‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 63 sur 118 · LOBE SUPERIEUR OU LOBE DE LA MASSE PRINCIPALE DU VEHMIS · texte numérisé non relu

LOBE SUPERIEUR OU LOBE DE LA MASSE PRINCIPALE DU VEHMIS

T.e lobe supérieur comprend la partie du cervelet située au-dessus du quatrième ventricule et en avant d'une ligne courbe qui atteint le fond de l'échancrure marsupiale ; il appartient à la fois à la face supérieure et à la face antérieure du cervelet.

Limité en avant par la profonde incisure semi- lunaire qui sépare le cervelet des tubercules quadrijumeaux, de chaque côté par les sillons marginaux antérieurs (sma) (Fig. 334) dont il forme la lèvre supérieure, en arrière par le sillon supérieur de Vicq d'Azyr (ssV) qui le sépare du lobe postérieur, le lobe supérieur constitue un des lobes les plus volumineux du cervelet. Trois sillons profonds qui atteignent la substance blanche centrale du cervelet le divisent en quatre lobes secondaires ; ce sont, d'avant en arrière : 1° le lobe de la lingula, 2° le lobe central, 3° le lobe du culmen , i" le lobe du déclive. De même forme , mais de dimensions fort variables, ces quatre lobes secoadaires sont tous disposés en croissant, décrivent une courbe concave en avant et concentrique à l'échancrure semi-lunaire et sont d'autant plus volumineux qu'ils occupent une situation plus postérieure (Fig. 336). Leurs parties hémisphériques se fusionnent complètement et sur toute leur hauteur à la partie correspondante duvermis, de telle sorte que les lamelles des hémisphères passent directement sur le vermis, le point de séparation étant représenté par une simple encoche qui appartient aux sillons longitudinaux supérieurs. Cette fusion constitue un caractère commun à tous les lobes développés aux dépens de la masse principale du vermis et les différencie nettement des lobes des régions inférieure et postérieure du cervelet.

Lobe supérieur.

Limites.

Lobes secondai^

Leurs caractères communs.

Sillons principaux du lobe supérieur. — Les sillons qui limitent ces quatre lobes secondaires sont le sillon préce7itral, le sillon post-central et le sillon transverse antérieur des anciens auteurs, ou sillon préclivai de Schiifer, ou sillon supérieur et antérieur. Ils présentent comme caractère commun d'être concentriques à l'échancrure semi-lunaire, de se terminer

Sillons limitants

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FiG. 336. — Les lobes primordiaux et les secondaires du vermis : lingula, lobe central, culmen, déclive, bourgeon, terminal (Bt), tubercule valvulaire (Tub. valv.), pyramide, luette et nodule vus sur une coupe sagittale du rhombencéphale passant par le plan sagittal médian du cervelet. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le lobe postérieur en rose, les lobes inférieur, inféro-interne et inféro-antérieur en jaune. Méthode de Weigert. — 2/1 Grandeur nature.

Bl, bourgeon terminal. — b/i, branche horizontale de l'arbre de vie du vermis. — hv, branche verticale de l'arbre de vie du vermis. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — fai, fibres arciformes internes du bulbe. — NCB, noyau du cordon de Burdach. — NCG, noyau du cordon de Goll. — Nci, noyau centra! inférieur. — A/^, noyau du funiculus teres. — Not, noyau juxta-olivaire interne. — Nrt, noyau réticulé de la calotte. — NXII, noyau de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure. — Plcht, plexus choroïdes du -4° ventricule. — Py, pyramide antérieure du bulbe. — Rin, ruban de Reil médian. — Sbc, substance blanche centrale ou noyau blanc central du vermis. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. — Sgc, substance grise centrale du 4° ventricule. — %c', substance grise centrale péri-épendymaire. — spo, sillon post-central. — spop, sillon post-pyramidal. — sprp, sillon prépyramidal. — SIt, formation réticulée de la calotte. — ssT, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — sla, sillon transverse antérieur. — slraVIII, stries acoustic|ues. — SIrc, stratum complexum. — Strp, stratum profundum. — S/rs, stratum superficiale de l'étage antérieur de la protubérance. — Tch, membrane obturatrice du 4° ventricule. — fV\, diverticule angulaire du 4" ventricule (Fi). — VP, voie pédonculaire. — VV, valvule de Vieussens. — IXd, faisceau solitaire, racine descendante du nerf glossopharyngien.

