CL ;' M
Fifi. 44. — Le segment postérieur du pédoncule inféro-inlerne du thalamus. — Coupe horizontale passant par la substance innominée sous-lenticulaire de Reichert et le pédoncule cérébral. Méthode de Weigert. 2/1 grandeur nature. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe T. I"', Fig.313, p. 626.
Al. anse du noyau lenticulaire. — --1.1/, avant-mur. — bel. bandelette diagonale de Broca.
— BG. bandelette de Giacomini. — BrQa. bras du tubercule quadrijunieau antérieur. — BrQp, bras du tubercule quadrijunieau postérieur. — CA. corne d'Ammon. — Cil, carrefour
. olfactif de Broca. — Cg, circonvolution godronnée. — CL, corps de Luys. — CM, commissure de Meynert. — ds, diverticule du subiculum. — F3. troisième circonvolution frontale.
— Fcop, faisceau de la commissure postérieure. — fr/, sillon fimbrio-godronné. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — FM, faisceau rétroflexe de Meynert. — OQp, ganglion du tubercule quadrijunieau postérieur. — /;, sillon de l'hippocampe. — i, sillon insulaire. — la. insula antérieur. — Ip, insula postérieur. —
Lms, lame médullaire supeiiicielle. — Lu. locus nlger. — If, lame terminale embryonnaire.
— ma, sillon maririnal antérieur. — mp. sillon marginal postérieur. — iV.4, noyau amygdalign. — YC, tète du noyau caudé. — NC, queue du noyau caudé. — NL3, troisième segment du noyau louticulaire putamenV — .Yfi. noyau rouge. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — pCR. pied de la couronne rayonnante. — PiTli. pédoncule inférointerne du thalamus. — PTiiil. pédoncule du tubercule mamillaire. — RCc{f)), radiations du genou et du bec du corps calleux. — Rm, ruban de Reil médian. — RTh, radiations optiques de Gratiolet. — Sr/Aq. substance grise de l'aqueduc de Sylvius. — Sti. substance innominée sous-lenticulaire de Reichert contenant l'anse pédonculaire de Gratiolet. — Tap, tapetum.
— Tf/a. pilier antérieur du trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — U, circonvolution du crochet. — V3, troisième ventricule. — 1'-^, faisceau de Vicq d'Azyr. — ]'sph, corne sphénoîdale. — II, bandelette optique.
moitié supérieure du noyau externe (Fig. 21 et T. I"', Fig. 304, 303), diminue dans la moitié inférieure de ce noyau (Fig. 43, 47 et Fig. 7) ; l'obliquité dos libres radiées est, en effet, minime dans cette région qui reçoit, en outre, des fibres radiées du lobe temporal par l'intermédiaire du segment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl).
Fibres cortico-tlialamiques postérieures.
3. Fibres cortico-thalamiques postérieures ou occipito-pariétales {Radialion.s thalamiques 'postérieures, radiations optiques de Gratiolet, pédoncule postérieur du thalamus). Ppïh, Fig. 10, 14, 15, 16, 20, 21, 24, 2o, 41, 43'). — Les fibres cortico-thalamiques postérieures relient le lobe occipital et la partie adjacente du lobe pariétal à l'extrémité postérieure de la couche optique, en particulier a.u pulvinar (Pul).
Elles naissent (méthode des dégénérescences pathologiques et expérimentale) du cuneus, des lobules lingual et fusiforme, des trois circonvolutions occipitales, du pli courbe, de la partie adjacente des circonvolutions pariétales supérieure et inférieure, du gyrus supra-marginalis et du précunéus. ( Voy. cas Courrière, Fig. 80 à 86; cas Bras, Fig. 87 à 9§ ; cas Dautriclie, Fig. 92 à 96; cas Jouan, Fig. 96 à 100; cas Leudot, Fig. 101 à 103; cas Le Seguillon, Fig. 129 à 133.) Elles font partie intégrante des couches sagittales du segment postérieur de la couronne rayonnante (en particulier de la couche sagittale interne) et du seoment ^^^'^ ''l^ }" '^^^™^'
■ ^ ^ ^ ^ ^ ' ^ ^ de Wernicke.
rétrolenticulaire de la capsule interne (Cirl), puis abordent le J02<foma;' et la partie postérieure du noyau externe, dont elles forment la zone réticulée- Parmi les fibres qui se détachent de la zone réticulée, les plus postérieures et les plus superficielles concourent à former le stratum zonale du pidvinar {StTz) ; les autres, de beaucoup les plus nombreuses, forment le champ triangulaire de Wernicke ou zone de Wernicke {W), puis pénètrent et s'épuisent dans la substance grise du pulvinar dont elles forment les fibres radiées (Fig. 43).
Elles relient le lo1jo occipital au pulvinar et forment le stratum
4 . Fibres cortico-thalamiques inférieures ou occipito-teraporales {Radiations thalamiques inférieures et pédoncule in fé ro-inteme de la couche optique) . — Les fibres cortico-thalamiques inférieures relient le lobe occipitotemporal à la couche optique. Les unes, très nombreuses, se rendent dans le pulvinar et dans la partie ventrale adjacente de la couche optique. Les
Fibres cortico-thalamiques inférieures.
Les unes relient lo lohc temporal au pulvinar et passent par le segment sous-lenticulairc de la capsule interne.
Ijes autres relient le lobe temporal à lextrémité antérieure et à la face interne du thalamus, i'orment le pédoncule inféro-interne de la couche optique et passent par la suhstancc innominéo sous-lenticulairo do Reichert.
autres forment le pédoncuh mféro-inleriw du titalomiis de Meynert, el abordent la partie antéro-interne de la couche optique.
1. Les fibres destinées au pulvinar (Fig. 12, 26, 30, 31 , 32) sont originaires des trois circonvolutions temporales (T, T, T3 Fus), de la circonvolution de l'hippocampe (H) et du lobe occipital. Voy. cas Heiaiebert
(Fig. 124 à 128, p. 140); cas Courrière (Fig. 80 à 86, p. 108); cas Bras (Fig. 87 à 9o, p. 114) ; elles passent par le segment inférieur de la couronne rayonnante et le segment sous-lenticulaire de la capsule interne [C\s\) (Fig.
29 et 30). Les unes suivent le trajet du faisceau de Tarde (FT), traversent la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip) et s'irradient dans la partie ventrale etpostérieure du thalamus et dans le corps genouillé interne. Les autres, en bien plus grand nombre, entrent dans la constitution du faisceau temporo - thalamique d'Arnold (Voy. pag. 43), et s'irradient dans le pulvinar et le corps genouillé externe après avoir traversé le champ triangulaire de Wernicke (W) (Fig. 31 et 32).
