‹ Anatomie des centres nerveux (volume 2)Chapitre 4 sur 85 · I. — MÉTHODES GÉNÉRALES D'ÉTUDE · texte numérisé non relu

I. — MÉTHODES GÉNÉRALES D'ÉTUDE

Au commencement de ce siècle la conformation extérieure et intérieure Méthodes emde l'encéphale était assez bien connue, il suffit, pour s'en convaincre, de J^ent Te cTsièd*" parcourir l'Atlas de Yicg-d'Azyr, mais il n'en était pas de même de sa Par Ruyscb, vicq-

i «i i- f • i d'Azyr. Reii.

texture, et cela se comprend, si 1 on réfléchit à 1 imperfection des procédés dont disposaient les anatomistes d'alors. Ces procédés consistaient dans l'emploi de coupes pratiquées dans différents sens, dans la dissection à l'aide du scalpel et la séparation au moyen de pinces des fibres nerveuses, opérations pratiquées sur des tissus frais ou préalablement durcis (Ruysch , Vicq d'Azyr, Reil).

Malgré la pauvreté de ces moyens, Vicq d'Azir avait reconnu la ligne brisée, formée par la lame de substance blanche que nous désignons depuis Reil sous le nom de capsule interne, et avait réussi à suivre le faisceau que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de faisceau pyramidal, depuis les pyramides du bulbe, jusqu'au niveau du noyau appelé aujourd'hui noyau lenticulaire (T. I, PI. IX, XI, XII et XIII). « L'étude de cette planche XI », dit-il, « me parait intéressante en ce qu'elle montre, mieux que toutes les descriptions possibles, les rapports de la moelle allongée et des corps pyramidaux avec la protubérance annulaire, avec les jambes et toute la substance médullaire moyenne du cerveau ».

C'est avec des méthodes aussi imparfaites que travaillèrent, au commen-

Gaii, spurzheim, cernent de ce siècle, Gall, Spurzheim, et plus tard, Foville père, Arnold,

Roichert.Honie. Rurdach, Reichert , Henle ; et, lorsque l'on considère les moyens qu'ils

avaient à leur disposition, on est vraiment étonné des résultats qu'ils ont

obtenus.

Reichert. C'est à cette époque également, que Reichert appliqua pour la première

t'ois l'embryogénie à l'étude de l'anatomie du système nerveux.

L'histologie qui, vers 1830, commençait à se développer, n'apporta point, tout d'abord, un grand secours à cette partie de l'anatomie. Quoique Rolando, en 1824, eût pratiqué pour la première fois des coupes minces de Kcmak, Ehrenberg. la substance cérébrale, et que Remak et Ehrenberg eussent découvert en 1833, le premier la cellule, le second le tube nerveux, le trajet des fibres nerveuses dans le système nerveux central restait encore inabordable aux histologistes, et l'on peut dire qu'à cette époque les données sur la texture de la moelle épinière et des centres nerveux étaient encore très hypothétiques; c'est à Stilling que revient le grand mérite d'avoir inauguré une nouvelle méthode, celle des coupes minces en séries, pratiquées après dur- Travaux de stniing. cissement. Les travaux de Stilling, commencés en 1842, représentent un labeur immense, et sont encore aujourd'hui d'une importance fondamentale.

Méthode des coupes Méthode des coupes en séries. — La méthode des coupes en séries est

sériées de Stilling. ., ., ,. . e-ii • , j

basée sur 1 examen bistologique et a un iaible grossissement, de coupes minces et sériées, pratiquées sur des pièces préalablement durcies; elle nous permet, par l'étude et la comparaison de coupes successives, de reconstituer, dans l'encépliale ou dans la moelle épinière, le trajet de tel ou tel faisceau déterminé, depuis son origine jusqu'à sa terminaison. A l'aide de cette méthode, aujourd'hui encore journellement employée, nous procédons, en un mot, de la même manière que les embryogénistes, reconstituant un embryon après l'avoir débité en coupes sériées. La méthode des coupes en séries a, du reste, subi, entre les mains des succès-

Perfectionnements scurs de Stilling, de notables perfectionnements. Le durcissement des Sodé? S pièces au moyen de l'alcool, a été remplacé par le durcissement dans les

Microtome. bichromates, et la découverte du microtome est venue simplifier sinsruliè-

Coloration au car- l °

min de Geriach. rement la confection des séries. Enfin la coloration des coupes par le gert. ' carmin (Geriach, 18o8), et surtout l'emploi de la méthode de Weigért

pour colorer les gaines de myéline (1884), ont donné à la méthode de Stilling une précision remarquable.