MORPHOLOf.IE DU RHOMBENCEPH Al, E. 453

dans le sillon marginal antérieur, d'atteindre la substance blanche centrale du cervelet, et d'être plus profonds dans leur partie moyenne que dans leur parties hémisphériques (Fig. 338 et 339).

Le sillon précentral est le moins profond et le plus antérieur; il sépare siiion i.ivcc-utiai. le lobe de la lingula du lobe central (Fig. 336) et devient rapidement superliciel sur ses parties latérales, où il sépare les ailes du lobe central des freins de la lingula. Il se termine de chaque côté dans la partie interne du sillon marginal antérieur et se continue en haut avec le profond sillon qui sépare le cervelet des tubercules quadrijumeaux.

Le sillon post-central (spo) sépare le lobe central du lobe du culmen; siiionposi-centrai. comme le sillon précédent, il devient rapidement superficiel dans ses parties hémisphériques et se termine en dehors dans le sillon marginal antérieur, immédiatement en arriére du sillon précentral. Dans la région du vermis, il atteint généralement la masse blanche centrale du vermis (Fig. 336) et sépare le lobe central de la branche verticale de l'arbre de vie du vermis. Dans quelques cas, sa profondeur est moindre, le lobe central s'implante dans ces cas sur la branche verticale de l'arbre de vie médian et semble n'être qu'une dépendance du lobe du culmen.

Le sillon transverse antérieur ou sillon préclivai (sta) est le sillon le siuon transverse plus profond et le plus étendu du lobe supérieur. 11 entaille profondément '''°"^"'"""le monticule et le lobe quadrilatère, sépare le lobe du culmen du lobe du déclive, décrit une courbe à convexité postéi'ieure très accusée, et se jette à angle droit dans le tiers interne du sillon marginal antérieur (Fig. 334). Il atteint sa plus grande profondeur dans la région du vermis où il sépare, sa protondeur. comme le montrent les coupes sagittales (Fig. 336), la branche verticale de l'arbre de vie médian (bv) de la branche horizontale (bh), puis diminue rapidement de profondeur dans la région hémisphérique. Les deux lèvres de ce sillon sont tapissées non seulement de lames et de Les lames qui ulameiles, comme les lèvres des sillons pré et post-centraux, mais de véri- p'^^™' ^o'' '•'"''» tables lobules recouverts de nombreuses lamelles et dont quelques-uns sont extrêmement saillants. Ces lobules profonds sillonnent obliquement le fond du sillon et deviennent exceptionnellement superficiels. Ils se portent de la face postérieure du lobe du culmen à la face antérieure du lobe du déclive et représentent de véritables lobules de passage profonds, tout à fait comparables aux plis de passage profonds de l'écorce cérébrale.

Lobes secondaires. — Ces lobes, au nombre de quatre, sont : le lobe de la lingula, le lobe central, le lobe du culmen et le lobe du déclive.

I. LiObe de la lingula : lingula (Lig) et freins de la lingula

(Lig') (Fig. 334, 336 et 33T|. — Le lobe de la lingula est profondément situé dans l'échancrure semi-lunaire et appliqué sur les deux tiers inférieurs de la valvule de Yieussens (Fig. 337), entre les deux pédoncules cérébelleux supérieurs qu'il recouvre à sa base. Pour l'apercevoir il faut ou bien renverser le lobe supérieur en arrière, ou enlever à l'aide de ciseaux

Lobe de la lingula.

ANA'TOMIE DES CENTRES NEUVELX.

Aspect et volume.

Freins de la lin»

gula.

Son adhérence à la valvule de Vieus-

Les lames et lamelles de sa face postérieure.

le lobule central et le lobule du culmen (Fig. 337), ou encore pratiquer une coupe sagittale médiane (Fig. 336).

