement partie du sillon semi-lunaire (fig. 52 à 63, ssl),au niveau duquel la surface extérieure du cerveau intermédiaire est simplement accollée au cerveau antérieur. C'est par cet espace que passeront les libres du segment postérieur de la capsule interne (Cip) pour se rendre au pied du pédoncule cérébral (fig. 52 à 63).
La paroi interne de la vésicule des hémisphères, s'unit donc à la partie externe de l'arc thalamique, et Je sillon choroïdien divise ce dernier en deux parties, l'une interne, l'autre externe. La partie interne de l'arc thalamique, la plus large, comprise entre le tœnia thalami et le sillon choroïdien est exlra-ventriculaire (fig. §2 à 63) ; elle n'appartient ni au troisième ventricule ni au ventricule latéral, et elle est recouverte par la toile ehoroïdienne et le corps du trigone. La partie externe, plus petite, fait partie du plancher du ventricule latéral ; elle est séparée toutefois de la cavité ventriculaire, par la paroi interne suturée du manteau cérébral, paroi qui donnera naissance à la lame cornée. Le sillon opto-strié, très profond au début, loge une veine, la veine du corps strié; il se comble peu à peu grâce au développement des fibres de la lame cornée (taenia semicircularis) .
Capsule interne et pied du pédoncule. — Le corps strié ne forme au début, qu'une seule masse de substance grise que segmentent bientôt des fibres blanches. Ces fibres relient le corps strié à la couche optique et à la région sous-optique; d'autres fibres beaucoup plus nombreuses traversent le corps strié : elles proviennent du manteau cérébral, constituent la couronne rayonnante de Reil, et se rendent à la couche optique, à la région sous-optique, ou encore à des régions plus inférieures, telles que la protubérance annulaire, le bulbe et la moelle épinière. Dans leur trajet à travers le corps strié ces fibres forment la capsule interne. Les fibres de la couronne rayonnante affectent dans leur ensemble, comme du reste toutes les parties qui appartiennent au cerveau antérieur, la forme générale d'un anneau ouvert en bas et en avant. Elles naissent de toute la surface du manteau cérébral, abordent le corps strié entre le sillon qui le limite en dehors et le sillon marginal de l'insula, et, le divisent en une partie intra-ventriculaire, le noyau caudé et une partie extra-ventriculaire , le noyau lenticulaire. Lapartie intra-ventriculaire du corps strié, ou noyau caudé (NC), présente une extrémité antérieure, renflée, la tête du noyau caudé située en avant du trou de Monro et de la couche optique; elle est en connexion intime, ainsi que nous l'avons vu plus haut, avec le lobe olfactif postérieur ou substance perforée antérieure. L'extrémité postérieure ou temporale du noyau caudé, en constitue la queue; elle est effilée, suit le sillon marginal de l'insula, répond à la surface suturale opto-striée secondaire, et atteint l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale du ventricule latéral. A ce niveau elle se recourbe légèrement en arrière, et se renfle pour s'unir au noyau amygdalien.
Fibres qui traversent le corps strié.
La capsule interne divise le corps strié en noyau caudé et noyau lenticulaire,
Novau caudé.
Pni
LA(Th) v' LF(STh) Fia. 52.
STÏ, Th Fig. 54.
Fig. 55.
DEVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX
vSl T«
Fie. 57.
Fig. 52, 53, 54, 55, 56, 57. — Coupes vertico-transversales du cerveau aux différentes périodes de son développement, passant en arrière de la surface suturale opto-striée primaire et destinées à montrer le mode de formation des ganglions centraux, de la capsule interne, du corps calleux et du trigone cérébral (demi-schématique). Le cerveau intermédiaire (couche optique, région sous-optique de Forel, bandelette optique) est teinté en bleu; la partie de la paroi externe du cerveau antérieur qui donne naissance au noyau caudé, au putamen, à l'écorce de l'insula et à l'avant-mur est hachée et colorée en rouge ; la partie de la paroi interne du cerveau antérieur, qui donne naissance au globus pallidus, au noyau amygdalien, à la lame cornée, au trigone, au septum lucidum, à la couche épithéliale des plexus choroïdes et à l'induseum griseum, est colorée en rouge, sans hachures.
.4.V, avant-mur. — BU, bandelette optique. — CA, cerveau antérieur. — CA, corne d'Ammon. Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cl, cerveau intermédiaire. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Cg, corps godronaé. — Cst, corps strié. — EC, écorce cérébrale.— Fn, circonvolution frontale ascendante. — Fj, première circonvolution frontale. — FT, faisceau de Tiirck. — Fus, lobule fusiforme. — GP, globus pallidus. — Gp, glande pinéale. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — /, insuia. — L, lobe limbique. — LA(Tk), lame alaire donnant naissance au thalamus. — le, lame cornée. — LF(STh), lame fondamentale donnant naissance à la région sous-optique de Forel. — MB, masse blanche sousjacente à l'écorce cérébrale. — NA, noyau amygdalien. — JVC, noyau caudé. — NL3, putamen ou troisième segment du noyau lenticulaire. — nh, nerf de Lancisi. — ot, sillon collatéral. — P, pied du pédoncule cérébral. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pch, plexus choroïdes des ventricules latéraux. — PE, paroi externe du-cerveau antérieur. — PI, paroi interne du cerveau antérieur. — Pm, pli marginal de Schmidt. — prs, sillon prérolandique supérieur.
— R, scissure de Piolando. — sap. sillon arqué postérieur. — Sih, scissure inter-hémisphérique.
— SI, septum lucidum. — ssl, sillon semi-lunaire. — S(p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sss, surface suturale opto-striée secondaire. — Ssp, surface suturale opto-striée primitive. — STh, région sous-thalamique. — Ti, première circonvolution temporale. — ï1., deuxième circonvolution temporale. — tfj, sdlon parallèle. — £», deuxième sillon temporal. — tec, tfenia tecta. — Tg, corps du trigone cérébral. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th., thalamus. — Vi, troisième ventricule. — vCI, voûte du cerveau intermédiaire. — VI, ventricule latéral. — Vsph, corne sphénoïdale du ventricule latéral. — Vsl, ventricule du septum lucidum.
no
Sih PI
Ssp
PJ(GP)
saP MB
Fig. 62.
Fie. 08, 59, 60, 61, 62, 63. — Coupes horizontales du cerveau aux différentes périodes de son développement, destinées à montrer le mode de formation des ganglions centraux, de la capsule interne, du corps calleux et du trigone cérébral (demi schématique). Le cerveau intermédiaire(couche optique) est coloré en bleu ;la partie de la paroi externe du cerveau antérieure qui donne naissance au noyau caudé, au putamen, à l'écorcede l'insula et à l'avant-mur, est hachée et colorée en rouge ; la partie de la paroi interne qui donne naissance au globus pallidus, à la lame cornée, au tri-
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX
Cip(ss])
TlP
Fig. 63.
gone, au septum lueidum, à la couche épithéliale des plexus choroïdes et à l'induseum griseum, est dépourvue de hachures et colorée en rouge. Ces coupes montrent les différences que présentent les segments antérieur, postérieur et retro-lenticulaire de la capsule interne; les fibres du segment postérieur passent parle sillon semi-lunaire, par conséquent entre la surface extérieure du cerveau intermédiaire et la surface extérieure du cerveau antérieur; — les fibres du segment antérieur passent par la surface su turale primitive ; celles du segment rétro-lenticulaire, par la surface suturai e secondaire.