A cette méthode sont attachés les noms de, Lenhossek, Schrœder van der Kolk, Deiters, Meynert, Vulpian, L. Clarke, Luys, M. Duval, Gudden, Forci, Ganser, Flechsig, von Bechterew, Darkschewitch, Edinger. Sachs, Mahaim, Vialet, etc.

L'étude de coupes sériées, pratiquée à un faible grossissement est, en effet, la seule méthode qui nous permette d'étudier la texture si compliquée du système nerveux central. Or, tandis que la structure de ce système, a fait au cours de ces dernières années, des progrès considérables et dus à Golgi, Ramon y Cajal, Kolliker, Retzius, etc., il s'en faut de beaucoup que

être contrôlas à l'aide d'autres méthodes.

nous soyons aussi avancés par rapport à sa texture, surtout en ce qui concerne le cerveau.

La méthode de Stilling, en effet, a été surtout appliquée jusqu'ici à Application do la l'étude de la moelle épinière et de l'isthme de l'encéphale, et y a donné de r^de'aSo remarquables résultats. Par contre, dans l'étude du cerveau de l'homme, du cerveau. l'emploi de cette méthode se heurte à d'assez grandes difficultés et c'est pour cela sans doute que, jusqu'ici, elle n'a pas dans ce domaine fourni les résultats qu'elle est capable de donner. Appliquée au cerveau humain, elle constitue, en effet, une méthode longue, pénible, fastidieuse, exigeant un temps énorme, un labeur considérable et, comme l'opérateur agit sur de grandes surfaces, il lui faut, pour appliquer cette méthode, étudier et comparer un très grand nombre de préparations. Et cependant, malgré toutes les difficultés inhérentes à l'emploi de la méthode de Stilling, c'est encore aujourd'hui la meilleure que nous puissions employer pour étudier la texture si compliquée du cerveau.

La méthode de Stilling, quelqu'excellente qu'elle soit, n'est cependant Les résultats obtepoint la seule qui doive être employée. Les résultats qu'elle nous fournit, „eS stniing doivent ont besoin d'être contrôlés à l'aide d'autres méthodes qui, bien que paraissant de prime abord assez différentes les unes des autres, convergent cependant vers le même but en se prêtant un mutuel appui.

Ces méthodes nous sont fournies par Y Anatomie pathologique, dégénérescences secondaires; V Anatomie de développement, étude de l'apparition de la myéline dans tel ou tel faisceau ou méthode de Flechsig; Y Anatomie comparée, comparaison chez des animaux différents de parties homologues du système nerveux central; la Pathologie expérimentale ; YEmbrgologie et la Tératologie.

Méthode des dégénérescences secondaires. — Lorsqu'un nerf est sectionné, il se produit, ainsi que Nasse l'a montré en 1839, une dégénérescence de son bout périphérique. En 1852, Waller, dans ses expériences sur les racines des nerfs rachidiens, établit les lois suivant lesquelles se faisait cette dégénérescence. En pratiquant la section des deux racines d'un nerf avant leur réunion, Waller constata que la racine antérieure dégéné- Expériences de rait dans son segment périphérique et restait normale dans son segment v a er' central ; au contraire, la racine sensitive était altérée dans son segment central, le segment attenant au ganglion persistant intact. Waller arriva à l'aide de ses expériences, à conclure que le ganglion spinal est le centre trophique du nerf sensitif, et que la partie antérieure de la moelle épinière — nous savons aujourd'hui de par l'anatomie pathologique, que ce sont les cellules des cornes antérieures — est le centre trophique du nerf Découverte des moteur. Cet auteur formula ainsi la loi générale de la dégénération : « un tube nerveux dégénère lorsqu'il est séparé de sou centre trojihique » et, cette découverte des centres trophiques, a été d'une imporlance capitale en histologie et en physiologie nerveuses.

