‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 88 sur 118 · TOME U · texte numérisé non relu

TOME U

(Oi), qui se présente sous l'aspect de quatre à cinq amas cylindriques légèrement courbes correspondant à la section des dentelures avoisinant le hile de l'olive.

La substance grise centrale (Sgc) du quatrième ventricule est plus épaisse que sur la coupe précédente; elle présente, échelonnés de haut en bas, le petit noyau du funiculus teres (Nft), la section transversale des slrirs acoustiques (Stra VIII), le notjau de l'hijpoglosse (N xii), puis elle s'épaissit, contient la section du faisceau solitaire ou racine descendante du nerf glosso-pharyngien (IXd), et se continue avec la substance grise centrale de la partie fermée du bulbe (Sgc') et de la moelle épinière (Sgc").

Dans la partie postérieure et inférieure du bulbe, on aperçoit la section des noyaux du cordon postéi'ieur : le noyau du cordon de Burdach (NCB) adossé à la substance grise, et duquel se détachent un grand nombre de fibres arciformes (fai), le noyau du cordon de Goll (NCG), avec son extrémité effilée, entouré par les fibres du cordon postérieur de la moelle (Cp).

Le noyau du cordon de Goll est en réalité plus long qu'il ne le paraît sur la coupe SI (Fig. 408); il descend jusqu'au collet du bulbe (Coupe SI bis, Fig. 409, voy. aussi Fig. 426) ; sa brièveté tient à ce que la coupe SI sectionne ce noyau en dedans de son grand axe.

Coupe S 2 (Fig. 410). — Très voisine de la précédente, celte coupe passe par le noyau du toit (Nt) et le nodule, rase le bord interne du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs) et intéresse, dans le tronc encéphalique, la partie fermée de l'olive bulbaire (Oi), le noyau du nerf moteur oculaire externe (NVI), et le faisceau solitaire ou racine sei^silive descendante du nerf glosso-pharyngien (IXd).

Cervelet. — La figure si caractéristique de l'arbre de vie du vermis de la coupe précédente (S 1, Fig. 408) se modifie très rapidement dès qu'on s'éloigne un peu du plan médian du vermis. Toutefois, sur les coupes très rapprochées de ce plan, telles que la coupe S 2, sur laquelle le nodule se trouve encore intéressé, les modifications sont avant tout quantitatives; elles consistent en un simple épaississementde \?isubstance blanche centrale du vermis (Sbc) et de toutes ses branches, et dans l'apparition dans son épaisseur d'un amas ganglionnaire arrondi, assez régulièrement ovalaire, qui déprime légèrement le toit du quatrième ventricule, et constitue le noyau du toit (Nt) de Stilling.

L'augmentation de volume de la substance blanche centrale, dans ses dimensions verticales et surtout dans ses dimensions sagittales, s'effectue aux dépens des branches horizontale (bh) et verticale (bv) de l'arbre de vie, qui se raccourcissent et s'épaississent à mesure que la substance blanche centrale s'agrandit. L'extrémité postérieure de cette substance est épaisse et renflée; elle reçoit, de haut en bas, et à égale distance l'un de l'autre : 1° la branche horizontale de l'arbre de vie médian ; 1" Vaxe de la pyramide ; 3" Vaxe de la luette.

La branche horizontale de V arbre de vie (bh) ne diffère de celle de la coupe précédente que par son extrémité postérieure renflée et coudée, qui reçoit comme précédemment les axes du déclive, du bourgeon terminal {Bt) et du tubercule val- Dulaire. L'axe de la pyramide ne constitue plus, comme sur la coupe précédente, une ramification de la branche horizontale de l'arbre de vie, mais une véritable branche principale qui se détache directement de la substance blanche centrale. L'axe de la luette s'est raccourci; il se réduit à sa branche de bifurcation posté-

ÉTUDE TOPOGRAPHIQUE DU RHOM BENCÉPU ALE.

rioure et à la base de sa branche de bifurcation antérieure ; celle-ci est intéressée tangentiellement au niveau du point on son écorce grise se réfléchit de la face

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FiG. 410. — L'arbre de vie du vermis, le noyau du toit. L'olive bulbaire. La calotte et l'étEige antérieur du tronc encéphalique. — Coupe sagittale S 2 du vermis passant par la ligne de repère S2 delaFig. 407. Méthodede Weigert-Pal. 2/1 grandeur nature.