AM, avant-mur. — AgS, aqueduc de Sylvius. — CA, cerveau antérieur — CA, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cg, circonvolution godronnée. — CI, cerveau intermédiaire. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — Cip (ssl) segment postérieur de la capsule interne passant par le sillon semi-lunaire). — Cirl, segment rétro lenticulaire de la capsule interne. — CM, cerveau moyen. — eoa, commissure antérieure. — cop, commissure postérieure. — Cst, corps strié. — FC, écorce cérébrale. ■ — Fi, F», F3, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — GP, globus pallidus. — /, insula. — K, scissure calcarine. — L, lobe limbique. — le, lame cornée. — II, lame terminale embryonnaire. — MB, masse blanche sous-jacente à l'écorce cérébrale. — NC, noyau caudé. — JVC, queue du noyau caudé. — NL, putamen, ou troisième segment du noyau lenticulaire. — nL, nerfs de Lancisi. — 0, première circonvolution occipitale. — Pch, pli choroïdien et plexus choroïdes des ventricules latéraux. — PE, paroi externe du cerveau antérieur. — PI, paroi interne du cerveau antérieur. — PI [GP], paroi interne du cerveau antérieur donnant naissance au globus pallidus. — ps, scissure pariéto-occipitale. — Pul, pulvinar. — saa, sillon arqué antérieur. — sap, sillon arqué postérieur. — Sih, scissure interhémisphérique. — SI, Septum lucidum. — ssl, sillon semi-lunaire. — Ssp, surface suturale primitive. — Ti, première circonvolution temporale. — tec, taenia tecta. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th., thalamus. — TM, trou de Monro. — Vax, ventricule de la portion axiale du cerveau. — YH, vésicule des hémisphères. — VI, ventricule latéral. — Voc, corne occipitale du ventricule latéral. — Vi, troisième ventricule.
un
Segment antérieur de la capsule interne.
Noyauionticuiaiie. La partie extra-vent riculaire du corps strié, comprend plus particulièrement l,e putamen ou segment externe du noyau lenticulaire (NL3); le globus palhdus (GP) ou segments interne et moyen du noyau lenticulaire, se développe, en effet, aux dépens de la paroi interne de l'hémisphère, et représente une formation très analogue à la couche optique. Une mince lame de fibres
capsule externe, blanches, la capsule externe, limite le putamen en dehors, et le sépare de Y avant-mur, qui doit être considéré, avec Meynert, comme une parcelle détachée de Técorce insulaire.
La séparation du noyau caudé et du noyau lenticulaire par les fibres de la capsule interne n'est cependant pas complète ; le noyau caudé est en effet réuni au putamen par de nombreux ponts de substance grise. L'union de ces parties est encore plus intime à la base du cerveau, où la tête et la queue du noyau caudé, se fusionnent avec le noyau lenticulaire, Y avant-mur, le noyau amggdalien, ainsi qu'avec la substance grise de l'espace perforé antérieur.
Les fibres de la capsule interne qui proviennent de l'extrémité frontale du manteau cérébral, se portent d'avant en arrière et de dehors en dedans, et séparent la tète du noyau caudé du noyau lenticulaire. Elles constituent le segment antérieur de la capsule interne ou segment lenticulo-caudé (Cia), et abordent l'extrémité antérieure de la couche optique, au niveau de la surface suturale opto-striée primaire. Les fibres de la capsule interne qui proviennent de l'extrémité occipitale du manteau cérébral, se portent en avant et en dedans, abordent la partie externe du pulvinar et constituent la région rétro-lenticulaire de la capsule interne (Cirl.) (Fig. 52 à 63).
Les fibres de la capsule interne qui proviennent de la partie moyenne du manteau cérébral, se portent en bas et en. dedans, et constituent le segment postérieur ou lenticulo-optique de la capsule interne (dp). Api'ès avoir traversé le corps strié, elles atteignent la surface suturale opto-striée secondaire : les unes pénètrent dans la couche optique et dans la région sous-optique, les autres dans le globus pallidus; d'autres enfin côtoient la surface suturale opto-striée, et atteignent la base du cerveau intermédiaire, en dedans de la bandelette optique. Ces dernières fibres forment un faisceau volumineux, qui se porte en dedans et en bas, et se place en avant de la
pied du pédoncule, calotte du cerveau moyen, dont il constitue Y étage inférieur ou le pied du pédoncule cérébral. Les fibres de la couronne rayonnante qui proviennent du lobe temporal n'entrent pas dans la constitution de la région thalamique de la capsule interne; elles se portent en haut, en dedans et un peu en arrière, passent entre l'extrémité temporale de la queue du noyau caudé et la face inférieure du noyau lenticulaire, et atteignent la partie inférieure de la région sous-optique de la capsule interne, en dedans de la bandelette optique. Elles se placent ensuite à la partie externe du pied du pédoncule cérébral et forment le faisceau de Tùrck (J. Dejerine).
Les fibres du pied du pédoncule cérébral atteignent le bord supérieur de la protubérance vers la fin du quatrième mois de la vie intra-utérine, puis s'entrecroisent à angle droit avec les fibres du pédoncule cérébelleux moyen,
Région rétro-leuticulairo do la capsule interne.
Segment postérieur ou lenticulooptique.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX
dont le développement est contemporain; elles sont dissociées par ces dernières, et forment avec elles l'étage antérieur de la protubérance. Une partie de ces libres forme ensuite la pyramide antérieure du bulbe, et s'entrecroise incomplètement au niveau du collet du bulbe avec les fibres du côté opposé. Le faisceau direct, le plus petit, se rend dans le cordon antérieur de la moelle du même côté, et constitue le faisceau pyramidal direct; le faisceau croisé se rend dans le cordon latéral du côté opposé de la moelle, où il forme le faisceau pyramidal croisé.
§3. — Développement du septum lucidum et de son ventricule, du trigone cérébral et du corps calleux.
Les parois internes des deux hémisphères se soudent entre elles, vers le troisième et le quatrième mois, au niveau de la zone choroïdienne de His, et au niveau du pli marginal de Schmidt. Ce dernier pli, compris entre le sillon choroïdien et le sillon ammonique ou arqué postérieur, s'étend de l'extrémité antérieure du lobe temporal jusqu'au trou de Monro ; à ce niveau il se continue avec la zone choroïdienne de His (fig. 43, 4§, ou), qui représente un espace irrégulièrement triangulaire, situé de chaque côté de la scissure interhémisphérique, immédiatement en avant de la lame terminale embryonnaire, triangle dont la base regarde en haut et dont le sommet correspond à la commissure blanche antérieure.
La zone choroïdienne de His (fig. 41 et 43) donne naissance aux piliers antérieurs du trigone cérébral, au septum. lucidum, au ventricule de la cloison ou cinquième ventricule, ainsi qu'aux genou et bec du corps calleux. La parlie ventrale du pli marginal donne naissance aux corps et piliers postérieurs du trigone; la partie dorsale à une circonvolution cérébrale avortée, la circonvolution godronnée, qui se continue en avant avec les tœnia tecta et les nerfs de Lancisi. Dans la région temporale, le trigone n'est séparé de la circonvolution godronnée que par un sillon peu profond. Dans la région fronto-pariétale. ces deux formations sont séparées l'une de l'autre par le corps calleux, qui fait irruption entre les taenia tecta et le corps du trigone.
