LOBE POSTERIEUR OU LOBE DES LAMES TRANSVERSALES
Le lobe postérieur occupe le cinquième postérieur de la face supé- loIjo postdr rieure et la moitié postérieure de la face inférieure du cervelet. C'est un
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FiG. 340. — La face postérieure du cervelet et l'échancrure marsupiale. (D'après la photographie (Lune pièce durcie dans le formoL) Autre face des figures 338, 334, 342.
Bt. bourgeon terminaL — em, échancrure marsupiale. — esl, échancrure semi-lunaire — Lqa, lobe quadrilatère antérieur. — Lqp, lobe quadrilatère postérieur. — LP, lobe postérieur. — LS, lobe supérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — scf, grand sillon circouférentiel de "N'icq d'Azyr. — sh, sillon longitudinal supérieur. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'.4.zyr. — sta, sillon transverse antérieur. — Y{Cu), culmen du vermis supérieur. — Vide), déclive du vermis supérieur.
lobe volumineux, remarquable par l'exiguïté de sa partie moyenne et le développement considérable de ses parties hémisphériques.
Séparé du lobe supérieur par le sillon supérieur de Vicq d'Azyr (ssV), le lobe postérieur est limité en avant parle sillon post-jjyramidal extrêmement profond dans la région du vermis, plus superficiel dans la région des hémisphères, sillon qui sépare le lobe postérieur du lobe inférieur.
Deux profonds sillons, le grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (scf) et le sillon inférieur (siV) du même auteur, subdivisent sa partie hémi-
Dimensions.
Limites.
I)L'VCloi)j)cmcnt ru- (limontairo de la rê^'ion vcrmicnnc.
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splicrique en trois grands loljos qui sonl : le lobe semi-liinairf s>i//pn'ritr,\e lobe semi-lunaire inférieur et le lobe grêle.
Dans la région du vermis, le lobe postérieur se réduit parfois à un petit lobule dont les dimensions ne dépassent guère celles de la lingula : ce sont les lames transversales d'Arnold. Tantôt il s'agit d'un lobule unique tapissé d'un nombre plus ou moins restreint de lames et de lamelles, tantôt un sillon superficiel et qui fait suite en dehors au grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr le subdivise en deux parties inégales :
La partie supérieure, la plus petite, se réduit à une simple lame excessivement mince, quelquefois sessile, recouverte de lamelles secondaires et tertiaires, et située dans le fond de l'échancrure marsupiale, au-dessous du Bourgeon tcrmi- déclivc. C'est le bourgeon terminal (Bt), le folium cacuminis des anciens auteurs, les la7nes transversales supérieures d'Arnold; il repi'ésente la partie la plus postérieure du vermis et se trouve situé sur le prolongement de la branche horizontale de l'arbre de vie médian (Fig. 336). Tiibciciiie vaivu- L'dpartie inférieure, beaucoup plus considérable, forme le tuber valvulœ (Tv) des anciens ou les lames transversales i}iférieures d'Arnold et de Kôlliker. Sa face supérieure est très réduite, elle n'est guère plus développée que le folium cacuminis, sa face inférieure est par contre considérable, tapissée de nombreuses lamelles et lobules transversaux et forme la lèvre supérieure du profond sillon post-pyramidal.
Les lobes semi-lunaires supérieurs sont réunis dans la région du vei'mis parle folium cacuminis; les lobes semi-lunaires inférieurs, par le tubercule valvulaire. Quant aux lobes grêles, ils n'ont généralement pas de représentants dans le vermis, à moins qu'on ne considère comme tels les lames et lamelles qui tapissent le fond du sillon post-pyramidal.
On peut donc considérer au lobe postérieur deux lobes secondaires : Los deux lobes 1» Le lobe du bouTgeon terminal ou des lames transversales supérieures, comprenant le bourgeon terminal et les lobes semi-lunaires supérieurs ;
2° Le lobe du tubercule valvulaire ou des lames transversales inférieures dont la partie moyenne constitue le tubercule postérieur et dont les parties hémisphériques forment : le lobe semi-lunaire inférieur et le lobe grêle.
