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QUATRIEME VENTRICULE

(jualriémc ventricule.

Sa forme

Ses diverticules.

Variétés ducllcs.

indi'

Le quatrième ventricule {sinus rhomboïdal, força rhomboidalis, sinus rhomboidens medidlee oblongatse, ventricule du cervelet de Galien, premier ventricule de Tiedanmin, parce qu'il se développe le premier) est la cavité épendymaire du cerveau rhomboïdal.

C'est une cavité irrégulièrement losangique, presque verticale, aplatie d'avant en arrière, qui en haut fait suite à l'aqueduc de Sylvius et qui se continue en bas avec le canal épendymaire de la moelle épinière. Etroite en haut, elle s'élargit à sa partie moyenne, émet en arrière un diverticule angulaire, médian (fV., Fig. 336), qui s'enfonce dans la substance blanche du cervelet, et de chaque côté deux diverticules latéraux (rlVj, Fig. 348) qui entourent la base du bulbe. En bas, elle se rétrécit de nouveau et se termine par une excavation angulaire très accusée, décrite par Hérophile sous le nom de calamus scriptorius ; le sommet de cet angle correspond à l'embouchure du canal de l'épendyme et constitue le bec du calamus.

La cavité du quatrième ventricule offre dans sa forme de très grandes variétés individuelles ; elle est tantôt étroite, tirée en longueur et mesure 30 à 35 millimètres sur 10 à 20 de large ; tantôt elle est large, comme ramassée sur elle-même, et ses axes à peu près d'égale longueur mesurent chacun 23 à 25 ou 27 millimètres.

Elle présente une paroi antérieure très épaisse, ou plancher, et une \)-àvo\ postérieure coudée, le toit, voûte ou tente (Fig. 336).

Planciierdul" ventricule.

PLANCHER DU 4 VENTRICULE (Fig. 352 et 335). — Comme la cavité du quatrième ventricule, le plancher présente dans sa forme et sa configu-

MORPHOLOGIE DU RHOMBKNCÉPHALE.

ration de très grandes variétés individuelles qui tiennent surtout à la disposition, au nombre, au trajet et à la saillie de stries blanches transversales, connues sous le nom de sfries acoustiques, stries médullaires, barbes du calamus iFig. 332).

Le grand axe du plancher est parcouru dans toute sa longueur par le sillon longitudinal médian, qui se continue en haut avec le profond sillon de même nom de l'aqueduc de Sylvius. s'élargit dans la partie supérieure ou protubérantielle du plancher pour former une véritable fossette médiane (fm, Fig. 332 et 33o), puis se rétrécit, devient superficiel dans la région bulbaire où il constitue la tige du calamus. A la jonction du sillon avec le canal épendymaire, on trouve, en avant de l'obex, une petite dépression en cul-de-sac, appelée ventricule d'Arantius (Fig. 444).

Le sillon longitudinal médian est bordé de chaque côté par deux cordons longitudinaux cylindriques et saillants, les funiculi teretes (ft, Fig. 332, 333) ou faisceaux arrondis, qui parcourent toute la longueur du plancher, appartiennent à la lame fondamentale de His (voy. T. F'', p. 83) et contiennent les noyaux d'origine des nerfs moteurs du rhombencéphale.

Ils commencent dans le calamus par une extrémité effilée très voisine de la ligne médiane, connue sous le nom à'aile blanche interne (api, Fig. 333), s'élargissent dans la région moyenne du plancher oii ils sont le plus souvent recouverts par les stries acoustiques, puis se renflent audessus de la plus grande largeur du plancher en une saillie arrondie, oblongue ou irrégulière, Yeminentia teres (et); ils s'amincissent ensuite , occupent toute la largeur de la partie supérieure du plancher et se continuent dans l'aqueduc de Svlvius avec les lames fondamentales du

.Sa striation longitudinalo.

Ventricule d'Arantius.

Funiculi teretes.

FiG. 333. — La paroi postérieure de l'aqueduc de Sylvius. Le plancher du 4^ ventricule dépourvu de stries acoustiques. Les languettes qui bordent de chaque côté la cavité ven- Iriculaire ont été rejetées de côté.

(D'après Retzius.)

/la, aire acoustique. — «Z,aile grise. — ap, area postrema. — api, aile blanche interne ; sa partie externe forme l'area plumiformis, sa partie interne, l'area medialis trigoni hypoglossi. — Aq, plancher de l'aqueduc de Sylvius. — et, eminentia teres. — fm, fossette médiane. — fs, funiculi séparantes. — fsa, fossette supérieure ou antérieure. — ft, funiculi teretes. — ob, obex ou verrou,

cerveau moven.

Deux sillons, les sillons latéraux (sulci limitantes de His), circonscrivent les funiculi teretes en dehors et s'étendent de l'extrémité inférieure

Fossettes supérieure et inférieure.

Aire acoustique.

Tubercule acous tique.