Septum lucidum et ventricule de la cloison. — La suture des zones choroïdiennes, s'effectue vers le milieu du troisième mois de la vie intra-utérine. Elles forment ainsi une cloison médiane, le septum lucidum ou cloison transparente, qui sépare les têtes des deux noyaux caudés (fig. 64). L'accollement des zones choroïdiennes ne se fait qu'au niveau de ses bords ; la partie moyenne reste libre, de telle sorte que les deux hémisphères interceptent entre eux une cavité linéaire, la cavité du cinquième ventriade ou le ventricule de la cloison. Ce ventricule présente donc une origine embryonnaire spéciale, puisqu'il se développe aux dépens de la scissure interhémisphérique, et il ne peut être rapproché morphologiquement des autres ven-
Zone choroïdionn p e His.
Pli marginal.
Origine embryonnaire spéciale du ventricule de la cloison.
Ce ventricule n'existe que chez l'homme.
tricules, qui se développent aux dépens des cavités des vésicules cérébrales. Le ventricule de la cloison n'existe que chez l'homme; chez les autres mammifères, les parois internes des hémisphères se soudent dans toute l'étendue de l'a surface triangulaire, et donnent ainsi naissance à un noyau gris, médian et symétrique, qui prend un grand accroissement et qui est connu sous le nom de ganglion du septum lucidum. Ce volumineux ganglion
Le corps calleux se forme aux dépens du septum lucidum.
Le trigone naît du pli marginal.
aussi est-il préférable de le désigner avec Mi-
Fig. 64.
ThSTh îterne du cerveau d'un fœtus humain de la
est loin d'être « lucidum » , halkovicz sous le nom de ganglion de la cloison.
Chez l'homme, les bords du septum lucidum sont antérieur, supérieur etpostérieur. Dans ce dernier apparaissent, en arrière des fibres transversales de la commissure blanche antérieure, les fibres verticales des piliers antérieurs du trigone. Les bords antérieur et supérieur du septum lucidum, s'épaississent considérablement et forment le corps calleux. L'angle inférieur du triangle correspond au bec, l'antérieur au genou, le postérieur à l'union du trigone et du corps calleux.
Le corps calleux ne comprend donc au début que le genou, c'est-à-dire la partie du corps calleux située en avant des trous de Monro.
Trigone cérébral et plexus choroïdes des ventricules latéraux. — Les fibres longitudinales du trigone, naissent par différenciation cellulaire de la partie ventrale du pli marginal. En avant elles se continuent avec les libres des piliers antérieurs; en arrière elles contournent en arc la face interne de l'hémisphère, et ne sont séparées de la surface suturale opto-striée secondaire, que par la couche épithéliale qui recouvre les plexus choroïdes des ventricules latéraux (fig. 52 à 63).
Au commencement du quatrième mois de la vie intra-utérine, les fibres du trigone se soudent à celles du côté opposé, dans toute l'étendue comprise entre le trou de Monro et la glande pinéale. Cette suture du corps du trigone s'opère d'avant en arrière, et fait suite à la suture qui a donné naissance au septum lucidum (fig. 64).
première moitié du cinquième mois. (D'après V. Mihalkovicz.)
C, cunéus. — Ce, corps calleux. — Cc(Spl), splénium du corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — F, lobe frontal. — fp, fissura prima. — (g, sillon fimbrio-godronné. — Fus, lobule fusiforme. -- H, circonvolution de l'hippocampe. — K, scissure calcarine. — L, lobe limbique. — Lg, lobe lingual. — Lola, lobe olfactif antérieur. — 0, lobe occipital. — ot, sillon collatéral. — P, lobe pariétal. — Pif, pli marginal de Schmidt. — po, scissuro pariétooccipitale. — sap, sillon arqué postérieur. — SI, septum lucidum. — T, lobe temporal. — Tg, trigone. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Tli+ST/i, thalamus et région sous-thalamique. — U, uncus.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX. 121
En arrière de la glande pinéale, les libres du trigone divergent el forment les piliers postérieurs dn trigone, dont les libres entrent en connexion avec la corne d'Ammon. Les piliers postérieurs limitent le lobe sphénoïdal en dedans; ils sont unis l'un à l'autre à leur point de divergence, par une mince lamelle de libres transversales qui réunit entre elles les deux cornes d'Ammon. Cette lamelle horizontale, est l'analogue de ce que Forel a appelé chez les mammifères, le fornix transversus ; elle est en général adhérente à la face inférieure du corps calleux où elle forme la lyre de David ou le Psalterium.
Le trigone est situé immédiatement au-dessus du sillon choroïdien dont il forme la lèvre supérieure ou dorsale; son bord externe, qui porte dans la corne sphénoïdale du ventricule latéral le nom de corps bordant ou bordé, donne insertion à la lamelle épithéliale qui coiffe les plexus choroïdes des ventricules latéraux (fig. 06, 57, 62, 63). Les plexus choroïdes ne sont donc pas libres dans la cavité ventriculaire, ils en sont séparés par une partie de la paroi interne des hémisphères réduite à l'état d'une mince lame épithéliale; celle-ci s'insère, d'une part, au corps et aux piliers postérieurs du trigone, et d'autre part, à la couche optique, au niveau du sillon choroïdien.
Les plexus choroïdes des ventricules latéraux, décrivent une courbe Rapports des autour de la partie supérieure et postérieure du noyau caudé. Ils ne dépas- avoTL "cavité Pensent pas le trou de. Monro en avant, et ne plongent pas par conséquent dans trici,lairela corne frontale du ventricule latéral. Ils n'atteignent pas, d'autre part, l'extrémité antérieure de la corne sphénoïdale, où la paroi interne des hémisphères, se réduit à une mince lamelle, le voile terminal d'Aebij, qui ferme la corne sphénoïdale en dedans, et qui s'étend du bord interne de la circonvolution du crochet à l'extrémité temporale de la ligne suturale opto-striée secondaire.
Tronc et bourrelet du corps calleux. — Les fibres du corps calleux naissent de toute la surface du manteau cérébral ; elles convergent vers la paroi interne de l'hémisphère en formant les radiations du corps calleux. Radiations du corps Celles du genou font irruption au niveau des bords supérieur et antérieur calleuxde la zone choroïdienne, celles du tronc et du bourrelet, le long de toute la partie fronto-pari étale du pli marginal.