Avant de procéder à leur étude, nous passerons en revue les sillons qui les limitent, à savoir, le sillon supérieur, le grand sillon circonférentiel et le sillon inférieur.
Sillon supéncurdo Lc slllon supérieuf de Vicq d'Azyr (ssV) (Fig. 336, 338,339, 340,341),
"^''' ' '"' qui porte encore les noms de sillon supéro-postérieur , de sillon post-clival
(Schafer), sépare le lobe supérieur du lobe postérieur. Superficiel dans la
région du vermis oii il est loin d'atteindre la profondeur des sillons inter-
lobulaires qui segmentent le monticule (Fig. 341 et Coupes sagittales,
Fig. 336, 358, 359, 360), le sillon supérieur devient rapidement profond
Sa piuf.Mideur, snn daus la régïou dcs hémisphères, grâce au développement considérable du
"^"""^ ■ lobe [)ostérieur en arrière; en dehors, il atteint le sillon marginal anté-
MORPHOLOGIE DU RIIOMBENCEPH ALE
riciir. Co sillon est facile à distinguer des sillons interlobaires et interlobnlaires qui sillonnent la face supérieure du cervelet — même recouvert de ses méninges [Fig- 331), — grâce à la disposition des lamelles qui le bordent (Fig. 3381. Les lamelles de sa lèvre antérieure, qui appartiennent au lobe déclive, s'enfoncent en effet obliquement dans la profondeur du sillon et sont d'autant plus courtes qu'elles sont plus postérieures. Les lamelles de sa lèvre postérieure qui appartiennent au lobe semi-lunaire
st a "
ScK lamollns profondcs.
FiG. .341. — Le sillon supérieur de Vicq d'Azyr et les lobules qui jtapissent ses faces. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool et dont les lèvres du sillon supérieur de Vicq d'Azyr ont été écartées.) Même pièce que celle des Fig. 339, 341, 343, 344.
Bt, bourgeon terminal. — LP, lobe postérieur. — Ip, lobule profond du sillon supérieur de Vicq d'AzjT. — Lqa, lobe quadrilatère antérieur. ^ Lgj], lobe quadrilatère postérieur. — LS, lobe supérieur. — Lsli. lobe semi-lunaire inférieur. ^ Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — scf, grand sillon circouférentiel de Vicq d'Azyr. — sta, sillon transverse antérieur. — sis, sillon longitudinal supérieur. ^ ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — Tv, tubercule Tal'ïTilaire. — ViCii^i, culmen. — V{dc), déclive.
supérieur sont, par contre, transversales et sensiblement parallèles à la direction du sillon.
Le grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (scf) (Fig. 340,|342, 343) (Sulcus horizontalis magnus) sépare les lobes de la face supérieure du cervelet de ceux de la face inférieure, et en particulier le lobe semilunaire supérieur (Lsls) du lobe semi-lunaire inférieur (Lsli). C'est le sillon le plus profond de l'hémisphère, mais il ne s'étend pas nécessairement au vermis, comme Vicq d'Azyr le faisait déjà remarquer. En dehors, il se jette dans le sillon mai'ginal antérieur (sma) du cervelet (Fig. 342), appartient dans ta plus grande partie de son trajet à la face inférieure du cervelet et n'apparaît à la face supérieure que dans le voisinage de l'échancrure marsupiale (em). Lorsqu'on écarte les lèvres de ce sillon (Fig. 343),
Grand sillon circonférentiel.
Sa profondeur, son étendue.
Ses variétés individuelles.
on constate qu'il est tapissé de liimelles dont la direction est à peu près parallèle à ce. sillon. Une mince lamelle profonde, qui unit en dehors les deux lobes semi-lunaires, le sépare du pédoncule cérébelleux moyen qu'il n'atteint pas.
En dedans, il présente de grandes variétés individuelles. Tantôt il se
LpIi
siV Lgr
iag
FiG. 342. ■ — Face latérale du rhombencéphale : les lobes semi-lunaires supérieur et inférieur, le grand sillon circonférentiel et le llocculus. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le formol. — Même pièce que celle des Fig. 340, 338 et 334.