Stries acoustiques.

du calamus à l'aqueduc du Sylvius. Ils séparent les noyaux d'origine des nerfs moteurs des noyaux de terminaison dos nerfs sensitifs (lame alaire, voy. T. I"', p. 86), s'élargissent dans la région bulbaire et dans la région protubérantielle en y formant deux dépressions triangulaires, les fossettes infcrieure (al) et siipérirure (fsa) du plancher rhomboïdal (Fig. 355).

ha. fossette inférieure est la plus profonde; elle est de couleur gris foncé; irrégulièrement triangulaire ou ovalaire à sommet supérieur et connue sous les noms de : aile grise (Ag, Fig. 352), ala cinerea (al, Fig. 355), cimeus cinereus, eminentiu cinerea.

La fossette supérieure (fsa, fst) (fovea anterior), moins profonde que l'inférieure, est remarquable par sa coloration grise et la présence presque constante d'une ou plusieurs veines superficielles. Arnold la désignait de ce fait sous le nom de locus cferuleus ou substance ferrugineuse (substantia ferruginea), nom généralement réservé depuis les frères Weber à la petite zone allongée située au-dessus de la fossette supérieure, qui s'étend jusqu'à l'aqueduc de Sylvius et renferme de nombreuses cellules nerveuses fortement pigmentées.

Les fossettes supérieure et inférieure sont séparées l'une de l'autre par une saillie blanche et arrondie, irrégulièrement triangulaire ou quadrangulaire, dont la base, légèrement convexe, s'adosse aux funiculi teretcs (ft) et dont le sommet se prolonge sur le plancher des diverticules latéraux. Elle porte le nom de zone acoustique, d'area acustica (Aa, Fig. 352 et 355), et contient les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire. Chez le fœtus et l'enfant, elle est très saillante et a été désignée par Schwalbe sous le nom de tubercule acoustique. Toute la partie moyenne de la zone acoustique est en général recouverte par les stries acoustiques, de sorte que ses extrémités supérieure et inférieure sont seules visibles sur le plancher du quatrième ventricule (Fig. 352). L'extrémité inférieure appartient à la région bulbaire du plancher, elle est située en dehors de l'aile grise et connue sous le nom à' aile blanche externe. L'extrémité supérieure appartient à la région protubérantielle; Charpy l'appelle tubercule acoustique. Le terme de tubercule acoustique employé soit dans le sens de Schwalbe, soit dans le sensplus restreint de Charpy, — c'est-à-dire appliqué à une région qui contient les noyaux de tei'minaison du nerf vestibulaire, — prête à confusion et doit être abandonné.

Chez les mammifères autres que l'homme, on désigne, sous le nom de tubercule acoustique, une saillie ganglionnaire allongée qui entoure l'extrémité supérieure du corps restiforme et représente un des noyaux de terminaison du nerf cochléaire ou labyrinthique. Elle existe également, quoique plus réduite chez l'homme, entoure l'extrémité supérieure du corps restiforme, appartient au plancher des diverticules latéraux (Tub.ac, Fig. 439), reçoit une partie des fibres terminales du nerf cochléaire et sert d'origine à une partie des stries acoustiques.

Les stries acoustiques, stries médullaires, barbes du calamus, présentent les plus grandes variétés individuelles. Non seulement on peut dire qu'au

MORPHOLOGIE DU RHOMBENCEPHALE.

point de vue dos stries il n'y a pas deux planchers qui se ressemblent, mais la moitié droite est rarement symétrique et superposable à la moitié gauche. 11 y a des planchers sur lesquels il n'existe aucune strie (Fig. 333), il y en a sur lesquels une seule strie fait saillie; il y en a d'autres sur lesquels on en compte douze et même plus (Fig. 332). Elles peuvent être grêles ou volumineuses, parallèles, convergentes ou divergentes, transversales, obliques ou longitudinales. Retzius en a tiguré de nombreux exemples dans son atlas (1896).

Lorsqu'elles font défaut d'un côté comme de l'autre (Fig. 355), ou plutôt lorsqu'elles ne sont pas visibles à la surface du plancher, on les retrouve toujours sur les coupes, mais elles sont dans ce cas plus ou moins développées, profondes et recouvertes par une épaisse couche de substance grise centrale; quelquefois, elles ne sont apparentes que dans la partie externe de leur trajet, dans la zone acoustique. Dans l'un et l'autre cas, la striation longitudinale du plancher est très accusée, les sillons médians et latéraux sont ininterrompus depuis l'aqueduc jusqu'au canal épendymaire et les funiculi teretes visibles dans toute leur étendue (Fig. 3od).

Lorsque les stries acoustiques sont très développées ( strac , Fig. 332) elles masquent en grande partie cette striation longitudinale. Les stries recouvrent dans ce cas toute la zone auditive, interrompent les sillons latéraux, voire même le sillon médian, et masquent plus ou moins complètement les funiculi teretes; elles interceptent en généra entre elles des espaces allongés, déprimés et grisâtres, qui ont reçu les noms de fascicules gris ou cendrés (fasciolse cinereae).