Ces dernières séparent violemment et à la façon d'un coin, la circonvolution godronnée fœtale du corps du trigone, elles entraînent avec elles une mince couche de substance grise, Y induseum griseum, puis se soudent d'avant en arrière à celles du côté opposé, en formant le raphé du corps cal- Raphe du corps leux. La suture médiane du tronc du corps calleux fait suite à celle du genou, elle s'étend, en arrière du genou, depuis le trou de Monro jusqu'au niveau de la glande pinéale. A ce niveau, le tronc du corps calleux se termine en pointe et forme un bec postérieur , mince et effilé, très analogue au bec antérieur. Le bec postérieur donne insertion au fornix transverse, s'enroule en volute, et s'applique à la face inférieure du tronc du corps calleux qu'il épaissit ainsi considérablement, en formant un véritable genou désigné sous Bourrelet du corps le nom de bourrelet ou splénium. Le trigone s'applique à la face postérieure calle'
Rapport? du du corps calleux, par le fornix transverse qui forme la lyre ou le psalterium, calleux. e et le mode de développement de ces formations explique l'adhérence intime
de ces deux parties. Quelquefois cependant, le fornix transverse ne s'applique pas sur le corps calleux : le septumlucidum s'insinue alors entre ces deux organes et peut atteindre le genou postérieur, séparant ainsi le becpostérieur du tronc du corps calleux. Ce fait, peu commun chez l'homme, est la règle chez certains solipêdes, tels que le cheval, l'âne, etc. Le ven-
sa R cm
Fig. Oo. — Face interne d'un hémisphère présentant une agénésic du corps calleux. (D'après
Forel et Onufrowicz.)
BIT. bandelette optique. — C. cuneus. — c, sillon du cuneus. — cm, sillon calloso-marginal . — coa, commissure antérieure. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — Lt, circonvolution limbique. — Lq, lobe lingual. — It, lame terminale embryonnaire. — K, scissure calcarine. — ot, sillon occipito-temporal. — P. pédoncule. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC. prrecuneus. — Parc, lobule paracentral. — Pul, pulvinar. — Ii, scissure de Rolando. — sa, sillon anormal. — SI, septum lucidum. — Spa, espace perforé antérieur. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tli, thalamus. — £7, circonvolution du crochet.
A'entricule de Verga des solipêdes.
Agénésie du corps calleux.
tricule latéral, donne alors à ce niveau un petit diverticule, connu sous le nom de ventricule de Verga.
Le corps calleux n'est donc, en résumé, qu'une formation fort tardive; son développement est postérieur à celui des fibres du trigone cérébral et de la couronne rayonnante.
Que, par suite d'une cause quelconque, le corps calleux éprouve un arrêt de développement, le fond de la scissure interhémisphérique sera occupé, comme dans les premiers stades de la vie embryonnaire, par la voûte du troisième ventricule et la face supérieure des couches optiques, recouvertes par le repli mésodermique de la toile choroïdienne supérieure. L'arrêt de développement du corps calleux, entraine en général un arrêt de développement du septum lucidum, de telle sorte que les hémisphères cérébraux ne sont unis entre eux que par la lame terminale embryonnaire, les couches optiques et les pédoncules cérébraux (fig. 65).
DÉVELOPPEMENT DC SYSTEME NERVEUX
D'autres fois, le corps calleux est incomplètement développé; le genou seul existe, et l'agénésie porte dans ces cas sur le tronc et le bourrelet. Si, au contraire, on se trouve en présence d'une absence du genou ou du tronc du corps calleux avec conservation du bourrelet, on peut affirmer qu'il s'agit, non pas d'une malformation congénitale, mais d'une lésion pathologique ayant entraîné la destruction de ces parties, lésion appartenant aux derniers mois de la vie embryonnaire ou à la période post-embryonnaire.
Ou peut donc considérer le corps calleux comme l'indice d'une structure cérébrale très élevée. Il ne s'observe, en effet, que chez les mammifères; encore n'est-il complet que dans les ordres supérieurs : les marsupiaux et les monotrémes ne possèdent qu'un genou du corps calleux. Les autres classes des vertébrés ne possèdent ni corps calleux, ni trigone.
Auomalios do dév e 1 o p p o m o n t du corps calleux.
4. — Lobes, développement du manteau cérébral, sillons et circonvolutions cérébrales définitifs.
Epaississemeut de leurs parois.
Les hémisphères cérébraux s'accroissent rapidement : vers la fin du stades successifs
. . - >, , i ,• i . •-, .de l'accroissemeut
troisième mois, ils recouvrent les couches optiques ; vers le quatrième mois, des hémisphères c<sils atteignent les tubercules quadrijumeaux ; ils les recouvrent ainsi qu'une r partie du cervelet vers le sixième mois, et dépassent le cervelet vers la fin du septième mois de la vie intra-utérine.
Leurs minces parois s'épaississent considérablement, et donnent naissance à des libres qui appartiennent soit au système de la couronne rayonnante, soit au système des radiations calleuses, soit au système des fibres d'association ; elles forment la masse blanche sous-jacente à l'écorce cérébrale, et comblent peu à peu la cavité du ventricule latéral, qu'elles réduisent à une fente demi-circulaire aplatie de haut en bas.
De très bonne heure apparaissent, ainsi que nous l'avons vu plus haut, sur la paroi interne et la paroi externe du manteau cérébral, de nombreux sillons, dont les uns sont transitoires et les autres définitifs. Les premiers sillons définitifs qui apparaissent sont la scissure de Sylvius, à la paroi externe de l'hémisphère, et le sillon ammonique ou arqué postérieur, à la paroi interne.
Premiers sillons définitifs.
Scissures et circonvolutions définitives de la face interne de l'hémisphère. — Le sillon ammonique, sillon marginal ou sillon arqué postérieur, apparaît vers le deuxième mois de la vie embryonnaire, à l'époque où les sillons temporaires, à disposition radiaire, sillonnent la face externe et la face interne de l'hémisphère.
Ces sillons temporaires, relevant d'un simple plissement de la paroi hémisphérique, disparaissent vers le quatrième mois; le sillon ammonique, au contraire, s'accentue et contourne en arc la couche optique ; son segment inférieur ou sphénoïdal devient le sillon de l'hippocampe, son segment supérieur ou fronto-pariétal, le sinus du corps calleux. En avant du trou
Sillon ammoniquo.
ammonique.
de Monro, le sillon ammonique s'unit au sillon arqué antérieur de His; il décrit une courbe en forme d'S qui entoure le genou et le bec du corps calleux, et se confond avec l'incisura prima (fig. 44, p. 101). Le siiion ammoni- Le sillon ammonique déprime fortement la paroi ventriculaire et forme eiacoî-nod'Ammon6 dans la cavité ventriculaire la saillie de la corne d'Ammon. Celle-ci s'étend, au début de la vie embryonnaire, de la pointe du lobe temporal jusqu'audessus du trou de Monro, et elle conserve ces rapports chez un grand nombre d'animaux, tels que les ruminants, les rongeurs, etc.
Chez le fœtus humain, le sillon ammonique est très peu profond dans sa partie fronto-pariétale, qui se transforme en sinus du corps calleux et qui loge l'artère cérébrale antérieure. Dans la région temporale, le sillon ammonique déprime fortement la paroi ventriculaire de la corne sphénoïdale, en formant la corne d'Ammon définitive, qui présente de très bonne heure, à son extrémité antérieure, des digitations répondant aux incisures profondes du futur sillon de l'hippocampe.
Rapports du sillon Le sillon ammonique sépare dans toute son étendue, la circonvolution godronnée fœtale, du lobe limbique de Broca : au niveau du sinus du corps calleux, il sépare le tsenia tecta et le fasciola cinerea du gyrus fornicatus, ou première circonvolution limbique; au niveau du sillon de l'hippocampe, il sépare la circonvolution godronnée proprement dite de la circonvolution de T hippocampe, désignée encore sous le nom de lit ou de cubiculum de la corne d'Ammon, de deuxième circonvolution limbique.
