TOME n
dimensions.
ricure etrautro intérieure, en contact avec les lobes secondaii'cs adjacents.
,scs laces. La face suijprficielle est postérienre et sillonnée de lamelles transversales
dont la plupart parcourent toute la largeur de l'hémisphère. Un sillon interlobulaire profond la sépare en deux parties sensiblement égales qui comprennent chacune deux à trois lobules secondaires. h?i face profonde supéro-ani Prieure forme la lèvre postérieure du sillon supérieur ; elle présente constamment un mince lobule aplati en lame de couteau, (Fig. 341) très bien délimité, situé dans la profondeur du sillon supérieur, mais qui peut devenir superficiel en dehors, et deux à trois lobules secondaires moins indépendants que le lobule précédent et situés en arrière de lui.
Lames et lobules Lcs lames et lobulcs qui sillonnent les faces supéro-antérieure et pos-
secon'laires. l ' • iii -i- <• i .^
terieure du lobe semi-iunaire supérieur ont comme caractère commun d'être régulièrement curvilignes et sensiblement parallèles au bord postérieur du cervelet (Fig. 341). Les lamelles et lobules de la face inférieure sont plus irrégulières. Elles forment la lèvre supérieure du grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr, décrivent des courbes plus ou moins régulières, et sont souvent profonds dans leur partie moyenne, et superpiis de passage ficiels à Icurs extrémités (Fig. 343). Les plus inférieurs et les plus antéfo'bersemMuraiies Tieurs sc portent obliquement en bas et se jettent sur le lobe semi-lunaire supérieur et infé- inférieur, formant ainsi des plis et des lobules de passage profonds qui relient les deux lobes semi-lunaires d'un môme hémisphère. On compte en général sur cette face trois à quatre lobules secondaires qui présentent souvent sur un même cervelet de grandes variétés d'aspect, de forme, de longueur et de direction.
Lame de concen- Lcs lauics et lobulcs dcs faces postéricure, supéro-antérieure et infé-
tration commune do- iii *i* '• e ' l ii i"
la région hémisphd- l'iGurc dii lobc scmi-lunaire supérieur, se fusionnent en dedans et s imrique de ce lobe plantent à angle droit ou à angle aigu sur une lamelle de concentration commune (Fig. 343), d'inégale épaisseur qui occupe les bords de l'échancrure marsupiale et qui est en général plus développée dans le sens sagittal lorsque le bourgeon terminal est court et sessile, que lorsqu'il est bien développé. C'est cette lame de concentration commune qui se réfléchit dans le fond de l'échancrure marsupiale et se continue avec le folium cacuminis du vermis. Lorsque celui-ci est sessile, la lame de concentration commune se continue avec l'une ou l'autre lamelle supérieure du tubercule valvulaire. Ce mode d'insertion des lamelles cérébelleuses est caractéristique des lobes des faces postérieure et inférieure du cervelet el se rencontre chaque fois qu'un profond sillon sépare la région vermienne de la région hémisphérique. Elle fait défaut au lobe supérieur où les lames des hémisphères se continuent directement avec celles du vermis et oîi les sillons longitudinaux supérieurs sont insignifiants.