2. Les fibres qui forment le pédoncule inféro-in-' terne du thalamus (PiTh) (Fig. 33, 44, 45, 46) ne pas-
FiG. 4o. — Le segment antéiieur du pédoncule inféro-interne du thalamus (Pith) et son irradiation dans la couche optique; l'anse lenticulaire (Al), sa continuation avec la capsule du noyau rouge. — Coupe horizontale oblique en bas et en dehors de la région sous-optique et du pied du pédoncule cérébral (cette coupe appartient au cas Bras, cécité corticale, p. 115). Méthode de Weigert. 3/2 grandeur nature. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres.
sent pas parle segment souslenticulaire de la capsule interne (Cisl). Leur origine corticale et leur trajet dans le centre ovale sont encore mal connus. Il est probable qu'elles proviennent de l'extrémité antérieure du lobe temporal, de la circonvolution du crochet, de la partie adjacente de la circonvolution de l'hippocampe et, d'après Meynert, de l'écorce de la fosse sylvienne, en particulier de l'insula. Quel que soit leur trajet dans le centre ovale, elles apparaissent sous forme d'un faisceau compact faiblement coloré par la laque hématoxylinique à la partie externe du noyau amygdalien (NA) où elles
semblent faire suite à la couche sagittale interne du lobe temporal. (RTh, Fig. 44 et 23). De là, elles se portent en avmil et en dedans, — tandis que les fibres du faisceau temporo-thalamique d'Arnold se portent en arrière et en dedans, — passent entre le noijaii amygdalien (NA) et \^ partie morcelée de r avant-mur (AM') (Fig. 23), parcourent en diagonale toute la substance innominée sous-lenticulaire de Reichert (Sti (Fig. 44) et sont renforcées à ce niveau par des fibres provenant de la substance perforée antérieure et de la face externe du lobe frontal. Arrivées au voisinage du troisième ventricule i^Fig. 4o), les fibres du pédoncule inféro-interne de la couche optique se recourbent en arinère et en dedans, contournent Yanse du noyau lenticulaire (Al) et la partie interne du segment postérieur [Cip) de la région sous-thalamique de la capsule interne, passent entre le pilier antérieur du trigone ÇTga) et le faisceau de Vicq d'Azyr (VA), puis s'irradient en éventail dans l'extrémité antérieure et interne de la couche optique; elles affectent un trajet sagittal, croisent à angle très aigu les fibres corticothalamiques antérieures (PaTh), s'enchevêtrent avec elles et peuvent être suivies jusqu'au voisinage du ganglion de l'habenula (Gh) (Fig. 4b).
Dans son trajet à travers la substance innominée sous-lenticulaire de Reichert (Fig. 46) le pédoncule inféro-interne de la couche optique est «roisé par les radiations olfactives profondes ; il est situé en arrière de l'extrémité frontale du tœnia semi-circularis (tsc), au-dessus et en avant de l'anse du noyau lenticulaire (Al), il forme avec cette dernière l'anse pédonculaire de Graliolet et en est séparé par une mince lame de substance grise.
2. RADIATIONS DU CORPS GENOUILLÉ EXTERNE ET DU TUBERCULE QUA- Les radiations du
DRiJUMEAU ANTÉRIEUR. — Lcs radiations du corps genouillé externe iCee) '=°''P'^ genomiié ex-
*■ ^ . \ o / terne et du tuber-
et du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa) appartiennent au système cuie quadrijumeau visuel et forment, avec les fibres cortico-thalamiques postérieures, les radiations optiques de Gratiolet (RTh). Elles prennent leur origine dans la sphère visuelle, plus particulièrement dans les lèvres de la scissure ealcarine et affectent dans le centre ovale et dans la capsule interne le même trajet que les fibres cortico-thalamiques postérieures, auxquelles elles sont intimement unies. L'étude des dégénérescences secondaires montre (Voy. cas Bras, hémisphère gauche, Fig. 93) qu'elles occupent dans le segment postérieur de la couche rayonnante à peu près la hauteur de la deuxième circonvolution temporale, et, dans le segment rétrolenticulaire delà capsule interne, la région sous-thalamique supérieure. C'est dans cette dernière région que les radiations du corps genouillé externe et du tubercule quadrijumeau antérieur se séparent de la masse commune des radiations optiques de Gratiolet et constituent deux faisceaux distincts :
Les radiations du corpjs genouillé externe, fibres cortico-genouillées Radiations cortiooexternes {^pédoncule du corps genouillé externe, Stiel des lateralen Knie- g«°°"''''^°=^^*<"'"<'^hOcker v. Monakow) se portent en arrière et en dedans, sont réunies en
antérieur relient la splière visuelle corticale aux centres optiques primaires.
gros fascicules ondulcux, et abordent le corps genouillé externe par sa partie supérieure et externe. Elles comprennent à la fois des fibres corti-
Lth.
Lim.
■NR
FiG. 46. — Le pédoncule inféro-iiiLerne du thalamus, l'anse lenticulaire et la partie antérieure du tœnia semi-oircularis vus sur une coupe sagittale passant par le noyau antérieur du thalamus. — La substance grise qui sépare le pédoncule inféro-interne du thalamus de l'anse lenticulaire constitue le noyau de l'anse pédonculaire de Gratiolet; elle appartient à la substance innominée sous-lenticulaire de Reichert. Méthode de Weigert. 6/1 grandeur nature.
Al, anse lenticulaire. — Al + FI, union de l'anse lenticulaire et du faisceau lenticulaire de Forel. — Ce, corps calleux. — CL, corps de Luys. — CM, commissure de Meynert. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — Lmi, lame médullaire interne du thalamus. — Ln, locus niger. — NC, noyau caudé. — .Va, noyau antérieur; .Ve. noyau externe du thalamus. — NR, noyau rouge. — P, pied du pédoncule cérébral. — PiT/i, pédoncule inféro-interne du thalamus. — PTm, pédoncule du tubercule mamillaire. — Rolp, radiations olfactives profondes. — Spo. substance perforée antérieure ou aire olfactive. — T/i, thalamus. — Tma, tubercule mamillaire accessoire. — tsc, tœnia semi-circularis. — tlh, tœnia thalami. — l'^, faisceau de Vicq d'Azyr. — VCst, veine du corps strié. — VI, ventricule latéral. — Zi, zona incerta du thalamus. — //, bandelette optique.
cifuges et des fibres corticipètes et concourent avec les radiations du pul-
vinar, et certaines fibi'es de la bandelette optique et du faisceau temporo-
thalamique d'yVrnold (p. 47) à la formation d'un champ compact de fibres,
zoIlc^lL•^verliickc•. le cha))ip triangulaire de Wernicke. zone de Wernicke (W) [dreieckiges
FiG. 47. ^ Les segments antérieur, postérieur et rétrolenticulaire de la capsule interne, radiations du corps genouillé externe et du tubercule quadrijumeau antérieur. — Coupe horizontale passant par la région inférieure du thalamus aux confins de la région sous-optique. Méthode de Weigert. 2/1 grandeur naturelle. Détails dessinés à lin grossissement de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe T. I^"", Fig. 308, p. 606.)