Bl. le bourgeon terminal. — é^, branche liorizontale de l'arbre de vie médian. — bo, branche verticale de l'arbre de vie médian. — Cl, cordon latéral. — Cp. cordon postérieur. — cEp, crête épendj-maire tapissant l'écorce du nodule. — fai, fibres arciformes internes ou interréticuiées du bulbe. — FFoa, FPom, f Pop. libres protubérantielles antérieures, moyennes et postérieures. -YCB, noyau du cordon de Burdach. — A7;, noyau latéral du bulbe. — Noe, Noi, noyaux juxta-olivaires externe et interne. — ni, noj'au du funiculus teres. — Nt, noyau du toit. — A'T7, noyau du nerf moteur oculaire externe. — Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Plcht, plexus choroïdes transversaux du quatrième ventricule. — Py, pyramide antérieure. — Rm, ruban de Reil médian. — Sbc, substance blanche centrale. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'AzjT. — Sge, substance grise centrale. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — siV, sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — SR, formation réticulée. — sta, sillon transverse antérieur. — VP, voie pédonculaire. — /'T',, diverticule angulaire du quatrième ventricule. — IXd, racine descendante du glosso-pharyngien ou faisceau solitaire.

inférieure sur la face externe de la luette ; ainsi s'expliquent les dimensions relativement considérables qu'elle présente sur cette coupe.

L'axe du nodule s'est raccourci et épaissi, mais conserve sa direction oblique en haut et en arrière. L'axe de la lingula a doublé de volume, et contient déjà

b96 ANATOMIE DES CENTRES NERVEUX.

quelques fibres du pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs). Quant aux lobes des faces supérieure et postérieure du verrais : lobes central, cuhnen, déclive, bourgeon terminal, tubercule valvulaire, ils présentent, à leur épaisseur près, la même disposition que sur la coupe sagittale médiane S 1 (Fig. 408).

La coupe S 2 intéresse déjà l'écorce des hémisphcrcs cérébelleux. k\ai partie postérieure et inférieure du verrais se trouvent les premières lamelles du lobe f/rcle, et les lamelles plus nombreuses du lobe semi-lunaire inférieur, sectionnées tangentielleraent, et dont quelques-unes se continuent déjà directement avec celles du tubercule valvulaire.

A la partie antérieure et inférieure du verrais, on trouve Vami/gdale sous forme d'un lobe allongé, indépendant, qui refoule la luette en arrière, le nodule en haut, et s'insinue entre ces lobes et le bulbe rachidien, dont la sépare la toile choroidienne inférieure du quatrième ventricule. Toutes les lamelles de Y amygdale se trouvent sectionnées tangentielleraent et paralièleraent à leur direction.

Tronc encéphalique. Étage antérieur. — Les connexions de la l'oie pédonculaire (VP) avec le faisceau pyramidal (Py) sont excessivement intimes, d'épais fascicules s'étendant directement de la région protubérantielle à la région bulbaire ; les trois couches, superficielle, intermédiaire et profonde de l'étage antérieur de la protubérance, sont aussi manifestes que sur la coupe précédente S 1 (Fig. 408), et contiennent la surface de section des innombrables faisceaux protubérantiels transversaux antérieurs, postérieurs et moyens (PPoa, FPop, FPom).