Waller avait vu d'emblée, le parti que l'on pouvait tirer de sa méthode

Emploi de la méthode de Waller en anatomie.

Travaux de Tiirck.

Charcot et Vulpian, Bouchard. Flcchsitr.

Scléroses systémamatïques de Vulpiau

Système de neurones.

La méthode des il é g é n é r e s c e nces permet de suivre la partie fondamentale d'un faisceau beaucoup mieux que le trajet des fibres collatérales qui s'en détachent.

Chez le f«etus et l'entant les dégénérescences secondaires s'accompagnent d'un arrêt de développement.

pour étudier certains points d'anatomie du système nerveux périphérique, et de fait cette méthode a été employée plus d'une fois, pour élucider le trajet de faisceaux nerveux traversant des plexus ou s'anaslomosant entre eux.

La méthode de Waller, fut par la suite appliquée aux centres nerveux, dans le but d'y produire des dégénérescences secondaires, et partant d'étudier le trajet des faisceaux altérés, mais ici l'anatomie pathologique avait devancé l'expérimentation, grâce aux travaux de L. Tùrck (1850-1859) suivis de ceux de Bouchard, Charcot et Vulpian, Flechsig, Pierret, Kahler etPick, Schultze, Brissaud, Pitres, Féré, etc. Nous savons aujourd'hui, de par l'anatomie pathologique, que certains faisceaux dégénèrent dans toute leur longueur à la suite de lésions cérébrales corticales ou centrales, ou à la suite de lésions médullaires, et nous savons aussi que les cordons postérieurs de la moelle dégénèrent à la suite de lésions des racines correspondantes [Scléroses systématiques de Vulpian).

Le territoire de libres, où se produit constamment une même dégénérescence dans telle condition donnée, est désigné sous le nom de « Système de fibres »; on doit aujourd'hui, grâce aux données introduites dans la science par Forelet Cajal, lui donner le nom de « Système de neurones ».

Les résultats acquis par l'étude des dégénérescences secondaires chez l'homme sont des plus importants. Leur nombre augmente chaque jour, et l'application de la méthode de Stilling — coupes sériées — à l'élude de ces dégénérescences, a permis d'étudier des faisceaux à trajet plus ou moins compliqué.

Mais, et nous tenons à lo faire remarquer, s'il est possible et souvent même facile, de suivre à l'aide de cette méthode, le trajet d'un système dégénéré, par contre il n'est pas toujours très aisé, il s'en faut même de beaucoup, de suivre les fibres qui se détachent du système envisagé pour se rendre dans des systèmes voisins. La découverte des branches collatérales du cylindre-axe que nous devons à Golgi, montre en effet, que de tout tube nerveux, encéphalique ou médullaire, se détachent des fibres, qui vont se terminer dans une région plus ou moins éloignée. Or, la dégénérescence de ces dernières fibres ne peut être nettement reconnue, que lorsqu'elles sont en certain nombre, lorsqu'elles sont groupées en fascicules, ce qui est loin d'être toujours le cas.

Chez l'homme arrivé à son complet développement, le résultat de lésions portant sur les centres trophiques encéphalo-médullaires ou sur le trajet des fibres nerveuses, se traduit uniquement par un processus de dégénérescence — disparition du cylindre-axe et de la myéline avec sclérose consécutive ; — dans les cas de lésion congénitale ou survenue dans le bas âge, le processus de dégénérescence est accompagné d'un arrêt de développement d'autant plus prononcé, que l'apparition de la lésion aura été plus précoce. En d'autres termes, ici, les altérations secondaires sont analogues, à celles que l'on obtient sur les animaux à l'aide de la méthode de Gudden.

la myéline dans les faisceaux.