Le plus souvent, on voit les sti-ies émerger un peu en dehors du sillon médian, par une extrémité tantôt grêle, tantôt épaisse, triangulaire ou fourchue; plus rarement elles sont réunies à celles du côté opposé par un pont qui interrompt le sillon médian; d'autres fois elles émergent sur la partie convexe des funiculi teretes ou en dehors d'eux ; leur extrémité interne est dans ce cas couverte par la substance grise centrale. De leur ligne d'émergence qui peut occuper toute la hauteur de la région moyenne du plancher, le plus grand nombre des stries se portent en convergeant transversalement en dehors vers le plancher des diverticules latéraux (stries transversales). Une, deux, quelquefois trois stries se portent obliquement en haut et en dehors vers la fossette supérieure dans laquelle elles s'enfoncent {stries obliques ou ascendantes) (stac.a, Fig. 406 et 366, coupe H 9); plus rarement on voit une strie affecter un trajet longitudinal, croiser très obliquement la partie supérieure des funiculi teretes et se perdre au voisinage de l'aqueduc de Sylvius [stries longitudinales).

Les stries transvei'sales, obliques et longitudinales peuvent exister sur un même plancher; sur d'autres, les stries transversales et obliques existent seules; elles peuvent être visibles dans toute leur étendue; d'auti'es fois, les stries obliques sont seules visibles, les stries transversales n'émergeant qu'en dehors des sillons limitants. En résumé, les stries peu-

De leur nombre, volume, direction et disposition, dépendent les variétés inilividuelles dans l'aspect du plancher du -l*^ ventricule

Los trois régions (la ])lanclier.

Rcj^ion supérieure.

Réj^ion bulbaire o,u inférieure.

Ailo blanche externe.

vent présenter dans leur ordination les plus grandes variétés individuelles, et il est impossible de donner une description répondant à la majorité des cas.

Les stries acoustiques divisent le plancher du quatrième ventricule en trois régions transversales : 1° une région intermédiaire ou moyenne, ou rér/ion des stries acoustiques; 2° une région supérieure ou protubérantielle; 3° une région inférieure ou bulbaire.

La région supérieure ou protubérantielle est étroite, allongée et beaucoup plus étendue dans le sens vertical que la région inférieure ou bulbaire : elle contient Yeminentia teres (et, Fig. .352 et 3oo), saillie arrondie qui correspond au noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe et au genou du facial; la fossette supérieure (fsa), dans laquelle s'enfoncent les stries acoustiques obliques lorsqu'elles existent; la fossette médiane (fm), et le locus cairuleus (Le, Fig. 352).

La région inférieure ou bulbaire est beaucoup plus courte que la supérieure et mesure à peine 8 ou 11 millimètres.

On y remarque de dehors en dedans : Yaile blanche externe, Y aile grise et l'extrémité inférieure des funiculi teretes [aile blanche interne ou trigone de l'hypoglosse).

h'aile blanche externe n'est que la partie inférieure de la zone acoustique ; elle forme un petit triangle, blanc, lisse, légèrement convexe, dont le sommet est inférieur et n'atteint pas le bec du calamus (Fig. 3oo).

h'aile grise ou cendrée (al, Fig. 3§5) (fossette inférieure ou postérieure, trigone du glossopharyngien et du pneumogastrique) est tantôt large, tantôt étroite; sa surface est déprimée^, de couleur gris foncé, de forme triangulaire ou plus ou moins ovalaire. Le sommet du triangle regarde en haut et s'insinue entre l'aile blanche externe et l'aile blanche interne; son extrémité inférieure, mince et effilée, plonge dans le bec du calamus et la partie fermée du bulbe; sa base n'atteint pas la ligne d'insertion de la voûte du quatrième ventricule sur la pyramide postérieure, mais en est Aile e.vtrèmo pos- séparée par Yarea postrema de Retzius (ap Fig. 3o5), Yaile grise extrême, petite languette aplatie, de couleur gris foncé, à surface grenue qui donne insei'tion à la voûte du quatrième ventricule, en particulier à la ligula postérieure, et qui est réunie à celle du côté opposé par l'obex. L'aile grise extrême provient des profondeurs du bec du calamus, s'étend le long de la partie effilée de la pyramide postérieure et est séparée de l'aile grise par un fascicule blanc, que l'on peut suivre du bec du calamus jusqu'au sommet de l'aile blanche interne où il se perd, et que Retzius décrit sous le nom de funiculus sepmrans.

L'aile blanche interne, ou trigone de l'hypoglosse, comprend, comme Retzius l'a figuré, une large partie externe, couverte par un nombre plus ou moins considéralile de plis de l'épendyme ventriculaire disposés comme les pennes d'une plume [area plumifortnis de Retzius) et une partie interne, petite et très étroite [area medialis trigoni hypoglossi de Retzius) .

Aile grise.

Trigone Je l'bypo L;losse.

MORPHOLOGIE DU RHOMBENCEPITALE.

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