Lobe du lui.crcuio 2. Lobe du tubercule valvulaire, ou lobe des lames transvnivuiairc. vsrsalos inférieures : tubercule valvulaire (Tv), lobe semi-
lunaire inférieur (Lsli) et lobe grêle (Lgr). — Le lobe du tubercule
MORPHOLOGIE DU RHOM BEXCEPH A LE. 467
valmdairc constitue un lobe eonsidérable, compris entre le grand sillon scs dimensions. circonférentiel de Yicq d'Âzyr (^scf) et. le sillon post-pyramidal (spop), lobe qui comporte dans la région hémisphérique les deux tiers postérieurs de la face inférieure du cervelet et qui se réduit au niveau du verrais à une petite masse de volume variable suivant les sujets. Le tubercule valvulaire ou partie vermienne de ce grand lobe se fusionne sa partie ver-
, ,. . 111 rriiji^i' 1 mienne. Tuborculo
ou non avec la partie vermienne du lobe précédent, c est-a-dire avec le vaivuiaire. bourgeon terminal. Fusionnés (Fig. 3i3), ces lobes forment une petite masse que l'on peut désigner sous le nom de lobes des lames transversales d'Arnold, remarquable par l'exiguïté de sa face supérieure et le développement relativement considérable de sa face inférieure, dont les lames et les lamelles tapissent les deux tiers postérieurs de la face Brièveté do sa laoo inférieure de la branche horizontale de l'arbre de vie médian (Fig. 336, ^"p™""'"p. 432). Lorsque les deux lobes sont indépendants et que le grand sillon circonférentiel passe sur le verrais, la face supérieure du tubercule valvulaire est un peu plus étendue que dans le cas précédent, raais ne dépasse guère la largeur de 3 à 4 lamelles, tandis que l'on compte 7 à 8 et 9 lames Étendue de sa face et lamelles à la face inférieure qui est tapissée chez quelques sujets de deux à trois lobules secondaires bien développés. Dans l'un et l'autre cas, la face superficielle ou postérieure du tubercule valvulaire situé dans le fond de l'échancrure marsupiale est peu étendue et comprend deux lobules plus ou moins développés, séparés par un sillon superficiel.
A ce minime segment médian ou vermien correspondent deux seg- segment hémiments hémisphériques considérables; larges et épais en dedans où ils ^p^'"'"''"'débordent, dans une étendue de 10 à 12 ou 15 millimètres, la partie postérieure du verrais, ils sont plus étroits et plus minces en dehors où ils concourent à former la moitié externe de la lèvre inférieure du sillon marginal antérieur.
Les lames et lamelles de ces segments hémisphériques décrivent toutes en général une courbe concave, en avant et en dedans, et concentrique au grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. Le sillon inférieur de Vicq d'Azyr subdivise chaque segment hémisphérique en deux parties, dont l'antérieur constitue le lobe grêle, et le postérieur le lobe semi-lunaire inférieur.
Le lobe semi-lunaire inférieur (Lsli), à l'inverse du lobe semi-lunaire Lobe semi-iunairo supérieur, est large et épais en dedans, mince et étroit en dehors, et présente dans la direction, la longueur et le trajet de ses lamelles de grandes variétés individuelles, non seulement d'un cervelet à l'autre, mais encore d'un hémisphère à l'autre. Il présente une face supérieure qui forme la son aspect. lè\Te inférieure du grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr (Fig. 343) ; une face antérieure, en contact avec le lobe grêle, auquel elle est unie par de nombreuses lamelles de passage profondes qui tapissent le fond du sillon inférieur de Vicq d'Azyr ; et une face inférieure ou superficielle qui présente la forme semi-lunaire caractéristique du lobe.
Un sillon interlobulaire profond, que l'on peut désigner sous le nom
A.XATOMIK DES CENTRES >'ERVELX.
Sa subdivision par le sillon scmi-lunairc.
Segment rieur.
jjoste-
de sillon Sf^mi-liinatre [ssi), subdivise la face inférieure ou superficielle en deux parties inégales qui présentent généralement beaucoup d'analogie avec les lobules du déclive (Fig. 344). La. partie poslérieiire (1/1) comprend deux à trois lobules qui ne s'étendent pas à toute la largeur du lobe semilunaire inférieur (Lsli), s'amincissent en dehors et s'enfoncent, après un
pTloc
TXoc- I
Lsls,
Fjg. 344. — Face inférieure du cervelet. Les sillons interlobaires ont été écartés, le bulbe relevé pour montrer l'extrémité antérieure du vermis inférieur et la membrane obturatrice du i" ventricule. Le lobe postérieur est coloré eu rose, les lobes inférieur, inféro-interne et inféro-antérieur en jaune. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool. — Même pièce que celle des Fig. 339, 341, 343, 343.)