METHODES USITEES DANS L'ETUDE DES CENTRES NERVEUX, il

Méthode de flechsig. — Cette méthode est basée sur le fait que, dans Méthodo de Fléchie système nerveux central, les différents systèmes de fibres se recouvrent flu"e ^apparition 'dô de myéline, à une époque déterminée et variable suivant les faisceaux. Les anatomo-pathologistes et les embryogénistes, savaient bien qu'à la naissance ou dans les derniers mois de la vie intra-utérine, le cerveau présente une coloration toute différente de celle qu'il présentera par la suite, et que les faisceaux de la moelle épinière, ne présentent pas encore tous la coloration blanche qu'ils auront plus tard. Foville avait même très nette- Foviiie. ment constaté chez les nouveau-nés, au niveau de la partie postérieure des cordons latéraux de la moelle et en dehors des faisceaux pyramidaux, l'existence d'un faisceau distinct contenant des fibres blanches. Parrot, examinant le cerveau d'enfants nouveau-nés, montra qu'à cette époque de la vie, il existait déjà des fibres à myéline sous-jacentes au sillon de Anse roiandique de Rolando (Anse roiandique de Parrot).

A Flechsig, revient le mérite d'avoir saisi toute l'importance de ces différences de coloration en étudiant, par la méthode des coupes en séries le cerveau, le bulbe et la moelle, dans les derniers mois de la vie intrautérine et après la naissance. Flechsig traitait ses préparations par l'acide osmique, et toutes les parties des coupes correspondant à des faisceaux non encore développés (c'est-à-dire dont les tubes n'étaient pas encore recouverts de myéline), tranchaient par leur coloration blanche, sur les autres parties déjà développées et colorées en noir. Les nouvelles techniques de coloration des centres nerveux dues à Weigert et à Pal, ont rendu la méthode de Flechsig d'une application beaucoup plus facile. A cette méthode de Flechsig sont attachés les noms de Pierret, von Bechterew, Edinger, Darkschewitch, etc.

Cette méthode, basée sur l'époque de myélinisation différente des fibres Difficulté d'étudier nerveuses, a rendu, entre les mains de Flechsig et de ses élèves, de très r^w/àe 'a méthode erands services, pour déterminer dans la moelle et en général dans le svs- de FIechs;s un sjs-

° 7 r m ° J terne de fibres lon-

tème nerveux central le trajet de certains faisceaux. Mais celte méthode gués. ne présente pas une sécurité absolue, car, si le système de neurones que l'on étudie est un système composé de fibres longues, il peut arriver que la partie de ces fibres, voisine de leurs cellules d'origine, soit déjà revêtue de myéline, alors que la périphérie en est encore dépourvue et on pourrait par conséquent être amené à croire, que cette partie périphérique n'appartient pas au même système que celui que l'on étudie (voy. Histogenèse).

Méthode basée sur l'anatomie comparée. — L'anatomie comparée a fourni, en anatomie cérébrale, de remarquables résultats, surtout au point de vue morphologique. Elle fut appliquée pour la première fois, et avec succès, à l'anatomie du système nerveux, par Leuret et Gratiolet, et la Travaux de Leuret voie que ces auteurs avaient tracée fut suivie depuis par nombre d'auteurs : Meynert, Gottsche, Fritsch, Stieda, M. Duval, Rabl-Ruckhard, Ziehen et Kùkenthal, Spitzka, etc.

La méthode de Leuret et Gratiolet est basée sur ce fait général que,

et Gratiolet.

dans la série animale tout entière, il existe un rapport constant entre le développement des organes périphériques, et le développement des parties du système nerveux central, auxquelles aboutissent les nerfs appartenant à ces organes. Pour déterminer les origines du nerf olfactif, on comparera le cerveau de divers mammifères. Chez les animaux à odorat très subtil, chez le chien par exemple, on trouvera à la face inférieure du lobe frontal un véritable lobe olfactif; ce lobe sera rudimentaire chez l'homme et chez les animaux à odorat peu développé, il fera défaut chez le dauphin, etc. De même pour la vue : la taupe possède des tubercules quadrijumeaux antérieurs extrêmement petits; chez les oiseaux, au contraire, ces tubercules, au nombre de deux seulement — tubercules bijumeaux, — sont très développés, et portent le nom de lobes optiques. Ces lobes optiques des oiseaux sont d'autant plus volumineux que la vue est plus perçante; c'est ainsi, par exemple, que chez les oiseaux de proie, ils sont beaucoup plus accusés que chez les gallinacés. Comme on peut le voir par ces différents exemples, l'application de l'anatomie comparée à l'étude de l'anatomie du système nerveux central peut fournir de précieux renseignements. Mais au point de vue du trajet des faisceaux, l'anatomie comparée a rendu relativement moins de services que pour la morphologie générale. La texture du névraxe des vertèbres inférieurs, en particulier celle des cerveaux moyen et postérieur, est le plus souvent beaucoup plus complexe que chez l'homme. À cette méthode se rattachent toutefois les noms de Stiéda, Mayser, Fritscb, Osborn, Forel, Bellonci, Ahlborn, Ad. Meyer, Ilonnegger, etc.