Alv. alréus. — AM, avant-mur. — ".4.V, partie morcelée de l'avant-mur, se continuant avec l'écorce de la cii'convolution postérieure de l'insula {Ip). — BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — Cl, corne d'Ammon. — Ce, corps calleux. — Cc{g), genou du corps calleux. — Ce, capsule externe. — Cex, capsule extrême. — Cg, circonvolution godronnée. — Cge, corps genouillé externe. — Cgi, corps genouillé interne. — Cia, segment antérieur de la capsule interne. — CH.g), genou de la capsule interne. — Cip, segment postérieur de la capsule interne. — Cirl, segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — com, commissure moUe. — cop, commissure postérieure. — Fz, troisième circonvolution frontale. — fg. sillon fimbrio-godronné. — FI, faisceau lenticulaire de Forel. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — FM, faisceau rétroflexe de Meynert. — FT, faisceau de Tûrck et segment souslenticulaire de la capsule interne. — Fth, faisceau thalamique de Forel. — Gh, ganglion de l'habénula. — H, hippocampe. — h. sillon de l'hippocampe. — i, sillon insulaire. — la, insula antérieur. — Ip, insula postérieur. — le, lame cornée et tœnia semi-circularis. — Lme, lame médullaire externe du thalamus. — lme, lame médullaire externe du noyau lenticu-
ANATÛMIE DES GEMUES NERVEUX.
laire, — Ime' , lame médullaire externe supplémenlaire, subdivisant le segment moyen yLÇ) du noyau lenticulaire. — I.mi. lame médullaire interne du tlialamus. — Imi, lame médullaire interne du noyau lenticulaire. — Uni' , lame médullaire interne supplémentaire sulidivisant le segment interne (-Vii) du noyau lenticulaire. — ma, sillon marginal antérieur. — Dip. sillon marginal postérieur. — iVC, tête du no3-au caudé. — NC , queue du noyau caudé. — Se, noyau e.xterne du thalamus. — AT, noj'au semi-lunaire de Fleclisig. — A'(, noyau interne du thalamus. — A'is, A'i», A'ii, troisième, deuxième et premier segments du noyau lenticulaire. — A'm, noyau médian du thalamus (centre médian de Luys). — PaT/i, pédoncule antérieur du thalamus. — pCR, pied de la couronne rayonnante. — Pul, pulvinar. — (Ja. tubercule C|uadrijumeau antérieur. — vgRm, région du ruban de Reil médian. — fiT/j, radiations optiques de Gratiolet. — Sexv, surface extra-ventriculaire du thalamus. — Sgc, substance grise centrale. — si, sillon opto-strié. — SI, septum lucidum. — stfz, stratum zonale. — Ti, première circonvolution temporale. — Tga, pilier antérieur du trigone. — Tf/p, pilier postérieur du trigone. — Th, couche optique. — Vi, troisième ventricule. — VA, faisceau de Vicq d'.\zyr. — VI, ventricule latéral. — W, zone de Wernicke. — Zi, zona incerla de Forel. — Zr, zone réticulée ou grillagée.
Radiations corticoquatlrigéminales.
Bras du tubercule quadrijumcau aulérieur.
Radiations corticoquadrifjéminales profondes.
Fibres aberrantes postéro-e.vternes de la voie pédonculaire.
Markfeld m. [Wernicke]), qui entoure la partie externe du pulvinar et coiffe le corps genouillé externe.
Les radiations du tubercule quadrijumeau antérieur, fibres corticoquadrigéminales, affectent un trajet sinueux (Fig. 47). Elles passent audessus et en avant du corps genouillé externe qu'elles séparent du segment postérieur de la capsule interne {Cip), en particulier du faisceau de Tilrck (FT), en arrière du corps genouillé interne (Cgi), entre ce dernier et le pulvinar (Pul). Puis elles deviennent superficielles, en concourant à la formation du bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa), et s'irradient finalement dans les couches superficielle et moyenne du tubercule quadrijumeau antérieur.
Ce tubercule reçoit en outre d'autres radiations, qui n'entrent pas dans la constitution du bras du tubercule quadrijumeau antérieur. Les unes appartiennent à des régions plus élevées du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne, traversent le champ de Wernicke et le pulvinar au-dessus du niveau oti apparaît le corps genouillé externe, restent profondes et s'irradient dans la couche moyenne du tubercule quadrijumeau antérieur (RQa) (Fig. 169, cas Racle, Fig. 147, cas Rivaut, côté sain et T. P"", Fig. 320, p. 641). Elles représentent les radiations les plus supérieures et les plus profondes du tubercule quadrijumeau antérieur, et dégénèrent, comme le bras du tubercule quadrijumeau antérieur et les radiations cortico-genouillées externes à la suite de lésions de la zone visuelle corticale. Les autres, plus rares, se détachent de la voie pédonculaire. Ce sont les radiations cortico-quadrigéminules superficielles ou fibres aberrantes postéro-externes[^ . 34) qui contournent le faisceau externe du pied du pédoncule et abordent le tubercule quadrijumeau antérieur aux confins de la région sous-optique en passant en avant du corps genouillé interne. (Méthode de Marchi.)
Cesradiationsunis 3. RADIATIONS DU CORPS GENOUILLÉ INTERNE ET DU TUBERCULE QUADRI-
corticaio''"au"'c'orps JUMEAU POSTÉRIEUR. — Les radiatious du corps genouillé interne (HCgi)
genouiiiû interne et ç^ j^^ tuberculc ciuadrijumcau postérieur (BrQp), appartiennent au sys-
au tubercule quadri- ,. .^ . i i i i i- i- j i
jumeau postérieur, tèmc auditif et proviennent du lobe temporal, en particulier de la pre-
FIBRES DE PROJECTION DE L'ECORCE CERERRALE. 71
Ff.
Rôle
FiG. 48. — Coupe horizontale oblique parallèle à la bandelette optique, passant par le noyau rouge, le corps de Luys, le pied du pédoncule cérébral, le segment rétro-lenticulaire de la capsule interne et la partie profonde du corps genouillé interne. — Cette coupe intéresse le bras et les radiations du tubercule quadrijumeau antérieur, le bras du tubercule quadrijumeau postérieur, et les radiations de la calotte. — Méthode de Weigert-Pal; — 2/1 grandeur naturelle. Détails dessinés à un grossissement de 12 diamètres. (Voy. description de cette coupe T. l"", Fig. 322, p. 647.)
