La couche des grains et des fibres nerveuses profondes
1. La couche des fibres nerveuses superficielles est exclusivement formée par les fibres olfactives. Ces fibres sont dépourvues de myéline, et abordent le bulbe olfactif sous forme de petits fascicules qui s'entre-croisent à la surface du bulbe olfactif, sous des angles plus ou moins aigus, et forment un feutrage très dense et non anastomotique. Les cellules d'origine des fibres olfactives sont bipolaires; elles siègent dans la muqueuse de Schneider et représentent un remarquable exemple de cellules nerveuses périphériques (V by. fig. 369 et p. 162).
2° Couche des glomérules olfactifs. — Les glomérules olfactifs (fig. 370, gl), représentent de petites masses sphériques, ovoïdes ou elliptiques,
Les cinq couches du bulbe olfactif.
Couche des fibres nerveuses superficielles. (lr0 couche.)
Couche des glomérules olfactifs (2e couche.)
Les fibrilles olfactives se terminent dans les glomérules par des arborisations libres (Cajal).
Couche moléculaire. (3L' couche.)
Couche des cellules mitrales (4e couche).
Couche des crains et des fibres à myéline. (5e couche.)
de 0mm,20 à 0mm,2o de diamètre, assez semblables, à première vue, aux glomérules du rein. Ces glomérules renferment, ainsi que Golgi l'a montré dès 1874, deux ordres de fibres : les ramifications terminales des nerts olfactifs et les arborisations variqueuses et en forme de panache, des dendrites primordiales des cellules mitrales du bulbe olfactif. D'après Golgi les fibres olfactives constitueraient dans le glomérule un réseau nerveux anastomotique qui se continuerait avec d'autres libres nerveuses centripètes, émergeant du glomérule. Les ramifications dendritiques ne joueraient au contraire qu'un simple rôle nutritif.
Ramon y Cajal a montré, et ses recherches ont été confirmées par v. Gehuchten et Martin, par Retzius, Kolliker, Calleja, que les fibrilles olfactives se terminent par des arborisations libres, variqueuses, épaisses, très llexueuses et qui ne dépassent jamais le territoire du glomérule. Dans l'intérieur du glomérule, ces arborisations entrent en contact avec les dendrites empanachées des cellules mitrales.
Le glomérule olfactif reçoit en général deux ou trois fibrilles olfactives, mais il ne contient qu'une seule dendrite empanachée.
3° La couche moléculaire, d'aspect finement granuleux, est comprise entre la couche des glomérules et la couche des cellules mitrales; elle reçoit les dendrites principales des cellules mitrales, ainsi que leurs dendrites latérales et les dendrites des grains (Voy. plus loin). Elle contient, en outre, un certain nombre de petites cellules fusiformes, qui se comportent comme les cellules mitrales.
4° La couche des cellules mitrales renferme des cellules nerveuses géantes, les unes triangulaires, les autres en forme de mitre (fig. 370, mi, fig. 371, C), cellules signalées et figurées déjà par Walter, par Lockhart- Clarke, par Broca, etc., et bien décrites par Golgi. Ces cellules émettent une dendrite épaisse, qui traverse la zone moléculaire et se termine par un élégant panache, variqueux et libre, dans l'intérieur du glomérule olfactif. Elles entrent à ce niveau en connexion avec les arborisations centrales des fibres olfactives. Le corps des cellules mitrales donne en outre naissance à des dendrites latérales plus ou moins obliques, qui se ramifient dans la zone moléculaire, et à un épais cylindre-axe pourvu d'une gaine de myéline qui se coude après un court trajet, affecte une direction antéro-postérieure et entre dans la constitution des fibres du pédoncule olfactif et de la racine olfactive externe (fig. 371). Les cylindres-axes des cellules mitrales donnent dans leur trajet de nombreuses collatérales, qui se détachent à angle droit et s'arborisent dans la couche moléculaire du trigone olfactif, et de la « racine » olfactive externe. Quant au cylindre-axe, il se termine, ainsi que Calleja l'a montré, dans la couche moléculaire de la circonvolution de l'hippocampe, où ses arborisations terminales entrent en contact, avec les panaches protoplasmiquesdes cellules pyramidales de l'écorce delà circonvolution du crochet.
5° Couche des grains et des fibres à myéline. — Cette couche comprend une trame de fibres nerveuses à myéline entre-croisées dans tous les sens, mais à direction surtout antéro-postérieure; ces fibres entourent