Dégénérescences MÉTHODES EXPÉRIMENTALES. MÉTHODE DE GuDDEN. L'expérimenta-

mentaiesreS expun~ tion sur les animaux, a été appliquée avec succès, pour étudier au moyen des dégénérescences, le trajet des faisceaux dans le système nerveux central, et, on a pratiqué tantôt des lésions encéphaliques, tantôt des lésions médullaires, tantôt des lésions des racines ou des nerfs périphériques. (Vulpian, Schiff, Westphal, Schiefferdecker, Franck et Pitres, Lôwenlhal, Langley, Sherrington, Tooth, Mott, Marchi et Alghieri, Singer et Munzer, Barbaci, etc.) Appliquée dans certaines conditions, cette méthode porte le nom de méthode de Gudden.

Méthode de Gudden. Méthode de Gudden. — Cette méthode diffère des autres méthodes expérimentales, en ce que, au lieu d'opérer sur des animaux adultes, on Expérimentation opère sur des animaux nouveau-nés, à une époque par conséquent où le système nerveux est en pleine voie de développement. On obtient ainsi des dégénérescences beaucoup plus prononcées, et à marche beaucoup plus rapide que chez l'animal adulte, ce qui tient à une activité plus grande, à cet âge de la vie, du processus de résorption cellulaire. Cette méthode, à laquelle sont attachés les noms de Gudden, Hayem, Forel, Vulpian, Ganser, Mayser, Bumm, v. Monakow, etc., et dont les résultats seront décrits plus importance de ia loin en détail (voy. Histor/énèse), est extrêmement importante. Elle est en outre d'une technique relativement facile, car, ainsi que l'a montré Gudden, l'animal nouveau-né se laisse opérer facilement, les hémorrhagies ne sont

sur dos animaux nouveau-nés.

méthode do Gudden.

tératologie.

MÉTHODES USITEES DANS L'ÉTUDE DES CENTRES NERVEUX. Kl

guère à redouter et les plaies guérissent rapidement. Une fois opéré, l'animal est remis à la mamelle, on le laisse vivre un temps variable, de quatre à huit semaines ou même davantage, puis on le sacrifie. On fait durcir le système nerveux central, et on le coupe en séries au microtome d'après les procédés ordinaires. Au lieu d'opérer sur les centres on peut aussi opérer sur les nerfs périphériques, et les résultats obtenus ne sont pas moins importants.

Méthodes basées sur l'embryogénie et la tératologie. — En examinant Embryogénie et la conformation extérieure et intérieure du névraxe, à différentes périodes de son développement et en étudiant la manière dont se forment les diverses parties qui le constituent, on peut arriver à étudier certains points danatomie. Nous devons nos notions actuelles d'embryogénie humaine et comparée à Reichert, von Kôlliker, Coste, His, M. Duval, Mihalkowicz, Dareste, H. Fol, Goette. Lowe, Yignal, Édinger, Phisalix, Held, etc.

Enfin, l'étude du système nerveux central dans les cas d'arrêt de développement ou de malformations (Tératologie), constitue encore une méthode importante de recherches, en montrant que tel ou tel faisceau cérébral ou médullaire, fait défaut à la suite d'arrêt de développement de telle ou telle partie de l'encéphale. A cette méthode sont attachés les noms de Flechsig, Forel et Onufrowicz, Kaufman, Hoffmann, etc.

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