AM, avant-mur. — Aq, aqueduc de Sylvius. — BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — BrQp -^ Rm, union du bras du tubercule quadrijumeau postérieur avec le ruban de Reil médian. — Ce. capsule externe. — Cçji, corps genouillé interne. — Cip, segment postérieur; Ch-l. segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — C-1/, commissure de Meynert. — CyC, tubercule inférieur du noyau caudé. — coa, commissure antérieure. — Jlpa, espace perforé antérieur. — Epp, espace perforé postérieur. — Fcop, faisceau de la commissure postérieure. — Fli, faisceau longitudinal inférieur. — Flp, faisceau longitudinal postérieur.^ FM, faisceau rétrofle.Ke de Meynert. — Fu, faisceau uncinatus. — /. insvda. — le, lame cornée. — Ln, locus niger. — mp, sillon marginal postériew. — -VC, queue du noj-au caudé. — NLi, troisième segment du noj'au lenticulaire fputamenl. — XR, noyau rouge. — P, étage inférieur ou pied du pédoncule cérébral. — Pul, pulvinar. — Qa, tubercide quadrijumeau antérieur. — RC, radiations de la calotte. — Rôle, strie olfactive e.xterne. — RTh, radiations optiques de Gratiolet. — .Si?, substance réticulée. — SU. substance innominée sous-lenticulaire de Reichert. — slrz, stratum zonale. — T,, première circonvolution temporale. — Te, tuber clnereum. — Th, couche optique. — Tm, tubercule mamillaire. — l's, troisième ventricule. — W, zone ou champ de Wernicke. — Zr, zone réticulée ou grUIagée. — //, bandelette optique. — xll, substance grise doublant le chiasma des nerfs optiques.
Bras du tubercule quadrijumeau postérieur.
mière circonvolution temporale. Elles passent par le segment inférieur de la couronne rayonnante et le segment sous-lenticulaire de la capsule interne (Cisl), suivent dans cette région le trajet du faisceau de Tiirck et traversent avec lui la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip).
Les radiations du corps genouillé interne (RCgi) abordent à ce niveau la partie ventrale de la couche optique, entre le pulvinar et le noyau externe, et s'irradient dans la partie du corps genouillé interne, profondément enclavée dans la couche optique (Fig. 47 et 48). Elles persistent intactes dans les lésions de la sphère visuelle (Voy. cas Courrière, Fig. 82) et dans les lésions du lobe pariétal (cas Heudebert, Fig. 124, Leudot, Fig. 103) et grâce à la dégénérescence du segment rélro-Ienticulairc et souvent du segment postérieur de ia capsule interne leur trcijet est en général facile à suivre dans ces cas.
Les radiations du tubercule quadrijumeau postérieur occupent un niveau plus inférieur que les radiations du corps genouillé interne. Elles forment un faisceau assez compact [bras du tubercule quadrijumeau postérieur BrCJp, Fig. 48), qui passe en avant du corps genouillé interne et traverse le champ de fibres situé au-dessous et en arrière du centre médian de Luys (Nm), champ que nous avons désigné sous le nom de région du ruban de Reil; il s'accole ensuite à la partie postérieure du ruban de Reil (Fig. 48), dont il se distingue par le trajet horizontal de ses fibres et leur forte coloration par la laque hématoxylinique, puis devient superficiel, se porte en bas, en dedans et en arrière, et aborde la partie externe du ganglion du tubercule quadrijumeau postérieur, dans lequel il se termine (Fig. 44). Il est recouvert dans une partie de son trajet par le bras du tubercule quadrijumeau antérieur (BrQa), dont la situation est plus superficielle.
Radiations du noyau rouge.
A. RADIATIONS DU NOYAU ROUGE. — Le noyau rouge reçoit des fibres de la corticalilé cérébrale, ainsi que nous l'avons démontré en 1895; il dégénère, en effet, à la suite de vastes lésions de la corticalité cérébrale, en particulier, de la corticalité pariétale (Voy. cas Pradel, Fig. G9, 70, 71, 72, cas Leudot, Fig. 104).
L'origine corticale et le trajet des radiations du noyau rouge dans la couronne rayonnante et la capsule interne sont encore mal connus. Il est probable que ces radiations occupent la partie supérieure du segment postérieur de la couronne rayonnante et la région thalamique du segment rétro-lenticulaire de la capsule interne. Elles abordent la couche optique au-dessus des radiations du corps genouillé interne passent en avant de la partie enclavée du corps genouillé interne, puis se portent en dedans, entrent dans la constitution des radiations de la calotte et s'irradient dans la partie supéro-antéro-externe du noyau rouge. Elles représentent un des chaînons de la voie cérébro-cérébelleuse, le neurone cortico-rubrique.
B. ORIGINE CORTICALE ET TRAJET CAPSULAIRE DE LA VOIE PÊDONCULAIRE, CEST-A DIRE DES FIBRES DE PROJECTION CORTICO-PROTUBÉRANTIELLES CORTICO-BULBAIRES ET CORTICO-MÉDULLAIRES.
FIBRES DU PIED DU PÉDONCULE CÉRÉBRAL. — Les fibros de prcjoctioii corticales ilestiuéos au rliombcnccphale et à la moelle épinière, conslituent la voie pcdonculairc et forment à elles seules toutes les fibres du pied du pédoncule cérébral.
Les recherches de l'un de nous, parues en 1893 et basées sur l'étude en coupes microscopiques sériées de 23 hémisphères atteints de lésions corticales, ont démontré, contrairement à ce qu'on croyait jusqu'alors, que /'-' pied du pédoncule cérébral ne contient, ni dans sa couche périphérique, ni dans le stratum intermcdium, de fibres d'origine striée. Il est exclusivement formé de iibres de projection corticales et dégénère dans sa totalité à la suite de lésions déterminées de la corticalité cévéhvaXa. Ces recherches ont démontré encore, contrairement à ce que l'on croyait, que les secteurs antérieur et postérieur de l'hémisphère, c'est-à-dire les trois quarts antérieurs du lobe frontal d'une part, le lobe occipital, y compris le pli courbe, d'autre part, n'envoient de fibres de projection ni dans le pied du pédoncule cérébral, ni dans l'étage antérieur de la protubérance. Les iibres de la voie pédonculaire proviennent du secteur moyen de l'hémisphère cérébral, passent par le genou (Ci(g), les segments postérieur (Gip) et sous-lenticulaire (Cisl) de la capsule interne et s'enchevêtrent intimement dans cette région avec les fibres de projection corticale à trajet plus court [fibres cortico-thalamirjiies , cortico-genouillées, cortico-i-ubriques , etc.). Les fibres de la partie sus-sylvienne ou rolandique de ce secteur occupent les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule cérébral, celles de la partie sous-sylvienne ou temporale en occupent le cinquième externe (Fig. 49). On peut donc, pour la commodité de la description, diviser le pied du pédoncule en cinq parties égales.