Le lobe de la lingula se présente alors sous l'aspect d'un petit lobe triangulaire qui mesure sur la ligne médiane, dans le sens vertical, 8 à 12 millimètres et au niveau de sa plus grande largeur 45 à 60 millimètres dans le sens transversal. Il comprend une partie médiane qui appartient au verrais et constitue la lingula proprement dite, découverte par Mala-

carne, et deux parties latérales minces et effilées, les freins de la lingula ( Lig' ) , décrites par StilJing en 1865 et qui représentent la partie hémisphérique rudimentaire de ce petitlobe(Fig.337).

La face antérieure fait corps avec la valvule de Vieussensetadhère intimement à la base des pédoncules cérébelleux supérieurs et la partie correspondante des pédoncules cérébelleux moyens.

Les coupes sagittales (Fig. 336) montrent en effet que la lingula représente en réalité un demi-lobe cérébelleux, dont l'axe blanc est foi^mé par les fibres de la valvule de Vieussens.

La face postérieure est libre et forme la lèvre antérieure du sillon précentral ; elle est tapissée de lamelles transversales au nombre de quatre à sept sur la ligne médiane et de deux à quatre sur les freins. Ces dernières lamelles occupent en général toute la largeur de la lingula et s'étendent d'un pédoncule cérébelleux moyen à l'autre. Le bord supérieur est tapissé de lamelles sur ses deux faces et décrit une courbe en ro ou en L d'autant plus accusée que la partie médiane est plus développée. Simple sur la ligne médiane, plus rarement bifide, il n'alfecte avec la

Fig. 337. — La lingula et les freins de la lingula; la face postérieure du cerveau moyen et l'isthme postérieur de His. — D'après Retzius.

BrQa, bras du tubercule quadrijumeau antérieur. — BrQp, bras"du tubercule quadrijumeau postérieur. — fai, fibres arciformes^supérieures de l'isthme. — Gp, glande pinéale. — Lig, lingula. — Lig', freins de la lingula. — Pcm, pédoncule cérébelleux moyen. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. ■ — Qa, Q;), 'tubercules quadrijumeaux antérieurs et postérieurs. — Tpo, tienia'pontis. — IV, nerf pathétique.

MORPHOLOGIE DU RH OMBENCETH ALE. 435

partie supérieure de la valvule de Vieussens que des rapports de conti- £uïlé: il est, en général, libre dans une étendue de 3 à 5 millimètres; dans quelques cas, il se détache encore davantage de la valvule de Vieussens, sa face antérieure présente deux à quatre lamelles et forme ainsi un petit loliulo indépendant en avant duquel on rencontre généralement, comme Stilling l'a moulri'.une petite lingula, accessoire ou dédoublée, appliquée sur la valvule de Vieussens [Fig. 336).

La base du lobe de la lingula se continue avec le lobe central, s'im- «a bascdimpian plante sur la masse blanche centrale du vermis et des hémisphères, et alTecte des rapports intimes avec la base du pédoncule cérébelleux supérieur et la partie postérieure du pédoncule cérébelleux moyen, auxquels la lingula envoie un certain nombre de fibres.

11. Lobe central : lobule central et ailes du lobule central. — lobe centrai. [ Fig. 336, 334, 339). Plus volumineux que le lobe de la lingula en arrière duquel il est situé et qu'il surplombe, le lobe central occupe le fond de léchancrure semi-lunaire et n'apparaît généralement pas à la face supérieure du cervelet. Le lobe central est en effet recouvert dans presque toute son étendue par le culmen et le lobe quadrilatère antérieur, aussi faut-il enlever ce lobe ou rejeter le monticule en arrière pour l'apercevoir.

Ainsi préparé, le lobe central forme un petit lobe allongé, aplati, cur- Aiiesduiobe cenviligne, plus épais et plus étendu dans le sens vertical à sa partie médiane qui appartient au vermis supérieur (lobule central proprement dit), mince et effilé dans ses parties hémisphériques qui s'étendent en forme d'aile jusqu'au pédoncule cérébelleux moyen sur lequels ils s'implantent en formant les ailes du lobule central.