Amf/, amygdale. — Bt, bourgeon terminal. — Floc, tlocculus. — pFloc, pédoncule du itocculus. — irf.9, lobe rligastrique. — Xr/c, lobe grêle. — Lsli, lobe semi-kmaire inférieur. — Lsls, lobe semi-lunaire supérieur. — Ma, trou de Magendie. — mol', membrane obturatrice du 4' ventricule. — No, nodule. — Pi/c, pyramide de Malacarne. — P'jc', ailes ou expansions latérales de la pyramide. — sgr, sillon du lobe grêle. — siV, sillon inférieur de Vicq d'AzjT. — sli, sillon longitudinal inférieur. — sina. sillon marginal antérieur. — spf, sillon pré-flocculaire. — spon, sillon post-nodulaire. — spop, sillon post-pyramidal. — sprp, sillon pré-pyramidal. — ssl, sillon semi-lunaire. — Tv, tubercule valvulaire. .— Uv, luette. — ///, r, 17, ]'II. Vin. les l'acines des troisième, cinquième, si-\ième, septième et huitième paires de nerfs crâniens.
trajet plus ou moins long, dans la profondeur du sillon semi-lunaire (ssl) 011 ils forment un lobule profond, mince et aplati en lame de couteau, qui se jette en dehors sur la partie correspondante du lobe semi-lunaire supérieur (Fig. 343, côté gauche). En dedans, les nombreuses lames et lamelles de cette partie se fusionnent en une lame de concentration unique qui s'implante par un court pédicule sur le lobe semi-lunaire supérieur ou qui se continue avec les lamelles qui tapissent la face supé-
Lj;iiii'nt niih''
rimir.
M0HP110L0(;iE 1)1' RHOMIÎENCEPHALE. 469
rleure du tuborcule valvulaire. La partie antérieure du lobe semi-lunaire inférieur i^Fig-.S'ti-, 2, 2) coniproud un ou deux minces lobules secondaires qui s'étendent à toute la largeur de l'hémisphère. En dehors, ils se fusionnent généralement au voisinage du sillon marginal antérieur à la partie postérieure du lobe grêle; en dedans, ils se continuent avec les lamelles qui tapissent la face inférieure ou la face superficielle du tubercule valvulaire. Dans ce dernier cas, la lamelle d'union peut être superficielle, former avec celle du côté opposé une sorte de capuchon qui interrompt de chaque côté les sillons longitudinaux inférieurs droit et gauche.
La disposition de la partie antérieure du lobe semi-lunaire est en général constante ; il n'en est pas de même de la partie postérieure qui peut présenter deux segments semi-lunaires disposés en sens inverse, l'un épais en dedans et mince en dehors, l'autre mince en dedans et épais en dehors, séparés par un sillon oblique en arrière et en dedans et qui unit le grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr au sillon semi-lunaire (Fig. 343, côté gauche).
Le lobe grêle (Lgr), plus petit que le lobe semi-lunaire inférieur, en i.obe gioio. avant duquel il est situé, s'étend à toute la largeur de l'hémisphère, déjà considérablement réduite à ce niveau (Fig. 333, 344). Il atteint en dedans Dimension et asla pyramide du verrais dont le sépare le sillon longitudinal inférieur, et ^"^ en dehors le sillon marginal antérieur (sma) dont il concourt à former la lèvre inférieure. Un sillon inter-lobulaire profond, le sillo7i du lobe grêle siiion du lobo (sgr, Fig. 344] [sulcus gracilis, sulcus intergracilis&iî Schaffer), le dédouble ^^'^'^' en deux parties minces et d'égale épaisseur dans toute leur étendue, et formée de lamelles parallèles. En dedans, les lamelles des segments dédoublés du lobe grêle s'implantent sur doux lamelles communes qui, le plus souvent, se continuent directement dans le fond du sillon postpyramidal (spop) avec les lamelles les plus antérieures de la face inférieure du tubercule valvulaire; d'autres fois elles s'implantent sur les expansions latérales ou ailex de la pyramide du vermis.