B, bulbe rachidien. — BrQp, bras du tubercule quadrijumeau postérieur. — esl, éohancrure semi-lunaire. — Floc, flocculus ou lobule du nerf vague. — Ldr/, lobe digastrique. — I.ffr, lobe grêle. — Lcja, lobe quadrilatère antérieur. — Lcjp, lobe quadrilatère postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — P, pied du pédoncule cérébral. — Po. protubérance. — Py, pyramide antérieure du bulbe. — Qa, tubercule quadrijumeau antérieur. — RI, ruban de Reil latéral. — RsTh, région sous-optique. — se/', grand sillon circonférentiel de Vicq d'.izyr. — s/I', sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'.Vzyr. — sfa, sillon transverse antérieur. — Tpt, tractus pedoncularis Iransversus. — IV, nerf pathétique. — )', nerf trijumeau. — 17, nerf moteur oculaire externe. — VJI, nerf facial. — VIII, nerf auditif. — A7/, nerf grand hypoglosse.
prolonge sur le vermis, segmente les lames transversales d'Arnold, et sépare du tubercule valvulaire (Tv) le bourgeon terminal (Bt) qui se présente alors sous l'aspect d'une mince lamelle transversale indépendante du tubercule. Tantôt il s'arrête dans la profondeur de l'échancrurc marsupiale, et le bourgeon terminal est représenté dans ce cas par une lamelle sessile adhérente au tubercule valvulaire (Fig. 341).
MOUmiOLOlill': du RHOMBENCEPHALE. 465
Le sillon inférieur de Vicq d'Azyr (siV) (Fig. 3ii), riiomologue du suion iniciriour do sillon supérieur du même auleur, est un sillon, profond en dedans, plus "^"^ "'^'' superficiel en dehors, qui appartient aux hémisphères du cervelet et qui sépare le lobe semi-lunaire inférieur (Lsli) du lobe grêle (Lgr). Il se continue en dedans avec le profond sillon post-pyramidal (spop) qui sépare le son otcntiuo. lobe postérieur du lobe inférieur, et en particulier le tubercule valvulaire (ï\) de la pyramide du vermis, décrit une courbe à concavité antérieure et interne, concentrique à celle du grand sillon circonférenticl de Vicq d'Azyr (scf), puis atteint en dehors le sillon marginal antérieur (sma) à peu près à la hauteur du sillon supérieur (ssV) dont le sépare le pédoncule céré-
LeIs ssV^^^^^qp Lslï
scf.
Lsli
FiG. 343. — Le grand sillon circonféreutiel et le lobe des lames transversales d'Arnold. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool. — Même pièce que celles des Fig. 339, 341, 344.)
Bt, bourgeon terminal. — iyp, lobe quadrilatère postérieur. — Lsli, lobe semi-lunaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — Lt, lobe des lames transversales d'Arnold. — sel', grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azja-. — ssV, sillon supérieur de Vie d'Azyr. — Tv, tubercule valvulaire. — V(dc) déclive du vermis supérieur.
belleux moyen. Le fond du sillon inférieur est souvent tapissé de plis de passage profonds qui relient le lobe semi-lunaire inférieur au lobe grêle.
1. Lobe du bourgeon terminal ou lobe des iames transver- Lobe du bourgeon sales supérieures. — Bourgeon terminal (Bt) et lobe semi- *'"'"'""• lunaire supérieur i^Lsls). — Le lobe du bourgeon terminal constitue une masse excessivement mince dans la région du vermis, développée en forme d'aile dans la région des hémisphères, qui forme le bord postérieur du cervelet et se trouve comprise entre le sillon supérieur (ssV) et le grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (scf).
Dans la région du vermis, il se réduit au bourgeon terminal ou foHum son aspect, cacuminis. Dans la région des hémisphères, le lobe du bourgeon terminal forme l'important lobe semi-lunaire supérieur (Lsls), mince en dedans, épais en dehors, et qui comprend comme tous les autres lobes hémisphériques une face superficielle et deux faces profondes, l'une supéro-anté-