La face antérieure (Fï^. 334) recouvre, au niveau du vermis, la lingula, Rapports. la partie supérieure de la valvule de Vieussens, l'émergence des nerfs pathétiques et les tubercules quadrijumeaux postérieurs.

La face postérieure, plus étendue que l'antérieure (Fig. 336), est recouverte par le lobe du culmen dont la sépare le sillon post-central. Le bord supérieur est libre et onduleux; sa partie moyenne est plus ou moins saillante suivant les sujets, de façon à apparaître ou non à la face supérieure du cervelet, et présente en général, de chaque côté, une encoche légère qui sert de limite aux ailes ou parties hémisphériques du lobe central (Fig. 334, 339).

La base d'implantation de ce lobe est étroite; elle est située dans la Base dimpiantarégion du vermis en avant de la branche verticale (bv, Fig. 336) de l'arbre de vie médian qu'elle contribue quelquefois à former; dans la région des hémisphères, elle se place entre l'étroite base d'implantation des freins de la lingula et la large base du lobe quadrilatère antérieur (Fig. 358).

Les faces antérieure et postérieure et le bord supérieur du lobe central ses lamcs et lasont tapissés de lames et de lamelles dont la direction, transversale en général, présente les plus grandes variétés individuelles. Tantôt ces

lion.

melles.

lamelles sont nettement transversales, parcourent toute la largeur du lobe et s'implantent soit directement, soit par rintermédiaire d'une lamelle verticale unique, sur le pédoncule cérébelleux moyen. Tantôt les

-le ^^Th

?(Cu) LqT).

sY.

âcf

Lsla

FiG. 338 . — Les corps opto-striés et la face supérieure du cervelet. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le formol.) Même cervelet que celui des figures 334, 340, 342.

Bt, bourgeon terminal. — corn, commissure molle. — cop, commissure postérieure avec le pédicule de la glande pinéale ; les éminences situées de chaque coté de la commissure postérieure appartiennent aux ganglions de l'habenula. — em. échancrure marsupiale. — esl, échancrure semi-lunaire. — le, lame cornée. — LP, lobe postérieur. — Lgp. lobe quadrilatère postérieur. — LS. lobe supérieur. — Lsti, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsix, lobe semi-lunaire supérieur. — NC, noyau caudé. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — se/, grand sillon circonférentiel de Vicq d'.A.zyr. — ssV, sV, sillon supérieur de Vlcq d'Azj'r. — V^Cu,, culmen du monticule. — Vide), déclive du monticule.

lamelles sont de longueur inégale et se portent de la face antérieure du lobule central à la face postérieure de ses ailes.

Ce sont en général les lamelles de la face antérieure de ce lobe qui sont les plus étendues, celles de la face postérieure ne dépassant guère le vermis ou la partie adjacente des ailes. Les variations individuelles sont du reste infinies et la symétrie n'est jamais absolue.

MORPHOLOGIE DU RHOMBENCÉPH ALE

III. — Lobe du culmen : culmen(V, Gu) et lobe quadriltère antérieur (Lqa). (Fig. 338, 339, 336, 3i2, 358, 359, 360.) — Ce lobe occupe, comme son nom l'indique, la partie la plus élevée du vermis. Situé en arrière du lobe central, en avant du lobe du déclive, il atteint de chaque côté le tiers antérieur du sillon marginal antérieur et se distingue des deux lobes précédents par ses dimensions plus considérables et le grand développement de ses parties hémisphériques. Il comprend une partie médiane, le culmen, qui appartient au vermis supérieur, et deux masses latérales ou hémisphériques connues sous le nom de lobe quadrilatère antérieur, de parité antérieure du lobe quadrilatère.

De largeur égale dans presque toute son étendue, ce lobe présente trois faces qui sont antérieure, postérieure et supérieure.

La face antérieure est tapissée de lames et de lamelles; elle recouvre le lobe central et quelquefois les pédoncules cérébelleux supérieui's lorsque le lobe central n'apparaît pas à la face supérieure du cervelet.

