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permet d'obtenir des coupes plus minces que l'inclusion au collodion, mais n'est applicable qu'à de petites pièces.

Les mélanges de cire et d'huile — une partie de cire pour trois parties Mctiiodo d'enrobé d'huile — proposés pour les grands microtomes à cylindre, celui de Gudden entre autres, ou l'enrobement de la pièce avec de la paraffine fondue, constituent des méthodes d'enrobement, de contention, mais non d'imprégnation.

Afin de bénéficier à la fois des avantages du microtome de Gudden et de l'imprégnation au collodion, nous avons eu recours à un procédé mixte — imprégnation au collodion et enrobement à la paraffine. ■ — -Ce procédé ment ,à la .paraffine

r c . L . * pour les pièces des-

qui nous a permis d'obtenir très facilement des coupes en séries d'un hémis- tinées à être coupées

, . ,. , , . . T , .. . fp . • , aumieroiomedeGud-

phere entier est le suivant : Lorsque la pièce a été suffisamment imprégnée aen. par le collodion, et que ce dernier forme autour d'elle une couche résistante d'environ deux centimètres d'épaisseur, on pratique dans la partie inférieure de cette couche des incisions en différents sens et profondes de 1 centimètre. La pièce est ensuite plongée dans le cylindre du microtome de Gudden contenant de la paraffine fondue, et elle est orientée suivant le sens des coupes que l'on veut y pratiquer. Il n'est pas nécessaire qu'elle baigne en entier dans la paraffine, il suffit qu'elle y soit immergée d'un tiers. La paraffine pénètre entre les fentes du collodion et, lorsque la masse est solidifiée, la pièce se trouve fixée très solidement. La masse de paraffine employée dans cette opération est considérable, et subit une rétraction telle, qu'il est prudent d'attendre vingt-quatre heures avant de commencer les coupes.

microtomes. — De tous les microlomes imaginés pour obtenir des coupes totales d'un hémisphère, le meilleur à notre avis, est encore le microtome dit de Gudden, instrument qui permet de couper un hémisphère ou un cerveau entier dans n'importe quel sens.

Le microtome que nous employons actuellement, diffère du reste beau- Microtomes.

j l*' •' ou il l-Pi* • l£ Microtome de

coup de celui imagine par (judden, et tes moditications qui en rendent Gudden modifié par aujourd'hui l'emploi si pratique, sont dues tout entières à Forel.

Cet instrument se compose (voy. fig. 7) d'un cylindre métallique creux, enchâssé par sa partie supérieure dans une cuve en zinc, de forme rectangulaire et à parois d'une hauteur de 8 centimètres. Le corps du cylindre est situé au-dessous de la cuve ; quant à cette dernière elle repose sur le sol à l'aide de pieds, qui l'élèvent à peu près à la hauteur d'une table à écrire. Le fond du cylindre est mobile, et monte ou descend à volonté à l'aide d'une vis micrométrique, mise en mouvement au moyen d'une roue horizontale. Cette roue est dentelée, et appuie sur un ressort qui déclanche avec bruit, chaque fois qu'il est mis en contact avec une dentelure, jouant ainsi le rôle d'avertisseur, comme dans certains microtomes à glissière. Un tour complet de la roue fait agir seize fois le ressort, et monter

Forel.

le fond du cylindre de la hauteur d'un pas de vis. La hauteur de ce pas étant de 1 millimètre, on peut faire monter la pièce de 1]16, 1]12, 1]8, etc. de millimètre, suivant que la fraction de tour que l'on imprime à la roue correspond à un, quatre ou huit déclanchements.

La partie supérieure du cylindre, celle qui est enchâssée dans la cuve, est constituée par un anneau en cuivre à bords plats et lisses — ou bien dans certains modèles, par un anneau de verre, — sur lequel doit glisser le couteau employé pour pratiquer les coupes. Ce couteau est d'un modèle un peu spécial. Beaucoup plus long que dans les autres microtomes, il est muni à chaque extrémité d'une poignée qui sert à le manier. Sa lame est plate intérieurement et légèrement concave sur sa face supérieure. Pour pratiquer une coupe, on saisit le couteau avec les deux mains, et on le fait

glisser obliquement de gaula che à droite et d'avant en arrière, en appuyant son extrémité droite, sur une règle métallique à direction diagonale, fixée dans le fond de la cuve. Avec ce microtome on coupe sous l'eau, mais on peut tout aussi bien couper sous l'alcool. Si on ne se sert pas, en général, de ce dernier procédé, cela tient à ce que la surface d'évaporation, l'été surtout, expose l'opérateur à l'intoxication par les vapeurs de l'alcool. Pendant qu'on manœuvre le couteau, les deux mains sont constamment dans l'eau; pour protéger les avant-bras, on fixe dans les angles de la cuve deux supports triangulaires en bois. On aura soin de couper sous de l'eau distillée ou préalablement bouillie.