III. — - LOBE IXFliaiEUR OTJ LOBE DE LA PYRAMIDE : PYRA.IMDE ET LOBE DIGASTRIQUE
Le lobe inférieur, situé en avant du lobe postérieur, est très réduit de vo- Lobe inférieur. lume lorsqu'on le compare aux lobes postérieur ou supérieur du cervelet; mais, au point de vue embryologique, il est équivalent à chacun de ces lobes, iiomoiogic em- II comprend, dans la région du vermis, la pyramide de Malacarne (Pyc), et, dans la région hémisphérique, le lobe digastrique (Ldg) ou cunéiforme.
Considéré dans son ensemble, le lobe inférieur affecte la forme d'un fer à cheval, inclus dans le lobe postérieur; les branches sont situées en arrière dutlocculus, l'ouverture loge les amygdales et le bulbe rachidien.
Deux profonds sillons, les sillons post et pré-pyramidaux délimitent ce lobe et le séparent du lobe postérieur et du lobe inféro-interne ou uvuloamysdalien.
bryologique.
Sillon niidal.
post-pvra-
SiUon prL^-jivranii- .lal.
Le sillon post-pyramidal (spop i est très profond dans la région du verrais, où il sépare la pyramide du tubercule valvulaire et de la partie interne du lobe semi-lunaire inférieur (Fig. 336, 344). Il reçoit sur les parties latérales de la pyramide l'extrémité interne du sillon inférieur de Vicq d'Azyr (siV) et du sillon du lobe grêle (sgr), se dirige de chaque côté obliquement en avant et en dehors, sépare les ailes de la pyramide du lobe grêle, puis ce dernier du lobe digastrique, et atteint le sillon marginal antérieur (sma) en dehors du flocculus (Floc).
Le sillon pré-pyramidal (sprp), transversal dans la région du verrais, oîi il sépare la pyramide de la luette, décrit de chaque côté une courbe à concavité interne qui sépare le lobe digastrique de l'amygdale (Fig. 344, 345); sa partie concave embrasse l'amygdale et sert à délimiter le nid de pigeon ou d'hirondelle (nh, Voy. p. 473); elle n'est séparée du sillon postpyraraidal que par la mince crête verticale qui unit la pyramide au lobe digastrique.
Pyramide Je ^laacarne.
Ailes de la pyramide.
La pyramide ^Pyc, Fig. 332, 336, 344, 34S, 408 et 410 à 414) [pijramide lamineuse de Malacarne) forme un petit lobe piriforme dirigé obliquement en arrière et en bas, et séparé du tubercule valvulaire en arrière. Aspect et dimea- et de la luette en avant, par les sillons post-pyramidal (spop) et prc-pyramidal (sprp).
L'extrémité postérieure de la pyramide est libre et arrondie en tubérosité; elle constitue la partie la plus proéminente du verrais inférieur. On y distingue trois petits lobules secondaires, aplatis d'avant en arrière, dont le postérieur, le plus important et le plus volumineux, légèrement courbe à concavité antérieure, s'étire de chaque côté pour forraer les expansions latérales ou ailes de la pyramide.
La lamelle qui tapisse la partie la plus saillante du lobule postérieur forme le bord libre et tranchant des ailes. Elle reçoit à ce niveau non seulement toutes les lames et lamelles de la face postérieure de la pyramide, qui sont d'autant plus larges qu'elles sont plus profondes, mais encore toutes les lamelles des lobules antérieurs, ainsi que celles de la face antérieure de la pyramide, remarquables par leurbrièveté, leur direction transversale et leur aspect très analogue à celui de la lingula.
La yiyramide présente une base d'implantation mince et étroite, située à la face inférieure de la branche horizontale de l'arbre de vie médian, au voisinage de la substance blanche centrale du verrais (Fig. 336).
La pyramide est reliée au lobe digastrique par une mince crête d'union (cPyc) verticale, basse et concave, dépourvue d'écorce cérébelleuse (Voy. Coupes sagittales, Fig. 360 et 414), dirigée obliquement en avtmt et en dehors et située en arrière de l'amygdale (Arag), en avant de l'extrémité interne du lobe grêle (Lgr). Pour l'apercevoir, il faut donc enlever l'araygdale (Fig. 345) ou pratiquer une coupe sagittale en dehors de la
Base d'implantation.