Cette dernière circonvolution décrit, autour de l'extrémité antérieure du sillon de l'hippocampe, un crochet, le gyrus uncinatus ou la circonvolution du crochet, dont l'apparition est relativement tardive (fig. 67). scissure caicarine Vers la fin du troisième mois de la vie intra-utérine, apparaît la scissure calcarine (fig. 64 et 66), qui déprime comme le sillon ammonique la paroi ventriculaire, et produit la saillie de l'Ergot de Morand (calcar scissure pariéto- avis). Vers le commencement du quatrième mois, la scissure parié to-occipitale s'unit à la calcarine, et forme avec cette dernière un h< couché. La branche commune aux deux scissures incise profondément le gyrus fornicatus au niveau de son isthme (L,(i) ; les branches divergentes comprennent un espace triangulaire, le cuneus (fig. 67, C).
Petite et insignifiante au début, où elle lorme une branche de la scissure calcarine, la scissure pariéto-occipitale atteint vers le sixième ou septième mois le bord supérieur de l'hémisphère, et incise plus ou moins profondément la face externe en formant la limite antérieure du lobe occipital. Au début de la vie embryonnaire, la scissure pariéto-occipitale déprime, comme les scissures précédentes, la paroi ventriculaire; plus tard, la saillie s'efface, grâce au développement que prennent dans cette région, les fibres de la couronne rayonnante et celles au forceps major du corps calleux. Ces trois scissures [a?nmonique, calcarine et pariéto-occipitale) , sont des scissures primaires ou principales dans le sens de Reichert ; elfes comprennent toute l'épaisseur delà paroi hémisphérique et font saillie dans le ventricule latéral.
■et ergot de Morand.
occipitale.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX
coa
Les autres sillons de la face interne sont d'apparition plus tardive, et n'intéressent que l'écorce cérébrale et la masse blanche sous-jacente. Vers le milieu du cinquième mois, apparaît le sillon calloso-marginal (fig. 67); il commence en avant, au-dessous du bec du corps calleux, dont il contourne le genou et le tronc, puis se recourbe en haut, en avant du bourrelet et atteint le bord hémisphérique, qu'il incise plus ou moins profondément. Dans sa partie horizontale, il délimite le gyrus fornicatus (circonvolution du corps calleux, première circonvolution limbique (L,), compris entre le sillon
calloso-marginal et le ™ cm llil corn
sinus du corps calleux, et le sépare de la cir- TM
convolution frontale in- *'
terne (mF^. En arrière de la partie verticale du sillon calloso-marginal, le gyrus fornicatus se continue avec un lobe quadrilatère, Y avant-coin ou praecuneus (PrC) ; celui-ci atteint le bord supérieur de l'hémisphère, et il est séparé du cuneus parla scissure pariéto-occipitale (po) .
Jusqu'au sixième mois de la vie intrautérine, l'hémisphère n'est encore formé que par une face externe et une face interne ; à cette époque, apparaît la face inférieure, qui repose sur la tente du moyenne.
Vers cette époque, apparaît à la face inférieure de l'hémisphère, le premier rudiment de la scissure collatérale ou scissure occipito-temporale (pt), qui déprime la paroi ventriculaire, et forme dans la corne occipitale Véminence collatérale de Meckel. La scissure collatérale, très nette au huitième mois, affecte une direction antéro-postérieure et s'étend du lobe sphénoïdal au lobe occipital; elle sépare, dans la région sphénoïdale, la circonvolution de l'hippocampe (H) du lobule fusiforme (Fus) et dans la région occipitale, le lobule fusiforme du lobule lingual (Lg) compris entre cette scissure et la scissure calcarine.
Sillons plus tardifs n'intéressant quo l'écorce cérébrale.
Sillon calloso-marginal.
Fig. 66. — Face interne de l'encéphale d'un fœtus humain du commencement du cinquième mois. (D'après V. Mihalkovicz.)
Aq, aqueduc de Sylvius. — B, bulbe. — C, cunéus. — CaP, calotte du pédoncule. — Ce, capsule externe. — Cg, circonvolution godronnée.
— cm, partie verticale du sillon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — com, commissure molle. — Cv, cervelet. — F, lobe frontal. — fs, fissura serotina. — Gp. glande pinéale. — if, infundibulum. — K, scissure calcarine. — L, lobe limbique. — Lg, lobule lingual.
— Lola, lobe olfactif antérieur. — U, lame terminale embryonnaire. — 0, lobe occipital. — ot, sillon collatéral. — P, lobe pariétal. — Po, protubérance. — po, scissure pariéto-occipitale. — rif, recessus de l'infundibulum. — ro, recessus optique. — SI, septum lucidum. — sM, sillon de Monro. — STh, région sous-thalamique. — T, lobe temporal. — Tg, trigone. — TM. trou de Monro. — Tm, tubercule mamillaire. — tlh, tœnia thalami. — TQ. tubercule quadrijumeau. — V4, 4e ventricule. XII, chiasma des nerfs optiques.
cervelet, sur les fosses cérébrales antérieure et
Scissure collatérale et éminence collatérale de Meckel.
Kégiou centrale de la l'ace interne ou lobe limbique de Broca.
Les circonvolutions de la face interne peuvent, en résumé, se diviser en deux régions : une région centrale ou interne, qui entoure le sillon ammonique fœtal et qui constitue le lobe limbique de Broca, et une région périphérique ou externe, qui représente la face interne des lobes frontal, pariétal, occipital et temporal.
La région externe comme la région interne, décrivent autour du limbe de l'hémisphère, c'est-à-dire autour du corps calleux, des couches optiques et des pédoncules cérébraux, un anneau presque complet, ouvert seulement en bas et en avant, au niveau de la partie basai e du cerveau antérieur.
Le lobe limbique est formé en avant et en haut, par le gyrus fomicatus
Sa constitution.
Ses connexions.
cm
lolp
Fig. 67. — Face interne du cerveau d'un fœtus humain du commencement du huitième mois.
(D'après V. Mihalkovicz.)
C, cunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, corps calleux. — Cc(Spl), spleniuni du corps calleux. — Cg, circonvolution godronnée. — cm, sillon calloso-marginal. — F, lobe frontal. — fp, nssura prima. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippo/ampe. — h, sillon de l'hippocampe. — it. incisure temporale. — K, scissure calcarine. — Li, première circonvolution limbique. — L\(i), isthme du lobe limbique. — Lg, lobe lingual. — Lala, lobe olfactif antérieur. — Lolp, lobe olfactif postérieur. — It, lame terminale embryonnaire. — mFi, circonvolution frontale interne. — ot, sillon collatéral. — PF, pôle frontal. — PO, pôle occipital. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, preecunéus. — PT, pôle temporal. — SI, septum lucidum. — so, sillon sus-orbitaire. — Tg. trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — U, uncus.
ou la circonvolution du corps calleux, en arrière, par une partie rétrécie, l'isthme du gyrus fomicatus, qu'incise profondément la branche commune à la scissure calcarine et à la scissure pariéto-occipitale, en bas, par le subiculum de la corne d'Ammon (circonvolution de l'hippocampe) et la circonvolution du crochet. Le lobe limbique est en connexion intime avec le lobe olfactif antérieur. Le gyrus fomicatus reçoit en effet la << racine » olfactive interne; la circonvolution de l'hippocampe reçoit la « racine » olfactive externe.