Le microtome de Gudden, n'est donc en réalité qu'un gigantesque microtome de Ranvier, adapté à une cuve métallique. On en fabrique des modèles de différentes grandeurs. Dans le modèle que nous employons, le diamètre du cylindre est de 21 centimètres. Ce microtome, nous le répétons, nous paraît être jusqu'ici le meilleur que nous possédions, pour effectuer des coupes d'hémisphères entiers. Ce n'est pas que l'on n'ait Microtomes à traî- imaginé, différents modèles de microtomes à traîneau, permettant de couper de larges surfaces, mais ils ont tous le grave défaut, de ne pouvoir être utilisés que pour des pièces de peu d'épaisseur — 3 à 4 centimètres au plus — et par conséquent ne permettent pas d'obtenir des coupes sériées sans interruption, coupes dont l'importance est capitale, tant au point de vue de l'anatomie normale que de l'anatomie pathologique. Au contraire, le

Fie. 7. — Microtome de Gudden.

microtome à glissière, d'un maniement plus facile, trouve son emploi pour les coupes sériées du bulbe et de la protubérance, de la moelle épinière, de la région sous-optique et même de la capsule interne.

coupes en séries. — Différents procédés ont été indiqués pour obtenir Méthode des coudes coupes sériées des centres nerveux. Le plus simple, le plus pratique |0S et le plus communément employé, est celui de Darkschewitcb. On prend du papier à filtre, suffisamment collé pour ne pas être trop poreux — autrement il concentrerait trop les solutions colorantes dans lesquelles il sera plongé avec les coupes, — et on y découpe des feuilles plus ou moins arrondies, dont le diamètre dépasse de un à deux centimètres, celui de la surface de la pièce que l'on veut couper. Chaque rond de papier est numéroté au crayon — nous verrons pourquoi à propos des colorations — et le nombre de ces ronds, sera proportionnel à l'épaisseur de la pièce placée dans le microtome. C'est ainsi que pour couper avec le microtome de Gudden un hémisphère entier dans le sens vertico-transversal, il faut compter 1 800 à 2 000 numéros. Pour des coupes de petite surface, le papier procédé de Darkcloset peut être employé de préférence au papier à filtre, mais il ne peut sohewitohservir pour les grandes coupes, car étant très flexible, il se replie sur lui-même trop facilement.

La série des papiers une fois préparée, on procède de deux manières, Emploi du procédé suivant que l'on opère avec le microtome de Gudden ou avec le microtome aveciemicrotomèae à traîneau ordinaire. Dans le premier cas, la coupe nageant dans l'eau, on Guddenla sort à l'aide d'une plaque de verre et on applique le rond de papier sur la coupe, la face du papier sur laquelle est inscrite le numéro étant appliquée sur cette dernière. On tire ensuite le papier horizontalement sur la lame de verre et la coupe reste adhérente au papier. Si on a affaire à un cerveau bien imprégné par le collodion — et c'est ce qu'il faut toujours chercher à obtenir — l'emploi de la plaque de verre est inutile, et on saisit la coupe avec la feuille de papier à filtre, en la déposant sur le côté de Emploi du procédé

.. /.-n . Él *i>it i ii -i r de Darkschewitch

cette teuille qui porte te numéro d ordre. Lorsqu on se sert du microtome a avec ie microtome a traîneau, comme la coupe ici reste sur le couteau, on applique sur elle la trameaulame de papier et on tire horizontalement.

Les coupes ainsi obtenues et superposées suivant leur numéro d'ordre, on les traite ensuite par différents procédés de coloration.

Le nombre de coupes que l'on montera dans une série, variera nécessai- Nombre des coupes rement suivant le but que l'on se proposera d'atteindre. Lorsqu'on fait de Touiera ^anT^ne l'anatomie normale il faut, dans certaines régions — la région sous- séTieoptique entre autres, — colorer et monter en moyenne une coupe sur deux. Lorsqu'on étudie les dégénérescences secondaires, il faut également proportionner le nombre à la région que l'on étudie. D'une manière générale, il faut rapprocher les numéros, dès que les faisceaux approchent d'une région où ils changent de direction.

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