Calotte. — La caractéristique de cette coupe est l'apparition, en arrière de la pyramide antérieure, de V olive bulbaire ou inférieure {Oi) sous l'aspect d'une lame grise festonnée entourant une cavité close de toutes parts : les festons et dentelures sont particulièrement norabreux et profonds le long de sa paroi postérieure. L'olive bulbaire est séparée de la pyramide bulbaire par une traînée de substance grise qui appartient en haut aux noyaux rélro-pyramidaux, en bas au noyau juxta-olivaire interne (Noi) ; elle est longée en arrière par le noyau juxtaolivaire externe (Noe) qui la sépare des fascicules longitudinaux de la formation réticulée [èK). Le ruban de Reil médian (Rm) n'est intéressé que dans la partie protubérantielle de son trajet et se place immédiateraent en arriére de l'étage antérieur delà protubérance. Le reste de la formation réticulée est surtout constitué par la formation réticulée grise, et dans la région protubérantielle par le faisceau central de la calotte dont la fusion avec le ruban de Reil raédian (Rm) et les connexions avec l'extrémité supérieure de l'olive bulbaire (Oi) , sont très manifestes.

Dans la substance grise centrale du plancher du 4= ventricule se trouvent les grêles fascicules faiblement colorés du faisceau longitudinal dorsal (Pld), et le noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe (Nvi).

Dans la partie inférieure, fermée du bulbe, la formation réticulée est croisée par de nombreuses fibres arcif ormes internes ou interréticulées (fai) qui se détachent de la base d'insertion du noyau de Burdach (NCB). Les fascicules longitudinaux fortement colorés par l'héraatoxyline que l'on trouve dans cette région, appartiennent au faisceau solitaire ou racine sensitive descendante 'du nerf glosso-pharynf/ien (IXd). L'amas gris allongé de la partie inférieure de la coupe, compris entre le cordon postérieur (Cpj elle cordon latéral (Cl) de la moelle, appartient à \a substance gélalineuse de Rolando (SgRj. La substance grise diffuse, située au-dessous de

ÉTUDE ÏOPOGRAPHIQUE BU RHOM BENCÉPH ALE.

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FiG. 411. — L'arbre de vie des parties latérales du vermis, la face externe du noyau du toit, la valvule de Tarin, le nid d'hirondelle, le pédoncule cérébelleux supérieur à sa pénétration dans le cervelet. — Les étages antérieur et postérieur du tronc encéphalique, l'olive bulbaire, le noyau du facial, le noyau de Deiters et la substance gélatineuse de Rolande. — Coupe sagittale S 3 du vermis, passant par la ligne de repère S 3 de la Fig. 407. Méthode de Weigert-Pal. 2/1 grandeur nature.

Bt, bourgeon terminal. — h/i, branche horizontale de l'arbre de vie médian. — ùv, branche verticale de l'arbre de vie médian. — Eca, grand entre-croisement commissural du cervelet.

— Fcc, faisceau central de la calotte. ^ iVCjB, noyau du cordon de Burdach. — ND, noyau de Deiters. — Nt, noyau du toit. — Xvii, noyau du facial. — Oi, olive inférieure ou bulbaire.

— Pcs, pédoncule cérébelleux supérieur. — Py, faisceau pyramidal. — Rm, ruban de Reil médian. — scf, grand sillon circonférentiel de Vicq d'Azyr. — Sgc, substance grise centrale. — SgR, substance gélatineuse de Rolande. — SR, formation réticulée. — SRg, formation réticulée grise du bulbe. — siV, sillon inférieur de Vicq d'Azyr. — ssV, sillon supérieur de Vicq d'Azyr. — spo, sillon post-central. — sfa, sillon transverse antérieur. — Strs, Strc, Strp, couches transversales antérieure, moyenne et postérieure de l'étage antérieur du pont. — Tv, tiibercule valvulaire. — VP, voie pédonculaire. — VT, valvule de Tarin. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — V,, quatrième ventricule. — VI, nerf moteur oculaire externe. — VIIIv, racine descendante de la branche vestibulaire de l'acoustique le long du noj-au de Deiters.

n98 AXATOMIE DES CENTRES NERVEUX.

l'olive bulbaire, représente les noyaux latéraux du bulbe ou les noyaux des cordons latéraux (NU).

Coupe S 3 (Fig. 411). — La coupe S 3 passe par \es parties latérales du vermis, sectionne la partie externe du noyau du toit (Nt), la valvule de Tarin (VT), le nid d'hirondelle et \c pédoncule cérébelleux supérieur {Vcs)\ elle intéresse dans le tronc encéphalique le noyau du nerf facial (Nvii) et le noyau de Deiters (ND).