1. — La partie interne, cinquième interne ou faisceau interne du pied du pédoncule cérébral reçoit ses fibres de l'opercule rolandique et de la partie adjacente de l'opercule frontal, c'est-à-dire de la zone motrice facio-pharyngo-larynyée (Fig. 236). Elles passent dans la région thalamique supérieure par la partie postérieure du segment antérieur de la capsule interne (Cia), dans les régions thalamiques moyenne et inférieure, par le faisceau géniculé {Ci(g') et la partie antérieure du segment postérieur (Cip) ; dans la région sous-thalamique, elles occupent la partie antérieure du segment postérieur (Cipi, puis forment la partie interne du pied du pédoncule cérébral. (Voy. cas Sch"weigofFer, Fig. 116 à 122.)
Le plus grand nombre de ces fibres s'épuisent dans le locus niger (Ln), les autres pénètrent dans l'étage antérieur de la protubérance, et longent le raphé ; un très petit nombre descend dans la pyramide bulbaire, participe à l'entre-croisement moteur et à la constitution des faisceaux pyramidaux de la moelle. La méthode des dégénérescences secondaires
La voio pôdonculairo.
Le pied du pédoncule cérébral est exclusivement forme do fibres do projection corticales et no contient pas de fibres striées.
Ses fibres proviennent du secteur moyen de Thémispliôre.
Elles passent par le genou, les segments postérieur et sous-lenticulaire de la capsule interne.
Origine corticale du faisceau interne.
Son trajet.
fea terminaison.
Ses rapports.
Ses diverse ^ dénominations.
Sa constitution
Lésions qui entraînent sa dégénérescence.
montre que la dégénérescence du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral s'accompagne d'une dégénérescence de la partie interne du locus niger et de la substance grise antérieure de la protubérance, ainsi que d'une diminution de volume toujours très appréciable de la pyramide bulbaire (Fig. 121 et 122, p. 136, cas Schweigoffer).
Dans son trajet pédonculaire, le faisceau interne du pied du pédoncule est croisé en haut (au voisinage de la région sous-optique), par les fibres de l'anse du noyau lenticulaire (Al) (Fig. 33, 120) et du pédoncule du .'ubercule mamiilaire (PTml) (Fig. 34) ; en bas (au voisinage immédiat de la protubérance), par les fibres du teenia ponlis (Tpo) (Fig. 35, 36, 337, 351 et 364), c'est-à-dire par les fibres les plus supérieures de la protubérance. Le faisceau interne est limité en dedans par une traînée de substance grise qui appartient au locus niger, et conserve ce rapport dans toute la hauteur de son trajet pédonculaire. Dans quelques cas toutefois, lorsqu'il existe un pes lemniscus superficiel, il est refoulé en dehors par ces fibres, mais ce déplacement ne s'effectue qu'au voisinage immédiat de la protubérance (Voy. Fig. 37-40).
Le faisceau interne du pied du pédoncule cérébral a été identifié par Meynert avec l'anse du noyau lenticulaire (Voy. Historique, p. 81), puis tour à tour désigné sous les noms de faisceau cortico-protubérantiel antérieur, faisceau fronto-protubérantiel (frontale Brûckenbahn, Flechsig), faisceau d'Arnold (Meynert), faisceau psychique ou intellectuel (Brissaud). Ce faisceau ne correspond pas, comme l'a admis Brissaud. au segment antérieur de la capsule interne, mais bien au faisceau genioulé (Ci(g) ; il n'est pas constitué par l'anse du noyau lenticulaire, ainsi que Meynert l'a avancé; il ne contient pas de fibres provenant du noyau caudé, comme le croyaient Meynert et Flechsig, et comme l'admettent encore aujourd'hui Betcherew et Zacher; il ne reçoit pas non plus de fibres de la partie antérieure du lobe frontal, comme le pensaient Meynert, Flechsig, Brissaud, etc., mais bien de la partie postérieure de ce lobe, en particulier de l'opercule rolandique et de la partie adjacente de l'opercule frontal.
Le faisceau interne est exclusivement formé de neurones corticaux. 11 contient les fibres de projection corticcdes qui se rendent au locus niger et les neurones corticaux d'une partie des nerfs moteurs crâniens. 11 contient en outre quelques fibres cortico-protubérantielles et de rares fibres pyramidales.
Le faisceau interne du pied du pédoncule cérébral dégénère à la suite de lésions de l'opercule rolandique (Fig. 116 à 122, cas Sch"weigoffer) et après les lésions centrales, capsulaires qui intéressent la partie inférieure du segment antérieur de la capsule interne {Cia) (cas Cogery, Fig. 174 à 180); dans ce dernier cas le faisceau geniculé (Ci^gJ) est lésé; les lésions de la partie supérieure du segment antérieur de la capsule interne (Cia) respectent le faisceau geniculé (cas Racle, Fig. 165 à 173), et, partant, ne déterminent pas la dégénérescence du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral. Les lésions de la partie antérieure du scg-
FIBRES DE PROJECTION DE L'EGORGE CERÉRRALE. /d
ment postérieur de la capsule interne (Cip), situées immédiatement en arrière du genou (cas Séjalon, Fig. J81 et 182, cas Jouan, Fig. 97 à 100, cas Carré, Fig. 186 à 188), respectent le faisceau interne du pied du pédoncLilo cérébral et la distance qui sépare, dans la région sous-thalamique, le faisceau dégénéré du bord interne du segment postérieur de la capsule interne (Cip), est sensiblement égale à celle qui, plus bas, sépare le faisceau dégénéré du bord interne du pied du pédoncule cérébral; ce sont là autant de preuves qui démontrent que le faisceau interne dupird dtc pédoncule correspond bien au faisceau geniculé de la capsule interne.
Les lésions corticales, sous-corticales et capsulaires, môme lorsqu'elles siègent au lieu d'élection (OpR, Op F^ partie inférieure de Cia), n'entraînent pas toujours une dégénérescence totale, du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral. On y rencontre quelquefois des fibres saines, disposées en fascicules lâches et obliques (cas Rivaud, Fig. 150; cas Richard, Fig. 231), qui s'épuisent chemin faisant dans le locus niger et dont un petit nombre atteint seul le bord supérieur de la protubérance; aucune de ces libres ne descend dans la pyramide du bulbe.
De prime abord, il paraît assez difiîcile d'établir l'origine de ces fibres. L'emploi de Discussion sur la méthode des coupes microscopiques sériées montre toutefois comme dans le cas ^.""^"'^ans^es'^dé- Rivaud, qu'il s'agit, le plus souvent, de fibres respectées au sein de la lésion primitive générescenoes inet qui peuvent être suivies du pied de la couronne rayonnante jusque dans le faisceau complètes du faisinterne du pied du pédoncule cérébral. (Voy. cas Rivaud, Fig. 142 à 162, p. Ibl et suiv.) du pédoncule.