Le lobe limbique de Broca est limité en dedans, par le sillon ammonique, c'est-à-dire par le sinus du corps calleux dans la région fronto-pariétale. et par le sillon de l'hippocampe dansla région occipito-temporale, etee sillon sépare le lobe limbique de la circonvolution godronnée fœtale ; cette séparation est complète : il n'existe en effet entre ces parties aucun pli de pas-
DEVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX. 127
sage. En dehors, les limites du lobe limbique sont beaucoup moins nettes. Elles sont constituées dans la région frontale par le sillon calloso-marginal, dans la région pariétale par un petit sillon qui apparaît vers la fin de la vie intra-utérine, le sillon sous-pariétal et qui sépare le praecuneus du lobe limbique; dans la région occipitale, par la branche commune à la scissure calcarine et à la scissure pariélo-occipitale ; dans la région sphénoïdale enfin, par la partie temporale de la. scissure collatérale.
La région périphérique, représente la partie interne des lobes de la face Région péripheexterne ou convexe de l'hémisplière. Le lobe frontal, ou la face interne de [nterne.de la faco la première circonvolution frontale, désigné encore sous le nom de circon- circonvolution
cotation frontale interne, en constitue la plus grande étendue. Vers la fin de rontal° int0™°la vie intra-utérine, apparaissent dans la partie de la circonvolution frontale interne située au-dessous du genou du corps calleux, le sillon sus- suion sus-orbitaire. orbitaire de Broca, et dans le reste de la circonvolution, les incisures du sillon callo-marginal. LTne de ces incisures plus importante que les autres, Yincisure piw-ocalaire, limite en avant la face interne des circonvolutions incisure prœ-ovarolandiques, et circonscrit avec la branche verticale du sillon calloso- Ia"e' marginal, le lobule oculaire ou paracentr al.
Le lobe pariétal fournit le préecuneus, le lobe occipital le cuneus et le Pracuneus. lobule lingual; le lobe temporal fournit le lobule fusiforme et la partie linJuah15 inférieure de la troisième circonvolution temporale. Lobule fusiforme.
Tous ces lobes sont reliés au lobe limbique par des plis de passage. Le lobe frontal est relié au lobe limbique, par un ou deux plis de passage pus de passage gui situés en avant du genou du corps calleux, les plis de passage fronto-lim- \\^\^Twl aiffebiques; le lobe pariétal, par les plis de passage pariéto-limbiques antérieur rentf lobes de la face et postérieur; le cuneus, par un pli profond mais constant, le pli cunéo-limbique; le lobule lingual, par le pli rétro-limbique; le lobule fusiforme enfin, par le pli temporo-limbique ou temporo-hippocampique de Broca.
Circonvolution godronnée. — En dedans du lobe limbique de Broca, on trouve la circonvolution godronnée, développée aux dépens de la partie dorsale du pli marginal, et qui représente le véritable limbe de l'hémisphère, c'est-à-dire la région de l'hémisphère où s'arrête l'écorce grise.
Accolée en dedans au trigone cérébral, elle est limitée en dehors par le sillon ammonique. La partie sphénoïdale de la circonvolution godronnée conserve ces rapports avec le trigone cérébral, et, dans le cerveau adulte, on la trouve située dans le fond du sillon de l'hippocampe; la partie frontopariétale au contraire, est séparée tardivement du corps et du pilier antérieur du trigone, par le corps calleux et le septum lucidum.
La circonvolution godronnée prend par la suite un développement fort La circonvolution inégal, mais elle reste toujours chez l'homme, à l'état d'une circonvolution HtabTeiTmb^de^'hùavortée. Sa partie oriqinelle, étendue du vélum terminal à l'extrémité an- m>sphere-
* <* Sa partie origi-
térieure du sillon de l'hippocampe, reste lisse chez l'adulte, et forme neiie forme la ban-
. , , . . . . . , delettede Giacomini.
une mince et étroite bandelette transversale qui croise la circonvolution du crochet, circonvolution dont le développement est considérable.
Sa partit) sphénoïdale devient le corps godronné.
Norfs do Laucisi et taenia tecta.
Terminaison variable des nerfs de Lancisi.
Caractères spéciaux de la circonvolution godronnée.
Cette bandelette est désignée sous le nom de bandelette de Giacomini.
Sa partie sphénoïdale est sinueuse, et sillonnée vers le cinquième mois de la vie intra-utérine de nombreuses incisures transversales qui lui donnent un aspect particulier, et qui lui ont valu le nom de fascia dentata, de corps godronné, ou mieux de gyrus dentatus (Huxley). Il s'agit ici en effet d'une circonvolution véritable, la circonvolution godronnée (M. Duval). Lorsque le corps calleux s'est développé, la circonvolution godronnée se renfle au-dessous du bourrelet pour former le fasciola cinerea; puis elle s'effile, s'étire et se réduit, au niveau du tronc et du genou du corps calleux, à une très mince lamelle de substance grise, Yinduseum griseum, qui recouvre la face supérieure du corps calleux et dans laquelle apparaissent par différenciation cellulaire, des fibres blanches longitudinales, médianes, qui forment les nerfs de Lancisi et des amas latéraux de substance grise qui forment les taenia tecta. En avant du genou du corps calleux, les tamia tecla et les nerfs de Lancisi s'épaisissent chez quelques animaux, pour former la circonvolution gêniculée de Zuckerkandl; puis ils se terminent en présentant des variations individuelles assez grandes : tantôt ils se jettent sur l'extrémité antérieure du gyrus fornicatus et sur la « racine » olfactive interne et s'y perdent, au niveau du carrefour olfactif de Broca; tantôt les nerfs de Lancisi s'accolent au pédoncule du septum lucidum, forment le pédoncule du corps calleux et traversent en diagonale la substance perforée antérieure, où ils sont désignés sous le nom de bandelette diagonale de Broca, pour se terminer à l'extrémité antérieure du lobe temporal, très près de l'origine de la bandelette^de Giacomini. La bandelette de Broca n'en est séparée en effet, que par la circonvolution du crochet.
La circonvolution godronnée prise dans son ensemble, présente donc comme caractères spéciaux non seulement un développement avorté, mais encore le fait qu'elle croise à son origine et à sa terminaison (bandelette diagonale de Broca, bandelette de Giacomini), des parties grises de l'hémisphère (circonvolution du crochet, substance perforée antérieure), ce qui ne s'observe dans aucune autre circonvolution de l'écorce cérébrale.
Fosse sylvienne.
Scissures et circonvolutions définitives de la face externe de l'hémisphère cérébral. — Les sillons et circonvolutions de la face externe sont plus nombreux et plus variés que ceux de la face interne ; leur apparition est en général plus tardive que celle des sillons de la face interne, sauf toutefois pour la scissure de Sylvius, dont le développement est intimement lié à celui des ganglions de la base du cerveau antérieur, et dont les premiers rudiments apparaissent déjà vers la fin du premier mois de la vie intra-utérine, sous la forme d'une légère dépression, la fosse sylvienne. Celle-ci s'accuse les mois suivants, grâce au développement que prend le manteau cérébral, et elle est d'autant plus profonde que le manteau cérébral est plus étendu. Vers le troisième mois, la fosse sylvienne affecte la forme d'un arc vertical, dont les segments antérieur et postérieur, circonscrivent
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX
Modifications successives que suliii la fosse svlvienne.
le lobule de l'iusula, et sont limités en bas par la « racine » olfactive externe, nettement accusée chez les jeunes embryons humains.