Cervelet. — La transformation de l'arbre de vie du vermis est beaucoup plus marquée que sur la coupe précédente (S2, Fig. 410). La substance blanche centrale s'est épaissie dans le sens sagittal et dans le sens vertical ; elle se développe en arrière aux dépens des bases d'implantation de la branche horizonlale de l'arbre de vie (bh), de Vaxe de la pyramide et de Faxe de la luette, et se continue directement en avant avec le pédoncule cérébelleux supérieur (Pcs), formant avec lui une masse irrégulièrement quadrilatérale située au-dessus du quatrième ventricule Cette masse contient trois à quatre Ilots ganglionnaires allongés dans le sens sagittal et dont le postérieur s'insinue dans la base d'implantation de la branche horizontale de l'arbre de vie du vermis. Ils appartiennent à la partie externe du noyau du toit (Nt), plus accidentée et moins nettement circonscrite que la partie interne.

Des parties supérieure et postérieure de la substance blanche centrale se détachent les différents axes du vermis, reconnaissables à leur direction et leur configuration générales, mais qui ont triplé et quadruplé de volume, à l'exception des axes de la lingula et du nodule.

La lingula se réduit à son /"reiw, mince lamelle cérébelleuse qui recouvre la hB.se du pédoncide cérébelleux supérieur (Pcs) et envoie un grêle et court axe dans la substance blanche sous-jacente.

Le nodule n'est plus représenté que par une mince lamelle qui tapisse le sillon post-nodulaire et correspond à la partie postéro-externe de ce lobule; la substance blanche tapissée par l'épendj'me ventriculaire se prolonge en avant dans la valvule de Tarin (VT), de la même façon que la substance blanche de la lingula se continuait, sur la coupe S 1 (Fig. 4-08), avec la valvule de Vieussens, mais elle décrit, sur cette coupe S 3 et sur les coupes immédiatement adjacentes, un crochet avant de se continuer avec la valvule de Tarin.

Les axes du lobe central, du culmen, de la pyramide, à part leur augmentation de volume, sont peu modifiés; il en est de même de la branche horizontale (bh) de Varbre de vie médian dont l'extrémité postérieure, renflée et coudée, reçoit, comme sur les coupes précédentes, les axes du déclive, du bourgeon terminal (Bt) et du tubercule valvulaire (Tv). h' axe de la luette s'est par contre considérablement modifié et se réduit à un axe épais, court, non ramifié, légèrement festonné sur ses bords et tapissé par des lamelles cérébelleuses, courtes, sessiles et peu saillantes.

Les parties hémisphériques sont représentées dans cette coupe :

1° Par le lobe semi-lunaire supérieur, réduit à une lamelle qui coiffe l'extrémité postérieure du bourgeon terminal (Bt) et à un petit îlot indépendant d'écorce cérébelleuse;

2° Par le lobe semi-lunaire inférieur, en connexion étroite avec le tubercule valvulaire et dont le développement est déjà considérable;

3" Par le lo/ie grêle, dont les lamelles sectionnées parallèlement à leur direction entom'enl l'extrémité inférieure de la pyramide du vermis ;

■4° Par Yamijgdale enfin, dont le développement est considérable et qui forme un lobule ovoïde indépendant, compris entre le bulbe rachidien en avant, la pyramide et la liielte en arrière, et dont l'extrémité supérieure se loge dans le nid d'hirondelle, formé sur cette coupe par la valvule de Tarin (VT) et l'extrémité postérieure du nodule. Le quatrième ventricule (V,,) s'enfonce jusqu'au-dessous des ilols du noyau du to(<(Nt) et atteint sur cette coupe et la suivante (coupe S 4, Fig. 412) sa plus grande profondeur. Il est fermé en bas et en arrière par la toile choroïdienne inférieure et les plexus choroïdes du quatrième ventricule, qui s'insèrent sur le bord antérieur de la valvule de Tarin (VT) et sur la crête épendj'maire du bulbe.