Tous les cas ne sont cependant pas justiciables de cette interprétation et l'on peut se demander, si le faisceau interne du pied du pédoncule, en dehors des très nombreuses fibres qui lui viennent de l'opercule rolandique et de l'opercule frontal, ne reçoit pas quelques fibres d'autres régions corticales, en particulier du lobe frontal. Ces fibres ne peuvent avoir qu'une origine corticale, le cas Pradel (vaste lésion corticale avec dégénérescence totale du pied du pédoncule cérébi'al et intégrité complète des corps striés Fig. 66 à 78, p. 100) démontre d'emblée que ces fibres ne peuvent avoir une origine caudée ou lenticulaire. Le cas Mauriceau (Fig. 137 à 141, p. 147) montre en outre qu'elles ne viennent ni de la pointe frontale, ni de la face externe et moyenne de F^ puisque les lésions de ces régions s'accompagnent d'une intégrité parfaite du pied du pédoncule cérébral, en particulier de son faisceau interne. Le cas Mauriceau parait en contradiction avec le fait de la dégénérescence du faisceau interne du pied du pédoncule cérébral, obtenu par Ferrier et Turner chez le singe après l'ablation de la moitié antérieure du lobe frontal. Les résultats de ces auteurs ne sont pas dans l'espèce applicables à l'homme. Le singe possède en effet, en avant du sillon préceutral, dans la partie antérieure du lobe frontal, une importante zone motrice pour les mouvements des yeux (Fig. 240 et 241), et il n'y a rien d'étonnant à ce que cette zone excitable envoie, tout comme la zone motrice rolandique, des fibres dans le pied du pédoncule cérébral. Chez l'homme, l'existence même de cette zone motrice est encore à démontrer.
Par exclusion, nous arrivons donc à chercher l'origine de ces fibres dans la face orbitaire du lobe frontal, bien que dans le cas Rivaud, dont le faisceau interne contenait quelques fibres saines, cette zone participât nettement à la lésion primitive. (Voy. Fig. 142 et 147.)
Le cas Richard (Fig. 21.3 à 233) pourrait être invoqué en faveur de l'origine orbitaire de ces fibres; il faut toutefois se rappeler qu'il s'agit ici d'une malformation cérébrale remontant aux premiers mois de la vie embryonnaire, avant la soudure du manteau
ANAÏUMIE DES CEMRES ^'ERVEL!X.
cérébral au corps opto-strié, à une époque, par conséquent, où les cellules nerveuses corticales sont encore à l'état de neuroblastes et où les cylindres-axes encore courts n'ont pas encore frayé leur chemin. Nous ne savons pas comment s'effectue, dans ces malformations congénitales, le bourgeonnement des cylindres-axes, et l'on peut se demander si, rencontrant un obstacle sur leur route, ils ne se frayent pas un nouveau trajet plus ou moins aberrant de la voie normale et si les fibres du faisceau interne du pied du pédoncule du cas Richard ne proviennent néanmoins du secteur moyen de l'hémisphère (Voy. p. 207).
Orif-'inc corticale du faisceau moyen.
Son trajet.
La topograpliie capsulaire et pédonculaire de ses différentes parties.
Ses terminaisons.
i, 3, 4. — La partie moyenne, ou faisceau moyen du. pied du pédoncule cérébral, est constituée par des fibres qui tirent leur origine des cinq sixièmes supérieurs des circonvolutions rolandiques (Fa, Pa), des pieds d'insertion des circonvolutions frontales (Fi, F,), et pariétales (P, , P^) et du lobule paracentral (Parc). Ces fibres descendent directement dans le pied du pédoncule cérébral sans s'arrêter dans les ganglions centraux. Elles passent par le segment postérieur de la capsule interne (Cip) et occupent, dans ce segment, une région d'autant plus antérieure et d'autant plus rapprochée du genou de la capside (Ci[g]) et, dans le pied du pédoncule, une région d'autant plus voisine du faisceau interne, qu'elles proviennent de régions rolandiques plus inférieures et plus antérieures.
Les fibres de la partie moyenne de la zone rolandique (zone corticale du membre supérieur) forment les deuxième et troisième cinquièmes internes du pied A\x pédoncule cérébral (Fig. 49) , et passent par la partie moyenne du segment postérieur de la capsule interne (Cip). Les fibres de la partie supérieure de la zone rolandique et du lobule paracentral (zone corticale du membre inférieur) passent par la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip) ; dans la région thalamique de la capsule interne, ces fibres sont limitées en arrière par le segment rétro-lenticulaire de la capsule (Cirl) ; dans la région sous-thalamique, elles sont séparées du segment rétro-lenticulaire (Cirl) par les fibres horizontales du faisceau de Tûrck qui les refoulent en avant; elles occupent dans le pied du pédoncule cérébral le deuxième cinquième externe et sont limitées en dehors par le faisceau de Tûrck (Fig. 49).
Les fibres des trois cinquièmes moyens du pied du pédoncule cérébral abandonnent chemin faisant de nombreuses fibres au lociis niger (Ln) puis descendent dans la protubérance (Po). Un petit nombre de ces fibres traversent en lâches fascicules le locus niger, entrent dans la constitution de la calotte du pédoncule cérébral et s'adossent au ruban de Reil médian (Rm), en formant le ^je.s lenmiscus profond (Voy. Fig. 35, 36, 37, 38). D'autres contournent parfois la face superficielle du pied du pédoncule et forment le pes lenmiscus superficiel (Fig. 38, 40). Mais la plupart des fibres descendent dans Y étage antérieur de la protubérance : elles y sont dissociées par les fibres transversales et abandonnent à la substance grise antérieure {noyaux pontiques) de nombreuses fibres; elles descendent ensuite dans la pyramide bulbaire et dans les faisceaux pyramidaux direct, croisé &i homolatéral de la moelle épinière.