Au commencement du quatrième mois, la fosse sylvienne s'allonge; elle se rétrécit et se dirige obliquement en haut et en arrière, et cette obliquité tient très probablement au développement du lobe occipital. Puis le segment antérieur se coude, grâce au développement que prend le lobe fnmto-pariétal, qui lui forme vers le cinquième mois une sorte (['opercule (fig. 68). En se développant, Y opercule recouvre de plus en plus la fosse, oporcuiu. svlvienne; il s'insinue entre le segment antérieur de la scissure de Sylvius, qui devient la branche antérieure, et le segment postérieur plus long, qui devient la branche postérieure ou horizontale de cette scissure. L'opercule
ferme peu à peu vers S(p) les septième et huitiè-
me mois, la branche postérieure et la branche antérieure de la scissure de Sylvius, et recouvre le lobule de l'insula développé au niveau de la fosse sylvienne. L'insula est insuia.
encore à découvert au commencement du neuvième mois, dans un petit espace triangulaire, à l'origine de la scissure de Sylvius.
Vers la fin du neuvième ou au commencement du dixième mois, l'insula est complètement caché dans la profondeur de la scissure de Sylvius, grâce au déve- . l?ppement du lobe frontal en avant, du lobe temporal en bas et de l'opercule en haut.
L'insula est lisse pendant la plus grande partie de la vie fœtale. Vers la fin du neuvième ou le commencement du dixième mois, apparaissent à sa surface quatre à cinq légers sillons à direction radiaire, qui délimitent les circonvolutions de l'insula.
L'insula est nettement séparé du l'esté de l'hémisphère cérébral par Limites de nnsuia. un sillon circulaire, le sillon marginal, lequel peut être divisé chez le fœtus arrivé au terme de son développement, en sillon marginal antérieur, supérieur et postérieur. Un sillon oblique en haut et en arrière, le sillon de l'insula ou sillon insulaire, divise l'insula en deux parties, l'une postérieure ou temporale, qui forme la circonvolution postérieure de Fin- sillon de nnsuia. sula, l'autre antérieure triangulaire, aux dépens de laquelle se dévelop-
cy\r:
Fig. 6S. — Face externe du cerveau d'un fœtus humain du commencement du cinquième mois. (D'après V. Mihalkovicz.)
F, lobe frontal. — fp, fissura prima. — FS, fosse sylvienne. — Lola, lobe olfactif antérieur. — 0, lobe occipital. — P, lobe pariétal. — paFS, prolongement antérieur de la fosse sylvienne. — piFS, prolongement interne de la fosse sylvienne. — S(n), branche antérieure de la scissure de Sylvius. — S{p), branche postérieure de la scissure de Svlvius.
Scissure Je Kolaudo.
Scissure pariéto occipitale.
Division de la face externe en lobes.
Sillons secondaires.
pent les circonvolutions courtes de l'insula. en rapport avec l'opercule et le lobe frontal.
Les autres sillons de la face externe, sont d'apparition beaucoup plus tardive. Au sixième mois, apparaît la scissure de Rolando [R), qui sépare le lobe frontal du lobe pariéto-temporo-occipital. Au septième mois, la scissure pariéto -occipitale .incise le bord supérieur et la face externe de l'hémisphère, siiion pré-occipitai. et sépare le lobe pariétal du lobe occipital; vers la même époque, apparaît le sillon pré-occipital ou occipital antérieur de Wemicke, qui délimite en avant le lobe occipital et le sépare du lobe temporal.
La face externe de l'hémisphère est alors divisée en quatre lobes : les lobes frontal, pariétal, occipital et temporal (fig. 69 1. Des sillons secondaires subdivisent ces lobes en lobules et en circonvolutions. Les sillons secondaires, légèrement indiqués au sixième et septième mois de la vie intra-utérine, s'accentuent dans le huitième mois et sont nettement développés à la fin du huitième et au neuvième mois.
Dans le lobe frontal apparaît d'abord, vers la fin du sixième mois, le sillon frontal inférieur, qui donne en avant du sillon de Rolando, deux
branches verticales, l'une ascendante, l'autre descendante, ces branches constituent le futur sillon pré-rolandique inférieur ; puis apparaît le sillon frontal supérieur, et à la face orbitaire le sillon olfactif. Le lobe frontal présente alors trois circonvolutions à direction antéro-postérieure. désignées sous le nom de circonvolutions frontales supérieure, moyenne et inférieure. Elles s'implantent en arrière sur une circonvolution à direction ascendante, la circonvolution frontale ascendante, comprise entre la scissure de Rolando et le sillon pré-rolandique.
Le lobe pariétal est limité en avant par le sillon de Rolando, en arrière par la scissure pariéto-occipitale, en bas par la branche horizontale de la scissure de Sylvius ; il forme à la face interne de l'hémisphère le prœcuneus. Le sillon calloso-marginal incise son bord supérieur vers le
Sillons et circonvolutions du lobe frontal.
Fig. 69. — Face externe du cerveau d'un fœtus humain du commencement du huitième mois. (D'après V. Mihalkovicz.)
B, bulbe. — C, lobe central. — Cv. cervelet. — F, lobe frontal. — F\, 1" circonvolution frontale. — 7-V 2e circonvolution frontale. — .Fa. 3e circonvolution frontale. — /i, 1er sillon frontal. — fa, circonvolution frontale ascendante. — /. iusula. — ip, sillon iuter-pariétal. — Lola, lobe olfactif antérieur. — 0, lobe occipital. — Oi, olive inférieure. — OpR, opercule rolandique. — P, lobe pariétal. — Pi, 1" circonvolution pariétale. — P*. 2e pariétale. — Po, protubérance. — po, sillon pariéto-occipital. — pri, sillon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — Ji, scissure de Kolando. — 5, vallée de Sylvius. — S (a), branche antérieure de la scissure de Sylvius. — S(p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — T, lobe temporal. — T\. 1" circonvolution temporale. — T2, 2e circonvolution temporale. — f,, sillon parallèle. — V, 5e paire.
Sillons et circonvolutions du lobe pariétal.
DÉVELOPPEMENT DU SYSTEME NERVEUX
septième mois de la vie intra-utérine et divise, avec le sillon interparié lai, la face externe du lobe pariétal en trois circonvolutions : la première, ou circonvolution pariétale ascendante, est parallèle à la scissure de Rolando qu'elle borde en arrière ; la seconde, ou circonvolution pariétale supérieure est parallèle à la scissure inter-hémisphérique ; elle forme le bord supérieur
du lobe pariétal et correspond à la face externe duprœcuneus(fig.70).
La circonvolution pariétale inférieure se subdivise en deux parties : l'une antérieure, l'autre postérieure. La partie antérieure entoure la branche postérieure de la scissure sylvienne, et secon tinue avec le lobe temporal en formant le gyrus marginal supérieur; la partie postérieure contourne la branche verticale de la scissure parallèle, et se continue avec le lobe occipital en formant le gyrus angulaire ou pli courbe.