Tronc encéphalique. Étage antérieur. — La coupe intéresse la pyramide antérieure du bulbe le long de son bord externe : aussi le faisceau pyramidal{Py) ne forme-t-il qu'un mince faisceau qui se continue en haut avec la voie pédonculaire (VP).

La gangTie de substance grise de l'étage antérieur de la protubérance est plus abondante que sur la coupe précédente, surtout dans le stratum profundum (Strp), et sépare nettement les faisceaux de fibres transversales. Dans le stratum superficiale (Strs), la substance grise n'affleure plus, comme sur la coupe S 2 (,Fig. -ilO), la surface de la protubérance, mais en est séparée par une couche très dense et compacte de libres transversales qui forment le revêtement du pont de Varole.

L'olive bulbaire (Oi) se présente avec les mêmes caractères que sur la coupe S 2; elle est seulement plus petite. Une capsule de fibres enchevêtrées, fortement colorées par la laque hématoxylinique, l'entoure; de la partie supérieure se détache le faisceau centi'al de la calotte (Fcc).

La calotte renferme, au voisinage du sillon bulbo-protubérantiel, le noyau moteur bilobé du nerf facial (Nvii). Les fibres longitudinales de la formation réticulée (SR) sont encore denses et serrées au-dessus du noyau, tandis qu'elles sont plus clairsemées dans la région bulbaire oîi \a, formation réticulée grise (SRg) se trouve intéressée. Elle est sillonnée dans toute sa hauteur bulbaire par les fibres arciformes sectionnées très obliquement. Les supérieures, plus colorées par l'hématoxyline, appartiennent déjà au système des fibres arciformes cérébello-olivaires; les inférieures, plus grêles, se détachent d'une haute colonne de substance grise, le noyau de Deiters (ND), à laquelle fait suite en bas le noyau de Burdach (NCB).

La colonne de substance grise comprise entre la formation réticulée grise {SRg) et le noyau de Deiters (ND), correspond à la section longitudinale de la substance gélatineuse deRolando (SgR), noyau de terminaison de la grosse racine sensiiive descendante du ^/-ij u?neaM. Cette racine (Vsd) se trouve du reste sectionnée à la périphérie inférieure du bulbe, et l'on voit s'en détacher de longs fascicules de fibres qui peuvent être suivis jusqu'au-dessous du noyau du facial.

COUPES INTÉRESSANT LA RÉGION DE TRANSITION DU CERVELET ET LES PARTIES LATÉRALES DU TRONC ENCÉPHALIQUE

(Coupes S4 et S5, Fig. 412 et 413)

Les trois coupes S 1, S2 el S 3 que nous venons d'étudier, intéressent le vej'mis c'est-à-dire le lobe médian du cervelet. Les deux coupes S 4 et S 5 qui vont suivre, appartiennent à l'étroite région de transilion entre le vermis et les hémisphères, située immédiatement en dehors du sillon longitudinal médian et qui comprend le nid d'hirondelle, les noyaux accessoires de l'olive cérébelleuse et le trajet intracérébelleux du pédoncule cérébelleux supérieur.

La substance blanche du vermis s'accroît rapidement dans cette région et subit des modifications importantes, qui transforment peu à peu l'arbrede vie médian (coupe SI, Fig. 408) en arbre de vie des lobes latéraux du cervelet icoupe S9, Fig. 417). L'accroissement se fait aux dépens des différentes branches de l'arbre dévie médian et aux dépens de la substance blanche centrale, qui reçoit les pédoncules cérébelleux supérieur, inférieur et moyen, et contient dans son épaisseur des amas ganglionnaires qui sont : dans le vermis, les noyaux du toit, dans la région de transition, les noyaux accessoires de l'olive cérébelleuse, à savoir le noyau sphérique ou globule et le noyau du bouchon ou enibole, dans la région des hémisphères enfin, la volumineuse olive cérébelleuse.