La face postérieure forme la lèvre antérieure du sillon transverse antérieur, elle est couverte de lobules secondaires plus ou moins détachés, surtout dans la région du vermis, et qui apparaissent exceptionnellement à la surface du cervelet dans la région hémisphérique. Ces lobules profonds se jettent en effet soit sur la face postérieure du lobe du culmen, soit sur la face antérieure du lobe du déclive, et représentent, ainsi que nous l'avons vu plus haut, de véritables plis de passage.

La face supérieure est très large et comprend la moitié antérieure du vermis. Deux à trois, quelquefois quatre sillons interlobulaires la subdivisent en trois à quatre ou cinq lobules secondaires dont l'épaisseur égale celle du lobe central et qui occupent généralement, mais pas nécessairement, toute la largeur du cervelet. Ces lobules présentent, d'un cervelet à l'autre, et d'un hémisphère à l'autre, les plus grandes variétés individuelles et la plus grande asymétrie. Tantôt ils s'imbriquent très régulièrement en décrivant des courbes concentriques à l'échancrure semi-lunaire; tantôt, comme dans le cervelet de la Fig. 339, ils présentent la disposition suivante :

Lobo du culmon.

Forme, dimension, aspect.

Ses faces.

Les lobules secondaires de . sa face supérieure.

ht^mis2)Iière.

Le lobule le plus antérieur (1, Fig. 339) appartieut à l'hémisphère droit, limite le Leurs variétés d'assillon postcentral, concourt à la formation du vermis, puis s'enfonce dans la profondeur F'^^^yj anUeïfndidu sillou post-central (spo); ses lamelles se réunissent en une lamelle terminale unique vidusetsurunmême qui s'implante sur la face postérieure du lobule suivant. Ce lobule ne comprend donc qu'une partie vermienne et qu'une seule partie hémisphérique.

Le lobule suivant (2. 2) appartient de même à l'hémisphère droit dont il parcourt toute la largeur ; il s'épaissit considérablement au niveau du vermis par dédoublement de ses lamelles, puis se rétrécit au delà du vermis, ses lamelles se fusionnant en une partie hémisphérique gauche rudimentaire qui s'enfonce dans la profondeur du sillon postcentral à 1 centimètre en dehors du vermis et se termine par une lamelle unique qui se jette sur la face postérieure de l'aile gauche du lobe central.

Le 3^ lobule (3, 3) ne présente pas de partie hémisphérique droite. Il commence au niveau du vermis par un petit groupe de lamelles, implanté sur la face antérieure du lobule suivant, forme une petite partie du vermis, se rétrécit au niveau du sillon longitudinal

supérieur gauche,, puis s'élargit brusquement en formant une partie hémisphérique gauche, large et bien développée, qui recouvre le rudiment hémisphérique du lobule précédent; il forme ensuite la lèvre postérieure du sillon post-central gauche. Ce lobule ne présente donc qu'une partie verniienne et une partie hémisphérique gauche.

Le 4" lobule(4, 4) occupe toute la largeur du cervelet et présente une partie moyenne

X'sli scf

F]G. 339. — Le lobe supérieur du cervelet, ses lobes et lobules secondaires et le sillon supérieur de Vicq d'Azyr. La pièce a été durcie dans l'alcool, et les sillons interlobaires et interlobulaires ont été écartés. Le lobe supérieur est coloré en bleu, le lobe postérieur en rose.