FiG. 49. — Le trajet capsulaire et le trajet pédonculaire des fibres de projection de la corticalité cérébrale. Le secteur antérieur ou frontal de l'hémisphère cérébral (coloré en bleu) envoie ses fibres de projection dans le segment antérieur de la capsule interne {Cia) et dans l'extrémité antérieure du thalamus. Le secteur postérieur ou occipito-pariétal (coloré en jaune) envoie les siennes dans les segments rétro-lenticulaire {Cirl] et sous-lenticulaire {Cislj de la capsule interne; le pulvinar {Pul), le
5 A.NATii.MlE DES CENTIMES NERVEUX.
corps genouiUé externe iCgc), le tubercule quadrijumeau antérieur (Qa) reçoivent le contingent des fibres du lobe occipital; la partie postérieure du noyau externe du thalamus et la région sous-oplique, en particulier le noyau rouge reçoivent les fibres du lobe pariétal. Les libres de projection du secteur moyen de l'hémisphère passent par le genou et le segment postérieur de la capsule interne, s'irradient dans la couche optique et forment à elles seules l'étage inférieur du pied du pédoncule cérébral. Les fibres du segment supérieur ou sus-sylvien du secteur moyen et la région orbitaire du lobe frontal (colorées en rose'' occupent dans la région thalamique le genou et le segment postérieur de la capsule interne, dans la région sous-thalamique les cinq sixièmes antérieurs, dans le pied du pédoncule cérébral les quatre cinquièmes internes. Elles occupent dans le segment postérieur de la capsule interne une situation d'autant plus antérieure qu'elles proviennent de régions corticales plus inférieures et plus antérieures. Les fibres du segment soussyhien ou temporal du secteur moyen (coloré en rouge foncé) passent par le segment sous-lenticulaire de la capsule interne {Cisl), s'irradient dans le corps genouiUé interne (Cgi) et la région ventrale du thalamus, et occupent dans la région sous-thalamique le sixième postérieur du segment postérieur de la capsule interne et le cinquième externe du pied du pédoncule cérébral.
C(/e, corps genouiUé externe. — Cr/i. corps genouiUé interne. — Cm, segment antérieur; Cirl, segment rétro-lenticulaire; Cisl, segment sous-lenticulaire de la capsule interne. — CL, corps de Luys. — FT, faisceau de Turcli. — Ln. locus niger. — XC, noyau cautlé. — -Vti, NL2, -Via, les trois segments du noyau lenticulaire. — .Yfi, noyau rouge. — Pu/, pulvinar. — RsTli, région sous-thalamique. — Th. couche optique. — Qa, tubercule quailrijumeau antérieur. — 1, 2, 3, 4, 3, les cinq parties du segment sus-sylvien du secteur moj-en de l'hémisphère et la situation respective de leurs fibres dans la capsule interne et le pied du pédoncule cérébral.
Sa constitution.
Ses différentes catégories de fibres ne se groupent pas en faisceaux distincts.
Les fibres de la partie moyenne du pied du pédoncule cérébral contiennent donc des neurones corticaux du locus niger, des fibres corticoprotubérantielles et des fibres pyramidales, elles contiennent en outre, dans la partie adjacente au faisceau interne, les neurones corticaux du nerf facial. Ces différentes catégories de fibres du pied du pédoncule ne se groupent pas en faisceaux distincts et sont intimement mélangées les unes avec les autres, aussi bien dans le pied du pédoncule cérébral que dans le segment postérieur de la capsule interne.
L'étude des dégénérescences secondaires montre, en effet, que toute dégénérescence des quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule cérébral, retentit à la fois sur le locus niger, la substance grise de la jjrotubérance et la pyramide bulbaire, et que toute dégénérescence de la moitié interne (lu pied du pédoncule cérébral retentit en outre sur les neurones corticaux des nerfs moteurs crâniens. Il n'existe donc pas dans le pied du pédoncule cérébral, comme le veulent certains auteurs, un faisceau corticoprotubérantiel distinct, un faisceau des nerfs moteurs crâniens distinct, un faisceau pyramidal distinct. Ces fibres sont intimement enchevêtrées les unes avec les autres, bien que les fibres des nerfs moteurs crâniens se groupent surtout à la partie inlernc du pied du pédoncule cérébral, tandis que les fibres pyramidales sont plus abondantes dans les deuxième, troisième et surtout quatrième -cinquièmes du pied du pédoncule. L'élude des dégénérescences secondaires montre que les dégénérescences du cinquième interne du pied du pédoncule déterminent toujours une diminution de
IliUES DE PROJECTION DE L'ECORCE CERÉRRAI.E.
volume de la pyramide bulbaire (cas Schweigofifer, Fig. IKi à 122); et que les dégénérescences des trois quarts moyens (cas Scheule, Fig. 106 à 1121 s'accompagnent toujours d'une dégénérescence très intense, voire même d'une atrophie complète de cette pyramide. Les fibres pyramidales occupent donc une étendue très grande, dans le pied du pédoncule cérébral, beaucoup plus grande que celle que leur assignaient Flechsig et Charcot; car nos recherches démontrent qu'elles sont situées dans les quatre cinquièmes internes et surtout dans les trois cinquièmes moyens du pied du pédoncule.
o. — La partie externe ou faisceau externe du pied du pédoncule cérébral ou faisceau de Tiirck yFT)tire son origine de la partie moyenne du lobe temporal, et en particulier de l'écorce des deuxième et troisième circonvolutions temporales. Ces fibres passent par le segment inférieur de la couronne rayonnante et par le segment sous-lenticulaire (Cisl) de la ca^osule interne et abordent le segment postérieur de la capsule interne (Cip) dans la région sous-thalamique. Elles s'insinuent entre la partie inférieure du segment rétro-lenticulaire (Cirl) et la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip), descendent avec le segment postérieur de la capsule interne dans le pied du pédoncule cérébral et en occupent le cinquième externe. Dans son trajet pédonculaire, le faisceau de Tiirck n'abandonne que de très rares fibres au locus niger, il pénètre presque en entier dans l'étage antérieur de la protubérance, et ses fibres se terminent dans la partie postéro-supérieure des noyaux pontiques. Aucune fibre ne descend dans la pyramide bulbaire. Le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral ne contient donc que des fibres temporo-protubérantielles et quelques fibres pour le locus niger.
Le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral a été désigné sous les noms àe faisceau de Tûrck [Meynert), faisceau sensitif [Charcot, Ballet, Brissaud), faisceau cortico-protubérantiel postérieur (Flechsig), faisceau occipito-temporo-protubérantiel (Flechsig, Bechterew, occipito-temporale Bruckenbahn, Flechsig). D'après tous ces auteurs, le faisceau externe du pied du pédoncule entrait en connexion intime avec le lobe occipital. Pour Meynert, il constituait la portion sensitive des pyramides et reliait, par l'intermédiaire des noyaux des cordons de Goll et de Burdach, les cordons postérieurs delà moelle au lobe occipital (Fig. 51).Pour Charcot, ce faisceau n'était jamais frappé de dégénérescence secondaire et contenait des « fibres centripètes prolongeant les fibres sensitives spinales ». Flechsig montra que ce faisceau ne participe pas à la formation de la pyramide bulbaire, mais qu'il s'arrête dans la protubérance ; il le considéra coïava.Q un faisceau occipito-temporo-protubérantiel.
On crut pendant longtemps que le faisceau de Tiirck ne dégénérait jamais à la suite de lésions corticales ou centrales, et l'on invoqua cet argument pour lui attribuer une fonction sensitive (Meynert, Charcot, Brissaud, Ballet . Bechterew, Rossolimo, Jelgersma, Zacher, etc., montrèrent que ce faisceau dégénérait, sans toutefois établir son origine corticale, car dans
Los flbros pyramidales sont disscmiiiocs dans les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule.