Les transformations subies par les branches de l'arbre de vie médian dans la région de transition et dans la région des hémisphères cérébelleux sont les suivantes :

1° La branche verticale {bY)de l'arbre de vie médian s'épaissit, s'élargit et se raccourcit dans la région de transition (coupes S 3 et S 4, Fig. 412 et 413), puis s'étale dans la région des hémisphères (coupes S 6 et S 7, Fig. 414, 4lo)et finit par disparaître complètement i coupes S 8 et S9. Fig. 416 et 417) en se fusionnant avec la substance blanche centi'ale des hémisphères. Il en résulte que les lobules du culmen qui bordent les faces antérieure et postérieure ainsi que l'extrémité supérieure de la branche verticale de l'arbre de vie médian (coupe S 1, Fig. 408), s'étalent dans la région des hémisphères sur une très large base d'implantation, qui correspond à toute la moitié antérieure de la face supérieure de la substance blanche centrale des hémisphères (coupes S 8 et S 9, Fig. 416 et 417). Les sillons interlobulaires augmentent de profondeur en passant du vermis dans les hémisphères, tandis que le profond sillon transverseantérieur (sta) diminue, et ne se distingue guère des premiers par sa profondeur dans la région des hémisphères (comparer entre elles les coupes SI, S 3, S4, S5, S6 et S 7, Fig. 408, et 411 à 415).

2° La branche horizontale (bh) de l'arbre de vie médian subit des modifications tout aussi importantes. Dans toute la région du vermis, elle est remarquable par sa longueur, sa minceur et son extrémité postérieure-

h'ifiirquée (Coupes SI, S 2, S3, Fig. 408, 410, 4M), qui envoie ses branches clans le déclive, le bourgeon terminal et le tubercule valvulaire. Elle perd rapidement ses caractères dans la région de transition, oii elle s'épaissit un peu et se raccourcit surtout considérablement (Coupes S 4 et S5\ puis elle disparait complètement dans la région des hémisphères en fusionnant avec la substance blanche centrale (Coupes S 6 et S 7). Il en résulte que la pai'tie hémisphérique du lobe du déclive (lobe quadrilatère postérieur), du ôo;/r(7eo/i fennùial [\ohc semi-lunaire supérieur), et du tubercule valvulaire (lobe semi-lunaire inférieur), s'implantent d'avant en arrière sur ime ligne oblique (compai'er les coupes S4 et S 5, Fig. 412 et 413, avec les coupes S 6 et S 7, Fig. 414 et 415) qui fait suite à la ligne d'implantation de la partie hémisphérique du lobe du culmen (lobe quadrilatère antérieur).

3° Pour les autres branches de l'arbre de vie médian, les transformations sont moins radicales et consistent en général en un simple épatssissement et raccourcissement de la branche.

\Jaxe dé la liiigula diminue rapidement, n'atteint guère la moitié externe de la région de transition ; la lingula se réduit ainsi à une simple lamelle sessile, adhérente au pédoncule cérébelleux supérieur (Lig', Coupe S4, Fig. 412).

\Jaxe du lobe cen/ya/ s'épaissit et se raccourcit, semble n'être, dans la région de transition, qu'une ramification de la branche verticale (bv) modifiée (coupe S4, Fig. 412), puis reprend son indépendance dans la région hémisphérique en s'implantant en avant des lobules du culmen (Coupe S 5, Fig. 413).

Vaxe de la pyramide se comporte de même (Coupe S 4), puis se fusionne avec l'axe delà luette (cUv) (Coupe S 5, Fig. 413) en un moignon informe qui présente deux crêtes ou saillies, dont la supérieure reçoit l'insertion de Vaxe de l'amygdale, l'inférieure V axe du lobe diffastriqtce {CoupeS 6, Fig. 414). Ce dernier, long, grêle et mince dans la région de transition, c'est-à-dire dans toute la région correspondant au nid d'hirondelle, se raccourcit et s'épaissit rapidement dans la région des hémisphères, et s'implante par une base distincte de celle de l'amygdale sur la substance blanche centrale des hémisphères (Coupe S 7, Fig. 415).