Bt, bourgeon terminal. — com, commissure molle ou moyenne. — cop, commissure postérieure et sa striation transversale. — ew, échancrure marsupiale. — esl, écliancnire semi-lunaire. — Le, lobe central. — Lqa, lobe quadrilatère antérieur et ses cinq lobules secondaires [i, 2, 3, 4, o). — Lgp, lobe quadrilatère postérieur, et ses 4 lobules secondaires [i, 2, 3, 4). — Lsti, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsis, lobe semi-lunaire supérieur. — pp, pédicule de la glande pinéale. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. — sis. sillon longitudinal supérieur droit et gauche. — spo, sillon post-central. — ssJ', sillon supérieur de Vicq d'.4zyr et son lobule profond. — sla. sillon transverse antérieur séparant Je lobe du culmen. du lobe du déclive. — V.Cii\ culmen du nionlicule. — V{dc) déclive du vermis supérieur.

et deux parlies hémisphériques bien développées, quoi([ue asymétriques. La partie hémisphérique droite est large et formée de trois lamelles ; elle se rétrécit légèrement au niveau du sillon longitudinal supérieur droit (sis), s'élargit au niveau du vermis, puis se divise au niveau du sillon longitudinal gauche (sis) en deux lobules secondaires dont le postérieur est plus large que l'antérieur, mais qui atteignent tous deux le sillon marginal antérieur gauche.

MOUPHOLOGIE DU RHOMBENCEPH ALE.

Le 0" lobule [o, 5) enihi n'est supeiiioiel que Jans ses parties hémisphériques. A droite, il occupe toute la longueur du lobe quadrilatère antérieur, s'enfonce dans la profondeur du sillon transverse antérieur au voisinage du sillon longitudinal droit, forme un lobule profond à la face postérieure du culmen, puis redevient superficiel à 2 centimètres en dehors du vermis et atteint sur l'hémisphère gauche le sillon marginal antérieur.

Il suffit de comparer la figure 339 à la figure 338 pour se rendre compte des grandes variétés individuelles de ces lobules secondaires. Malgré cette asymétrie, le lobe du culmen présente toutefois un aspect général et des dimensions qui varient peu dans les grandes lignes : une partie hémisphérique absente ou riidimentaire étant généralement compensée par un dédoublement du lobule suivant.

Le lobe du culmen présente une base d'implantation, étroite au niveau du vermis, plus large au niveau des hémisphères. Les axes des lames, lamelles et lobules du culmen se fusionnent en effet, dans la région vermienne, en une branche commune qui forme la branche verticale (bv) de l'arbre de vie médian et qui atteint seule la substance blanche centrale du vermis (Fig. 336). Dans la région des hémisphères, les sillons interlobulaires gagnent rapidement en profondeur, atteignent tous la substance blanche centrale, et il résulte de cette disposition que la base d'implantation du lobe quadrilatère antérieur sera d'autant plus large que l'on se rapprochera davantage de l'angle externe du cervelet. Les coupes sagittales sériées rendent nettement compte de cette disposition (Fig. 336, 358, 359, 360).

Sa baso d'implantation et la Ijranche verticale do l'ai'bro de vie du vermis.

IV. — Lobe du déclive (V,dc) : déclive et lobe quadrilatère postérieur (Lqp). — i^Fig. 338, 339, 340, 341, 342, 336, 3o8, 359, 360). Situé en arrière du lobe précédent, en avant du sillon supérieur de Vicq d'Azyr qui le sépare du lobe postérieur, le lobe du déclive représente une sorte de lobe de transition qui emprunte ses caractères et son aspect général à la fois au lobe supérieur et au lobe postérieur du cervelet. — Par la fusion de son vermis dans toute son étendue à la partie hémisphérique, ce lobe appartient bien au lobe supérieur du cervelet, mais le vermas ne forme plus, comme pour le lobe du culmen, le lobe central et le lobe de la lingula, le point le plus saillant, le plus convexe et le plus postérieur du lobe. Les parties hémisphériques le débordent un peu en arrière et s'élargissent dans la partie adjacente du vermis; en dehors, elles s'effilent progressivement et forment une sorte de triangle dont la base s'adosse au vermis et dont le sommet tronqué atteint le sillon marginal antérieur.

Dans sa partie médiane, qui représente à peu près la moitié postérieure du vermis, ce lobe forme le déclive, la pente ou revers du monticule; ses parties hémisphériques constituent le lobe quadrilatère postérieur ou la partie postérieure du lobe quadrilatère. Dans la classification des anciens auteurs, les lobes du culmen et du déclive formaient le lobe du monticide daas la région du vermis, et le lobe quadrilatère dans la région hémisphérique.