Origine corticale du faisceau externe.
Son trajet.
Ses diverses dénominations.
Sa constitution.
les cas qu'ils ont rapportés il s'agissait de lésions à la fois corticales et capsulaires. L'origine corticale du faisceau de Tiirck fut établie pour la première fois par l'un de nous, en 1893, dans des recherches qui démontrent que le faisceau externe du pied du pédoncule cérébral tire son origine exclusivement du lobe temporal, qu'il constitue un faisceau temporo-pi-otubérantiel q[ que les lésions du lobe occipital ne retentissent pas sur le pied du pédoncule cérébral. Ces recherches ont depuis été confirmées chez l'homme par Kam (189o); Ferrier et Turner (1898) en lésant la corticalité temporale chez le singe ont obtenu de même une dégénérescence du faisceau externe du pied du pédoncule (méthode de Marchi). Pusatcri (1898) en extirpant chez le chat la région temporale moyenne (zone auditive de Muncki constata par la même méthode la dégénérescence de ce faisceau et sa terminaison dans la substance grise de la région supérieure de la protubérance. Quant aux fonctions sensitives du faisceau de Tûrck elles n'existent pas, la chose est certaine, aussi bien expérimentalement que cliniquement parlant.
Le faisceau de Tûrck est donc formé par des neurones de projection du lobe temporal. Il dégénère de haut en bas, comme les autres faisceaux du pied du pédoncule cérébral. « S'il dégénère moins souvent que ces derniers, surtout que le faisceau moyen, cela tient uniquement à ce que les lésions de la région temporale, en particulier de la partie moyenne des deuxième et troisième circonvolutions temporales, sont sensiblement moins com-
Lésions qui en- muues quc cclles de la région rolandique. S'il dégénère plus rarement encore à la suite de lésions des masses centrales, cela tient à son trajet; car, passant au-dessous du noyau lenticulaire, il ne peut aborder la capsule interne que dans la région sous-optique. C'est aujourd'hui un fait bien connu que dans la région thalamique les lésions de la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne (Cip) se traduisent par une dégénérescence secondaire de la partie du pied du pédoncule contiguë au faisceau de Tûrck, sans que ce dernier participe à l'altération. Cette intégrité du faisceau de Tûrck est ici facile à compi-endre, puisqu'il n'existe pas encore
Le pourquoi de la à Cette liautcur dans le segment postérieur de la capsule interne. Mais ce faisceau dégénère dans toute son étendue lorsque, par une éventualité que je crois très rare, la lésion porte dans la région sous-thalamique sur la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne, c'est-à-dire sur la région où le faisceau de Tûrck aborde la capsule interne. )) (J. Dejerine, Mém. Soc. Biologie, 1893.) (Voy. cas Cogery, Fig. 176, p. 173; cas Dautriche, Fig. 192 à 196.)
La dégénérescence du faisceau de Tûrck ne peut être suivie, ainsi que nous avons pu le constater à l'aide de la méthode de Marchi, au delà du tiers supérieur de la protubérance; d'autre part, les lésions protubérantielles qui détruisent la partie supéro-postéro-externe des noyaux pontiques ne rentissent pas sur la voie pyramidale, mais entraînent une dégénérescence rétrograde du faisceau de Tûrck dans son trajet pédonculaire et capsulaire, dégénérescence qui peut être suivie jusque dans le segment
traînent sa dégéné rcscence-
rareté de ces lésions.
sous-lenticulaire de la capsule interne et le segment inférieur de la couronne rayonnante. Dans ces cas il existe dans la région sous-optique, ainsi que nous avons pu le constater, une zone de dégénérescence à la partie postérieure du segment postérieur de la capsule interne, mais cette zone fait défaut dans la région Ihalaniique de la capsule.
En résumé : Les fibres du pied du pédoncule cérébral émanent toutes di- Les différentes ca-
, , .,.,,,,, . . . 1 tégories de fibres de
rectement de la cortical/ te cérébrale, sans /nterruption aucune, au mveaudes lavoiepédoncuiairo. ganglions centraux, et proviennent du secteur mogen de l'hémisphère cérébral.
Les fibres du pied du pédoncule cérébral comprennent les radiations du locus niger. les neurones cortico-protubérantieh , les neurones corticobulbaires (ou faisceau cérébral des nerfs crâniens moteurs), les neurones cortico-médullaires plus connus sous le nom de faisceau pyramidal.
Les radiations du locus niger tirent leur origine de la région rolandique. La dégénérescence du locus niger accompagne toujours les lésions corticales de la zone rolandique, et le secteur dégénéré correspond assez exactement à la zone de dégénérescence pédonculaire. La dégénérescence du locus niger est plus intense lorsque le deuxième cinquième externe du pied du pédoncule cérébral est dégénéré, que lorsque la dégénérescence Leur origine dans occupe les deux cinquièmes internes; elle est presque insignifiante lors- ^^°"^''°^" "i""qu'il n'y a qu'une dégénérescence du faisceau de Tûrck. Ces faits nous permettent de conclure que les radiations du locus niger proviennent surtout des régions rolandiques supérieures.
Parmi les fibres qui se rendent dans le locus niger, les unes s'y arrêtent Leurs terminaiet s'y terminent, les autres le traversent simplement en fascicules plus ou moins lâches et nombreux, puis pénètrent dans la calotte, et s'accolent dans une partie de leur trajet au ruban de Reil médian (Rm) ; elles constituent le pes lemniscus profond (voy. p. 51), véritables fibres aberrantes de la voie pédonculaire qui plus bas rentrent dans le système pyramidal.
Les neurones cortico-protubérantiels proviennent de tout le sec- Leur origine dans leur moyen de l'bémisphère. Le faisceau de Tûrck ne contient pour ainsi ilémisphèr'e."^™ dire que des fibres cortico-protubérantielles, qui se terminent dans la partie supéro-postéro-externe des noyaux pontiques ; il représente un neurone temporo-protubérantiel. Les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule contiennent de même de nombreuses fibres cortico-protubérantielles qui proviennent de la zone rolandique et dont les terminaisons s'échelonnent aux différentes hauteurs des noyaux pontiques. Toute dégénérescence du pied du pédoncule cérébral est toujours accompagnée d'une dégénérescence de la substance grise de l'étage antérieur de la protubérance.
Les neurones cortico-bulbaires [ou faisceau cérébral des nerfs Leur origine opermoteurs crâniens) tirent leur origine de l'opercule rolandique et de la partie adjacente de l'opercule frontal, passent par le genou de la capsule interne et le faisceau interne dupied du pédoncule cérébral, et sont enchevêtrées à ce niveau avec des fibres cortico-protubérantielles et quelques fibres pyramidales.