Quant à l'axe du nodule, il diminue rapidement et n'atteint pas la région de transition, oii il se continue avec la valvule de l'ai-in (VT) (Coupes S 3, S4, S 5, S 6, Fig. 411 à 414).

Entre la pyramide et le tubercule valvulaire apparaît dans la région de transition un lobe hémisphérique, le lobe grêle, qui n'a pas son équivalent dans le vermis. L'axe de la moitié postérieure du lobe grêle s'insère de bonne heure sur l'axe du tubercule valvulaire (Coupe S4, Fig. 412), tandis que la moitié antérieure du lobe grêle représente, dans toute la région de transition, un petit lobule séparé, sans connexion aucune avec la substance blanche centrale et qu'un profond sillon sépare de la moitié postérieure de ce même lobe. L'écorce cérébelleuse qui tapisse ce profond sillon

du globe grêle [s\^. coupes S 5 et S 6, Fig. 413 et 4 li) sépare, dans toute la région de transition, l'axe commun au tubercule valvulaire et à la partie postérieure du lobe grêle, de l'axe commun à la pyramide et à la luette, et imprime à la substance blanche centrale une apparence accidentée tout à fait spéciale et caractéristique de la région de transition.

Sur les confins de la région de transition et de la région hémisphérique (coupe S7, Fig. 41.3^, l'axe de la moitié postérieure du lobe grêle s'implante sur la face inférieure de la substance blanche centrale, dont les dimensions ont considérablement augmenté ; le sillon du lobe grêle (slg) diminue de profondeur et l'implantation des axes des lobes de la face inférieure des hémisphères [lobe semi-lunaire inférieur, moitié postérieure ei moitié antérieure du lobe grêle, lobe digastrique, amygdale] s'etTectue bientôt sur une ligne assez régulière à légère convexité supérieure (Coupes S 8 et S9, Fig. 416 et 417), ligne sur laquelle s'insèrent en avant les lobules du flocculus.

Quant à la substance blanche centrale, elle s'accroît du centre à la périphérie. Dans la région du vermis, l'accroissement est assez régulier et s'etTectue aux dépens des six branches de l'arbre de vie médian, qui se raccourcissent à mesure que la substance blanche centrale grandit. Dans la région de transition (Coupes S 4, S 5, S 6, Fig. 412 à 414), la substance blanche centrale augmente subitement : 1° par l'apport considérable des fibres fournies par les pédoncules cérébelleux supérieur et inférieur, 2° aux dépens des axes de tous les lobes de la face supérieure du cervelet. Les lobes de la face inférieure du cervelet ne fournissent par contre qu'un contingent très faible, ce qui tient indubitablement dans cette région à la présence du nid d'hirondelle et à la profondeur du sillon du lobe grêle.

Dès que la région des hémisphères est intéressée, dès que le nid d'hirondelle a disparu, les lobes de la face inférieure du cervelet envoient à la substance blanche des hémisphères un important contingent de fibres, et sur les coupes qui passent immédiatement en dehors du nid d'hirondelle(Coupe S 8, Fig. 416), la substance blanche centrale des hémisphères présente déjà sa forme ovalaire caractéristique, qu'elle doit, en outre, à l'apport considérable des fibres fournies par le pédoncule cérébelleux m oyen .

Coupes S4etS5 (Fig. 412 et 413.) — Ces coupes appartienent à la région de transition du cervelet. La coupe S4 intéresse le noijau sphérique (Ngl) et sectionne le tronc encéphalique en dehors de la pyramide bulbaire, au voisinage du bord externe de l'olive bulbaire (Oi). La coupe S 5 passe par le noyau du bouchon (Nem) et le corps restiforme (Crst).

Cervelet. — Par l'aspect de la branche verticale de l'arbre de vie (bv) et la présence de l'axe de la pyramide, les coupes S 4 et S 5 (Fig. it2 et 413) rappellent, jusqu'à un certain point, l'arbre de vie du vermis, mais elles s'en éloignent complètement par la transformation subie par la branche Iiorizontale (bh) de l'arbre de vie médian et par l'apparition, dans la substance blanche

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