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IV. LOCALISATIONS CÉRÉBRALES

La question des localisations cérébrales fut laettement posée et résolue à l'aide de la méthode anatomo-clinique par Broca pour le langage articulé, et par Hughings Jackson pour l'épilepsie partielle. Mais, il faut bien le reconnaître, ces travaux si importants n'avaient point été appréciés à leur juste mérite jusqu'au jour (1870) où Fritsch et Hitzig démontrèrent, dans la corticalité cérébrale du chien, l'existence de zones dont l'excitation donnait lieu à des mouvements des membres du côté opposé. Ils désignèrent ces régions sons le nom de centres psycho-moteurs.

Les travaux de Fritsch et Hitzig ouvrirent une voie nouvelle à la physiologie cérébrale. Ils furent bientôt suivis de nombreuses recherches expérimentales et anatomo-cliniques destinées à contrôler, à vérifier, à confirmer chez le singe et chez l'homme les localisations, dans l'écorce des hémisphères cérébraux, des fonctions motrices, sensitives, sensorielles, et des différentes formes d'aphasie.

Parmi les premiers travaux parus sur les localisations motrices, il faut citer ceux de Hitzig (I872-I874), de Charcot (1876), de Ferrier (1878), de Charcot et Pitres (1877-1879, 1883 et 1893); puis ceux de Nothnagel (1879), Exner (1881) Wernicke (1882), etc., etc.; les expériences d'Albertoni et Michieli (1876), Carville et Duret (1873), de Luciani et Tamburini, de Franck et Pitres; les

recherches expérimentales et cliniques de Ferrier, Muiik (1877), Goltz (1876), Luciani (18S8), Tainburini (1878), Wernicke, v. Monakow, Vialet, Ilenschen, Déjerine, etc., etc., sur les fonctions sensitives du cerveau et les localisations des différentes variétés d'aphasie.

Citons encore les recherches expérimentales de ITorsley, Ilorsley et Beevor (1888, 1888-1890), Ilorsley et Schafer (1888), Risien Russell, Moll, faites sur le macaque et Forang-outang, — lesquelles, complétant les expériences de Ferrier, ont permis de recueillir des données très précieuses sur la localisation fine des divers membres et segments de membre.

Signalons enfin les résultats obtenus par la faradisation du cerveau de l'homme, appliquée au cours de diverses trépanations, d'abord par Bartholow, Scianiama, puis surtout par Ilorsley et les chirurgiens américains Keen, Mills, Hearn, Lloyd et Deaver, Parker et Gotsch; quelques-unes de ces observations possèdent tous les caractères d'une expérience de physiologie, d'une véritable vivisection pratiquée sur l'homme.

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