Le lobe temporal se fusionne avec le lobe occipital à la face inférieure. Il en est séparé à la face externe par le sillon occipital-antérieur de Wernicke. Vers le sixième mois apparaît la scissure 'parallèle ou première temporale; elle est parallèle à la branche postérieure de la scissure de Sylvius.
et décrit une courbe à concavité supérieure et antérieure, qui incise plus ou moins profondément la circonvolution pariétale inférieure.
Vers le septième mois apparaît le deuxième sillon temporal; vers le huitième, le troisième sillon temporal. Le lobe temporal est alors formé à la face externe, par trois circonvolutions parallèles à direction antéropostérieure : les première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. Elles se réunissent en avant pour former le pâle temporal. A la face inférieure, le lobe temporal présente deux circonvolutions : la face inférieure de la troisième circonvolution temporale et le lobule fusiforme.
Le lobe occipital, mal délimité en avant par la scissure parié to-occipitale et le sillon occipital antérieur de Wernicke, forme à la face inféro-interne le cuneus et le lobule lingual. A la face externe apparaît vers le huitième
Fig. 70. — Face supérieure du cerveau d'un fœtus humain du commencement du huitième mois. (D'après V. ilihalkovicz.
C, lobe central. — F, lobe frontal. — F\, lrB circonvolution frontale. — F*, 2e circonvolution frontale. — ^3, 3e circonvolution frontale. — f\. 1er sillon frontal. — ft, 2e sillon frontal. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — ip, sillon inter-pariétal. — 0, lobe occipital. — P, lobe pariétal. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pi, 1" circonvolution pariétale. — Pt. 2e circonvolution pariétale. — po. scissure pariétooccipitale. — pri, sillon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — Jî, scissure de Rolando. — S(p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Sih, scissure inter-hémisphérique.
Circonvolutions et scissures du lobe temporal.
mois, le sillon inter-occipital ou occipital antérieur, qui fait suite au sillon inter-pariétal, et qui se bifurque à son extrémité pour donner naissance au huitième mois à un sillon transversal, le sillon occipital transverse. Vers le huitième mois, apparaît également le sillon occipital inférieur à direction antéro-postérieure. La face externe du lobe occipital est ainsi divisée en circonvolutions et trois circonvolutions : les circonvolutions occipitales supérieure, moyenne et
sillons du lobe occi- ..,. r\ • i ■• , ■■, ■ p •
pitai. inférieure. Les circonvolutions se reunissent en arrière et iorment une cir-
convolution verticale, le gyrus descendais d'Eeker. En avant, la circonvolution occipitale supérieure, qui représente la face supérieure et externe du cuneus, s'unit à la première circonvolution pariétale. La deuxième circonvolution occipitale, se continue avec la circonvolution pariétale inférieure au niveau du gyrus angulaire. La troisième circonvolution occipitale enfin, se continue en avant avec la troisième circonvolution temporale. Apparition des plis Le cerveau du fœtus, au neuvième mois de la vie intra-utérine, repré-
de passage au neu- . .... , , ... .
vième mois. sente un cerveau schématique pour ainsi dire, dont tous les sillons et cir-
convolutions sont nettement indiquées. Vers la tin du neuvième mois et au dixième mois, apparaissent des incisures secondaires et des plis de passage, les uns profonds, les autres superficiels, plis qui compliquent singulièrement l'aspect extérieur des hémisphères.
Modifications que De toutes les vésicules encéphaliques, la vésicule du cerveau antérieur
subit le cerveau an- .11 * i'*x j i ' ■ 7 . ri r 1 1 1 ■ ■■
térieur dans la série est celle qui subit dans la série des vertèbres les plus grandes variations. des vertébré. Chez les poissons cartilagineux, le cerveau antérieur se réduit à une masse
Chez les poissons ' °
cartilagineux. épaisse et volumineuse, qui limite en avant le tube encéphalique, et qui
représente à la fois les ganglions de la base (corps strié) et l'écorce céré-
chez les poissons brale (le pallium). Chez les poissons osseux et dans les autres classes des vertébrés, on distingue nettement : le corps strié et le manteau cérébral ou pallium. Le corps strié forme, dans toute la série des vertébrés autres que les poissons cartilagineux, un ganglion volumineux qui occupe la base du cerveau, et envoie dans les régions encéphaliques inférieures un volumineux faisceau de fibres. Le manteau cérébral ou pallium, persiste à l'état embryonnaire chez les poissons osseux, et se réduit à une mince couche épithéliale, analogue à celle qui tapisse les plexus choroïdes des ventricules des mam-
chez les amphibies, mifères. Chez les amphibies, il se réduit à une mince couche, dans laquelle on constate quelques rares cellules ganglionnaires inégalement disséminées, et une mince couche de fibres blanches sous-jacentes au ventricule. Ce n'est
chez les reptiles, que chez les reptiles et en particulier à la face interne de l'hémisphère, dans la région de la formation ammonique, que l'on trouve le premier indice de l'écorce cérébrale, caractérisée par des couches superposées de cellules pyra-
cbczies oiseaux, mi dales. Chez les oiseaux, l'écorce présente à peu près encore les mêmes caractères que chez les reptiles, mais le corps strié prend un développement beaucoup plus considérable, que dans n'importe quelle autre classe des vertébrés. L'écorce cérébrale prend par contre un développement considérable Chez les mammifères, chez les mammifères. Chez les mammifères inférieurs de la série et chez les petits mammifères d'un même ordre, l'écorce est lisse et ne présente ni
DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX. 133
sillons, ni circonvolutions; l'animal est dit lissencéphale. Mais chez la plu- Lissoncéphaies et
... .. ,. -, , , , gvrouciSphalos.
part des mammifères, et en particulier chez les grandes espèces, on constate à la surface des hémisphères des sillons et circonvolutions plus ou moins nombreux : l'animal est dit gyrencéphale.
La richesse, plus ou moins considérable en circonvolutions d'un hémisphère cérébral, n'est donc pas toujours l'indice d'un développement intellectuel plus ou moins prononcé ; plusieurs facteurs entrent ici, en effet, en jeu. tels que l'accroissement relatif de l'écorcc cérébrale et de la cavité crânienne, le développement des fibres blanches, etc., etc. On trouvera donc chez les petits animaux un cerveau en général lisse, et cependant on peut observer chez eux des différences considérables au point de vue de la structure générale, de la morphologie et du développement de l'intelligence.
Ainsi, dans l'ordre des primates, les petites espèces, telles que le genre Ilapale (Ouistitis), présentent en général un hémisphère lisse, qui fait contraste avec le cerveau si riche en circonvolutions des dauphins et de l'éléphant par exemple.
Mais que l'on se trouve en présence d'un lissencéphale ou d'un gyrencéphale, il est toujours facile de distinguer dans le manteau cérébral deux parties : l'une, le manteau proprement dit, occupe toute la face externe de l'hémisphère et une grande partie de la face interne chez les mammifères supérieurs; l'autre, en connexion avec le lobe olfactif, correspond au lobe limbique de Broca; elle est toujours nettement séparée de l'écorce environnante par un sillon constant, le sillon limbique, et constitue le rhinencéphalon de Turner; son existence est constante dans toute la série des mammifères, et les termes de lissencéphale et de gyrencéphale ne s'appliquent qu'à la partie d'écorce située en dehors du rhinencéphalon.
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