SOI
Lorsque , à l'aide de coupes microscopiques séric^es, on étudie les rapports qu'affectent les différentes zones de Retzius avec la structure du bulbe, on constate (voy. Fig. 441, 442, 443, 444) que : l'aile blanche interne correspond au noyau de l'hypoglosse, r«z/e grise extrême à la face interne, ventriculaire des noyaux des cordons postérieurs (Ncp); que le fitnicitlus séparons correspond au faisceau solitaire du bulbe ou racine descendante des nerfs glossopharyngien et pneumogastrique, et Vaile blanche externe au corps juxtarestiforme et au noyau de Deiters.
Topographie de cos réglions sur les coupes transversales.
VOUTE OU TOIT DU QUATRIÈME VENTRICULE. — Le quatrième vcntricule forme sur la coupe sagittale médiane un triangle dont le sommet est postérieur et s'enfonce dans le cervelet (Fig. 336). La voûte, le toit ou paroi postérieure du quatrième ventricule comprend donc deux versants, l'un supérieur, l'autre inférieur, qui s'unissent à angle très aigu en formant le diverticitle angulaire, recessus tecti, le faite, sommet ou angle du toit ou de la tente.
Le versant supérieur, oblique en bas et en arrière, est légèrement convexe, et proémine dans la cavité ventriculaire. Il s'étend des tubercules quadrijumeaux postériears à la substance blanche centrale du vermis; sur la partie médiane, il est formé par la mince valvule de Vieussens que renforcent les dernières lamelles de la lingula, et de chaque côté par les pédoncules cérébelleux supérieurs.
Vu par la face ventriculaire (Fig. 345), le versant supérieur présente trois bandes antéro-postérieures saillantes, séparées par deux sillons longitudinaux. La bande médiane (ms) répond à la substance blanche de la lingula et à la valvule de Vieussens, elle présente une légère dépression médiane, sorte de raplié rudimentaire. Les bandes latérales, beaucoup plus saillantes, sont formées par la face ventriculaire des pédoncules cérébelleux supérieurs (Pcs, v) et s'unissent en dehors au plancher du quatrième ventricule; un sillon longitudinal, le sillon latéral, les sépare en haut du locus céeruleus et de la fossette supérieure du plancher (Fig. 3o2. Voy. aussi coupes P3, P4, H 1, H2, H3, Fig. 368, 369 et 4!23 à 42o, p.'620 à 628j.
Le versant inférieur (Fig. 354) est plus irrégulier que le supérieur; il est coudé et présente : 1° un petit segment horizontal formé dans sa partie moyenne par la substance blanche du nodule, et dans ses parties latérales par la valvule de Tarin; 2° un segment inférieur plus étendu, mince et vertical, qui répond à la membrane obturatrice rétro-bulbaire. En se réunissant, ces deux segments forment une arête transversale sensiblement rectiligne, saillante dans la cavité ventriculaire, le long de laquelle s'implantent les plexus choroïdes transversaux du quatrième ventricule (Fig. 3o4).
La partie horizontale limite avec la partie adjacente du versant supérieur le diverticule angulaire du quatrième ventricule, diverticule peu profond dans la région du vermis, où il présente de chaque côté de la
Voûte du V" tricule.
Versant supérieur.
Étendue.
Reliefs longitudinaux.
Versant inférieur.
Direction.
Diverticule angulaire.
ligne médiane un noyau irrégulièrement arrondi, qui doit à sa situation le nom de noyau du toit. De chaque côté du verrais la profondeur du diverticule angulaire augmente et correspond au bord postérieur adhérent des valvules de Tarin. Mais il ne s'étend dans aucun cas en arrière jusqu'à la limite posiérieure du nid d'hirondelle, de telle sorte que la substance blanche centrale du cervelet atteint dans cette région la surface extérieure du cervelet. Ce fait est important à retenir, car il donne la clef de la disposition si particulière qu'alfectent sur les coupes sagittales les régions du hile de l'olive cérébelleuse et du nid d'hirondelle (Voy. Coupes sagittales avec cavité ventriculaire colorée, SI à S 5, Fig. 408 à 413j.
Diverticules latc- DIVERTICULES LATÉRAUX DU QUATRIÈME VENTRICULE. — LcS Versauts
raiix.
supérieur et inférieur du toit, en se réunissant avec le plancher au niveau des angles latéraux du quatrième ventricule, interceptent un étroit canal compris entre le pédoncule du flocculus et le corps restiforme et qui sert d'embouchure aux diverticules latéraux du quatrième ventricule [recessi latérales de Reichert).
Ces diverticules représentent de véritables diverticules de flexion de la quatrième vésicule encéphalique embryonnaire (T. I'^', p. 91). Ce sont de petites poches globuleuses plus ou moins iiTégulières, situées en dedans du flocculus, en dehors du corps restiforme, des nerfs auditif, giossopharyngien et vague, au-dessous de la partie externe du sillon bulbo-protubérantiel. Elles présentent une extrémité antérieure renflée et une extrémité postérieure étroite, pédiculée, qui s'ouvre dans le quatrième ventricule. Chaque diverticule est constitué par une paroi mince et membraneuse et par une paroi épaisse formée aux dépens du bulbe et du
Le plancher. ccrvelet, et en continuité directe^ivec le plancher et la voûte du quatrième
ventricule. La paroi épaisse occupe la partie supérieure et antérieure du diverticule; elle est formée par le corps restiforme au niveau du point où il se coude pour se continuer avec le pédoncule cérébelleux inférieur, par la zone auditive, par les stries auditives qui recouvrent cette zone et qui contiennent le tubercule acoustique, enfin par le pédoncule du flocculus.
La paroi membra- La paroi inférieure OU membraneuse fait suite à la membrane obturatrice rétrobulbaire. Elle s'unit au plancher le long du pédoncule du flocculus, mais n'atteint pas sa moitié externe. Le pédoncule du flocculus comprend ainsi une partie interne intra-diverticulaire et une partie externe libre à la surface du cervelet (Fig. 348). A l'insertion de la paroi membraneuse du diverticule sur le pédoncule du flocculus et sur le corps restiforme, on trouve constamment deux bandelettes nerveuses, rudimentaires, plus ou moins développées, les ligulae antérieure et supérieure (Fig. 3o3).
Le.xtrémitérenfléc L'cxtrémité renflée des diverticules est formée presque exclusivement par la partie membraneuse; elle présente un orifice plus ou moins régulier, le trou de Luschka par lequel s'échappent les plexus choroïdes transversaux, « à la façon d'un bouquet sortant d'un vase », d'après la compa-
neusc
et lo trou de Lii.schka.
MORPHOLOGIE DU RHO M BENCÉPH ALE. 503
raison de Boclidalek. Le Irou de Luschka est limité en bas et en dehors par nn repli falciforme souvent très tranchanl; il peut être masqué par des travées fibreuses sous-arachnoïdiennes ; exceptionnellement, il fait défaut. (Voy. p. 49o.)
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