Lobe du déclive.

Forme, aspect tique.

dimension, caractéris-

Les faces.

Les lobules sccoudaires de sa face supérieure.

Variétés d'aspect et as3'métrie.

Le lobe du diklive présente comme le lobe du culmen une face antérieure concave, une face postéi'ieure convexe et une face supérieure.

La face antérieure forme la lèvre postérieure du sillon transverse antérieur (Fig. 336). Elle est tapissée, surtout dans sa partie médiane ou vermienne. de lobules profonds très bien délimités qui deviennent rapidement sessiles de chaque côté du vermis et se continuent avec les lames de la partie hémisphérique du lobe.

La facp supérieure est irrégulière de forme. Dans la région du vermis, le déclive s'enfonce dans le fond de l'échancrure marsupiale, les sillons longitudinaux supérieurs sont plus profonds et le délimitent mieux des parties hémisphériques (Fig. 339). Trois à quatre sillons interlobulaires segmentent la surface du lobe du déclive en quatre à cinq lobules. Les deux lobules antérieurs alTectent la môme disposition que les lobules du culmen; ils occupent toute la largeur du cervelet, s'étendent d'un sillon marginal antérieur à l'autre et peuvent présenter de très grandes variations individuelles.

Sur le cervelet de la figure 339, le premier lobule (V,dc, 1.) comprend ^uue partie superficielle hémisphérique droite et une petite partie médiane ou vermienne, qui ^'enfonce dans la profondeur du sillon traiisverse antérieur et se termine brusquement de l'autre côté du vermis.

Le deuxième lobule (2,2) compense l'insuffisance dupremier. Il présente un segment hémisphérique droit de même dimension et de même largeur que le premier; arrivé au niveau du sillon longitudinal supérieur droit, ce lobule se dédouble, fournit deux lobules au vermis et deux, larges lobules hémisphériques gauches qui atteignent le sillon marsinal antérieur gauche.

héltlisphérique.

Los lobules posté- Les lobules postérieurs ne s'étendent pas à toute la surface du lobe et rieurs sont profonds g^jj^ d'autaut plus petits qu'ils sout dIus Dostérieurs. Au nombre de deux à

dans la moitié exle- r r t. ^ r i ^

rieure de leur partie trois, ils présentent unc petite partie médiane OU vemiieune et une partie hémisphérique disposée en forme d'aile et qui s'enfonce après un trajet plus ou moins long dans la profondeur du sillon supérieur de Vicq d'Azyr, pour former les lamelles et lobules de la face postérieure du lobe du déclive. Cette face est en effet tapissée de lames et de lobules obliques en avant et en dehors; les internes décrivent une courbe à concavité antérieure et inférieure (Fig. 341), puis se jettent sur le lobe postérieur et représentent de véritables plis de passage profonds qui relient le lobe supérieur au lobe postérieur du cervelet. Les externes, plus longs, décrivent une courbe en S italique et sont la continuation directe des deux ou trois lobules de la partie postérieure de la surface du lobe du déclive. Les lamelles de ces lobules secondaires se fusionnent en dehors et s'implantent soit directement, soit par l'intermédiaire d'une lamelle sagittale comnume sur la partie externe du pédoncule cérébelleux moyen au voisinage de l'angle externe du cervelet.

Les lames et les lobules du déclive envoient leurs fibres dans la branche horizontale (h\\) de Farbre dévie tnédian [Fig. 336). La base d'inser-

dans

Base d'implantation et brandie horizontale do l'arbre do vie du vermis.

tion de ce lobe est large

a région du vermis; elle diminue dans la

MORPHOLOGIE DU RIIOMBENCÉPH ALE

partie hémisphériqiio adjacente au vermis, puis se rétrécit peu à peu, à mesure quel'on s'approche du sillon marginal antérieur. Elle se comporte en d'autres termes en sens inverse de la base d'insertion du lobe du culmen, laquelle, étroite dans la région du vermis, s'élargit considérablement au voisinage du sillon marginal antérieur (Fig. 358, 359, 360).

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